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Le temps des sucres

Chaque année les mois de mars et d’avril correspondent à la période des sucres du Québec. En effet, au printemps, les érables québécois produisent la fameuse sève sucrée permettant la production de sucres, de sirops d’érable et autres produits dérivés de l’érable. De nombreux Québécois et touristes affluent vers les cabanes à sucre, lieux ruraux qui sont des restaurants animés de musique traditionnelle et servant des mets typiques inspirés de l’érable. C’est aussi le temps de prendre un grand bol d’air frais dans la forêt d’érables qui borde la cabane et de manger de la bonne tire sur la neige !

Le Québec produit 94 % de la production canadienne de sirop d’érable et 77 % de la production mondiale de cette substance. Cette production représente 12 000 emplois à temps plein au Canada.

Quelques suggestions pour y trouver son plaisir :

Les boutiques Les délices de l’érable

Les créatifs de l’érable

Les cabanes à sucre au Québec

Les produits d’érable du Québec

Photo: Village québécois d’antan, Val David

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  • quizz sur le temps des sucres
Laurence Nadeau
Originaire de Montréal, Laurence Nadeau, cofondatrice d'immigrer.com, conférencière et aussi auteure de plus d'une dizaine de guides publiés (et mises à jour) en France sur l'installation, le travail et l'immigration au Québec et au Canada aux Éditions L'Express (et L'Étudiant). Auteure de "S'installer et travailler au Québec" aux éditions L'Express.
https://www.immigrer.com

Le temps des sucres

Les Québécois le savent, et peut-être encore plus les nouveaux immigrants… mars-avril, c’est le temps des sucres. Petite explication de texte pour ceux d’entre vous qui découvrent la culture québécoise et sa tradition culinaire : En mars et avril, les températures sont négatives la nuit, et positives le jour. Enfin, en théorie. Parce que le dérèglement climatique ne nous épargne pas, et que les températures qui varient de 15 degrés d’un jour à l’autre me font me demander ironiquement si la nature ne nous a pas punis d’être sortis du protocole de Kyoto… En théorie donc, c’est la période de l’année pendant laquelle la montée de la sève est favorisée par le gel nocturne et le dégel diurne. La période idéale donc pour récolter la sève qui permettra de fabriquer le sirop d’érable, si cher au cœur des Québécois. La question se pose : cet amour du sirop d’érable est-il pur croyance folklorique ? Les Québécois consomment-ils vraiment ce nectar à longueur de journée ? Probablement moins qu’on le pense. Et les immigrants ? Certains, après quelques mois, ne peuvent plus le voir en peinture. Personnellement, 18 mois après mon arrivée, j’en fais toujours une consommation indécente.

Quoi qu’il en soit, le temps des sucres est une tradition qui perdure, et avec elle, l’habitude de se rendre, en famille ou entre amis, à la cabane à sucre pour déguster un bon repas, ou devrais-je dire un gros repas, arrosé de sirop d’érable sans modération et de quelques bières ou bouteilles de vin en quantité tout de même plus raisonnable.

Une distinction primordiale semble préalable à tout bon choix d’une cabane à sucre : touristique ou familiale ? La première, que l’initié évitera à tout prix, est de grande taille, véritable usine à servir des couverts, se disperse dans de viles activités annexes, et à l’audace d’ouvrir l’année durant. La seconde, la vraie, la pure, est petite, gérée par une famille dans le métier depuis des centaines d’années, et n’ouvre QUE pour le temps des sucres. Vous l’aurez compris, je suis un brin ironique. Pourquoi ? Parce que franchement, la frontière entre les deux n’est pas très facile à trouver. Les plus petites des cabanes à sucre que j’aie pu trouver comptent tout de même plus de 100 couverts ! On ne peut pas vraiment considérer ça comme intime. D’autre part, comment demander à une famille de ne survivre qu’avec 2 mois d’activité sans se diversifier… Bref, je ne suis pas complètement convaincu que les petites cabanes à sucre soient très différentes des grosses, d’autant que le tout reste un brin folklorique. Même les cabanes dites « familiales » proposent une balade en calèche, une vraie fausse érablière de démonstration, une visite des installations…

Mais j’attends vos avis en commentaires, car je n’ai tenté l’expérience que 3 ou 4 fois, pas de quoi connaître sur le bout des doigts la totalité des établissements du Québec. Il faut dire que plus de 2 repas dans une cabane à sucre par année, votre estomac aurait du mal à le gérer. Prévoyez de ne pas manger pendant 24h avant, et de jeuner à nouveau pendant les 24 heures suivantes !

Au menu : Cretons (sorte de terrine), oreilles de crisse (gras de porc frit), omelette soufflée, pommes de terre, jambon, fèves au lard, et surtout grand-père dans le sirop, le dessert ultime !
Le tout arrosé, je vous le donne en mille, de sirop d’érable, qui coule à flot ! Oui, même sur le jambon. Oui, même sur l’omelette. Oui, même sur le grand-père qui est déjà cuit dans du sirop lui-même ! Et surtout, surtout, n’oubliez pas d’en mettre dans votre café en fin de repas !

Mais si j’aime les cabanes à sucres, ce n’est pas seulement pour ce qu’il y a dans l’assiette, mais aussi pour ce qu’il y a autour. Oui, on peut dire que c’est folklorique. Oui, c’est fait pour les touristes, la plupart du temps Québécois d’ailleurs, car le pays n’est tout de même pas très visité en cette saison. Mais l’ambiance est vraiment familiale, le cadre sympa et propice à une balade dans les bois. Pour les enfants, c’est comme un grand repas de famille avec plein de gens qu’on ne connaît pas mais qu’on a envie de connaître… Pourquoi se priver ? En plus, c’est totalement abordable, environ 25 $ par adulte taxes incluses… C’est comme la poutine : c’est une expérience à vivre au moins une fois… Même si des considérations diététiques interdisent d’en abuser… comme de toutes les bonnes choses !

Photo et quelques infos sur mon site en suivant ce lien.

Johann
Arrivé à 35 ans à Montréal en janvier 2011, Johann est un diplômé de l'école de management de Lyon. Passionné du voyage, à son arrivée au Québec, il travaille dans une agence de voyages puis monte sa propre boîte reliée au voyage. Sa conjointe française travaille à Ubisoft Montréal. Son blogue www.lemondeestmonvillage.com
http://www.immigrer.com
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