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La neuropsychologie au Canada

De Salomé Evrard
Bonjour,

Je suis actuellement en master 1 à l’université catholique de louvain-la-neuve en Belgique. J’aimerais partir un an au Canada après mes études. Je suis en train de chercher les possibilités qui s’offrent à moi mais je suis un peu perdue.

Pour le moment, je n?ai pas encore de but précis mais j?ai dans l?idée de soit faire un master complémentaire, soit pratiquer (les deux au Canada). Malheureusement, j?ai appris que les diplômes de neuropsychologie n?étaient pas équivalent en Belgique et au Canada. L?UCL n?étant pas très claire sur ce qui est possible d?effectuer à l?étranger, je me demandais si vous pouviez m?éclairer sur ce qui est intéressant de faire ?

Toutes les possibilités me trotent en tête. Le master complémentaire étant réputé pour être très cher pour les étudiants belges, je suis un peu inquiète. L?idée est de partir en Septembre 2015, lorsque j?aurai normalement terminé mes études. J?ai également entendu qu?il était possible de faire un stage après les études. J’ai cru comprendre qu’il fallait effectuer un doctorat pour pouvoir exercer, combien de temps faut il pour faire un doctorat, 5 ans ? N’est-il pas possible d’avoir des dispenses (de ne pas le faire en 5 ans)?

Dans mes recherches, j’ai entendu parler d’un travail de “psychotechnicien” qui reviendrait à travailler en tant que neuropsychologue mais sans avoir besoin de faire un doctorat et étant toujours sous surveillance ? Quelqu’un sait il m’éclairer ?

Merci d’avance.


De immigrer.com
Pourquoi ne pas contacter des cliniques/employeurs employant des neurotechniciens/neuropsy ou qui pourraient vous en dire plus ;

http://www.cerc-neuropsy.com/
http://cenopfl.com/
http://www.centam.ca/


De dom59
Bonjour Salomé,

Les Québécois sont soumis au doctorat pour pouvoir exercer, mais ce n?est pas exactement le cas des étrangers. Il leur est demandé une équivalence de formation par l?ordre des psychologues du Québec. Que tu aies un doctorat ou pas, tu vas devoir effectuer une analyse comparative de ta formation. Cette analyse impose l?envoi d?un dossier conséquent qui comportera toutes tes notes de la L1 au M2, tous les descriptifs de tes cours ainsi que toutes les attestations pour tes stages et formations complémentaires.

En fonction de cela, l?ordre va établir une recommandation à ton égard qui comportera, ou non, des heures de formation théorique et pratique complémentaire afin de satisfaire au niveau en vigueur au Québec.

Note que lorsque tu auras répondu à ses exigences, tu n?auras pas pour autant ton doctorat. Tu obtiendras un permis d?exercice. Ce sont deux choses différentes là-bas. Ton niveau reconnu sera toujours le M2 si tu t?es arrêtée là.

Au niveau de l?équivalence, après un nombre conséquent d?années de pratique, tu peux être dispensé de refaire un internat et des cours complémentaires. Ça n?est jamais le cas à la sortie d?un M2. Dans ce cas, prends en compte l?inscription à différents cours (impossible d?être plus précis, cela dépend entièrement de ton parcours universitaire) ainsi qu?un complément de formation pratique qui s?effectuera sous la forme d?un internat (au moins 2 ans si j?en crois les personnes que je connais qui sont dans ton cas). Cet internat n?est presque jamais rémunéré. Les Québécois se battent pour cela, car les autres provinces rémunèrent les internes en psychologie… ce n?est pas encore le cas là-bas!

A la suite de tes cours et de ton internat (attention pour ce dernier, les places sont chères), tu pourras redemander à l?ordre une analyse de ton dossier. Ils acteront le complément de formation effectué et te délivreront un permis.

Attention, en tant que neuropsychologue il te restera à obtenir l?attestation de formation en neuropsychologie qui est obligatoire pour exercer dans ce domaine au Québec. C?est, avec la psychothérapie, un domaine d?exercice qui est réservé. C?est le même principe que le premier dossier, mais en plus simple puisqu?ils auront déjà toutes tes pièces justificatives normalement.

Toutes les étapes sont payantes : les cours, les dossiers, la délivrance du permis. Tu as tous les tarifs sur le site de l?Ordre. Par contre, tu n?as pas besoin d?être inscrit à la fac. C?est une ambiguïté difficile à comprendre, mais ne passant pas par le doctorat universitaire, ton seul lien sera avec l?ordre des psychologues.

Une fois ton permis et ton attestation en poche, à toi de trouver un travail et de choisir le visa qui te correspond le mieux.

À propos des psychométriciens, ce sont ni plus ni moins que des internes qui sont rémunérés. Certaines cliniques acceptent ce type de contrat. Normalement tu dois être dans une procédure d?équivalence pour y prétendre. Avec un PVT et un contrat de ce type, tu pourrais rapidement te faire une première expérience au Québec.

Bien sûr, tu peux aussi choisir d?obtenir ton équivalence pour entamer un doctorat au Québec. C?est encore le moyen le plus complet pour parvenir à s?insérer. Tes compétences et ton réseau seront québécois. Tu obtiendras le titre de docteur et un salaire plus élevé que si tu restes au grade master. Par contre, tu passes par la case université pour les frais et pour le temps de formation (3/4 ans minimum).

Je profite pour passer un petit message. De France ou de Belgique, on entend souvent dire que la psychologie québécoise manque de professionnels et que l?emploi y est nettement plus développé. C?est faux. Le Québec forme énormément de psychologues. Il existe une pénurie dans le secteur public à cause des rémunérations qui sont très éloignées du privé, mais trouver du travail reste complexe, d?autant plus avec un CV européen.

Voilà, j?espère t?avoir éclairé un peu.

Bon courage dans ta démarche.


De Kweli

Je suis actuellement en master 1 à l’université catholique de louvain-la-neuve en Belgique. J’aimerais partir un an au Canada après mes études. Je suis en train de chercher les possibilités qui s’offrent à moi mais je suis un peu perdue.

Si tu veux juste venir pour un an, ça ne vaut clairement pas la peine. Tu ne peux pas obtenir le permis d’exercice (sur ce point, le message précédent est assez bien détaillé) ET travailler.

Si tu n’envisages pas un séjour de 3 à 5 ans et éventuellement la résidence permanente, ça ne vaut pas vraiment la peine que tu t’imposes autant de procédures.


De Lylou59
Bonjour,

Je me permets de rejoindre la conversation car je suis plus ou moins dans le même cas.
Je suis psychologue (depuis aout 2013) et actuellement en poste.
Je pars pour Montréal en septembre 2014 avec un PVT.

Comme le souligne Kweli, l’equivalence en vaut la peine si l’on part pour plusieurs années … hors pour le moment je ne sais pas, d’où le principe du PVT = découvrir, voyager et travailler.

Néanmoins, j’aimerai continuer à travailler dans la santé, le sociale, la petite enfance afin d’enrichir mon expérience professionnelle mais aussi subvenir à mes besoins en travaillant dans mon domaine et ce que j’aime faire.

La question est pourtant compliqué : Vers quels métiers je peux me diriger ? A quoi je peux prétendre ? Quels sont les pistes de travaille ? A quel type d’emploi je peux postuler ?

merci beaucoup de votre aide.
cordialement

Ophélie =)


De Synap6
La clinique Neurosolution à Montréal s’apprête aussi à embaucher un ou deux neuropsychologues (peut-être un(e) psychologue également) aux alentours de janvier 2016.

Le site web: http://neurosolution.ca


Vos recherches:

  • les specificites du metier de psychologue au canada
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La neuropsychologie au Canada

De Salomé Evrard

Bonjour, 

 

Je suis actuellement en master 1 à l’université catholique de louvain-la-neuve en Belgique. J’aimerais partir un an au Canada après mes études. Je suis en train de chercher les possibilités qui s’offrent à moi mais je suis un peu perdue. 

 

 

Pour le moment, je n’ai pas encore de but précis mais j’ai dans l’idée de soit faire un master complémentaire, soit pratiquer (les deux au Canada). Malheureusement, j’ai appris que les diplômes de neuropsychologie n’étaient pas équivalent en Belgique et au Canada. L’UCL n’étant pas très claire sur ce qui est possible d’effectuer à l’étranger, je me demandais si vous pouviez m’éclairer sur ce qui est intéressant de faire ?

 

Toutes les possibilités me trotent en tête. Le master complémentaire étant réputé pour être très cher pour les étudiants belges, je suis un peu inquiète. L’idée est de partir en Septembre 2015, lorsque j’aurai normalement terminé mes études. J’ai également entendu qu’il était possible de faire un stage après les études. J’ai cru comprendre qu’il fallait effectuer un doctorat pour pouvoir exercer, combien de temps faut il pour faire un doctorat, 5 ans ? N’est-il pas possible d’avoir des dispenses (de ne pas le faire en 5 ans)?

 

Dans mes recherches, j’ai entendu parler d’un travail de “psychotechnicien” qui reviendrait à travailler en tant que neuropsychologue mais sans avoir besoin de faire un doctorat et étant toujours sous surveillance ? Quelqu’un sait il m’éclairer ? 

 

Merci d’avance. 

 

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De dom59

Bonjour Salomé, 

 

Les Québécois sont soumis au doctorat pour pouvoir exercer, mais ce n’est pas exactement le cas des étrangers. Il leur est demandé une équivalence de formation par l’ordre des psychologues du Québec. Que tu aies un doctorat ou pas, tu vas devoir effectuer une analyse comparative de ta formation. Cette analyse impose l’envoi d’un dossier conséquent qui comportera toutes tes notes de la L1 au M2, tous les descriptifs de tes cours ainsi que toutes les attestations pour tes stages et formations complémentaires. 

 

En fonction de cela, l’ordre va établir une recommandation à ton égard qui comportera, ou non, des heures de formation théorique et pratique complémentaire afin de satisfaire au niveau en vigueur au Québec. 

 

Note que lorsque tu auras répondu à ses exigences, tu n’auras pas pour autant ton doctorat. Tu obtiendras un permis d’exercice. Ce sont deux choses différentes là-bas. Ton niveau reconnu sera toujours le M2 si tu t’es arrêtée là. 

 

Au niveau de l’équivalence, après un nombre conséquent d’années de pratique, tu peux être dispensé de refaire un internat et des cours complémentaires. Ça n’est jamais le cas à la sortie d’un M2. Dans ce cas, prends en compte l’inscription à différents cours (impossible d’être plus précis, cela dépend entièrement de ton parcours universitaire) ainsi qu’un complément de formation pratique qui s’effectuera sous la forme d’un internat (au moins 2 ans si j’en crois les personnes que je connais qui sont dans ton cas). Cet internat n’est presque jamais rémunéré. Les Québécois se battent pour cela, car les autres provinces rémunèrent les internes en psychologie… ce n’est pas encore le cas là-bas! 

 

A la suite de tes cours et de ton internat (attention pour ce dernier,  les places sont chères), tu pourras redemander à l’ordre une analyse de ton dossier. Ils acteront le complément de formation effectué et te délivreront un permis. 

 

Attention, en tant que neuropsychologue il te restera à obtenir l’attestation de formation en neuropsychologie qui est obligatoire pour exercer dans ce domaine au Québec. C’est, avec la psychothérapie, un domaine d’exercice qui est réservé. C’est le même principe que le premier dossier, mais en plus simple puisqu’ils auront déjà toutes tes pièces justificatives normalement. 

 

Toutes les étapes sont payantes : les cours, les dossiers, la délivrance du permis. Tu as tous les tarifs sur le site de l’Ordre. Par contre, tu n’as pas besoin d’être inscrit à la fac. C’est une ambiguïté difficile à comprendre, mais ne passant pas par le doctorat universitaire, ton seul lien sera avec l’ordre des psychologues. 

 

Une fois ton permis et ton attestation en poche, à toi de trouver un travail et de choisir le visa qui te correspond le mieux.

 

À propos des psychométriciens, ce sont ni plus ni moins que des internes qui sont rémunérés. Certaines cliniques acceptent ce type de contrat. Normalement tu dois être dans une procédure d’équivalence pour y prétendre. Avec un PVT et un contrat de ce type, tu pourrais rapidement te faire une première expérience au Québec. 

 

Bien sûr, tu peux aussi choisir d’obtenir ton équivalence pour entamer un doctorat au Québec. C’est encore le moyen le plus complet pour parvenir à s’insérer. Tes compétences et ton réseau seront québécois. Tu obtiendras le titre de docteur et un salaire plus élevé que si tu restes au grade master. Par contre, tu passes par la case université pour les frais et pour le temps de formation (3/4 ans minimum). 

 

Je profite pour passer un petit message. De France ou de Belgique, on entend souvent dire que la psychologie québécoise manque de professionnels et que l’emploi y est nettement plus développé. C’est faux. Le Québec forme énormément de psychologues. Il existe une pénurie dans le secteur public à cause des rémunérations qui sont très éloignées du privé, mais trouver du travail reste complexe, d’autant plus avec un CV européen. 

 

Voilà, j’espère t’avoir éclairé un peu. 

 

Bon courage dans ta démarche. 

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De Kweli

Je suis actuellement en master 1 à l’université catholique de louvain-la-neuve en Belgique. J’aimerais partir un an au Canada après mes études. Je suis en train de chercher les possibilités qui s’offrent à moi mais je suis un peu perdue. 

 

 

 

Si tu veux juste venir pour un an, ça ne vaut clairement pas la peine. Tu ne peux pas obtenir le permis d’exercice (sur ce point, le message précédent est assez bien détaillé) ET travailler. 

 

Si tu n’envisages pas un séjour de 3 à 5 ans et éventuellement la résidence permanente, ça ne vaut pas vraiment la peine que tu t’imposes autant de procédures. 

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De Lylou59

Bonjour,

 

Je me permets de rejoindre la conversation car je suis plus ou moins dans le même cas.

Je suis psychologue (depuis aout 2013) et actuellement en poste.

Je pars pour Montréal en septembre 2014 avec un PVT.

 

Comme le souligne Kweli, l’equivalence en vaut la peine si l’on part pour plusieurs années … hors pour le moment je ne sais pas, d’où le principe du PVT = découvrir, voyager et travailler.

 

Néanmoins, j’aimerai continuer à travailler dans la santé, le sociale, la petite enfance afin d’enrichir mon expérience professionnelle mais aussi subvenir à mes besoins en travaillant dans mon domaine et ce que j’aime faire.

 

La question est pourtant compliqué : Vers quels métiers je peux me diriger ? A quoi je peux prétendre ? Quels sont les pistes de travaille ? A quel type d’emploi je peux postuler ?

 

merci beaucoup de votre aide.

cordialement

 

Ophélie =)

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De Salomé Evrard

Bonjour, 

 

Je suis actuellement en master 1 à l’université catholique de louvain-la-neuve en Belgique. J’aimerais partir un an au Canada après mes études. Je suis en train de chercher les possibilités qui s’offrent à moi mais je suis un peu perdue. 

 

 

Pour le moment, je n’ai pas encore de but précis mais j’ai dans l’idée de soit faire un master complémentaire, soit pratiquer (les deux au Canada). Malheureusement, j’ai appris que les diplômes de neuropsychologie n’étaient pas équivalent en Belgique et au Canada. L’UCL n’étant pas très claire sur ce qui est possible d’effectuer à l’étranger, je me demandais si vous pouviez m’éclairer sur ce qui est intéressant de faire ?

 

Toutes les possibilités me trotent en tête. Le master complémentaire étant réputé pour être très cher pour les étudiants belges, je suis un peu inquiète. L’idée est de partir en Septembre 2015, lorsque j’aurai normalement terminé mes études. J’ai également entendu qu’il était possible de faire un stage après les études. J’ai cru comprendre qu’il fallait effectuer un doctorat pour pouvoir exercer, combien de temps faut il pour faire un doctorat, 5 ans ? N’est-il pas possible d’avoir des dispenses (de ne pas le faire en 5 ans)?

 

Dans mes recherches, j’ai entendu parler d’un travail de “psychotechnicien” qui reviendrait à travailler en tant que neuropsychologue mais sans avoir besoin de faire un doctorat et étant toujours sous surveillance ? Quelqu’un sait il m’éclairer ? 

 

Merci d’avance. 

 

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———
De dom59

Bonjour Salomé, 

 

Les Québécois sont soumis au doctorat pour pouvoir exercer, mais ce n’est pas exactement le cas des étrangers. Il leur est demandé une équivalence de formation par l’ordre des psychologues du Québec. Que tu aies un doctorat ou pas, tu vas devoir effectuer une analyse comparative de ta formation. Cette analyse impose l’envoi d’un dossier conséquent qui comportera toutes tes notes de la L1 au M2, tous les descriptifs de tes cours ainsi que toutes les attestations pour tes stages et formations complémentaires. 

 

En fonction de cela, l’ordre va établir une recommandation à ton égard qui comportera, ou non, des heures de formation théorique et pratique complémentaire afin de satisfaire au niveau en vigueur au Québec. 

 

Note que lorsque tu auras répondu à ses exigences, tu n’auras pas pour autant ton doctorat. Tu obtiendras un permis d’exercice. Ce sont deux choses différentes là-bas. Ton niveau reconnu sera toujours le M2 si tu t’es arrêtée là. 

 

Au niveau de l’équivalence, après un nombre conséquent d’années de pratique, tu peux être dispensé de refaire un internat et des cours complémentaires. Ça n’est jamais le cas à la sortie d’un M2. Dans ce cas, prends en compte l’inscription à différents cours (impossible d’être plus précis, cela dépend entièrement de ton parcours universitaire) ainsi qu’un complément de formation pratique qui s’effectuera sous la forme d’un internat (au moins 2 ans si j’en crois les personnes que je connais qui sont dans ton cas). Cet internat n’est presque jamais rémunéré. Les Québécois se battent pour cela, car les autres provinces rémunèrent les internes en psychologie… ce n’est pas encore le cas là-bas! 

 

A la suite de tes cours et de ton internat (attention pour ce dernier,  les places sont chères), tu pourras redemander à l’ordre une analyse de ton dossier. Ils acteront le complément de formation effectué et te délivreront un permis. 

 

Attention, en tant que neuropsychologue il te restera à obtenir l’attestation de formation en neuropsychologie qui est obligatoire pour exercer dans ce domaine au Québec. C’est, avec la psychothérapie, un domaine d’exercice qui est réservé. C’est le même principe que le premier dossier, mais en plus simple puisqu’ils auront déjà toutes tes pièces justificatives normalement. 

 

Toutes les étapes sont payantes : les cours, les dossiers, la délivrance du permis. Tu as tous les tarifs sur le site de l’Ordre. Par contre, tu n’as pas besoin d’être inscrit à la fac. C’est une ambiguïté difficile à comprendre, mais ne passant pas par le doctorat universitaire, ton seul lien sera avec l’ordre des psychologues. 

 

Une fois ton permis et ton attestation en poche, à toi de trouver un travail et de choisir le visa qui te correspond le mieux.

 

À propos des psychométriciens, ce sont ni plus ni moins que des internes qui sont rémunérés. Certaines cliniques acceptent ce type de contrat. Normalement tu dois être dans une procédure d’équivalence pour y prétendre. Avec un PVT et un contrat de ce type, tu pourrais rapidement te faire une première expérience au Québec. 

 

Bien sûr, tu peux aussi choisir d’obtenir ton équivalence pour entamer un doctorat au Québec. C’est encore le moyen le plus complet pour parvenir à s’insérer. Tes compétences et ton réseau seront québécois. Tu obtiendras le titre de docteur et un salaire plus élevé que si tu restes au grade master. Par contre, tu passes par la case université pour les frais et pour le temps de formation (3/4 ans minimum). 

 

Je profite pour passer un petit message. De France ou de Belgique, on entend souvent dire que la psychologie québécoise manque de professionnels et que l’emploi y est nettement plus développé. C’est faux. Le Québec forme énormément de psychologues. Il existe une pénurie dans le secteur public à cause des rémunérations qui sont très éloignées du privé, mais trouver du travail reste complexe, d’autant plus avec un CV européen. 

 

Voilà, j’espère t’avoir éclairé un peu. 

 

Bon courage dans ta démarche. 

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De Kweli

Je suis actuellement en master 1 à l’université catholique de louvain-la-neuve en Belgique. J’aimerais partir un an au Canada après mes études. Je suis en train de chercher les possibilités qui s’offrent à moi mais je suis un peu perdue. 

 

 

 

Si tu veux juste venir pour un an, ça ne vaut clairement pas la peine. Tu ne peux pas obtenir le permis d’exercice (sur ce point, le message précédent est assez bien détaillé) ET travailler. 

 

Si tu n’envisages pas un séjour de 3 à 5 ans et éventuellement la résidence permanente, ça ne vaut pas vraiment la peine que tu t’imposes autant de procédures. 

———
De Lylou59

Bonjour,

 

Je me permets de rejoindre la conversation car je suis plus ou moins dans le même cas.

Je suis psychologue (depuis aout 2013) et actuellement en poste.

Je pars pour Montréal en septembre 2014 avec un PVT.

 

Comme le souligne Kweli, l’equivalence en vaut la peine si l’on part pour plusieurs années … hors pour le moment je ne sais pas, d’où le principe du PVT = découvrir, voyager et travailler.

 

Néanmoins, j’aimerai continuer à travailler dans la santé, le sociale, la petite enfance afin d’enrichir mon expérience professionnelle mais aussi subvenir à mes besoins en travaillant dans mon domaine et ce que j’aime faire.

 

La question est pourtant compliqué : Vers quels métiers je peux me diriger ? A quoi je peux prétendre ? Quels sont les pistes de travaille ? A quel type d’emploi je peux postuler ?

 

merci beaucoup de votre aide.

cordialement

 

Ophélie =)

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