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Se loger à Montréal : acheter ou louer ?

Après deux ans de vie à Montréal, nous nous lançons ! Deux ans à payer des loyers, et à « jeter l’argent par les fenêtres », comme aurait dit ma grand-mère. Les temps changent, évidemment, et cela fait de nombreuses années que nous déboursons un loyer tous les mois sans pour autant nous sentir frustrés de ne pas investir dans la pierre. Mais tout de même, vient un moment ou s’installer plus durablement devient un projet naturel.

L’avantage d’être locataire est tout de même que l’on évite tout un tas de tracasseries. Ici encore plus qu’en France, être locataire est une position confortable. Pratiquement tout est à la charge du propriétaire. Si une ampoule claque, vous pouvez appeler votre propriétaire, il se chargera de la remplacer ! Le nôtre ramasse même les feuilles dans la cour. La prochaine étape est de l’amener à pelleter la neige, mais c’est un pas qu’il n’a pas encore franchi !

Louer un appartement, administrativement parlant, est de plus d’une facilité qui déconcerterait plus d’un Parisien !
Pas de feuilles de salaire à présenter, si vous dites que vous pouvez payer, on vous croit. Pas de demande de caution, pour les mêmes raisons. Il est en théorie illégal de demander au locataire un mois de caution, même si en pratique beaucoup le font. Pas d’état des lieux non plus… Parfois, un propriétaire peut vous demander une enquête de crédit, ce qui peut être un peu handicapant car l’historique de crédit est une spécificité nord-américaine. Venant de France (ou de Navarre), vous avez en théorie un historique de crédit vierge, puisque chez vous, personne ne garde de trace. Au Canada comme aux Etats-Unis, on garde une trace de chacun de vos achats, ce qui permet de repérer les bons payeurs et les mauvais… Effrayant ou rassurant, ça dépend des points de vue.
Quoi qu’il en soit, avec le nombre de Français qui s’installent chaque année à Montréal, les propriétaires commencent à avoir l’habitude, et comprennent bien que le fait que vous n’ayez pas d’historique de crédit ne veut pas dire que vous n’avez jamais dépensé d’argent !

Attention, être locataire n’est pas non plus le paradis total, n’exagérons rien. La meilleure protection des propriétaires est tout de même qu’ils peuvent vous mettre à la rue beaucoup plus facilement qu’en France si vous ne payez pas. Rassurez-vous, on ne vous mettra pas dehors du jour au lendemain alors qu’il fait -30… Mais les procédures sont beaucoup plus rapides.

Pour acheter, c’est autre chose. S’il y a beaucoup de similitudes, la loi n’est pas tout à fait la même au Québec. Et quand on s’engage sur 10, 15, 25 ans, il vaut mieux bien se renseigner pour ne pas se faire avoir.
Je ne vous ferai pas le détail ici, d’une part parce que c’est compliqué, mais aussi parce que si vous lisez ce site, vous êtes certainement un nouvel immigrant, ou un futur immigrant, et l’achat immobilier n’est peut-être pas votre priorité…
Une chose à savoir qui peut débloquer toutes les autres, tout de même : Ici, souvent, quand on achète un appartement, on fait appel aux services d’un agent immobilier. Il vous aide à faire les démarches, vous trouve des appartements à visiter, s’occupe de toutes les questions légales… Pratique.

http://lemondeestmonvillage.com

Johann
Arrivé à 35 ans à Montréal en janvier 2011, Johann est un diplômé de l'école de management de Lyon. Passionné du voyage, à son arrivée au Québec, il travaille dans une agence de voyages puis monte sa propre boîte reliée au voyage. Sa conjointe française travaille à Ubisoft Montréal. Son blogue www.lemondeestmonvillage.com
http://www.immigrer.com

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