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J’aime, j’aime pas

J’ai eu l’idée pour ma 20è chronique de faire un rapide tour d’horizon de ce que j’aime ou ce que je n’aime pas au Québec, ce que j’adore, ce qui me rend fou, ce qui me perturbe, ce qui me chagrine, et plus encore. Entrons de suite dans le vif du sujet et commençons, en bon français, par quelque chose que je n’aime pas !

Le système d’assurance automobile du Québec
Ça, c’est LE truc qui m’a tout de suite bloqué à mon arrivée et, rien à faire, je ne m’y fais pas. Je touche du bois, je n’ai jamais été victime d’un accident de la route ni n’en est causé un en bientôt trois ans de vie au Québec. Et d’ailleurs, mieux vaut éviter ! En effet, il faut savoir qu’ici, responsable ou non, en cas d’accident ayant causé un bris matériel, votre prime d’assurance augmentera. Prenons par exemple le cas d’un automobiliste lambda particulièrement malchanceux. Disons qu’il a déjà eu l’année précédente, un incident non responsable rue Sainte-Catherine. Voilà le même, cette année, qui vient magasiner comme il le fait régulièrement au magasin du futur. Il se cherche une place sur la rue. Ah ! Quelqu’un sur le point de partir en train de déneiger sa voiture. Notre monsieur attend quelques minutes. Mais voilà qu’un autre monsieur, un septuagénaire à lunettes avec des verres énormes, entreprend de sortir. Bam ! Il vient de donner un coup d’accélérateur trop puissant à cause d’une douleur lancinante à la cuisse doublé d’un problème occulaire évident et vient d’emboutir pas à peu près la voiture de notre protagoniste qui attendait bien sagement que sa place se libère. Trop tard, et tant pis pour les deux. Le septuagénaire responsable tout comme notre pauvre monsieur absolument innoncent et malchanceux devront payer tous les deux leur caution, et les deux verront leur prime d’assurance augmenter. Eh oui, même le pauvre monsieur qui n’avait rien demandé à personne et dont le véhicule était à l’arrêt !! Bref, mieux vaut faire attention à sa conduite dans les rues de Montréal !

La désinformation
Je pense au très récent cas de cette musulmane ontarienne de 11 ans qui jouait avec son hidjab lors d’un tournoi de soccer à Laval. Celle-cis’est faite exclure d’un tournoi parce qu’elle a refusé d’obtempérer aux ordres de l’arbitre, lui-même musulman, qui lui demandait de retirer son hidjab par sécurité. La FIFA a refusé de trancher sur la question et a préféré laisser les fédérations locales de soccer et leurs arbitres à sa place. Ce qui m’épate c’est qu’on en parle depuis une semaine ! Sans compter que l’Égypte vient tout juste de s’inviter dans le débat en interpellant le gouvernement canadien à ce sujet… Heureusementque les élections sont là pour faire diversion ! Est-ce une tentative pour refaire parler des accomodements raisonnables en pleine période éléctorale ? Ce ne serait pas étonnant, les accomodements raisonnables en tant que tels se font plus rares en ce moment.

Le thème de la désinformation me rapelle aussi un non-évènement dont j’ai moi-même fait les frais en novembre dernier. Tout a commencé par une vidéo des fameuses Têtes à Claques que je diffusais sur mon blogue, avant que je ne reçoive un “courriel de mise en demeure” plutôt salé de la part de son auteur. Je retire de suite la vidéo et répond alors à l’auteur en lui faisant remarquer que son courriel était loin d’être un exemple à suivre de politesse. Il me répond alors sur un ton encore plus sec; je n’étais plus seulement un voleur, j’étais devenu un moins que rien. Qu’à cela ne tienne, je décide de poster en commentaire le contenu de ses courriels, et la sauce monte à petite échelle dans la blogosphère québécoise francophone. Un mois plus tard, les créateurs des p’ti papoutes étaient les invités de Tout le monde en parle.
Jamais je n’aurais pu imaginer que Guy A. évoquerait le sujet et donc indirectement et sans le nommer (ouf!!!) mon blogue. Par curiosité
et/ou recherche d’auto-flagellation (c’est selon), je répond le soir même dans une lettre ouverte aux auteurs des Têtes à Claques. Le lendemain, je me retrouvais en une du site Branchez-vous ainsi que dans leur capsule vidéo quotidienne, la “Minute techno”, pendant que mes statistiques de visites battaient des records chaque jour. Encore aujourd’hui, le principal mot clé qui amène du trafic sur mon site est “tetes a claques”. Je n’ai toujours pas compris comment un tel monument d’insignifiance, destiné initialement à rester dans la sphère privée des blogs francophones (et encore), ait pu se retrouver à Tout le monde en parle et en une de Branchez-vous.com. Une telle couverture médiatique pour “ça”, c’était bien trop ! Ne se passait-il rien de plus important en Novembre 2006 ? Quelle affaire !

La politique

Je ne comprends pas que le premier ministre actuel de la province puisse décider lui-même de la date des élections. Cela lui donne un avantage certain que je trouve injuste. Oui c’est inspiré du système britannique, mais quand-bien même ! Ne serait-il pas temps de s’en
défaire ? Suis-je le seul que cette abération dérange ?

L’hiver, j’aime… en qualité de piéton. J’adore ça même ! Je l’ai déjà dit, quand il neige, je redeviens un enfant, je capote !

L’hiver, j’aimais, avant que j’aie à pelleter le matin. Quand on met plus d’une demi-heure à déneiger sa voiture et à déblayer le banc de neige qui empêche de sortir, on se met forcément à être tanné de l’hiver avant l’heure. Même chose quand il fait -10°C un jour -38°C avec facteur vent le lendemain ! Heureusement, ça ne dure pas bien longtemps.

L’ascension professionnelle
J’en ai déjà parlé à maintes reprises dans des chroniques ou sur mon blog, je ne m’étalerai donc pas sur le sujet. Je dirais simplement que j’occupe actuellement un poste auquel j’aurais eu du mal à prétendre aussi vite en France. J’ai mis deux semaines à trouver le travail que j’espérais, et je découvre par la même occasion le milieu des agences de pub montréalaises. J’adore ça !

L’amabilité
Ça aussi c’est quelque chose qui frappe et qui m’impressionne encore aujourd’hui : faire face à un commerçant bougon ou désagréable est plutôt chose rare ici. Et c’est très appréciable ! En comparaison aux grandes villes de France, et pas seulement sa capitale, où se faire servir avec le sourire tient de l’exploit, ici, c’est une habitude ! Même lorsque l’on commande un vulgaire expresso et qu’on a le culot de demander un verre d’eau avec, on se le fait apporter avec le sourire. Au restaurant, pendant le repas, les serveuses et serveurs viennent régulièrement nous demander si tout va bien, si "c’est à notre goût".

La carafe d’eau
Il n’y en a pas, ou rarement.
Quand on s’installe à une table de resto, on nous apporte systématiquement un verre d’eau. Quand il est vide… il faut demander un refill ! A moins que le serveur ne s’en aperçoive avant et vienne vous remplir votre verre. Ce serait tellement plus simple avec une carafe d’eau !

La bouffe
Alors que le terme "bouffe" n’est pas très bien connoté en France, ici, la bouffe signifie bien manger, un bon repas, etc. Choc culturel la première fois que j’ai vu l’annonce pour IGA avec comme slogan "Vive la bouffe !" Tout ça pour dire que je n’ai jamais autant mangé "diversifié" que depuis mon arrivée. Libanais, éthiopien, grec, italien, chinois, japonais, thailandais, vietnamien et j’en passe… Montréal regorge de restaurants de toutes les cultures et à tous les prix. C’est fou !

Les yoghourts nature
C’est comme les carafes d’eau, c’est rare voire inexistant. On trouve du yaourt nature en pot, mais c’est ultra cher, et on est bien loin du plaisir que peut procurer un simple Velouté (chuut chuut pas de marque)… Mais bon on s’y fait. Pas le choix anyway!

Les Canadiens
J’aime pas quand ils perdent mais j’adore quand ils gagnent. Or ils ne font que perdre en ce moment, et tels qu’ils sont partis, ils joueront au golf dès les premiers jours du printemps. Je crois qu’ils peuvent même se pratiquer dès maintenant après leur performance sans pareille de ce soir contre les Trashers. C’était la première fois que je ne regardais pas un match du Canadien volontairement. Je zappe de temps en temps sur RDS pour apprendre que les Trashers mènent trois à zéro. Je zappe une vingtaine de minutes plus tard et j’ai peine à croire ce que je vois sur le bandeau du haut affichant le score du match en cours : MTL 0 – ATL 6. OK ! Golf golf golf…

Allez j’arrête là pour cette fois, je continuerai peut-être si l’inspiration me vient pour ma prochaine chronique !

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