2 mois à Moncton au Nouveau-Brunswick

La première chose à vous dire et surement la plus importante : nous ne regrettons pas une seule seconde notre choix. Nous sommes très heureux et même si tout n’est pas encore en place et que l’adaptation prend évidemment du temps, nous ne ferions marche arrière pour rien au monde.

Donc nous voilà à Moncton (Nouveau-Brunswick) avec une enfant de 6 ans.

Nous sommes arrivés un 10 août et avions prévu 10 jours de Airbnb. Nous sommes rentrés dans notre location le 20 août. Achat de voiture réalisée dans la foulée, le 24.
Le samedi 22, nous partions à Halifax chercher nos cartons et acheter tous nos meubles à Ikea pour notre installation 24 heures après.
Pour ce qui est de la banque, nous avons profité du programme nouveaux arrivants de la BNC (Banque Nationale du Canada) donc nous avons pu avoir nos cartes de débit et de crédit très rapidement également. Hop internet, téléphone, électricité… en un claquement de doigt (et de grosse cautions ^^) ce fut réglé. Nous avons choisi d’être en location pour commencer. Pour ne pas être embêtés, nous avons choisi une location mensuelle. L’appartement n’est pas le plus génial du monde mais cela nous laisse le temps de voir où nous souhaitons nous installer.

Je ne vais pas vous mentir, je ne trouve pas Moncton belle. Elle ne possède pas de charme particulier. C’est une ville qui est en pleine croissance et dont les deux rues principales (la Main et la Saint Georges) sont à l’image de la pauvreté et la misère qui y règne. Tout le monde me dit que Dieppe est plus « sûre » et francophone mais moi Moncton, je l’aime bien. Il faut juste apprendre à la connaitre. J’adore son dynamisme, ses habitants, sa mixité, ses parcs, ses écoles, son ambiance… Moncton, je dirais que je m’y sens à ma place.

L’emploi, c’est surement le sujet qui inquiète le plus. En tout cas pour moi. Je me revois me poser 15 milliards de questions dont surtout une qui me hantait au quotidien : et si notre niveau d’anglais ne suffisait pas ? J’ai été très vite rassurée (alors attention, que ça ne vous empêche pas de pratiquer votre anglais avant de partir, bien au contraire).

Je vais me concentrer sur la petite histoire de mon copain, aide-soignant en France. Je suis travailleuse autonome donc c’est totalement différent pour moi.

Nous nous étions laissé un mois de « tranquillité » après notre arrivée. Nous voulions prendre le mois d’août pour nous et nos démarches. Faire visiter la région à notre fille. En gros, prendre le temps de s’acclimater en douceur. Et puis septembre arrive avec son salon pour l’emploi dédié à la santé.
Seb s’y rend et y dépose quatre CV. Il décrochait deux rendez-vous d’entretien le jour même et une semaine plus tard, tous les employeurs rencontrés l’avaient rappelé. Résultat, plusieurs propositions et un contrat de travail signé dans la foulée (avec évidemment vérification des références, du casier judiciaire et visites médicales).
Il travaille présentement dans une maison de repos pour aînés, principalement anglophone. Si vous êtes dans ce domaine de la santé, vous n’aurez aucun mal à trouver. La preuve, la pénurie est tellement forte que l’employeur à engagé mon copain qui possède un anglais très limité. Mais je trouve ça chouette aussi de lui laisser sa chance car de toute façon, ça reste la meilleure façon de l’apprendre. Pour ce qui est du salaire, il est de 19 $ 30 de l’heure (brut), payé par quinzaine.

L’école
Popo a la chance d’être, et je pèse mes mots, avec la meilleure « Madame » qui puisse exister. Je l’adore. C’est simple, je voudrais qu’elle reste en première année jusqu’à sa majorité. Elle est à l’école Saint-Henri et se retrouve dans une classe flexible qui est la chose la plus chouette qui puisse être proposée aux enfants de cet âge. Ah oui, gros changement aussi, les classes sont à 19 enfants maximum, et là, sa classe est à 17 gamins.

Alors grande question que peuvent se poser des parents français. Après avoir fait trois ans en maternelle, est-ce que son enfant ne va pas avoir trop d’avance et s’ennuyer ? C’est une question légitime sans pour autant prendre sa progéniture pour un surdoué.
Popo en quittant la maternelle savait déjà un peu écrire et lire alors oui évidemment elle va revoir beaucoup de choses. La madame souhaite ne pas traiter les enfants de façons différentes en fonction du niveau et j’accepte cette façon de faire. Je la comprends même. Du coup nous en profitons à la maison pour travailler sur d’autre chose. Mais j’aime la pédagogie de l’école. Il y a une grosse idée d’entraide, de partage mais surtout de respect et d’acceptation des différences.

La classe commence à 8 h 10 et se termine à 13 h 30 (12 h 30 le mercredi). Elle fonce en garderie après école l’après-midi. Pour le midi, le pli de la boîte à dîner se prend très vite. C’est quand même cool de pouvoir faire le repas de son enfant je trouve. En tout cas, sachez que vous pouvez aussi les faire manger à la cantine mais ils ne peuvent pas rentrer à la maison.

Popo s’est très vite adaptée. Elle adore sa maîtresse, sa garderie, sa vie ici. Et c’est vraiment drôle de la voir prendre des expressions de la région, voir l’accent en si peu de temps se développer. Elle nous apprend l’histoire de l’Acadie, nous fait découvrir des artistes locaux. Bref, c’est génial !

Alors oui, de temps en temps il y a des coups de blues. C’est dur d’être seuls, dans le sens, de ne connaître personne. Nous sommes extrêmement impatient d’accueillir les proches qui voudront venir nous visiter. Mes ami.e.s, ma famille me manquent, malgré internet, c’est compliqué. Les relations sociales sont très particulières. On nous a appris qu’ici, les gens fonctionnaient selon la technique – vérifiée – du sandwich : une mauvaise nouvelle qu’on va enrober de deux bonnes paroles. Des politiciens quoi ^^

Je vais passer pour un cliché mais tant pis : la nourriture française me manque à la folie !
D’ailleurs, préparez des plages de plusieurs heures pour les premières virées au supermarché, c’est bien différent (dans la disposition et les noms des choses).

Voilà, hier nous avons eu des bourrasques de neige mais je ne trouve pas qu’il fasse froid. Nous profitons de l’automne et de ses magnifiques (vraiment incroyables) paysage. Popo compte les jours jusqu’à Halloween. Ici, les choses vont commencer à prendre leur petite routine. Nous allons vivre notre premier hiver. Ce qui signifie aussi notre premier Noël sans famille. Nous découvrons le chiac et c’est en train de devenir une vraie passion pour moi. Je veux absolument tester le curling et le patin à glace car je n’en ai jamais fait. Nous sommes beaucoup plus détendus. Nous prenons la vie au jour le jour et nous verrons ce qu’elle nous réserve. En tout cas, pour le moment, elle a été plutôt chouette avec nous.

(L’article complet et en image dispo sur le blog : www.celineonline.fr/category/canada/)

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