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Au secours l’hiver -économique- revient…

Au secours l’hiver -économique- revient !

Enfin, pour moi ce n’est pas un problème. J’aime beaucoup, au petit matin, dans les rues encore vides, sentir l’air glacé me fouetter le sang. Par contre, se lever l’été pour suer dans une chaleur humide oppressante, bof bof.
Alors donc, on y est, c’est l’automne, et bientôt l’hiver. Il y a ceux qui supportent, et ceux qui ne supportent pas, ou qui ne supportent plus.
Le jeu actuellement consiste à parier sur la date de la première chute de neige ; personnellement je mise sur le 15 novembre, on verra bien.
En attendant, place au mythe de « l”été indien », avec sa courte chaleur hors-saison, et ses ramures flamboyantes. On a tous vu des photos de ces forêts, incendiées par le soleil sous un ciel bleu céruléen. C’est vrai que c’est magnifique. Encore faut-il, pour en profiter pleinement, sortir de la ville, gagner les Laurentides ou les Cantons de l’est.

Je dois avouer qu’en ce moment je n’ai pas trop le coeur à m’extasier sur les merveilles saisonnières de la nature. Je suis à fond dans mon boulot, plusieurs rendez-vous par jour, des soumissions, des rencontres, du réseautage. Beaucoup de téléphone.
Que du bonheur – d’entrepreneur !

Mais ne nous voilons pas la face : Montréal, en ce moment, va moins bien que l’année dernière (qui fut, il faut le dire, une année record à tous les niveaux).
En un an le taux de chômage a atteint 11% (août 2003, Statistiques Canada, 8,4 pour l’ensemble du Québec, 7,6 Ontario et 8,3 pour l’ensemble du Canada) ; la grande région de Montréal a perdu, toujours en un an, près de 50 000 emplois. Toronto, un bref moment seconde au classement des grandes cités canadiennes, a retrouvé – malgré le SRAS, malgré la Vache Folle – la place de leader qu’elle occupe depuis maintenant plusieurs dizaines d’années.
Tout cela se ressent. Oui, il y a du travail, on est encore loin de la récession, mais ce sont essentiellement des jobines à 8$ / heures. Les cadres, quant à eux, sont à la peine. Ça bloque dans les entreprises, les projets sont « sur la glace » ; les firmes de recrutement se battent pour des mandats qu’elles auraient tout simplement refusé il y a à peine quelques mois.
Les économistes expliquent cette situation par la montée en puissance du Huard, la monnaie canadienne, qui pénalise fortement les exportations, en particulier vers nos voisins du sud. Il y a d’autres causes, certainement, mais lesquelles ?

Heureusement, contrairement à ce qui se passe en France en pareille situation, il n’y a pas ici d’auto-flagellation quotidienne. Les médias n’en font pas (et heureusement), leurs choux gras ; on ne passe pas des heures à se masturber intellectuellement sur les Pourquoi, Comment, Solutions, Responsables de ci ou de ça. On fait avec, et on continue !

Enfin, pas de panique. D’abord, le climat actuel ici est toujours nettement plus favorable qu’en France ; et puis la « crise », je suis dedans depuis que je suis né, ou presque. La « crise » relève pour nous du normal, du connu. Nous sommes (contrairement à nos charmants aînés, les baby-boomers) « designés » pour survivre et même prospérer en milieu hostile.
Je savais à peine lire et écrire qu’on me parlait déjà du chômage qui me guettait !
Et puis, même si la situation se dégrade vite, elle peut s’améliorer encore plus vite !
Rien ne traîne trop dans le Nouveau Monde. On n’est pas là « pour niaiser »
L’année 2003 est bientôt morte, vive 2004 !

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