Parce que j’aime la France

Le (re) départ approche. J’ai réservé mon aller simple pour le 2 juillet et, avec le départ, il y a le stress des préparatifs bien sûr, mais surtout l’envie de profiter au maximum de la France et de ceux que j’aime et que je laisse ici. Ayant déjà vécu au Québec pendant 4 ans, je sais exactement ce qui va me manquer. Je vais profiter de mes proches, évidemment, mais je vais aussi profiter de mon pays, parce que même si je repars, je ne pars pas en claquant la porte. La France et moi, on ne divorce pas. J’ai donc prévu une sorte de pèlerinage pour les 50 derniers jours qui me restent à passer en France.

Je vais découvrir et redécouvrir la France. J’adore l’histoire, j’adore les vielles pierres et surtout j’adore Paris. Je vais donc passer trois jours dans la capitale histoire de retourner visiter le Louvre, le musée d’Art Moderne, histoire me balader à travers le jardin du Luxembourg, le quartier Latin, le quartier Montmartre. Et puis je vais enfin visiter le château de Versailles, une chose que je repoussais indéfiniment.

Je veux aller dans le sud aussi, à Cassis, à Toulon et sur l’île de Porquerolles, parce que j’adore ces coins, parce que j’adore la mer, le bruit des vagues et l’odeur. Et s’il me reste du temps, je voudrais aller faire un tour à la montagne, une grande, haute et belle montagne. La nature est belle aussi en France.

Et puis après les villes, les paysages, les musées, ce qui le plus me manquer, c’est la gastronomie. Mon Dieu que le deuil va être dur ! Oui, je sais qu’on retrouve à peu près tout au Québec, mais il faut chercher, fouiller, se renseigner et surtout mettre le prix. Je vais prendre dix kilos avant mon départ, mais ce sera pour la bonne cause ! Je veux manger une choucroute, un cassoulet, une tartiflette, je veux souper dans un bouchon lyonnais (tous ceux qui passent à Lyon doivent absolument manger dans un vrai bouchon !). Je veux m’arrêter dans une boulangerie, sentir le pain frais, les viennoiseries, la pâtisserie. Je veux dévorer des macarons, des tartes tatins et des vacherins. Je veux me balader dans le Vieux-Lyon, en pensant à tout ce que j’ai vécu ici.

Je veux faire tout ça et partir avec la tête remplie de souvenirs. Parce que quitter son pays natal pour son pays d’adoption, c’est regarder vers l’avant mais sans renier le passé. Je pars pour des raisons, des déceptions, des rêves qui me sont propres, tout en étant conscience que la France m’a apportée beaucoup.

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Ouvrir un compte bancaire avant mon départ
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