Bilan : 2 ans à Vancouver - Immigrer.com
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Bilan : 2 ans à Vancouver

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Voila, ca y est, cela fait presque 2 ans que je suis à Vancouver. Il s’en est encore passé des choses au cours de cette deuxième année, mais cela n’est pas pour me déplaire. Cette année aura été plus ou moins en contradiction, caractérisée par une relative instabilité professionnelle, mais une meilleure stabilité personnelle.

Apres le choc culturel, s’en est suivie une période d’adaptation entraînant une certaine routine. Et oui, maintenant je suis bien installée à North Vancouver, mon appartement est totalement meublé
-j’ai encore quelques souvenirs persistants du camping que j’ai fait pendant 2 mois-, je suis organisée pour toute les contingences domestiques, je sais comment me rendre d’un endroit à un autre, j’ai un dentiste, un médecin, une coiffeuse etc.?etc.?

J’ai également un petit groupe d’amis que je vois régulièrement et sur lesquels je peux compter. Ce qui n’est pas négligeable, car quelque part on recommence à zéro lorsque l’on décide de changer de pays. Cela n’a pas été évident de rencontrer ses personnes et par la suite de les garder dans ma vie. Il m’a fallu aussi un petit temps d’adaptation au côté parfois superficiel des relations, mais qui somme toute permet de passer de bons moments et de vivre dans le présent. Un côté un peu Carpe Diem en résumé.

Le fait d’avoir des amis m’a permis de profiter beaucoup plus de la province et de tout ce qu’elle a à offrir. J’ai visité plus d’endroits, assisté à plus d’événements et vu plus de choses. Et surtout j’ai apprécié tout cela. Certainement bien plus que lorsque mon père était venu me rendre visite en Octobre 2006 – ne t’inquiète pas Papa, on va se rattraper le mois prochain !-Il faut dire qu’à cette période, non seulement j’étais en plein choc culturel, mais en plus mon compte bancaire ne présentait pas un solde mirobolant.

Ce qui m’amène au point suivant : le travail et les finances, véritables nerfs de la guerre -ou devrais-je dire de l’intégration ?- pour le nouvel arrivant, mais aussi pour les autres. L’année 2007 avait pourtant bien commencé. Apres avoir quitté mon premier emploi qui non seulement était mal payé, mais qu’en plus je n’aimais pas du tout, je croyais avoir trouvé un emploi plus que convenable, qui d’une part était dans mon domaine premier -traduction-, mais surtout qui était mieux payé et m’offrait une certaine stabilité. Cela a été en partie vrai. Malheureusement mon employeur avait des pratiques professionnelles assez douteuses, surtout d’un point de vue éthique. J’ai donc décidé d’interrompre la collaboration au bout de 6 mois.

Cela n’a pas été sans conséquences. Bien que cet emploi m’a permis de payer mes factures, mais aussi d’avoir quelques économies, il n’a m’a pas donné un filet de sécurité suffisant pour prendre le temps de chercher un autre emploi me convenant plus. J’ai donc dû retrouver du travail au plus vite. Et dans ces cas-là, on a tendance à prendre le premier emploi qui se présente, ce qui n’est pas toujours une bonne chose non plus.

Même si ce nouveau travail était dans mon autre domaine -secrétariat-, le salaire ne me permettait pas de vivre décemment, et j’arrivais à peine à joindre les 2 bouts dans cette chère ville de Vancouver. Mon employeur, très gentil, voulait me donner plus de responsabilités, mais sans augmentation de salaire. Donc, démission à la fin de la période d’essai. En termes de compétences, cet emploi est celui qui se rapprochait le plus du niveau que j’avais en France dans ce domaine.

A mi-septembre, je me retrouve donc une fois de plus à la recherche d’un emploi. Financièrement, je suis assez fragile, mais je décide de prendre le temps de réfléchir à ce que je veux vraiment faire professionnellement. Tout au fond de moi, je sais que je veux privilégier la traduction, qui non seulement correspond à mes études, mais qui est également ce que je veux vraiment faire. Surtout que cela a été très facile de me mettre à mon compte ici, et je ne me suis pas heurtée aux ordres professionnels non plus.

Et pourtant, j’hésite. C’est sûr, le secrétariat, c’est la facilité, des offres à profusion ou presque, donc pas besoin de trop chercher, et surtout la régularité immuable du salaire, ce qui n’est pas le cas en traduction. Du coup, je prends la mauvaise direction, avec le recul je m’en rends compte. Ce choix a aussi été motivé par ma propre situation personnelle. C’est d’ailleurs pendant cette période de doutes et de questions que je m’aperçois que ma vie en France n’était pas si stressante et que j’étais dans un confort douillet avec Papa-Maman à proximité et toujours prêts à aider en cas de besoin -pas uniquement financier-. Ici, je suis mon seul soutien. Personne d’autre ne payera mes factures à ma place. Je n’ai pas de solution de repli non plus si les choses tournent mal.

Elles ont bien failli mal tourner d’ailleurs. Au bout de 18 mois à Vancouver, j’étais déterminée à trouver du travail qui corresponde à mes compétences et surtout avec le salaire en rapport. Cela n’a pas été une mince affaire. Il a fallu attendre début décembre pour que cela se produise. Le salaire est vraiment à la hauteur, c’est indéniable, mais au fil des semaines, je me rends compte que ce n’est vraiment pas ce que je veux faire.

Un petit retour en France à Noël me fait le plus grand bien après cet Automne tumultueux. J’en ai aussi plus profité qu’en 2006. Et j’étais tout aussi contente de revenir. Finalement, oui, j’étais dans un cocon en soie en France, mais telle la chenille se transformant en papillon, je suis contente d’en être sortie et de voler de mes propres ailes. Ma vie est belle et bien ici maintenant, et non là-bas.

Tout en restant dans mon emploi actuel, je décide de prospecter sérieusement pour développer mon affaire de traduction. Finalement, les retours sont meilleurs que je l’espérais. J’en arrive à un point ou je ne peux plus tout concilier, un emploi administratif à temps plein la journée, des traductions et la recherche de contrats le reste du temps, sans oublier ma vie personnelle. Une décision s’impose. Puisque les derniers mois m’ont démontrée que c’est définitivement dans la traduction que je veux être, j’ai donc donné mon préavis de mon emploi.

Je suis contente de ma décision. Il est possible que les choses soient un peu difficiles au début, surtout financièrement, mais je me suis aperçue que j’avais plus d’options que je le croyais. Je sais que si besoin est, je pourrais toujours me tourner vers le secrétariat, même temporairement ou à temps partiel. Depuis que je suis au Canada, je suis toujours arrivée à trouver du travail dans mon domaine, je ne vois pas pourquoi cela changerait finalement.

D’ailleurs le fait d’avoir pris cette décision de faire enfin ce que je veux niveau carrière m’a rendue plus heureuse et a eu des répercussions sur ma vie personnelle. Là aussi, les choses se sont faites lentement mais sûrement.

Malgré ces quelques déconvenues professionnelles, je suis toujours aussi ravie d’être à Vancouver. Et j’espère que cela continuera. Je terminerai cette chronique en ajoutant que le forum et Immigrer en général m’ont aussi beaucoup apporté pour cette année écoulée. Je n’oublierai pas de sitôt la rencontre avec « Notre Jimmy » à Vancouver-même. Il a eu du mal à me faire avaler la pilule blanche et bleue, d’ailleurs il préfère aller à Ottawa depuis. Mais je sais qu’il reviendra !

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Écrit par
Blueberry

Stéphanie alias Blueberry est originaire de France et écrit des billets pour le site depuis 2008. Installée à Vancouver dans cette ville de l'ouest du pays depuis 2006, elle a fait son premier séjour au Canada en 2001 et a eu un véritable coup de foudre pour le pays. Suivez ces billets pour en connaître plus sur la vie, le travail, les loisirs et les joies et autres en Colombie-Britannique.

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