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Qu’est-ce que c’est que ce « tip » ?

Bol en terre cuite, vase à fleurs, dessous de tasse ébréchée, verre en plastique, tasse de grand-mère, cendrier “Molson”, ou encore mini-coupe Stanley évidée…. de drôles de réceptacles trônent assez fréquemment à proximité de la caisse enregistreuse des cafés, brasseries et autres restaurants rapides du Québec. Toujours placés stratégiquement, de telle manière qu’il est quasi impossible de ne pas les voir, s’y trouvent aussi, la plupart du temps, des inscriptions du style « merci » ou « tips ».

Comme vous avez l’œil observateur, vous avez aussi remarqué que leur contenu ne varie jamais : pièces d’un dollar, parfois deux, 50, 25, 10, 5 cennes et quelques pièces « noires » (les maudites 1 cenne).

Voici donc votre deuxième choc culturel après le tutoiement : le tip ! Le tip, c’est ce que les Européens auraient tendance à appeler le « pourboire ». Cette pièce de deux francs que vous laissiez négligemment sur la table du restaurant, pour souligner le bon traitement que le serveur avait décidé de vous accorder cette fois-là. Oubliez ça, car le « pourboire » au Québec n’a pas grand-chose à voir avec les usages du vieux continent.

Selon le magazine new-yorkais « Harper’s Bazaar », la croyance populaire attribue l’origine du mot anglais « tip » à une pratique en cours au restaurant britannique « Samuel Johnson’s London » au XVIIIe siècle. Cet établissement mettait à la disposition des clients souhaitant obtenir un service plus rapide, une boîte destinée à recueillir des pièces de monnaie. Cette boîte portait l’inscription “To Insure Promptness” : ne retenant que les trois premières lettres, les clients pressés la désignèrent bientôt sous le nom de “tip”.

Mais revenons à notre « tip » québécois. Ici donc, il faut comprendre que le service n’est pas inclus dans la facture ! En clair, c’est à vous de donner « 15% » à celui qui vous a servi. Le serveur ne recevant qu’un maigre salaire (inférieur au salaire minimum), il est donc essentiel pour lui d’avoir ce fameux 15%.

Évidemment, au début on ne sait pas vraiment comment s’y prendre. « J’en donne ? », « j’en donne pas ? », « je mets ça dans le bol ou je le donne directement à la personne qui m’a servi ? ». Bien des questions que je vais mettre au clair, d’au moins partiellement, mais vous allez comprendre.

Premier cas : le restaurant où vous êtes servis à table.
Vous payez par carte de crédit ? Généralement sur le reçu à signer, vous verrez une ligne destinée au « tip », qu’il suffira de remplir. Ensuite, il faudra faire l’addition avec le sous-total avant pourboire. Ça paraît compliqué ? Une question d’habitude, je vous assure ! Une astuce simple : les taxes (TPS et TVQ) font un total de 15%, il vous suffira donc de laisser en plus un pourboire équivalent au montant de ces taxes. Facile !

Vous payez en argent comptant ? Soit vous avez la somme juste et il suffira de laisser avec le supplément de 15%, soit vous attendez qu’on vous apporte la monnaie pour donner le « tip ».

Une attention cependant. Il est possible de réduire le pourboire à 10 ou 12% lorsque le repas a été bien arrosé (plusieurs bouteilles de vin), car la note augmentera considérablement, sans avoir engendré pour autant plus de travail de la part de votre serveur.

Dans le cas où le service à été vraiment superbe, vous pouvez bien-sûr laisser un peu plus, mais vous pouvez aussi laisser un commentaire élogieux au patron du restaurant. J’ai même vu certains clients laisser une appréciation sur la nappe en papier de leur table.

Deuxième cas : hot-dog à « La Belle Province »
La Belle Province est une chaîne de restaurants rapides au Québec. La bouffe y est…. rapide ! Là, vous faites la queue pour avoir votre « chien chaud » comme on dit parfois ici et vous voilà arrivé au moment de payer. Ici, généralement, c’est un bol qui servira à recevoir le « tip ». Vous payez votre hot-dog, on vous rend la monnaie exacte (ici on parle de change et non de monnaie). Notez que personne ne vérifiera après si vous y laissez de l’argent, mais la plupart des gens ici étant plus honnêtes qu’en Europe et ailleurs, il est de bon ton de mettre 10% (considérant que vous n’avez pas été servis à table).

Si vous ne voyez pas ce fameux « bol à tips », laissez le pourboire sur le comptoir ou donnez-le directement au serveur. Inutile d’en laisser au Mac Donald, un des rares endroits que je connaisse où l’on ne laisse pas de « tips ».

Troisième cas : la sortie nocturne dans un club (discothèque).
Même remarque. Il faudra toujours laisser au moins 10% à celui ou celle qui vous servira votre bière ou votre « sex on the beach ». D’après les statistiques, la moyenne des « tips » tourne d’ailleurs plus aux alentours de 15% dans les bars et discothèques. Sachez aussi que beaucoup de serveurs sont des étudiants qui cherchent à payer leurs études onéreuses, en travaillant dans les bars le soir.

Ensuite, il y a la coutume qui a pris le pas sur la législation. En effet, dans les cas précédents nous parlions de « salariés à pourboire », selon la dénomination faite par le ministère du revenu. Mais la règle du « tip » s’est étendue à d’autres professions, comme les coiffeurs, chauffeurs de taxis, livreurs, camelots, etc.

C’est une coutume et absolument pas une obligation. Cependant, comme la coutume est aussi une notion du droit (en tout cas comme je l’ai appris en France), et comme vous ne voulez pas passer pour un pingre, vaudrait mieux tout de même suivre quelques « bonnes manières ».

– Coiffeurs : 15% du montant de la facture et 1 ou 2$ à celui ou celle qui vous a lavé les cheveux.
– Chauffeurs de taxis : 10% de la course. Mais là, tout le monde n’est pas d’accord. J’ai ainsi pu constater que certains ne laissaient de pourboire qu’à partir du moment où le chauffeur de taxi avait fait preuve de zèle (ouvrir la porte du taxi, descendre les bagages devant votre porte, vous a demandé votre radio favorite….). Dans un reportage consacré aux « tips » à la télévision, une des intervenante demandait même de ne rien donner en plus au chauffeur dans le cas où il n’avait rien fait de plus que « chauffer » (conduire en français de France).
– Déménageurs ou livreurs de gros objets : 8 à 10% de la facture.
– Livreurs d’épicerie : 1$ par livraison, ou plus selon le volume ou la difficulté (étages à monter).
– Livreurs de restaurant : 15% de la facture.
– Guides touristiques : 50 cennes par personne, 1$ s’il vous accompagne toute une journée.
– Femme de chambre : 1 à 2$ par jour.
– Pompistes : rarement plus de 50 cennes, le plus souvent on ne laisse d’ailleurs pas de « tip ».

Dans tous les cas, il faut faire preuve de bon sens et de logique. Quelqu’un qui aura fourni plus d’efforts que demandé doit être récompensé.

Comme je vous le disais au départ, ca paraît un peu déroutant au début, mais on s’y fait très vite ! D’ailleurs, j’étais très critique en arrivant ici, mais j’avoue que j’ai totalement changé d’avis sur le sujet. Le service non-inclus est une excellente chose !

En effet, les serveurs au restaurant, n’étant pas assurés d’obtenir leur « tip » doivent être serviables et vous verrez qu’au Québec ils sont beaucoup attentionnés qu’en Europe.

En France, pourquoi en faire trop alors que le service sera de facto inclus dans la note ? Ce qui amène des situations comme tout le monde a dû un jour connaître à Paris où le service peut parfois être totalement infect !

Depuis bientôt trois ans que je connais le Québec, et depuis 19 mois que j’y réside, je n’ai jamais eu à me plaindre du service.

Une dernière remarque toutefois. J’ai pu constater que certains serveurs incluaient d’office le 15% sur la note ayant pu voir, à votre accent, que vous n’étiez pas du coin. Ça m’est arrivé deux fois, dont une lors de mon tout premier séjour. Connaissant les Français et le manque d’habitude qu’ils ont du « tip », certains serveurs préfère éviter de se retrouver avec 50 cennes de pourboire façon « vieille Europe » en ajoutant eux-même le 15%.

En espérant vous avoir un peu plus éclairé sur la question des pourboires au Québec, n’hésitez pas à faire vos commentaires sur le forum !

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Écrit par
Petit-Prince

Mais qui est donc Petit-Prince ? Après s’être évanouit dans le désert sous les yeux médusés de l’aviateur en perdition, le revoilà au pays du froid et du sirop d’érable. Jean-Philippe Rousseau, de son vrai nom, est un Normand pur jus (dans le sens qu’il a souvent baigné dans le Calva). Malgré tout, il ne s’est pas contenté de sa douce campagne normande et a parcouru la France de long en large, avant d’échouer à Paris en 1995… C’est un passionné. Un passionné d’idées, de débat et de joutes verbales, qui l’a conduit à s’engager activement en politique le jour même de ses 18 ans. Il l’a fait en tant que responsable associatif bénévole et enfin en tant qu’assistant de sénateur durant presque quatre années. Mais ne vous méprenez pas ! Loin d’être un " politicard ", c’est un anticonformiste né. Il revendique haut et fort son statut de disciple de la génération des " Hussards ", cette " gang " d’écrivains français des années 50-60, en tête desquels on retrouvait Antoine Blondin, Roger Nimier, Michel Déon et un certain Marcel Aymé. Dans le même esprit, il se délecte des citations de l’inénarrable Michel Audiard, qu’il considère comme le plus grand dialoguiste français. Passez lui le film " Les Tonton Flingueurs " et ca sera l’extase suprême devant le jeu d’acteur de Lino Ventura et autres Bernard Blier. Autre passion : l’écriture. Et il écrit comme il parle, c’est-à-dire beaucoup ! Sur l’air de " j’aurai voulu être un artiste ", lui aurait voulu être journaliste. Au lycée, il lance un modeste journal satirique et sitôt entré à l’université, il fonde un journal étudiant où il peut assouvir sa passion sans retenue (ou presque). Mais toutes ces expériences palpitantes ne l’empêchent pas de sentir de plus en plus monter en lui, une certaine amertume. Comme le disait Charles Péguy au début du siècle dernier : " Mon pays me fait mal " et Jean-Philippe s’en détourne en découvrant le Québec à travers Internet en 1998. Mais c’est lors de son premier grand séjour dans la Belle Province, durant l’été 2000, qu’il tombe définitivement " en amour ". Trois visites touristiques plus tard, le voilà qu’il pose définitivement ses bagages à Montréal le 30 septembre 2001, juste avant d’avoir ses 28 ans. À côté d’un emploi administratif dans une grande compagnie montréalaise, il occupe ses temps libres à concevoir des sites Internet afin de progressivement se mettre à son compte. Ce petit Français reste émerveillé devant l’espace d’initiative et de créativité que lui offre le Québec. Il se sent tellement bien dans son nouvel environnement, que même si son sang reste français, son cœur est déjà profondément québécois. Il ne lui manque plus que d’avoir la retransmission du Tournoi des six nations de rugby, ainsi que la possibilité d’acheter de vrais croissants à côté de chez lui pour se sentir comme au Paradis. Mais tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas ? Site perso : La grenouille givrée… Baptisé « le parrain des blogistes immigrés » par le Courrier international à l’automne 2006

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