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Une reconversion au Québec pour une infirmière

Voilà des nouvelles de ma situation professionnelle au Québec, J’ai passé des entretiens d’embauche fin août dans les hôpitaux du Saguenay.
Tout le monde s’est demandé alors quels sont les résultats des deux entrevues d’embauche que j’avais passé et bien je n’ai pas retenu leur attention ! Comment cela se fait ?

Je plaide COUPABLE !!!

En me remémorant mes entretiens je me souviens avoir demandé comment se passaient les vacances ? Et qu’on m’a répondu qu’il ne fallait pas compter en avoir la première année, que je serais dans l’équipe volante pendant 2-3 ans c’est à dire que les plannings seraient faits 5 semaines à l’avance mais qu’en fonction des besoins ils pouvaient être modifiés 1 semaine avant, qu’il ne fallait pas que je compte avoir mes vacances d’été en juillet-août ou pendant la relâche scolaire en mars pendant 10 à 12 ans et que Noël c’est à peu près ça aussi…( Mon visage souriant s’est alors décomposé ) et j’ai dis à voix haute : ” Je dois assimiler cette nouvelle, merci de m’en avoir fait part. ”
Donc, oui ! Je n’étais pas vraiment emballée et j’ai peut être admis devant eux que j’avais un job à côté qui me prenait du temps donc que je ne voulais pas un plein temps…Voilà, mon futur employeur n’a pas du me sentir trop motivée…Et bien oui ! je ne suis pas motivée pour travailler de nuit, de soir, et de week-end, je me dis flûte je n’ai pas fais tout ce chemin pour ne pas profiter de ma famille.On a qu’une vie, je sais bien qu’on ne sait jamais ce qu’elle nous réserve…

La vie est trop courte j’ai maintenant le choix d’être ou de ne plus être infirmière où bon me semble.

Je me souviens qu’en commençant ma formation d’infirmière en 2001 la directrice de l’IFSI avait fait un discours en nous laissant toutes pantoises, assises sur nos fauteuils pliants et grinçants d’amphi, en disant ” La durée de vie active d’une infirmière est de 6 ans !!!” Je me souviens qu’un brouhaha s’en était suivi, choquées que nous étions de cette déclaration plutôt, me semblait-il, inopportune pour nous motiver dans cette formation de plus de 3 ans.

Puis les années passant, j’ai compris pourquoi tant d’infirmière avaient lâché l’affaire ! ( Le stress, la dépression, Burn out, l’ambiance familial en vau-l’eau, l’épuisement, le manque de reconnaissance tous ça peut essoufler la plus motivée… )

C’est pourquoi dès que l’opportunité est passée devant moi je l’ai saisi, partir travailler en extra hospitalier, faire une formation en tant qu’infirmière puéricultrice et travailler dans une ambiance sereine. Voilà pourquoi retourner à l’hôpital ne m’enchantais guère pour passer le stage de reconnaissance au Québec !

Je dois bien l’admettre j’y serais bien restée un peu plus, le service était intéressant, les collègues super sympa et Montréal ( une grande ville avec des Magasins !!!!! et la famille ) . Bon mais voilà vous connaissez la suite.
Je suis revenue au Saguenay pour rejoindre ma famille, mais j’ai quand même postulé dans deux hôpitaux pour dire ( je me parle à moi-même là) bon je vais travailler un peu à l’hôpital pour continuer mon apprentissage du terrain Québécois, je n’ai pas payé les 450 $ de l’Ordre cette année pour rien sans compter le prix de l’ARM.

Oui, mais voilà quand enfin j’ai eu mes entretiens, je n’avais pas envie d’y aller, j’avais la boule à l’estomac en me disant : ” Je le fais mais je sais que c’est pas moi tout ça, j’aime aider les gens mais je suis plus tournée vers le soin relationnel, dans le soutien, dans le support que dans le soin technique. ”

Je me suis même mise à croire que je pourrais aller tout de suite dans un services d’urgences adultes, alors que ça fait 7 ans que je ne travaille plus qu’avec des bambins. Et non je n’avais pas envie, et heureusement qu’ils m’ont fait un essai pour que je me rende compte que j’avais des formations à faire et donc que je ne suis pas pantoute ( du tout) opérationnelle immédiatement pour ce genre de service.

Tout ça pour vous dire qu’en mai alors que je réalisais encore mon travail à Sainte-Justine j’ai débuté un travail de coach de motivation pour les programmes de sport Beachbody (car depuis un an et demi nous utilisons avec mon époux ces programmes et cela nous a changé la vie, la forme, la silhouette, la confiance en nous ) et qu’en passant mon hobby en mode professionnel je ne me suis jamais autant épanouie de ma vie pour mon travail.

Est ce que le fait de travailler à mon propre compte , le fait de me donner mes propres objectifs, le fait d’avoir des encouragements pour les résultats obtenus, le fait d’avoir un salaire rapide avec une augmentation chaque mois me fait penser que j’aurais du le faire depuis longtemps ?
OUIIIIIIII !
Donc voilà pour toutes les personnes qui se demandaient comment se sont passées mes entrevues vous avez la réponse, pour les personnes qui veulent aussi travailler de chez elles et se faire un salaire à la hauteur de leurs efforts et pour les expatriés Français qui viennent avec une résidence permanente et qui cherche un emploi principale ou secondaire et bien contactez-moi sur ma page
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  • témoignages reconversion infirmiere
Aloane

Née en 1981 et originaire de Lorraine, cet infirmière française arrivée au Québec en 2012 dans la région de Saguenay, s’est réorientée quelques années après son installation. Avec son mari travailleur de l’industrie des jeux vidéo, la famille habite maintenant dans la région de Québec.

http://www.immigrer.com

1 commentaire sur “Une reconversion au Québec pour une infirmière

  1. Bonjour Aloane, je découvre votre blog et j’avoue que j’en reste pantoise! J’ai exactement ressenti mot pour mot la même affaire quand après 3 ans de reconversion pour devenir infirmière technicienne, j’ai refusé et me suis fait refuser un bon nombre de postes en hôpital. Les conditions de travail sont rebutantes, surtout quand on doit en plus jongler avec la famille. Où travaillez-vous maintenant? Merci pour votre blog, c’est très inspirant! Agnès

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