6 trucs infaillibles pour RATER son expatriation - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
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6 trucs infaillibles pour RATER son expatriation

Et oui, la vie à l’étranger fait rêver, saliver, fantasmer, …

Pourtant l’expatriation est tout sauf facile, n’est pas si rose, et peut même mener à des déceptions, des désillusions, voire des dépressions.
Personnellement c’est cette phrase de Mark TWAIN qui a été mon déclic :

Je m’estime « ben chanceuse » (à lire avec l’accent Québécois) que ma vie au Canada et en Espagne se soient bien passées (l’une en couple, l’autre en famille). Pourquoi ? Parce-qu’à l’époque, personne de mon entourage n’a su me conseiller, m’épauler et me (PRÉ)PARER pour ma nouvelle vie.

Depuis le début de mon expatriation, je croise régulièrement des personnes (bien plus nombreuses que ce que l’on pourrait croire) qui ont malheureusement échoué dans cette aventure. Les raisons de cet échec semblaient différentes à première vue, mais je me suis rapidement aperçue qu’elles se comptaient sur les doigts de la main (d’un polydactyle***).

Si tu te prépares à franchir le pas de l’immigration, assure-toi d’éviter les 6 écueils suivants, qui pourraient transformer ton rêve en cauchemar.

1- Partir pour les mauvaises raisons.Expatriation - Surtout ne pas vouloir fuir

Tu pars pour découvrir une autre culture, t’ouvrir l’esprit, sortir de ta zone de confort, te confronter à l’inconnu, parler une nouvelle langue, vivre une nouvelle aventure (seul, en couple ou en famille), changer (de vie, de travail, d’endroit) ? Ce sont de BONNES raisons : tu es sur la voie d’une expatriation réussie !
En revanche si tu pars pour FUIR, la réussite de ton expatriation me paraît plutôt compromise (hormis bien évidemment dans le cas de réfugiés politiques, ce billet s’adressant principalement à des lecteurs Français, Belges et Suisses…).

Quand je parle de fuite, je pense plutôt au refus d’affronter ses problèmes personnels et/ou psychologiques, de se remettre en question, de rejeter la société, etc. 9 fois sur 10, tes problèmes te rattraperont, même si tu vis à l’étranger.
Comme le dit Robert Louis Stevenson :

Il est inutile de fuir ses faiblesses, il faut les affronter ou périr. Et quitte à les affronter, autant le faire tout de suite et aussi directement que possible.

Je ne dis pas que c’est facile (je ne pense d’ailleurs pas en être capable, car personnellement je n’ai rien fui, SAUF, après mûre réflexion, ceux qui me demandaient : « Et toi, les bébés, c’est pour quand ? » 😉 ) et j’anticipe des réactions de certains de mes compatriotes, mais la fuite est une mauvaise raison, selon mon humble avis… Et qui dit mauvaise raison dit foncer dans le mur…

2- Le refus de l’échec.

Expatriation - Peur de l'échec (citation de Woody Allen).

La peur et les doutes sont omniprésents avant le grand départ (sauf si tu es un super héros bien sûr). Ce sont des émotions normales, humaines, que l’inconnu réserve à tous : vais-je m’adapter, vais-je aimer ma nouvelle vie, vais-je trouver le boulot de mes rêves, mes enfants vont-ils s’intégrer, … ?
Mais de toutes les peurs, il y en a une que tu devras combattre, si tu veux réussir ta vie à l’international : la peur de l’échec. Une fois « là-bas », tu sentiras plus d’une fois le fantôme de l’échec planer lourdement au-dessus de ta tête… et il y a de fortes chances que tu ne réussisses pas du premier coup. Mais perdre une bataille ne signifie pas perdre la guerre.
L’important est d’en tirer un enseignement (et de l’humilité, ce qui ne fait de mal à personne, surtout si tu es Français ;) ), de relever ta tête et tes manches, et de repartir au combat, en te disant : « C’est pas grave, cette fois ça n’a pas marché, la prochaine fois sera la bonne. »
Si tu capitules au premier obstacle, au premier refus, à la première défaite, ben… t’es mort tu ferais mieux de rentrer au bercail.
Personnellement, je me suis retrouvée à faire cuire des céréales à mon arrivée à Montréal dans un petit atelier, après avoir quitté un poste de direction à Paris pour Danone (avec la voiture et les €€€€€€ qui allaient avec;) ). Mes enfants (alors âgés de 4 et 6 ans) n’ont maîtrisé l’espagnol qu’après plusieurs mois, alors qu’on m’avait garanti qu’en 1 mois, ils seraient bilingues. Mon conjoint n’avait toujours pas la sécurité sociale espagnole, après 2 ans à Valencia…
Et pourtant, ça roule ma poule ! Pourquoi ? Parce-qu’on reste confiant (même si la vie n’est pas rose tous les jours), qu’on ne regarde jamais en arrière, et qu’on se remet en question régulièrement… mais qu’est-ce que ça fatigue en revanche ! (Soupirs)
Je parle toujours de notre « petite étoile » à ceux qui m’interrogent sur notre avenir (encore incertain). Mais sincèrement, cette petite étoile, tu devras la nourrir tous les jours de positivisme et de confiance en l’avenir. Mais la récompense sera là, garanti ! :)

3- Ne pas être (pré)paré.

Expatriation - Les autres

J’entends deux choses par là : la première, évidente, est l’absence de préparation « administrative », à savoir ne pas avoir fait les démarches nécessaires pour quitter ton pays natal l’esprit tranquille (impôts, sécu, passeports, …) ET pour t’installer sereinement dans le nouveau pays (argent de côté, permis de conduire, assurance maladie locale, assurance expatriation, reconnaissance de diplômes, etc… sans oublier beaucoup de lecture pour t’imprégner de la culture locale, éviter les faux pas, gagner du temps, etc).

L’autre absence de préparation, est beaucoup plus subtile mais tout aussi (encore plus ?) importante : la préparation MENTALE. À quoi ? Au choc culturel, à l’échec (encore lui), et aux mauvaises surprises qui t’attendent (parce qu’il y en aura, sache-le), une fois sur place. Mais il y a pire. Le pire, tu y seras confronté AVANT ton départ : il s’agit de la PRESSION SOCIALE !!!!

Ah, la pression sociale (soupirs)… En vrac : « Quoi, tu quittes ton super poste sans avoir trouvé un job là-bas? », « Tu viens du Sud, t’es frileuse et tu vas vivre au Québec ? », « C’est la crise en Espagne et tu vas quand même vivre là-bas ? », « Tu ne sais pas parler Espagnol : comment tu vas faire ? », « Les soins en Amérique du Nord, c’est super cher ! T’as pas intérêt à avoir un problème de santé… « . (J’en ai 2000 autres dans ce style, pour ceux que ça intéresse…)

Et ÇA, comment dire… ÇA, si tu n’as pas préparé ton voyage avec précaution avant de « L« ‘affronter, c’est l’échec assuré. Si tu as un mental d’athlète, et que tu es amateur de méditation, de boxe, de yoga et de musique : tu pars avec un bonus de réussite, car tu y auras régulièrement recours, avant ton départ.

4- Les « pompeurs » d’énergie.

Expatriation - difficultés avant le départ (citation)

 

J’ai pris conscience (bien trop tard à mon goût) du pouvoir de l’énergie (positive ou négative) de mon entourage, et des effets sur maforce santé mentale.

Un bon moyen de ne pas réussir son expatriation est de s’entourer de ces gens qui ne font que »pomper » de l’énergie aux autres, qui dramatisent tout, qui râlent tout le temps (ah tiens, la France se vide ? ? ), qui te conteront des mauvaises expériences à l’étranger du cousin de la tante de la prof de math et de celle du beau-frère du collègue de la voisine.

Le départ pour l’étranger nécessite BEAUCOUP de courage, de motivation et d’énergie. Une fois que tu auras pris ta décision de partir, n’hésite pas à te montrer égoïste en gardant précieusement ce capital pour toi, et en mettant entre parenthèse temporairement ton côté « bon samaritain ». Conseil du jour : envoie ch… évite ces personnes négatives jusqu’à ton départ, et tu doubleras tes chances de réussir ton expatriation.

Quelqu’un qui veut mettre toutes les chances de son côté pour réussir a besoin de toutes ses forces pour franchir le pas. Ces forces, on les puise en soi, mais pas seulement.

C’est fou ce que comme les petites phrases dans le genre « Tu vas réussir », « J’ai confiance en toi », « Je t’admire », « Fonce », « Si ça va pas là-bas, n’hésite pas à m’appeler » ont un effet décuplant sur notre confiance en nous. En cas de coup de stress ou coup de blues, il suffit d’appeler les personnes à l’origine de ces phrases ou d’aller boire un café avec elles , et tout repart comme en l’an quarante.

Alors si tu veux franchir plus facilement le pas de l’expatriation,fréquente sans modération les personnes qui dégagent cette énergie positive.  Ces « coach de vie » sont faciles à repérer : à leur contact, ta force double de puissance et tu les quittes toujours « gonflé » à bloc.

Petite parenthèse pour ceux qui partent vivre au Québec : cette nation regorge de personnes ouvertes, positives, et entreprenantes. C’est LA plus grande différence que j’ai notée avec la mentalité française. Le contact des Québécois m’a beaucoup enrichie sur ce sujet.

À titre d’exemple, leurs panneaux et pancartes (même gouvernementaux) contiennent toujours des consignes positives, alors que pour le même message, la consigne sera négative. Devinez laquelle de ces consignes est québécoise et l’autre française : « Interdiction d’aller sur la pelouse » vs « Prière de rester sur les sentiers ». Ça veut dire la même chose, mais ça fait pas le même effet, non ?

Pour lire la suite : c’est par ici

Laurence Comet
Après avoir vécu 10 ans en Amérique du Nord et installée depuis en Espagne, je n’ai pu résister à l’envie de partager ma vie d’expatriée au quotidien, mes découvertes, mes coups de coeur et mes humeurs. Parallèlement, je mène une vie de famille (2 enfants nés au Québec et un mari musicien) et professionnelle: après avoir travaillé comme salariée durant 18 années dans des entreprises renommées, je suis devenue Community Manager (gestionnaire de communautés) à mon compte et Consultante en Média Sociaux, dans des domaines qui me passionnent: l’expatriation bien sûr, le voyage, les différences culturelles, et la gastronomie. À bientôt, bye bye, hasta luego, Laurence
http://www.immigrer.com

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