Présentation : Québécoise de coeur depuis 6 ans - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
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Présentation : Québécoise de coeur depuis 6 ans

Je suis Tunisienne de sang, née en Tunisie, mais depuis 6 ans je suis aussi québécoise de cœur. Le Québec est mon grand amour, je dis Québec parce que je ne suis encore jamais allée au delà de ses frontières, ça fait bientôt six ans que ça dure et je n’ai aucun regret. Ce fut probablement la meilleure décision de ma vie, tout de suite après celle d’avoir mon fils. Ici je ne me sens pas déracinée, je ne me sens pas étrangère, je ne me sens pas inconnue, ici je suis chez moi et c’est si bon d’être chez soi.

La première fois que je suis venue c’est en septembre 2004, j’ai été accueillie à l’aéroport par des connaissances et je suis partie directement chez eux à Trois-Rivières. C’est sur le chemin que ça s’est produit, la flèche m’a traversé toute entière et s’est logée en plein dans mon cœur. Je suis tombée éperdument et définitivement amoureuse du paysage. Les arbres porteraient leurs plus beaux habits et les couleurs étaient exaltantes, tantôt rouge pourpre, tantôt jaune doré, tantôt rose, tantôt orange et puis toutes sortes de tons de vert. C’était magnifique, le ciel était si bleu et paraissait gigantesque, depuis ce jour là je n’arrête pas de dire qu’il me paraissait si proche que si je tendais le bras je pourrais effleurer les nuages.

J’étais venue en simple visite pour explorer et découvrir le grand Canada, à ce moment là et pendant le trajet vers Trois-Rivières, je n’ai eu qu’une certitude : Je vivrais ici. Je ne savais pas quand, je ne savais pas comment j’allais m’y prendre mais je savais que je reviendrai. C’était la première fois de toute ma vie que je me sentait chez moi.

En effet je suis restée deux mois lors de cette visite, pendant lesquels je suis allée voir l’université de Trois-Rivières, j’ai fais mes démarches, je suis repartie en Tunisie et je suis revenu en décembre de la même année pour entreprendre ma maîtrise avec un statut d’étudiante étrangère. J’ai eu des problèmes de santé et j’ai dû abandonner le Québec en Janvier et retourner en Tunisie. Le vol de retour a duré neuf heures et je les ai passées à ….pleurer. J’étais triste, je ne savais pas si une opportunité comme celle là se présenterait de nouveau, je ne savais pas si je pourrais repartir vers ce grand amour et ça me rendait malheureuse.

J’ai attendu et attendu et puis j’ai encore attendu et puis un jour j’ai décidé que j’en avais assez d’attendre et qu’il était temps pour moi de me lancer à l’eau. J’ai renouvelé mon admission, réservé mon vol, , traversé toute sortes de barrières d’immigrations et donné toutes sortes d’explications. Ensuite j’ai commencé mes cours et j’ai fais mes preuves et j’ai parlé à toutes sortes de monde et à beaucoup de Québécois qui ont pris le temps de m’expliquer comment ça marche.

J’ai parcourus beaucoup de sites d’informations, dont celui pour lequel j’écris cette même chronique. Immigrer.com m’a donné accès à plusieurs ressources et j’ai pu tisser des liens avec des personnes d’origines et de cultures différentes. Pour moi il fera toujours partie de mes souvenirs et de mes longues soirées passées à planifier mon voyage et mon immigration. Je trouve cela extraordinaire que je puisse, aujourd’hui, vous faire part de mon expérience sur le même site que j’ai consulté des dizaines voir des centaines de fois depuis la Tunisie.

Des embuches sur le chemin, j’en ai eu, et des périodes de vaches très maigres, j’en ai connu. Tout ça pour dire qu’immigrer ce n’est pas facile même quand on est très motivé. C’est comme faire du vélo sans les petites roues pour la première fois, on tombe très souvent et quand on tombe on se fait mal et notre égo en prend un coup. La seule différence entre un immigrant qui va jusqu’au bout et celui qui finit par abandonner, c’est le réseau social. Le chemin parait plus facile quand on n’est pas seul, quand on entouré et qu’on tombe, il y a des mains qui se tendent et des visages qui nous sourient et ça peut faire toute la différence. S’isoler ou bien rester cloitré dans sa communauté c’est passer à côté de l’expérience la plus enrichissante de sa vie.

Aujourd’hui, je vis au Québec depuis bientôt 6 ans, plusieurs choses se sont passées depuis cette fameuse journée d’automne, mais la certitude que ici je suis chez moi ne s’est jamais estompée, comme le premier jour je suis encore amoureuse de ce pays, de ses paysages et de ses citoyens.

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