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Salut la gang,

Comme un fait exprès, j’ai envie de vous parler de multiculturalisme dans cette chronique. Je parle de fait exprès, car il y a eu quelques sujets croustillants à ce sujet (directement ou non) lancés dernièrement sur le forum. Ça tombe bien, je voulais en parler depuis quelques temps et comme ça, on reste dans l’actualité ! Je précise également que ma chronique est le fruit de réflexions personnelles inspirées de lectures mais aussi de discussions avec des amis (des forumistes d’ailleurs : Jimmy, Boudhette et Kariboo-D. Deux immigrants français, un autre calédonien et un québécois : un bon panel pour ce sujet !). Je suis donc très heureux de signer cette chronique avec eux même si je déplore que nous n’ayons pas pu en parler autour d’une bonne bière (tant qu’à faire, hein)*.

Histoire de savoir où on met un peu les pieds, replaçons le contexte. Brièvement, c’est suite à de vives tensions entre francophones et anglophones durant les années soixante que le gouvernement fédéral canadien nomma une commission royale chargée d’émettre des recommandations et des solutions pour aplanir ces tensions. Initialement concentrée sur le biculturalisme, la Commission prit une orientation de multiculturalisme sous la pression des leaders des minorités culturelles, ces derniers redoutant en effet d’être marginalisés au sein de la société canadienne. Il en émergea, en 1971, la loi sur le multiculturalisme. En gros, cette loi invitait les canadiens à reconnaître la diversité culturelle de leur pays tout en les encourageant à être membre à part entière de la société canadienne. En clair, l’unité dans la diversité. Toutefois, cette loi ne fut pas accueillie unanimement tant du côté anglophone que celui francophone : les premiers craignaient une érosion du patrimoine britannique au sein du Canada et les seconds y voyaient une façon d’étouffer toute velléité de souverainisme au Québec. Quelques chiffres : le recensement de 1991 démontrait que les deux peuples fondateurs du pays, les Britanniques et les Français, représentaient les groupes les plus importants (respectivement 28% et 23% de la population) et les autochtones 4% de la population (Indiens d’Amérique du Nord, Inuits et Métis). À côté de cela, près du tiers de la population canadienne (31%) se réclame d’une autre origine ethnique. Notons aussi que jusqu’en 1960, l’origine des immigrants était essentiellement européenne et nord-américaine : depuis, cette origine s’est largement diversifiée, allant en effet chercher ses sources pratiquement partout dans le monde. Ainsi, les minorités visibles (la loi sur l’équité en matière d’emploi qualifie issue de minorité visible toute personne « autre qu’autochtone, ni de race caucasienne ni blanche ») devraient représenter, en 2016, 1/5 de la population canadienne (contre 10% en 1991).

Le Canada est donc fortement engagé dans un processus de diversification ethnique et culturelle de sa population. Cependant, avant de parler de multiculturalisme, il serait peut-être intéressant de revenir sur le biculturalisme, c’est-à-dire la relation de cohabitation sociale entre les deux peuples fondateurs du Canada : les francophones et les anglophones. La loi sur le multiculturalisme, c’est comme mettre la charrue avant les bœufs. En effet, comment prôner une politique d’accueil et d’égalité des diverses communautés culturelles qui immigrent au Canada alors qu’historiquement, francophones et anglophones ont déjà des difficultés à s’entendre (Les Patriotes, les référendums sur la souveraineté, la loi 101, etc) ? D’aucun dira que Pierre Elliot-Trudeau (premier ministre fédéral à l’époque) voulait noyer le poisson souverainiste dans un océan de diversité culturelle …. Sans parler du fait de nier complètement le statut de peuple fondateur des francophones en le considérant au même titre qu’une communauté culturelle, une parmi toutes les autres (est-il nécessaire de rappeler que le Canada Français – le Québec – ne s’est pas engagé de son plein gré dans la confédération canadienne naissante ? Il a été conquis par les armes [cf. La Conquête en 1750]. Bref, déjà en partant, ça partait mal justement). Et remettez tout cela dans le contexte géographique et linguistique d’un continent nord-américain où la langue prédominante est l’anglais. Et tant qu’à faire, ne négligeons pas un autre petit détail qui a son importance : le voisin du Canada a le plus puissant rouleau compresseur culturel qui n’a jamais existé au monde à ma connaissance. Et inutile d’élaborer sur les difficultés du gouvernement fédéral à créer une cohabitation sereine avec les autochtones depuis plusieurs années (SRC consacrait dernièrement un reportage sur les difficultés psychosociales des Inuits : drogue, alcoolisme, taux de suicide chez les jeunes, décrochage scolaire en lien avec leur intégration dans la société canadienne). Conclusion : les conditions ne sont pas vraiment toutes réunies pour réellement parler d’un multiculturalisme épanoui version canadienne.

Rappelons-le : au Québec, derrière une langue, il y a une culture. Pas plus riche ou précieuse qu’une autre. Une culture, point. Culture, qui de ce fait, mérite tout autant d’attention que n’importe quelle autre et même, serai-je tenté d’écrire, un peu plus d’attention car elle est le fait de l’un des deux peuples fondateurs du Canada (je sais, je me répète). Je ne crois pas que les québécois souverainistes le seraient encore s’ils vivaient dans un Canada qui pourraient leur garantir concrètement une préservation authentique, sincère et transparente de leur culture. Par conséquent, le souverainisme est un mouvement désespéré dans un sens car il apparaît à bien des égards comme la seule issue possible pour les québécois …. de le rester justement. Mais pas désespéré dans le sens d’un combat mené en vain. Car, en fait, tout dépend de quelle façon sera mené ce combat : au lieu de jouer la carte de « l’uniculturalisme » (le fait québécois et rien que lui), pourquoi ne pas jouer celle du multiculturalisme pour assurer la pérennité de la culture québécoise ?

Pour répondre à cette question, replaçons encore une fois le contexte, de la perspective du Québec cette fois-çi. Depuis une quarantaine d’années, le Québec est, lui aussi, engagé dans un processus. Une sorte de processus de réappropriation de soi comme peuple. La Révolution Tranquille a fait des canadiens-français des québécois. Prendre conscience de soi, c’est s’affirmer avec ferveur dans son identité. Mais cela implique également une fragilité inhérente : se découvrir suppose aussi des facettes de soi encore non consolidées et des luttes sont encore à mener. À situation extrême, souvent on envisage et utilise des solutions extrêmes, comme l’option terroriste pour affirmer violemment son identité : le FLQ à une époque au Québec mais aussi l’IRA en Irlande ou encore l’ETA en Espagne. Ce ne sont évidemment pas des solutions à préconiser mais elles témoignent cependant du sentiment d’impuissance et surtout de péril de leurs cultures dans lesquelles peuvent se sentir acculées les nations concernées. Le Québec, en ce début de millénaire, est donc toujours une culture en mode de survie, quoi qu’en pensent ses détracteurs.

Maintenant, le Québec peut-il s’épanouir sereinement en devenant une société multiculturelle ? Je ne parle pas ici du plaisir d’aller flâner dans le quartier chinois de Montréal ou de s’extasier devant une danse haïtienne au Mondial des Cultures de Drummondville. Non, je parle plus précisément de la rencontre d’une culture québécoise engagée dans une dynamique de survie avec une foule de cultures venues d’ailleurs avec ce que cela implique. Découvrir une culture différente de la mienne, c’est généralement très agréable. Sentir que cette même culture, en s’établissant, peut potentiellement modifier ma culture et remettre en question mon identité propre, c’est plutôt menaçant. Le forum a ciblé au moins deux thèmes très pertinents à cet effet : le port du voile dans le système scolaire québécois et le bilinguisme. J’insiste sur le caractère de survie de la culture québécoise car elle vient, à mon avis, expliquer en grande partie les passions que déchaîne cette rencontre des cultures dans la Belle Province. Et il n’y a là rien d’étonnant : religion et langue ont l’heureux privilège de faire partie de la liste des vieux démons dans l’histoire du Québec. La ministre québécoise des relations internationales, Madame Monique Gagnon-Tremblay, s’est d’ailleurs vivement prononcée contre l’application de toute loi islamique au Canada. Cela faisait suite au rapport Boyd qui concluait en effet que l’arbitrage familial pouvait se faire selon les principes islamiques (la Charia). Le tollé et l’affrontement des opinions que cela a provoqué au Québec plus particulièrement témoignent de la difficulté canadienne à s’assumer dans son multiculturalisme.

Au Québec, nous nous retrouvons donc au milieu d’un intense conflit culturel sur trois fronts : la relation du Québec avec le reste du Canada (biculturalisme), la relation du Québec avec le reste du monde dans ses affaires étrangères (multiculturalisme externe) et la relation du Québec avec ses immigrants (multiculturalisme interne). Sans parler de la relation que le Québec entretient avec lui-même (réappropriation de soi comme peuple). Si encore le Québec était une société démographiquement dynamique, le conflit serait probablement plus gérable. Mais la réalité est là : la dénatalité croissante de la population québécoise la fragilise grandement. 2013 constituera l’année charnière où la population active québécoise va commencer à décroître. Avec toutes les conséquences que cela suppose en termes de charges pour les soins de santé, les prestations de retraite, etc. Alors on mise sur l’immigration. Ce ne sont évidemment pas les atouts qui manquent au Québec (grands espaces, qualité de vie, mentalité, etc). Cependant, cette ouverture à l’immigration n’a de pertinence que si elle assure, de manière effective, un renouvellement des générations. Et de ce que je peux en constater autour de moi, beaucoup d’immigrants adoptent rapidement la même attitude que les québécois face à la famille : les immigrants ressentent en effet les mêmes incertitudes et hésitent donc à avoir des enfants. Après le pétrole et bientôt l’eau, un enfant deviendra un jour la denrée rare et précieuse ! (l’Actualité consacre d’ailleurs son reportage du mois de mars 2005 à ce sujet).

Pour ma part, je reste sceptique et j’appréhende un clash culturel au Québec : tôt ou tard, la société québécoise devra se positionner sur l’intégration de la culture de ses immigrants au sein de sa propre culture. Clash dont tout le monde a pu voir un aperçu sur le forum dans les messages que je cite plus haut. Un dilemme qui s’inscrit d’ailleurs dans la continuité du processus où se trouve le monde depuis quelques décennies. En effet, après la chute du Rideau de Fer et la fin de la tripolarisation du monde (le Monde Libre ; le bloc communiste ; les pays non-alignés), ce sont désormais les affinités culturelles qui rapprochent ou éloignent les nations. Par exemple, lors de la guerre en Yougoslavie, la Russie soutenait les Serbes et l’Arabie Saoudite les bosniaques. Ainsi, les motivations culturelles créent des tensions énormes (Rwanda, les deux Corées, les deux Allemagnes, les deux Yemens, etc) et remplacent ainsi les anciennes motivations idéologiques. Une redéfinition de la carte géopolitique mondiale que Samuel P. Huntington décrit très bien dans son livre « le choc des civilisations ».

Nous avons donc un Québec pris dans des tensions culturelles de tous bords et qui a bien conscience qu’il n’a pas le choix de s’y impliquer car en dépend grandement son avenir. La mondialisation pourrait nous inciter à croire que les petits ensembles culturels que sont le Québec, l’Écosse ou la Catalogne sont voués à disparaître tôt ou tard. Au mieux, ils se feraient folklorisés (ex : les Cajuns en Louisiane) et, au pire, se feraient dissoudre inexorablement dans de grands ensembles (genre de super continent nord-américain et, pourquoi pas, américain tout court de l’Alaska à la Terre de Feu). Cette probabilité est issue de la thèse défendue par Charles F. Doran de l’Université John Hopkins. Il avançait même qu’une nation n’est pas viable économiquement en dessous de 25 millions d’habitants (dans ce cas, il faudrait alors en informer la Suisse, la Finlande, le Danemark, etc). Pourtant, l’histoire a montré que contre vents et marées, le Québec a non seulement continué d’exister mais qu’en plus, il s’est fortement développé au fil du temps sur tous les plans (social, économique, culturel, politique). Stéphane Paquin, maître de conférences en relations internationales à l’Institut d’études politiques de Paris et professeur invité à l’Université Northwestern de Chicago, a publié un livre intitulé « la revanche des petites nations » pour défendre notamment la viabilité québécoise au sein d’un monde mondialisé. Brièvement, il construit sa thèse autour du fait que la mondialisation constitue davantage une opportunité qu’un inconvénient pour les petites nations. En effet, le développement des technologies et la globalisation des marchés dans tous les secteurs (citons l’ALENA en Amérique du Nord) permettent aux petites nations de s’affranchir de leur gouvernements nationaux et de transiger directement avec les entreprises étrangères. Si le culturalisme se définit souvent autour d’une frontière (qu’elle soit physique ou abstraite), l’argent lui n’en connaît plus depuis longtemps, surtout depuis l’avènement de l’économie de marché et de la création des transactions boursières.

Si le clash culturel est possible à terme (si ce n’est pas déjà le cas), le Québec a cependant de la marge devant lui. Il est en effet situé assez loin des grandes zones de subduction non pas sismiques mais culturelles comme le sont l’Europe ou le Moyen-Orient par exemple qui ont été de tous temps des carrefours intercontinentaux d’immigrations. Sa position géographique et sa politique d’immigration planifiée constituent d’autres éléments retardateurs. Mais la petitesse de sa population et sa concentration dans un nombre limité de zones urbaines (Montréal et Québec en tête de liste) pourrait, à l’inverse, accélérer ce processus. Ou, à tout le moins, le mettre davantage en relief.

Par ailleurs, culturalisme est souvent synonyme de subjectivité. Ainsi, si d’un point de vue régional, un québécois se perçoit distinct d’un ontarien, d’un canadien anglophone et même d’un états-unien, d’un point de vue continental voire occidental, on peut raisonnablement s’entendre que le québécois se sentira cependant plus proche d’un états-unien ou d’un français que d’un chinois ou d’un zaïrois (en termes de mode de vie, de valeurs, de principes, d’économie ou de religion). Je crois que c’est là où se trouve le défi du multiculturalisme à la sauce québécoise : comment concilier des cultures dont les référents et les systèmes de repères peuvent être totalement opposés ? En effet, ce que je perçois mal ou immoral comme québécois, ne l’est pas nécessairement pour l’immigrant (exemples : l’excision chez les jeunes africaines ou les mariages arrangées). Quelle culture a préséance sur l’autre ? Celle qui accueille (québécoise) ou celle qui immigre ? On pourrait penser que c’est la culture locale qui devrait avoir le dernier mot, à titre d’hôte de la maison. C’est certainement vrai mais n’en rend pas la chose plus évidente pour autant. L’aspect qualitatif embarque à fond ici et les concessions comme les compromis seront nécessaires de part et d’autre car chaque culture a besoin de quelque chose que l’autre a et vice-versa (un endroit où immigrer pour l’un et un moyen d’assurer sa pérennité comme nation pour l’autre). Le point d’équilibre est aussi subtil qu’aléatoire : comment en effet définir ce point de ma liberté culturelle où je me sens respecté et où je respecte l’autre sans qu’aucun de nous deux ne se sente lésés ? Comment appliquer concrètement un certain « relativisme culturel » ? Une piste de solution serait peut-être la Charte des Droits et Libertés Individuelles à l’aune de laquelle seraient jugées toutes les cultures. Un peu une sorte de « super juge » objectif et supra-culturel à l’image de l’ONU par exemple. Mais là encore, ça serait faire violence au droit souverain de chaque peuple de disposer librement de lui-même ….

L’immigrant arrive toujours dans ses bagages avec sa culture, ses référents, ses valeurs et ses principes. Tenter alors plus que tout de l’intégrer dans la culture québécoise pourrait probablement faire émerger le danger de l’uniculturalisme (à la façon états-unienne par exemple) ou alors risquer de sombrer dans des mouvements de communautarisme. Par uniculturalisme, j’entends l’ethnocentrisme qui revendique aveuglément une seule culture en occultant complètement l’apport des autres cultures (nationalisme exacerbé). Et par communautarisme, j’entends l’émergence de foyers et à l’extrême de ghettos d’immigrants incapables de s’insérer harmonieusement dans la société d’accueil avec les risques potentiels inhérents (inégalités sociales, prostitution, délinquance juvénile, gangs de rue, criminalité, décrochage scolaire, violences familiales).

La solution réside peut-être dans quelques courants du nationalisme que des théoriciens du communautarisme ont développé. Ainsi, on pourrait adopter le point de vue du nationalisme ethnique qui pourrait symboliser le fait québécois avant la Révolution Tranquille. Ce dernier se fonde sur l’appartenance communautaire elle-même fondée sur des critères prédéterminés. C’est, de manière très schématisée, un peu le mythe de l’ancêtre commun (les québécois de souche …. ou nos ancêtres les Gaulois si on remonte plus loin dans le temps !), mythe qui, par conséquent, s’impose à chaque individu de la communauté (je suis québécois de souche ou je ne le suis pas en fonction d’éléments extérieurs à moi tels mon lieu de naissance ou ma lignée familiale par exemple). Autrement dit, cela reviendrait un peu au concept de droit du sang. Après la Révolution Tranquille, le fait québécois semble s’être transformé (de gré ou de force) en un nationalisme civique. Celui-ci se définit non pas autour de l’ethnie mais autour de principes, de valeurs et d’une mémoire commune ; et ce, quelque soit l’origine des membres de la communauté. Ce nationalisme civique semble s’être incarné à partir de l’Expo 67 en pavant la voie à une ouverture aux autres cultures, voie qui n’a cessé de s’élargir depuis.

Donc voilà. Le biculturalisme reste à mon sens la première et incontournable étape à franchir avant d’envisager toute éventualité de multiculturalisme qui n’existe, à mon sens, que sur le papier pour l’instant. Évidemment, je n’ai eu nullement eu la prétention de régler la question dans ma chronique : au mieux, ai-je apporté ma petite pierre à cette réflexion déterminante pour la société québécoise. La question reste cependant posée : est-ce mieux de voir la poutine remplacée par le couscous ou le riz cantonnais comme plat national (sic) ou d’inclure un autre symbole aux côtés de la fleur de lys sur le drapeau national à un moment donné ? ?

* bien que nous ayons tous les quatre contribué à cette chronique, j’assume entièrement son contenu. J’ai en effet intégré leurs réflexions dans la mienne suivant ainsi uniquement ma ligne de pensée, les dégageant de ce fait de toute responsabilité.

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