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Nouvelle vie: du Québec au Nouveau-Brunswick

Honnêtement, avant mon arrivée au Canada, je n’avais pas vraiment eu la chance d’entendre parler du Québec, ni du Nouveau-Brunswick. Par contre, le Canada m’a toujours attiré comme pays. J’avais environ 12 ans lorsque, pendant mes pauses, juste avant mes cours de géographie, j’avais l’habitude de contempler mon atlas du monde et faire des voyages imaginaires. C’était l’époque où le plus long voyage que j’avais fait était de prendre l’autobus pour me rendre à ma ville natale (Kaposvár) à environ 30 minutes de mon village.

Alors, pendant que les autres élèves jouaient à la corde à sauter ou au jeu de l’élastique dans la cours d’école, moi je m’amusais à placer les pays du monde, les comparer et chercher leur capitale. J’étais encore trop petite pour penser à l’immigration, mais je me rappelle clairement que le Canada a attiré mon attention à cause de sa grandeur. J’étais étonnée et j’avais cette forte envie qu’un jour, quand je serai grande, j’allais le visiter. Ce rêve a été enfermé dans mon inconscient pendant longtemps, jusqu’à ce qu’il fût réalisé.

Lorsque j’ai débarquée sur cette terre inconnue, j’étais totalement désorientée, car j’étais confrontée à un mode de vie qui ne m’était pas familier.

Un nouveau pays, la barrière linguistique, les deux langues officielles, la Common Law, le partage du pouvoir, un pays décentralisé, ce sont des concepts que je n’avais jamais entendu auparavant et j’avais de la difficulté à les saisir. Pourquoi ? C’est parce que je viens d’un  pays où on ne parle qu’une seule langue, on est civiliste et le gouvernement ne partage pas, mais il centralise!

À première vue, ces concepts ont peut-être l’air banal. Toutefois, ils sont tellement importants, car cela nous donne un portrait général du pays d’accueil. En effet, c’est toujours pratique d’avoir une connaissance de base et de comprendre ces différences entres les pays, que se soient sur le plan culturel, politique, juridique ou même religieux. Car ce qui est permis dans un pays peut être interdit dans l’autre.

Dans les pays unitaires, comme la majorité des pays européens, dont la Hongrie, les lois et leurs règlements sont identiques sur l’ensemble du territoire. Alors du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, tous les citoyens sont soumis aux mêmes lois et au même pouvoir. Donc, peu importe où vous décidez de vous installer, cela ne changera pas grande chose.

Au Canada, qui est un pays très décentralisé, les choses sont plus complexes car les pouvoirs sont partagés entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux. Alors, tout ce qui incombe aux compétences des provinces sera géré par celles-ci, notamment l’éducation, la santé et le droit civil. En conséquence, chaque province canadienne détermine ses propres lois et celles-ci peuvent différer d’une province à l’autre.

Justement, mon déménagement du Québec au Nouveau-Brunswick en est la preuve. Il a fallu reprendre mes repères, car il y a certaines choses qui étaient bien permises au Québec, mais qui ne l’étaient pas au Nouveau-Brunswick et vice-versa.

Par exemple, pour les conducteurs du Québec, le virage à droite au feu rouge est permis, sauf sur l’île de Montréal où c’est interdit. Au Nouveau-Brunswick, les automobilistes peuvent tourner à droite au feu rouge  partout dans la province.

L’hiver approche. Êtes-vous tenu par la loi d’installer des pneus d’hiver?

Apparemment au Nouveau-Brunswick, les pneus d’hiver sont recommandés mais ils ne sont pas obligatoires. Par contre au Québec, la question ne se pose même pas, car ils sont obligatoires du 15 décembre au 15 mars. Voici ce que la décentralisation donne : une obligation au Québec, mais pas du côté du Nouveau-Brunswick.

Et puisqu’il fait encore beau, savez-vous ce qui est permis ou interdit de faire dans les parcs près de chez vous? Au Québec, en règle générale, il est interdit de boire de l’alcool dans un parc, toutefois, les règlements peuvent varier selon les arrondissements. Au Nouveau Brunswick, pas d’alcool dans les parcs. Quant au tabac, il est interdit de fumer dans les parcs au Québec aussi bien qu’au Nouveau Brunswick.

Vous avez sûrement entendu le proverbe français : «Nul n’est censé ignorer la loi» ou «L’ignorance de la loi n’excuse personne » qui veut simplement dire qu’on ne peut pas justifier une violation en invoquant qu’on ne connaissait pas une loi ou un règlement, même si c’est vrai. Certes il faut du temps pour s’ajuster aux différences et pour apprendre de nouvelles façons de faire les choses lorsque l’on déménage à un nouvel endroit alors informons-nous !

Je suis curieuse de savoir comment cela se passe chez vous dans le reste du Canada ou dans votre pays respectifs?

A très bientôt,

Monika

Monika
Originaire de Hongrie, Monika est arrivée au Québec en 2005 en ne parlant pas encore le français. Elle a obtenu un diplôme de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et a travaillé en tant qu'intervenante psychosociale dans le quartier multiethnique de Parc Extension à Montréal. Depuis 2014, elle vit à Moncton au Nouveau-Brunswick dans l'est du Canada où elle fait des études en droit.

Commentaires sur “Nouvelle vie: du Québec au Nouveau-Brunswick

  1. Hello Monika,
    Magyarorszagrol irok ahol elek mar egy jo ideje de francia szarmazasu vagyok. Nagyon meglepodtem, hogy van magyar szarmazasu ezen a forumon 🙂
    A francia tudasod lenyugozott mert igen ritka minosegben irsz.
    Nagyon erdekeseket irtal, es bar anelkul, hogy az idod rovasara menne, erdekelne ha tobbet irnal, ugyanis meglett a CSQ majd az RP 2 hete es sok pro es kontra van Kanadaval kapcsolatban a neten, vegul nem is tudom belevagjak-e, sokat lehet arrol olvasni, hogy inkabb keveset fizeto munkakra varjak a kulfoldrol erkezoket.
    Udvozlettel: Christophe

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