Réalisateurs du Québec

Réalisateurs du Québec

En commençant ce “blog”, je vous avais promis qu’on parlerait de culture québécoise et pour l’instant je ne m’y suis pas attelé, le sujet est peut-être si vaste que je ne savais pas trop par où commencer ! Lançons-nous.

Le monde de la culture et du divertissement est florissant au Québec, dans beaucoup de domaines. Le but n’est pas de faire des liens Wikipedia, donc je ne parlerai que de ceux qui me touchent particulièrement.

Le cirque, par exemple, c’est cool, c’est beau, mais j’aime pas ça, même si je reconnais que ça anime les rues de Québec pendant l’été. Ça a l’air magnifique et même si au bout de 40 représentations sous mes fenêtres j’ai envie de tuer en entendant leurs tounes, faut bien avouer que le Cirque du Soleil attire beaucoup de monde en ces belles soirées chaudes de juillet et d’août.

Y a deux façons d’appréhender la “culture”, soit pour découvrir les merveilles du Québec, les trésors plus ou moins cachés et parfaire ses connaissances, soit pour essayer de mieux comprendre et donc de mieux s’intégrer ici. Ça tombe bien, vous trouverez ici, au fil des différents sujets, l’un comme l’autre. Parfois je vous parlerai de séries, de films populaires, que vous DEVEZ absolument voir pour comprendre ce qu’est la province et ne pas être complètement largué dans les “partés d’bureau”, parfois j’aurai juste le goût de vous faire découvrir une petite pépite dont presque personne n’aura entendu parler mais qui vaudra la peine d’être vue, lue, entendue, savourée.

Commençons par les réalisateurs, comme le titre l’indique :

C’est un trésor de la culture québécoise, depuis longtemps les réalisateurs de talent sont légion. Certains sont connus internationalement, d’autres sont restés “locaux”, mais tous les styles sont représentés. Je ne parlerai pas de tout le monde mais je vais essayer de résumer les principaux.

D’abord, parlons des “anciens”, j’en aime certains d’autres moins mais si vous voulez comprendre les références de vos collègues de bureau, il faudra passer par là :

– L’un des premiers, Claude Jutra, un monument, des films classiques, très beaux, du cinéma d’une autre époque (Mon Oncle Antoine, À tout prendre)
– Louis Saïa : pas ma tasse de thé, réalisateur populaire, mais sa série Les Boys, est incontournable, un grand succès au Québec, ça parle de hockey ! 🙂
– Denys Arcand : je trouve ses films un peu trop classiques, mais si vous connaissez  Les invasions barbares et le déclin de l’empire américain, je vous conseille L’Age des Ténèbres et Jésus de Montréal
– Pierre Falardeau : très engagé politiquement, défenseur de la culture et de la langue québécoise, il a eu une oeuvre très diversifiée. La série des Elvis Gratton est l’équivalent des Bronzés en France. Trèès populaire, difficile à apprécier quand on a pas été élevé dedans, mais tout le monde connait les répliques par coeur. Si vous voulez comprendre vos collègues de travail dans les 5à7, il faudra donc vous y coller. Ses films plus sérieux sont intéressants. Parmi ceux-ci, Le party raconte un spectacle dans une prison et Octobre est un incontournable pour comprendre la Révolution Tranquille. Partisan mais intéressant.15 février 1939 raconte quant à lui les derniers jours de 2 patriotes comdamnés à la pendaison.
– André Forcier : spécial, original, il ne fait pas l’unanimité. Une sorte de Chabrol en France. L’eau chaude, l’eau frette est à noter, mon préféré est La comtesse de Bâton Rouge, bizarre mais réussi. Mais bizarre quand même 🙂
– Robert Morin : mon préféré dans les “anciens”. Il a fait des tonnes de films, mais j’aime particulièrement Le Nèg’ et Papa à la Chasse aux lagopèdes

Si on va dans les plus “actuels”, la relève est très intéressante.
– Louis Bélanger : pas vraiment un tout jeune, mais j’aime beaucoup. Gaz Bar Blues se situe dans les jours qui ont précédé la chute du mur de Berlin, la petite vie d’une station service au Québec. the timekeeper nous plonge dans la construction du chemin de fer et Route 132 nous emmène vers l’est dans un “road movie” tout en subtilité avec les immenses Alexis Martin et François Papineau
– Jean-Marc Vallée : incontournable. C.R.A.Z.Y. est un grand film, je conseille aussi Café de Flore avec Vanessa Paradis et The Dallas Buyers Club qui est à l’affiche en ce moment
– Philippe Falardeau : vous avez sûrement entendu parlé du magnifique Monsieur Lazhar, Congorama aussi est superbe.
– Xavier Dolan : certains adorent d’autres détestent. Réalisateur déjà prolifique, J’ai tué ma mère, Les Amours Imaginaires, j’ai moins aimé Laurence Anyways, vous avez peut-être vu aussi le clip College Boy qu’il a tourné pour Indochine.
– Denis Villeneuve : très puissant dans son propos, grand réalisateur. Polytechnique vous plongera dans l’un des plus grands drames du Québec, un jeune qui a tué 14 étudiantes. Film fort, en noir et blanc. Incendies est également un chef d’oeuvre, à voir.
– Ken Scott : plus commercial, mais sympathique. Scénariste de talent sur La Grande Séduction (à voir), il a commencé à réaliser avec les Doigts Croches (pas une réussite, mais belle brochette d’acteurs) et a eu son premier grand succès avec Starbuck.
– Sébastien Rose : encore une fois un superbe réalisateur. La Vie avec mon père est un grand film avec le génial Raymond Bouchard (l’équivalent d’un Philippe Noiret) , le Banquet est déchirant (il parle aussi d’une tuerie dans une école, je sais, je sais, c’est pas gai)
– Robin Aubert : ça peut paraitre étrange de le mettre déjà dans cette liste parce qu’il n’a pas une grande carrière en tant que scénariste, mais ce gars-là est génial. Super acteur, drôle et tourmenté, il incarne à lui-seul les Bois Francs, le Québec profond. Son film très personnel A l’origine d’un cri qui parle entre autres du viol qu’il a subi enfant, est une carte postale pour les petits coins glauques et profonds, les motels, bars de danseuse et autres du centre du Québec, de Victoriaville à Drummon.

Voilà pour un premier “article”, si vous pensez à d’autres (il y en a tellement), n’hésitez pas à les laisser dans les commentaires, pour que ce soit plus complet.

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Soulman
Arrivé en mars 2007 à Montréal, Soulman a très vite posé ses valises à Québec, moins de 4 mois plus tard. Auteur BD édité en Europe, un studio lui a laissé la chance d'entrer dans le monde du jeu vidéo et de l'animation en tant qu'illustrateur. Il est devenu par la suite directeur du département artistique. Voici ces billets culturels et sur la ville de Québec.
http://www.immigrer.com

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