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Fugue canadienne Samedi passé, mon…

Fugue canadienne

Samedi passé, mon chum et moi sommes montés dans cet avion de WestJet qui devait nous amener vers une nouvelle tranche de notre vie canadienne, en Alberta. Nous n’avions jamais volé avec cette compagnie, et quelle n’était pas notre surprise que de voir et entendre le dynamisme et la jeunesse et l’humour à fleur de peau des hôtesses de l’air et du steward! L’humour fait probablement partie de leurs critères d’embauche, mais cette équipe-là était de loin la meilleure des 4 que nous avons rencontrées! Une fois sortis de la grisaille, il faisait bien évidemment beau au-dessus des nuages, mais en arrivant à Calgary, c’était carrément le grand soleil et 23 degrés!!! Et hop, encore un petit vol de là à Edmonton où il faisait tout aussi beau, et nous voilà en face de notre ami Chris qui nous attendait patiemment à l’arrivée. Lui et son épouse vendent une fermettre (rien que 160 acres, soit presque 65 hectares, rien quoi) au sud-ouest d’Edmonton et avec qui nous avons noué une amitié internet assez intense. Ils ont 63 ans et ils doivent se rapprocher d’une agglomération avec un hôpital. Leur fermette n’est pas en activité, mais les pâturages sont loués aux voisins qui de fait les gardent propre et se chargent même d’entretenir les clôtures. Après plus de deux heures de route au gré des envies de tourner à droite ou à gauche de notre chauffeur Chris, qui voulait aussi nous montrer leurs petits coins secrets, leurs lacs et les cours d’eau qu’ils affectionnent pour plein de plaisirs sportifs dans la nature, nous sommes finalement arrivés chez eux, à leur maison en rondins, leur terrain vallonné avec tout plein d’rbres aux feuilles dorées. Tea time first please. Ils sont d’origine européenne : lui Britannique, elle fille d’un Ecossais et d’une Française, mais leur immigration remonte à 40 ans ! Alors sous les arbres, au milieu de toutes sortes d’oiseaux jamais vus, bercés par un vent chaud et léger, sous ce soleil omniprésent et une “tempête de ciel bleu”, nous avons fait connaissance autour d’une table de camping, du thé et des petits gâteaux faits maison.

Nous avons fait un tour du terrain ensuite, histoire de voir la grandeur et la distribution arbres-pâturages avant que la nuit ne noircisse tout. Le terrain est à peu près carré et en fait mesure environ 800 m sur 800 m. Ils ont une grande grange style Dutch Barn à 2 étages, une petite maison qui était celle d’origine mais transformée en garage et rangement, un jardin potager, un jardin d’agrément (pelouse et fleurs), et puis le reste de ces 160 acres … Juste pour vous donner une idée de dimension: ça représente quelque chose dans les environs de 400,000 mëtres carrés, affolant, eh ! Je voyais déjà mon petit Timmy chevaucher son poney sur ces près…

La maison était un peu sombre à notre goût, et Pascal a trouvé assez de choses à mettre en état pour se dire que non, la maison ne ferait rien pour nous faire dire oui. Par contre, le terrain, l’environnement … enchanteur “au boutte”!!!

Le lendemain, nous sommes partis tous les 4 visiter tant les environs que quelques amis avec de jeunes enfants, histoire de voir qui vivait si loin des villes avec des enfants et comment leur vie s’organisait. Nous avons rencontrée des Suisses Allemands qui dans un cas avaient des vaches pour le lait et dans l’autre du bétail pour la vainde. Pas de problème pour les écoles” le bus de ramassage vient les chercher presqu’à la maison! Et tous, des 2 à 21 ans (les enfants), nous disaient leur bonheur de vivre en dehors des villes et semblaient parfaitement à l’aise dans leur environnement.

Betty et Chris nous avaient promis que personne ne pouvait leur faire de proposition pour leur fermette avant que nous ne visitions et donnions notre décision. Ce qui nous a décidé à les libérer de leur promesse (il y a deux autres couples très fortement intéressés), c’est en fait la distance entre leur maison et le lieu de travail où mon chum doit se rendre: ça nous prenait 1 h 40 min par le chemin le plus rapide!!! Par contre, nous avons appris ce que c’est qu’une “quarter section” (160 acres …) et quelles en sont les dimensions vraiment. Et nous avons vu que c’est une véritable option pour nous, mais pas si loin du bureau de mon mari.

Son boulot ? Ben, va falloir attendre encore une dizaine de jours pour qu’ils rendent leur verdicte après ces 3 entretiens de 3 heures en 2 mois… Moi, je suis allée voir l’Université d’Alberta à Edmonton pour voir comment je pourrais faire pour suivre des cours qui me permettraient de satisfaire l’Ordre des Traducteurs du Québec, le seul de tout le Canada qui exige des études universitaires avant de permettre de passer un test d’aptitude…

Alors non, pas de nouvelles pour vous aujourd’hui, non non non. Encore un peu de charbons ardents pour nous, et ce sera oui ou non, mais notre vie va changer, c’est officiel. Reste à voir dans quelle direction! A suivre au prochain à voir dans quelle direction! A suivre au prochain épisode…

Bonne semaine !

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