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Réflexion sur les droits des femmes

Le 8 mars dernier,  le monde entier a célébré les femmes et leur contribution afin de promouvoir l’égalité entre les sexes. En effet, la Journée internationale des femmes est l’occasion parfaite pour nous toutes de réfléchir sur les progrès accomplis et de souligner les actes de courage des innombrables femmes extraordinaires qui ont joué un rôle remarquable dans leur communauté. C’est un jour où les femmes sont reconnues pour leur bravoure, ainsi que pour leurs réalisations sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles ou politiques.

Aujourd’hui, on parle de l’équité salariale, de l’autonomisation des femmes, la chance égale en matière d’éducation et au marché du travail, entre autres. Cependant, pour se rendre jusqu’ici, il y a eu de grandes femmes déterminées qui ont beaucoup sacrifié à faire respecter l’égalité des sexes pour la génération prochaine. En effet, elles ont déjà pavé le chemin dans la société en revendiquant certains droits naturels tels que les droits de la personne.

La légalisation des droits de propriété, le droit de vote, l’égalité entre hommes et femmes en matière de main-d’œuvre et le droit à la reconnaissance en tant que  personne devant la loi étaient certainement des premières étapes menant à l’égalité des Canadiennes aujourd’hui. Sans avoir déjà acquis ces droits, cela serait impossible de parler des enjeux actuels.

Pour ce qui est des femmes derrière ces droits, je dois mentionner les Célèbres cinq, soit Nellie McClung, Henrietta Muir Edwards, Irene Parlby, Louise McKinney et Emily Murphy de l’Alberta qui ont, en 1927, soumis une pétition à la Cour suprême du Canada pour établir si le terme de « personne » utilisé dans les textes constitutionnels désignait aussi bien les femmes que les hommes.

Malheureusement pour les femmes, la Cour, dans une décision unanime, est arrivée à la conclusion qu’elles ne faisaient pas partie des personnes qualifiées et ne pouvaient pas en conséquence devenir membre du sénat. La raison invoquée était assez inattendue. La Cour stipulait que les législateurs utilisaient exclusivement le pronom masculin « il » dans la rédaction des lois puisque les femmes étaient exclues de la vie politique à l’époque, alors c’était impossible d’employer le terme personne  pour  désigner aussi les femmes.

Les cinq femmes n’acceptent pas ce raisonnement farfelu et elles font appel de cette décision.  Deux ans plus tard, en 1929, la Cour a conclu que les femmes faisaient effectivement partie des personnes qualifiées, aptes à servir au Sénat. Grâce à ces femmes, Clairine Wilson a été nommée et devient la première femme à siéger au Sénat au Canada en 1930. Ces cinq femmes se retrouvent sur le billet de 50 dollars canadien.

Ensuite, il faut souligner cet autre grand événement qui est la lutte contre la ségrégation raciale en Amérique de Nord.

Bien que tout le monde soit au courant de l’acte de courage de Rosa Parks aux États-Unis en 1955, très peu de gens connaissent l’acte remarquable de Viola Desmond qui s’est passé en Nouvelle-Écosse quand elle a refusé de quitter la section réservée aux Blancs dans une salle de cinéma, bien avant que Parks ait défendu l’égalité raciale. Juste comme Parks, elle a reçu une amende qu’elle en fait appel ensuite.  Grâce à elle, la ségrégation devient officiellement interdite en 1954. Aujourd’hui, Viola Desmond est sur le nouveau billet de 10 dollars qui illustre la reconnaissance croissante du ce refus de Madame Desmond.

Le dernier mais non le moindre, les médias sociaux jouent aussi un rôle important dans les mouvements féministes. Notamment, les hashtags  #meetoo ou #Beccatoldmeto (Becca m’a dit de) qui sont des mouvements lancés par des femmes extraordinaires qui voulaient faire une différence et toucher le plus de femmes possibles. En effet, ces  mots-clés se sont répandus partout dans le monde et donne un empowerment aux femmes.

La campagne #meetoo a été lancée en 2007 par Tarana Burke, une militante américaine, pour dénoncer les violences sexuelles dans le milieu professionnel. Quant à la campagne #Beccatoldmeto, c’est un mouvement de générosité pour inspirer les gens du monde entier à faire des gestes de bonté et ce grâce à une jeune femme du Nouveau-Brunswick qui s’appelle Rebecca Schofield. Ces exemples illustrent que chaque petit geste compte finalement. Donc, ces petits changements peuvent en amener de grands.

Comme vous pouvez le constater, ces femmes ont lutté pour les changements, soit en défendant les droits acquis aujourd’hui ou en créant un impact sur le monde. Nous autres, les femmes d’aujourd’hui au Canada et partout dans le monde doivent continuer dans cette voie avec de petits gestes et d’enlever les barrières pour faire un monde meilleur pour les femmes de demain.

Certes, les femmes ont fait d’énorme  progrès en matière d’égalité à l’échelle mondiale quant aux réalisations économiques, sociales ou politiques. Néanmoins, il reste beaucoup à accomplir quant à l’autonomisation économique des femmes.

 

Monika
Originaire de Hongrie, Monika est arrivée au Québec en 2005 en ne parlant pas encore le français. Elle a obtenu un diplôme de l’Université du Québec à Montréal et a travaillé en tant qu’intervenante psychosociale dans le quartier multiethnique de Parc Extension à Montréal. Depuis 2014, elle vit à Moncton au Nouveau-Brunswick dans l’est du Canada où elle a obtenu son diplôme de Juris Doctor à la faculté de droit de l'Université de Moncton en 2017. Présentement, elle est stagiaire dans un cabinet d'avocat à Dieppe.
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