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Licenciement… On est arrivé pour…

Licenciement….

On est arrivé pour notre shift un peu avant 16h jeudi il y a deux semaines et comme d’habitude, on est passé par nos casiers pour déposer nos choses, prendre nos casques, nos classeurs. Ensuite, on est allé à la cuisine pour déposer nos lunchs, remplir nos bouteilles d’eau. Puis, comme tous les jours, on a voulu rentrer dans le centre d’appel pour « swiper » et noter nos horaires de break et de lunch mais nos chefs d’équipe ne nous ont pas laissé rentrer…. Ils ont dit qu’ils allaient nous emmener dans la salle de formation pour une réunion d’information. On a attendu les retardataires et on a suivi le troupeau.

Le client (télévision sattelite) a demandé à notre centre d’appel de réduire les postes de 43 à 15, soit passé de 81 agents à 25. Les plages horaire de 8h à minuit doivent aussi passé de 8h à midi et de 17h à 21h. Pas drôle comme shift…. Et ce, à partir de lundi !

On a remplit des papiers où on devait dire si on voulait rester et si on était prêt à faire ces horaires fractionnées. Comme d’autres projets sont en vue, on nous proposait une mise à pied temporaire pour garder notre rang d’embauche ou une mise à pied permanente avec notre 4% et une semaine d’indemnité calculé sur la moyenne des heures travaillée les 4 dernières semaines. C’est drôle ça aussi car ça fait un petit mois qu’on nous autorise, voir encourage, à prendre du Temps Excusé (quitter avec autorisation sans salaire). On a posé nos questions et on a pu aller …. travailler. Comme d’habitude, on a pris les appels et on fait du mieux qu’on a pu mais le cœur n’y était pas. On devait nous dire vendredi si on avait été choisi pour rester. Étrangement à 20h, il n’y avait plus d’appel et à 21h, on était la majorité à vouloir prendre du temps excusé pour nous remettre de nos emotions de l’après-midi.

J’ai appris comme des dizaines d’autres ex-agents que je ne rentrais pas le lundi suivant, même si nos horaires avaient été affichées plusieurs semaines avant. On s’était douté que quelque chose se passait car les horaires du 8 mars devait être affiché deux semaines auparavant et le babillard était resté vide. Mais on était très loin de se douter que le lundi on n’aurait plus d’job !!

Je n’étais pas là vendredi, jour de sentence mais on m’a raconté que les agents ont été pris un à un ; certains sortaient souriant, certains perplexes et d’autres en larmes. Quelques fut le sort de chacun, on était tous tristes, même les chefs d’équipe car on ne pensait pas à la job que l’on perdait, mais à la gang qu’on ne reverrait plus tous les jours….

Cette job m’a permis de me faire de véritables amis, d’apprendre pleins de chose sur la culture québecoise et le meilleur, c’est que même après cette job là, nous gardons contact. Nous avons organiser une rencontre samedi dernier pour revoir les amis et échanger nos coordonnées si on ne les avaient pas. Évidemment qu’on avait toutes coordonnées, puisqu’on se voyait quasiment tous les jours et que les fins de semaines on faisait des choses ensemble.

Cette mise à pied a permis à chacun de se remettre en question et de s’encourager à avancer dans nos projets. Certains pensent aller à Montréal ou à Québec, mais chacun le cœur lourd de se quitter. Quant à moi, j’attend « impatiemment » mon 4% et je me remet à la recherche d’emploi, plus dans mon domaine cette fois-ci, car il est temps, c’est vrai.

À la prochaine pour mes prochaines aventures estriennes !

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