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Home, Sweet home : l’achat immobilier à Montréal

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Vous voilà installé dans le pays que vous avez choisi. Votre nouveau travail vous plaît, vos repères prennent forme, vos amis ont de plus en plus la parlure québécoise, et (qui sait ?) vous avez dénichez l’âme soeur. Comblé ? OUI ! Enfin, presque. Car, si vous savourez le fait d’avoir un toit au-dessus de votre tête, celui-ci traîne un petit quelque chose qui vous chiffonne : vous n’en êtes pas propriétaire…

Ainsi, un beau matin, vous vous réveillez avec le ferme projet d’acquérir, pour la première fois sur le sol québécois, votre petite cabane à vous… Et rien qu’à vous. Mais voilà, par où commencer ? Qui contacter ? De quoi se méfier ? Votre apport est-il suffisant ? Va-t-on vous octroyer un prêt ? En un mot : comment faire ?

Alors que je m’étais juré de ne jamais sombrer dans la paperasse (haute-voltige intellectuelle pour votre serviteuse) lors de mes chroniques, je vais m’inspirer, ici même et à l’instant notre propre exemple, notre aventure dans l’immobilier montréalais et dans ses méandres de l’administration. Non pas que nous soyons une référence parfaite mais vous verrez que dans les extrêmes, on a fait pas pire. Donc, c’est possible avec quelques précautions et pré-requis.

Première étape : déterminer votre budget

Ce point crucial qui va guider la totalité votre recherche. Avant de déterminer votre budget, il faut d’abord savoir si vous êtes éligible à l’obtention d’un prêt hypothécaire….

Au Québec, vous pourrez emprunter pour l’achat d’une maison même si votre apport est minimum (5%, voire 0% dans certains cas), mais ne rêvez pas, c’est loin d’être une généralité. Si vous avez immigré depuis peu, c’est différent : il vous faudra présenter de bonnes garanties en termes de « cash ». De notre côté, nous avions environ un tiers d’apport et nous avons pu obtenir un prêt alors même que Guinness venait tout juste de commencer à travailler. Rendez-vous compte : nous avons signé une promesse d’achat la veille de son premier jour de travail.

Les autres variables qui vont déterminer votre budget d’achat seront la durée de remboursement – la « norme » étant ici de 25 ans – le taux, et les mensualités que vous pouvez vous permettre. Sur ce dernier point, attention ! Les règles du jeu ne sont pas les mêmes qu’en France par exemple. Vous pouvez obtenir un taux fixe mais un prêt ne vous est accordé que pour une durée maximale de 5 ans. Ensuite, vous pouvez le reconduire avec la même institution financière ou une autre, mais le taux risque de changer (en bien ou en mal). Donc, ne calculez pas vos mensualités de façon trop juste.

Vous voilà maintenant avec en main le montant de votre apport et le montant des mensualités que vous pouvez vous permettre. Il vous faut maintenant un professionnel pour déterminer le budget pour la maison de vos rêves (ou la masure de vos cauchemars). Nous avons opté pour un courtier hypothécaire qui est en contact avec de nombreux organismes financiers. Ce type de professionnel vous obtiendra plusieurs offres et pourra, en plus, négocier en votre nom. Les autres options sont de faire le tour des banques par vous-même ou d’aller dans un organisme du type Multi-Prêts.

Dans votre budget, n’oubliez pas les frais de notaire (environ 1.000 $), la taxe de Bienvenue (0.5% sur les premiers 50 000$, 1.0% sur la tranche de 50 001$ à 250 000$, 1.5% sur la tranche qui excède 250 000$), les taxes scolaire et municipale, sans omettre éventuellement le coût des travaux de rénovation (qui dépendront de la maison que vous choisirez).

Bon, et bien, justement, il serait peut-être temps de la choisir cette maison !

Deuxième étape : Choisissez votre ville, votre quartier

Il existe des sites internet spécialisés dans l’immobilier, le plus centralisateur étant certainement sia. En furetant sur les annonces proposées, vous pourrez vous faire une bonne idée du marché immobilier qui régit le secteur visé. N’hésitez pas à sélectionner aussi les quartier limitrophes à celui de vos rêves. Il serait dommage de passer à côté de la perle rare pour quelques rues. Personnellement, nous avons passé plusieurs mois à éplucher les annonces immobilières et tenter de comprendre les subtilités du marché canadien alors même que nous étions encore en France. Cette pré-étude, bien que par moments fastidieuse, nous a fait gagner un temps précieux lors de notre acquisition.

Baladez-vous une fin de semaine dans les coins qui ont attiré votre attention. Repérez les emplacements des services bien utiles au quotidien comme les fameux dépanneurs qui portent si bien leur nom, ou les centres médicaux. Vous avez des enfants ? Situez les CPE (Centre de la Petite Enfance), les écoles primaires et secondaires. Songez aussi que vous pourriez avoir recours aux transports en commun. Pour Montréal et sa banlieue, vous pourrez vous fiez à la STM (Société des Transports Montréalais). Si le réseau du métro peut vous sembler chétif à côté de celui parisien parce qu’il reste essentiellement concentré sur la partie centrale de Montréal, les autobus desservent de façon remarquable l’île, y compris la nuit. Pour ceux qui opteraient pour la banlieue, il existe des trains qui mènent leurs passagers jusqu’au centre-ville de la métropole. Amusez-vous à faire le trajet entre votre bureau et votre futur quartier, en fonction de vos horaires de travail. Vous aurez ainsi une excellente idée de ce qui vous attend.

Notre agent immobilier, celui-là même qui nous avait dégoté notre premier pied-à-terre meublé, location fort pratique mais, par définition assez onéreuse, nous avait offert un petit truc pour jauger la qualité de votre futur voisinage. Parce que je suis dans un bon jour, je vous fais cadeau de ce précieux conseil : lors de vos promenades de repérage, soyez attentif aux voitures et aux jardins. Quoi ? Oui, vous avez bien lu ! Le soin apporté aux véhicules et aux pelouses sont assez révélateurs de l’ambiance générale du quartier.

Troisième étape : le domicile en tant que tel

Soyons honnêtes, je ne pourrais pas vous faire part de mon expérience dans le domaine de l’acquisition d’un appartement. Faut dire qu’avec trois moufflets galopants du matin (très tôt) au soir (très tard), la charité envers les voisins a rapidement repris le dessus. Nous avons donc orienté nos recherches, d’entrée de jeu, vers une maison. Après avoir sélectionné quelques annonces, nous appelons notre agent immobilier (celui de notre premier logement sur le sol québécois) pour lui faire part de nos choix et lui demander si des visites étaient possibles. Mon homme démarrant sa première job le surlendemain, nous ne disposions que d’un jour pour juger de nos présélections.

Sans le savoir, nous avons commis une erreur de taille : nous sommes tombés littéralement amoureux de la première maison visitée. Je revois encore la tête de notre agent immobilier en franchissant le seuil de la demeure et de sa remarque amusée : “ Ça va être dur, après…”. De fait, les visites suivantes n’ont pas suscité le même enthousiasme, loin de là.

Mais notre ravissement ne nous a pas empêchés d’être très attentifs à des points capitaux. Sous la houlette de notre agent, nous avons fureté, vérifié, questionné. Les fondations sont-elles saines ? L’isolation est-elle de bonne qualité ? La fenestration est-elle efficace ? Le chauffage est-il gourmand ? Si vous faites confiance au professionnel qui vous accompagne, n’hésitez pas à lui laisser les rênes de la visite. Le nôtre a pensé à une foule de choses qui ne nous serait certainement pas venue à l’esprit.

Le soir même, nous faisions une offre d’achat, tout en prenant soin de l’assujettir d’une condition que je ne saurais trop vous recommander : l’examen d’un inspecteur de maison devait être concluant. Cette précaution nous a coûté 500$, une dépense bien modeste au vu des garanties qu’elle apporte. Vous aurez un rapport complet sur l’état de votre projet et les travaux à prévoir : les bardeaux d’asphalte du toit seront à remplacer dans tant d’années, la législation vous oblige à avoir une rampe d’escalier pour la cave, voici des conseils pour maximiser le drainage autour de la maison, etc… La responsabilité légale de l’inspecteur est engagée si ses conclusions s’avèrent fausses. Par contre, ne vous attendez pas à ce que ce professionnel vous dise si vous faites une bonne affaire. Mais dans notre cas, il eut un regard admiratif qui en disait long…

Pour conclure, sachez fuir les maisons vendues sans “garantie légale”. Trop souvent, il s’agit de biens sur lesquels il existe de gros doutes… Apprenez aussi que le vendeur a une responsabilité de 3 ans sur les vices cachés.

Sur ce, bon magasinage…

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