Tadoussac les Flots. Nous quittons... - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
Vous êtes ici
Accueil > Blogs > Tadoussac les Flots. Nous quittons…

Tadoussac les Flots. Nous quittons…

Tadoussac les Flots.

Nous quittons Saint-Rose du Nord avec quelques regrets en nous promettant d’y revenir bientôt pour 4 ou 5 jours de vrai repos. Autant la veille, la journée avait été belle et chaude, autant aujourd’hui les éléments se déchaînent. Il sera difficile de s’arrêter sur la route pour admirer le paysage ou voir une quelconque curiosité recommandée par le guide. Je tache de rester sur le chaussée et de ne pas rater un virage malgres les trombes d’eau qui s’abattent. La journée est mal engagée.

Nous arrivons tout de meme à Tadoussac en un seul morceau. On dit souvent que c’est la première impression qui compte, et là je suis assez amer. Les panneaux sont nombreux mais pas un ne m’indique clairement le centre du port, le cœur du village. Pas d’indication de parking non plus. Nous nous engageons au hasard et finissons par nous garer à côté d’un atelier de mécanique auto en haut du village. Pas fainéant, nous descendons à pied en espérant ne pas nous faire embarquer la voiture !

Après quelques minutes (ou je comprends enfin par ou j’aurais du arriver), nous découvrons la vue sur le fleuron de l’histoire locale, l’Hôtel au toit rouge. Je me rappelle alors d’un livre racontant les étés d’enfance à Tadoussac d’un jeune montréalais. Certaines images me reviennent, dont celle de la piscine de l’hôtel. Du haut de ma science, je fais remarquer à Chris qu’avant d’être dans le jardin, la piscine était située en contre-bas de la route actuelle, au bord de la plage. Je me penche par dessus la rembarde et essaye de retrouver certains indices de son emplacement exact, m’improvisant historien pour la cause.

Nous longeons le petit quai et aboutissons au départ d’un petit sentier d’interprétation. Très motivés malgré la pluie, nous nous y engageons. Tout autour du cap, des panneaux explicatifs décrivent l’embouchures du fjord, la physionomie des fonds marins tres particuliers dans ce secteur, la faune et la flore du littoral. Ce qui me frappe, ce sont les rochers du cap recouverts d’une variété de sapins, sous un temps de Bretagne. Étrange contraste que ce mélange de mer et de montagne. En toute naiveté, nous essayons de deviner au loin le dos d’une baleine.

Au retour, l’appel du ventre étant le plus fort, nous attaquons la caféteria donnant sur le port. Le choix de plats est restreint, les prix honnêtes, mais la vue sur Tadoussac, au chaud et à l’abris, est agréable. Entre deux gouttes, nous apercevons un troupeau de kayaks fatigués débarquant sur la plage.

Après quelques flâneries, nous décidons d’aller voir la fameuse dune issue du déboisement intensif du siecle d’avant. Presque horrifiés, nous constatons que c’est toute la zone sur plusieurs hectares qui s’est couverte de dunes sabloneuses. Peut-etre vexée par mes pensées, la vrai dune se couvre de brouillard au moment ou je m’approche pour la photographier. Peut-être pour mieux la respecter.

Un peu frustré, je reprend la route du traversier pour passer sur l’autre rive du fjord. La demi-heure d’attente valait le coup car nous croisons une baleine lors du depart. Cela provoque une vague d’excitation sur tous les ponts. Je reste ensuite admiratif devant la dextérité du pilote et la précision de ses manœuvres. Le chemin est encore long jusqu’à Montreal et ses 42 degrés avec humidité.

Laisser un commentaire

Haut

Bienvenue au Canada