Partir pour mieux revenir

Quand j’ai écrit mon bilan des 1 an au Canada sur mon blog, j’ai indiqué que surement plusieurs personnes auraient baissé les bras face aux difficultés que j’ai rencontrées avec mon mari durant 12 mois.

Je crois que la persévérance n’est pas donnée à tout le monde. Après tout, qui a envie de tout reprendre à zéro en arrivant au Canada ?
Pas grand monde j’imagine.

Force est de constater qu’en 12 mois de vie ici, je n’ai croisé la route que d’immigrants installés ici depuis longtemps. Certains même depuis plus de 10 ans.

Alors je me suis demandé où étaient les autres, ceux qui comme nous étaient « les petits nouveaux ». Terme que je déteste soi dit en passant car un nouvel immigrant rencontre surement beaucoup plus d’embûches en très peu de temps qu’un immigrant bien installé depuis 5 ans.

En fait je me suis rendu compte que beaucoup venaient à Toronto avec un visa de travail de 3 ans et repartaient dans la foulée. Ils ne voulaient pas rester davantage.
Cet été j’ai vu partir une famille de 4, installée depuis 3 ans ici, vers leur France natale. Et l’été prochain, ce sera au tour de deux copains expats (qui seront 3) de reprendre la route.

Car oui il y a deux écoles, ceux qui font un bébé au Canada et repartent vite en France er ceux qui au contraire préfèrent élever leur enfant ici et repartir quelques années plus tard.
Les raisons sont variées mais la famille semble pousser les gens au départ.

Et puis il y a aussi les PVTistes qui ne sont que de passage.
D’abord ils trouvent la vie Torontoise fabuleuse et puis face à la difficulté de trouver un travail intéressant et donc un prolongement de visa, ils préfèrent rentrer.

Finalement je me demande qui fait vraiment le choix de changer de pays de pays pour toujours. C’est si difficile.
J’ai cette impression un peu triste mais normale que tout le monde finit par rentrer au pays et laisse donc derrière soi une sorte de vie inachevée.

Est-ce aussi ça le paradoxe de l’immigrant ? Ne jamais trouver un chez-soi ?
Et à chaque fois tout reconstruire sans savoir de quoi sera fait demain.
« Partir c’est mourir un peu chaque jour mais mourir c’est partir beaucoup ! ».

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