Une fillette Française de 2 ans envoyée au Canada sans sa mère - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
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Une fillette Française de 2 ans envoyée au Canada sans sa mère

Cela peut paraître absurde, pourtant c’est bien ce qui se passe pour cette fillette née en France en 2014 qui doit rejoindre son père qu’elle n’a jamais connu. C’est en 2014 que cette histoire commence, alors que le couple mixte franco-québécois attend la naissance de leur enfant. La mère, française, vivant à Montréal décide d’aller accoucher en France. Aussitôt après la naissance, elle fait savoir au père, un québécois vivant toujours à Montréal, qu’elle veut divorcer et ne compte pas revenir au Québec, son domicile officiel. Le père se rend alors dans la région de Belfort pour tenter de régler cette situation, mais semble-t-il que la mère en avait décidé autrement, pas question de retourner à Montréal. Le couple est aujourd’hui séparé mais non divorcé. Le père engage alors des poursuites contre la mère pour « non-retour illicite de l’enfant au Canada». La convention de La Haye sur les enlèvements internationaux d’enfant s’applique à ce cas. La famille était établie au Canada au moment de la naissance de l’enfant. La fillette devait revenir au domicile familial, soit à Montréal auprès de son père.

La justice française a tout d’abord tranché en faveur de la mère, prétextant qu’on ne pouvait pas faire quitter sa mère ainsi que le territoire de la France, à une fillette de 2 ans, et de plus, pour rejoindre son père qu’elle ne connait pas. La cour de cassation alors saisie de ce dossier a finalement donné sa décision en faveur du retour de la fillette auprès de son père.

La mère, âgée de 33 ans, est passée devant un juge français en fin de semaine dernière dans le cadre d’une procédure pour « enlèvement international d’enfant». Elle est maintenant placée sous contrôle judiciaire. Son passeport lui a été retiré. Elle ne peut maintenant quitter la France, ni rejoindre sa fille au Canada. Elle ne peut plus entrer en contact avec sa fille pour le moment.

La fillette, aujourd’hui âgée de deux ans et demi, était chez sa tante à Belfort, mardi dernier, lorsque des policiers sont venus la chercher. À 18 h, elle était au poste de quartier de Belfort dans l’attente de l’arrivée de son père. Venu de Montréal , il devait repartir avec sa fille en soirée pour le Canada.

 

Laurent Gigon
A quitté la France en 1995 pour s'établir au Québec, puis a cofondé immigrer.com en 1999.
http://immigrer.com
  • Peut-être légal mais humainement quand même absurde et terriblement douloureux – mais – faut-il le rappeler? – c’est aussi la réalité parfois triste des couples interculturels / mixtes en cas de séparation – j’essaie d’en parler et de parler des défis bien réels de ces couples dans mon livre “Viv(r)e le couple interculturel!” afin de sensibiliser le maximum de personnes à ces défis. J.C Bieselaar.

  • Samuel Alexis

    Il y a une justice sur terre. Divorcer et laisser l’enfant, qui n’a pas demandé à venir sur terre, connaître son père était plus simple. Je précise que je suis français. Mais il y a pire un parent qui quitte Paris avec ses enfants pour aller en Polynésie ou en Nouvelle Calédonie à 20 000 km mais comme ce sont deux territoires français, la décision de la Cour de cassation est inapplicable.

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