Illusions - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
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Ecrit par: mimibob

bonsoir TLM,
voila apres trois mois au quebec je suis triste de constater que tous mes espoirs et mes esperances commencent a partir en fumee
je ne vous cache pas je suis vraiment triste parce que je ne trouve pas mon bonheur, partie de mon pays apres des annees d’ettente pour realiser mon beau reves apres pleins de sacrifices, je me retrouve ici avec un grand point d’interogation ai-je fait le bon choix de venir ici?????
depuis trois mois j’essaye de trouver du travail, sans resultat, j’ai passe une entrevue d’embauche et un test pour un poste d’assistante technique dans une entreprise specialisee en froid et climatisation (ca fait parti de mon domaine), l’employeur ne m’a jamais reppele, quand je l’ai appele vous savez c’etait quoi sa reponse “madame, j’etais satisfait de votre test mais pour le moment je n’ai pas de poste a vous offrir”.
le conseil que je peux vous donner avant de venir ici, apprenez l’anglais sans cela vous n’aurez pas beaucoup de chance a decrocher un boulot, c’est la realite le quebec est une province qui fait parti du grand canada anglophone et voisine du geant anglophone USA, alors ne vous faites pas trop d’illusions qu’avec uniquement du francais vous pourrez trouver un bon travail.
bonne soiree a tout le monde.

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Ecrit par: suomi

Bonjour, je suis désolé pour toi mais 3 mois, c’est peut être un peu court pour se démoraliser.

C’est vrai qu’ici, d’après mes propres constatations, il vaut mieux parler l’anglais pour trouver un emploi. Mais, dans le commerce de détail, il semble que ce ne soit pas vraiment obligatoire ni dans la vente de produits d’assurance d’ailleurs.

Ne désespère pas et accroche toi, ca va venir. M…. pour la suite.

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Ecrit par: velzia2

salut les clavardeux, et surtout salut à toi en particulier M.

Je me trouve dans le même cas de figure que toi. Et c’est vrai que trois mois c’est court pour se décourager( arrivée le 10 septembre dernier). Mais c’est ce qui m’arrive aussi.
J’ai pourtant pris le temps d’y réfléchir avant le grand saut, mais j’ai le sentiment de m’être posée les mauvaises questions.
Mon amie s’intègre bien mais moi ça ne vas pas du tout mais pas du tout.

Il y a une chose dont on ne parle jamais sur le forum c’est l’épuisement psychologique ds lequel on peut se retrouver en arrivant au Québec après avoir eu l’esprit hyper occupé pendant l’année de procédure. C’est mon cas. Je ne sais même plus pourquoi j’ai tout lâché en France et pourquoi je suis venue ici. Je ne devrais pas chialer comme ça sur le forum au risque de te démoraliser encore plus, toi et tous ceux qui ne se manifestent pas sur ce forum et qui éprouvent les mêmes difficultés d’intégration parce qu’ils ont peur d’être jugés par les adeptes de la méthode Coué.
J’en ai lu des témoignages de râleurs qui se permettaient d’engueuler ceux/celles qui avaient le malheur d’éprouver un mal être après juste qqs mois d’installation. Moi, je n’ai pas peur de le dire, Je suis extrêmement déprimée en ce moment et tant pis pour les optimistes forcenés qui sévissent sur ce forum.
Et pourtant, je suis arrivée comme tout le monde avec plein d’espoir et surtout bcp d’humilité. Je n’ai jamais pensé qu’un employeur m’accueillerait à bras ouvert ici. J’ai prospecté dans plein de domaine touchant de près ou de loin à mes aspirations premières. RIEN je relance encore et encore.
Comme tout immigrant j’ai suivi les sessions du MICC, je me suis inscrite à l’OMI, à l’AMPE, au CLE de mon quartier. Ce matin, je me suis inscrite à un centre de recherche d’emploi mais ce ne sera pas avant Janvier.
je suis quelqu’un qui a bcp de ressort et je suis très motivée. Mais là je ne m’y retrouve plus.
Et surtout, et là je me découvre, je réalise à quel point mes proches me manquent.
Et ma ville aussi.
Néanmoins, dans toute cette histoire, j’ai pris une décision sage avant de partir, je n’ai pas quitté tous mes emplois en France. J’avais plusieurs employeurs. J’ai pris un congé sabbatique, et mon amie aussi d’ailleurs. Quant à mon employeur principal, j’avais démissionné mais il m’a fait comprendre avant de partir que sa porte resterait ouverte pour moi.
J’aimerais que l’on parle un peu plus des échecs à l’immigration. Même si je pense qu’il ne s’agit pas d’échec en réalité, mais plutôt d’ une étape dans la vie qui nous permet de réfléchir à nos vraies priorités dans la vie. Moi, je voulais partir. Si je ne l’avais pas fait, je l’aurais regretté. La distance avec son milieu permet de mieux réfléchir parfois.
En France, mes voisins, qui sont devenus mes amis sont partis en PVT pendant 18 mois . Ils ont trouvé du travail rapidement. Ils adorent Montréal. Mais ils ont fini par rentrer car la famille leur manquait.
J’ai compris en quelques semaines que je ne ferai pas ma vie ici, malgré tous mes espoirs du départ, mais ce n’est pas grave. Je pense qu’il ne s’agit pas d’une histoire de quantité de semaines( comme certains n’arrêtent pas de le répéter…), mais il faut parfois être sur place pour se poser les VRAIES questions et se reconnaître tel qu’on est.
Tout le monde n’est pas fait pour l’immigration.
Malgré tout ce long laïus, essaie de garder le moral. Dis-toi que tu n’es pas seule et qu’il y a tjrs une solution. Un jour on se sent au ras des paquerettes, et le lendemain, on trouve une porte entrouverte sur son chemin. Il faut être attentif.
L’esprit humain ne manque jamais de ressources. IL faut simplement ne pas se laisser submerger par tous ses problèmes. VOIS LES CHOSES PAR ÉTAPE.
Good luck et que la force soit avec toi

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Ecrit par: peanut

Velzia, tu as tout à fait le droit de nous parler de tes sentiments vis à vis de ton immigration…comme tu dis, ça ne fonctionne pas pour tout le monde, et ce, pour différentes raisons…

Mais j’ai l’impression qu’une des raisons principales de retour au pays, est l’éloignement familial…ce n’est pas la première fois que je lis un message le concernant. Souvent, il faut partir au loin, pour savoir à quel point nos proches peuvent nous manquer…le côté positif de ton retour, sera sûrement de renforcir les liens familiaux!

Pour ce qui est de la durée de séjour ici…en effet, elle varie d’une personne à l’autre, mais j’aurais tendance à penser qu’il faut parfois attendre un peu(quand c’est possible!) avant de prendre la décision finale de retour…

Dans mon cas, mon chum français n’est pas proche du tout de sa famille, même s’ils sont en bons termes…donc, il n’est pas “ennuyeux”…ce qui peut être un avantage quand on part dans un autre pays.

Quoi qu’il en soit, si tu n’es pas heureux ici, tu as l’avantage de pouvoir retourner dans ton pays d’origine sans problème!

Bonne chance!

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Ecrit par: velzia2

Je tire pas mal d’enseignement de mon mini mini parcours jusqu’au Québec.

La première, c’est de faire deux voyages en touriste avant de venir s’y installer. Personnellement je l’ai fait une fois pendant 3 semaines mais je crois réellement qu’un voyage plus long de 3 à 4 mois c’est l’idéal. Mais il faut pouvoir le faire, financièrement et bien sûr professionnellement.

Si j’avais eu 25 ans ou moins, je pense que je serais partie en PVT, mais bon maintenant je suis trop vieille!

Nous, nous avons vendu presque tous nos biens( à part les bouquins les CD et les BD + le frigo et le téléphone fax n’ont pas été vendus et c’est tant mieux!!) avant de partir afin de récolter une petite somme supplémentaire. Là encore, je pense qu’il est plus prudent de garder ses biens qqs temps en les entreposant chez les parents ou des frangins, ou ailleurs encore…On ne sait jamais.

D’un commun accord avec mon amie, nous avons préféré attendre avant de faire suivre le peu d’affaires qu’il nous reste. Du coup, nous aurons cela en moins à gérer pour le retour.
Nous aurons juste à nous occuper des trucs que nous avons acheté à Montréal.

Enfin, je pense qu’il faut laisser passer plusieurs mois après avoir reçu son visa. Histoire de se remettre un peu de ses émotions, et de laisser retomber l’euphorie.
Cela permet de cogiter encore un peu.

Pour l’instant, c’est tout ce qui me vient à l’esprit…

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Ecrit par: iqualit

Allez, je vais ajouter mon grain de sel à ces témoignages qui reflètent une partie de la réalité de l’immigration.
Cela fait près de 4 ans que je suis au Canada et j’ai compris le soir même de mon arrivée que je ne ferai pas ma vie ici. Bien que quelques heures auparavant, j’avais juré le contraire, décidée de recommencer à zéro, whatever happens.

Cependant, le choc culturel, le climat, l’éloignement… ont eu raison de mon moral un peu haut et utopique, je l’avoue. J’ai pleuré de nombreux soirs pendant… oufff…
La plupart des fraichement émigrés se sont demandés ce qu’ils faisaient là, dans ce beau pays aux grands espaces. Certains m’ont même dit que ce n’est qu’au bout de 2 ans et quelques, qu’ils ont pu se faire à l’idée de rester plus longtemps encore (ils sont toujours au Québec… )

Le Canada c’est super… Sauf que, ce n’est pas mon pays, ni ma culture et que toute ma famille et mes amis sont à plus de 7.000 kms. Même si j’ai trouvé un job, des québecois et des canadiens anglais extremement accueillants, (surement beaucoup plus accueillants que le commun des français accueillant un émigré en sol français), une terre du “tout-possible”, ce n’est qu’une fois sur place que l’on peut personnellement mesurer l’impact d’une telle situation.

Certains la vivront mieux que d’autres en fonction des constraintes de chacun (année de disponibilité, famille, emploi…).

N’oublions pas ceux qui n’ont d’autres choix que celui de rester et l’on peut alors relativiser et se dire que ce “voyage” au Canada est une opportunité unique.

Pour ma part, je ne voulais pas rentrer avant un minimum de retour sur investissement, par exemple: il me semble que j’appréhende beaucoup mieux, même si ce n’est pas comparable, la condition des émigrés en France.
J’ai appris la modestie, l’humilité (en tant que française à l’étranger, j’en avais bien besoin apparement… ), l’adaptation à un milieu différent du mien, le travail multi-culturel (même maintenant, c’est pas complètement gagné… ).
Autre point, j’ai appris le québécois avé l’accent siouplai la lo… avant d’améliorer sensiblement mon anglais à Toronto. Deux pìerres d’un coup ! Bref, je repartirai grandie d’une telle expérience.

Tout ça pour dire que je comprends très bien les marques de découragement, je suis passée par là et sans mentir, je crois bien que la grande majorité aussi.

Maintenant, quels sont vos objectifs et comment les concilier avec la conjoncture?
Peut être serait il bon de les réviser? Sans pour autant prendre ce réajustement comme un signe d’épuisement psychologique.
Cela prouvera une chose: votre capacité d’adaptation.

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Ecrit par: Seelab

Pareil pour moi. J’entre dans ma phase déprime je crois. Ça fait deux mois que je suis ici et je sais que c’est un peu tôt pour se prononcer mais je suis pas dans une phase très positive en ce moment,
Par contre je regrette nullement mon pays d’origine et j’ai pas du tout l’intention d’y retourner mais je ne crois pas que je vais rester ici toute ma vie.

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Ecrit par: Lizzie

eh bien, je suis bien triste de lire tous ces témoignages. Dans mon cas, je refuse de me démoraliser, j’ai un emploi qui me paie à peine mes factures (eh oui, en prenant son propre appartement, on a bcp de frais) absolument pas dans mon domaine avec des horaires qui sont du n’importe quoi mais c’est une première pierre à mon édifice ici.

C’est peut-être vrai aussi qu’en étant bilingue, des portes s’ouvrent peut-être un peu plus facilement mais il faut dire que la m**, je l’ai bouffée en Angleterre il y a plus de 10 ans.

Je me suis promis de faire mon premier “vrai” bilan au bout de 2 ans, je ne peux pas dire que je vais rester ici toute ma vie mais pour l’instant, je n’ai pas la moindre envie de partir ailleurs.

Courage à vous tous et l’important est toujours de sortir qq chose de positif de n’importe quelle situation.

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Ecrit par: Lapin

En plus, je dois avouer que le beau temps actuel sur tout le Québec n’est pas fait pour remoner le moral… disons que quand tout s’accumule, ca fait beaucoup… mais la aussi on a le droit de se laisser un peu aller, mais on a aussi le devoir envers soi-même de se relever et de continuer a y croire et a y aller…. il m’est arrivé de laisser tomber, de ne pas y croire et de ne pas m’investir a fond, et cela laisse un arrière gout et un sentiment que je foncerai la prochaine fois…. on apprend -malheureusement- de ses erreurs et expériences, pas des erreurs et des expériences des autres.

Courage, relève la tête, let’s go .

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Ecrit par: celine

Il ne faut pas baisser les bras aussi rapidement. Comme l’ont dit d’autres avant moi, 3 mois, c’est peu. Tu vois, ça fait 2 ans que nous sommes au Québec avec mon mari, et je peux t’assurer que des galères, on en a eu beaucoup. A force de persévérance, et surtout de patience (“tout vient à point à qui sait attendre”), nous sommes très heureux aujourd’hui. Nous avons acheté une maison, nous avons chacun un travail. Et à ce sujet, je ne suis pas d’accord sur le fait que l’anglais est indispensable. En effet, c’est vraiment quelque chose que j’appréhendais, surtout dans mon domaine (biomédical). J’en ai parlé avec mon patron avant l’embauche, et il m’a dit “t’inquiète pas pour ça, si il y a un projet pour lequel il faut parler l’anglais, on y mettra quelqu’un qui s’y connait, moi même, je ne suis pas parfaitement bilignue” (et pourtant, il est chef d’entreprise, au québec). Tout ça pour dire que l’anglais est certes un plus, mais il n’est pas indispensable. C’est comme tout, ça dépend des entreprises dans lesquelles on tombe.
Pour ce qui est de commencer par un petit boulot, c’est pareil, ça dépend des domaines et de la chance qu’on peut avoir. Tu vois, c’est mon premier boulot (ici, et même en france, où je sortais des études), et c’est exactement dans mon domaine.
C’est vrai que j’ai attendu un moment avant de pouvoir travailler, parce que je n’avais pas la résidence permanente, mais maintenant, c’est bon.
C’est aussi vrai que l’éloignement de la famille est parfois un peu difficile, mais avec internet, c’est quand même bien de pouvoir se donner des nouvelles très régulièrement.

Accroches toi, tout est possible dans la vie!!! Si tu as choisi d’immigrer, tu avais des raisons, et je suis sûre qu’elles sont bonnes. N’abandonnes pas tout parce que tu n’as pas ce que tu veux dès ton arrivée, c’est juste normal, et c’est surtout le cas de tout le monde.

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Ecrit par: snoupi

je pense que bcp de vos deprimes viennent avec l’hivers approchant, la nouveauté s’estompant et la job ne vennant pas elle

perso je prefere arriver en avril 2005 pour aller vers le positif : chaleur, printemps, été, quebecoises en jupe

par contre, je risque de me retrouver une grosse partie de la journé seul, a marcher seul, a manger seul…. heuresement qu’un ami m’heberge, ca fait tjrs quelq’un a qui parler le soir, en attendant “quelqu’une” (re- – j’aime bien les )

je pense que personne ne devrait revenir en france, sans etre retourné en vacances en france, et pas seulement pour voir le coté positif (retrouvailles familles les pieds sous la table et les copains) mais plutot se remetre dans la situation du traintrain quotidien qui vous a poussé a partir au Canada

pasque sinon ca va etre un gros YOYO dans votre esprit : y a pas mal de chance que passé le retour en france et les retrouvaille, vous vous ressentiez a nouveau etoufés

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Ecrit par: ptit-loup

Heu parcequ au quebec ca ne sera pas pareil lever boulot dodo

Une emigration c est comme depoter et replanter une plante , certaine ne prennent pas .

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Ecrit par: david80

salut je suis nouveau.

Je suis venu au quebec pour “découvrir” le pays. une chose est sure c’est que dans moins d’un an je serai parti mais je ne rentrerai pas en france. J’ai deja immigré dans un autre pays avant, et par la suite ma femme a voulu rentrer en france pour des raisons familiales. Apres quelques semaines elle a voulu absolument repartir. resultat nous nous sommes retrouves a attendre un an avant de repartir. Immigrer dans un autre pays ca n’est pas facile, mais le quebec est surement l’endroit le plus “agréable” pour un francais qui veut garder quelques reperes. Faisant beaucoup d’aller retour entre la france et le canada, je peux te dire qu’après 5-7 jours en france tu te rappelles pourquoi tu es parti!!!

Pour l’instant j’ai rencontré peu d’immigrés francais, mais la quasi totalité voulait rentrer ou aller dans une autre province, ils etaient au pays depuis plus de 3-4 ans.

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Ecrit par: laurence

Bonjour,

Ce fil de discussion est fort intéressant car il démontre que l’immigration n’est pas une chose facile. En plus des obstacles et du défi de l’intégration, il y a l’épuisement, le choc culturel et bien d’autres choses. En effet, l’immigration et / ou le Québec n’est pas fait pour tout le monde et certains s’en rendent compte que sur place. Aussi, parfois pour certains, il faut des mois et même parfois des années pour trouver un équilibre.

Y’a pas de mal non plus de venir au Québec pour tenter sa chance ou faire une expérience de quelques années ou quelques mois. Faut pas voir cela comme un échec, c’est souvent loin d’être le cas.

Bon courage dans votre adaptation et comme on dit au Québec : lâchez pas !

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Ecrit par: tintinmare

bon be puisque c est ici le rdv des decus du Qc….je viens apporter mon petit temoignage! vous verrez que mon parcours est encore une toute autre histoire d immigrant.

il y a deux ans j ai decide de quitter la france pour realiser mon reve de gosse: traverser l amerique du sud, de bas en haut. apres des mois et des mois de voyages je suis arrive, ss le sous, a caracas et j ai decide de rentrer en france. en plus je voulais revoir mes proches.

la, gros choc culturel, j ai vite decide de partir a la premiere occasion pour n importe ou!! n importe ou, ce fut la saskatchewan!
et oui grace a internet, j ai rencontre une famille de cowboy loufoque qui m ont gentiment heberge et appris les rudiments de la vie ds un ranch. experience formidable, bien sur, mais je sais pas si vous connaissez la saskatchewan….c est plutot tranquille!
le premier voisin a 3 miles et le premier saloon a 80 miles

du coup, j ai decide cet ete de venir m amuser au quebec. evidement c etait l ete…donc pleins de gens dehors, des concerts, des filles en jupes….youhouuuu! j en ai profite qlq semaines et tres vite je me suis retrouve sans un sous

j etais a l hotel a chicoutimi et grace a ma cb, j ai pus retire 500 piasses (gt ds le rouge..), me louer un studio meuble et commencer a chercher du travail!

c etait dur. je ne trouvais rien et ne connaissait personne dans cette petite ville de province mais finalement au bout d un mois j ai trouve un job

doucement j ai releve la tete.

maintenant je suis arrive au canada il y a 7 mois exactement. au debut, mon idee n etait pas du tout de m installer au quebec mais j ai fini par me transforme en immigrant. et pendant un temps j y ai meme cru! je me voyais deja avec un cdi, une carte de RP etc….

mais apres quatre mois ici je constate que j ai une bonne petite jobine, un logement pas pire…et c ets tout! pas d amitie solide, pas de vie sociale bref je ne me suis pas integre. comme en parlait florence: il y a des gens qui ne sont juste pas fait pour immigrer. moi je suis un voyageur, pas un immigrant.

peut etre ai je voyage trop longtemps pour pouvoir m arreter qlq part. je n ai pas d amertume vis a vis du quebec, je suis sur qu il y a ici des gens tres bien mais je ne les ai juste pas rencontre….et c est dommage pour eux

mon sejour ici, m aura apris bcp de choses. ca m a permis de reflechir sur ce que je suis, ce que je veux, ou je veux aller etc…

bref, maintenant je suis gonfle a bloc pour repartir! super motive pour un nouveau-nouveau depart! encore et toujours!

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Ecrit par: Orphée 9-12 à 3:14

Ben merci quand même pour toutes ces expériences !
Toute façon on s’en fou: nous on PART dès qu’on peut.
Foncer, qu’y at-il donc à perdre ? du temps ? mais on fait presque que ça dans la vie !
A trop peser le passé ou s’accrocher à un futur hypothétique on ne fait rien si ce n’est s’enfoncer dans un trou dont les murs sont noirs.
Un salaire minable ? je prends, je verrai après.
Un hivers froid ? je prends, l’espace sera ma compensation.
Une famille lointaine ? c’est quoi le loin ? est-on propriétaire pour réclamer le droit d’être à SA place ?
“Allez les gars, reveillez-vous, il va falloir en mettre un coup”

On me propose une autre vie, ailleurs. pourquoi pas ? peut être qu’il s’agit d’illusions ou d’un mauvais calcul (tout est calcul) mais, demain, je ne regretterai pas mon choix sinon, parce que j’ai tordu mon pied étant adulte, je devrais regretter d’avoir appris à marcher étant enfant. Heureusement, la plupart des enfants ont d’autres préoccupations que de savoir si le pas d’avant était le bon: ils avancent.

Ceci étant dit, je le répète encore, merci car c’est vrai qu’à trop s’illusionner sur un monde quasi-parfait on risque la giffle et, qu’étant adulte et au chaud, on la supporte moins qu’avant …

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Ecrit par: loutre 9-12 à 4:54

Encore une fois, ce fil nous montre que la plupart d’entre nous passe par ce creux de la vague au bout de qq semaines ou qq mois….
J ‘en ai deja témoigné sur ce forum, mais pour nous ça s est passé au bout de 3 mois, avec des conditions qui nous paraissaient pas terribles, pas de job pour mon chum, moi pas de souci de ce côté là, mais plutôt le contrecoup de l’adaptation à ce nouveau milieu de travail, la difficulté de réadapter également sa vie de famille…et on plonge vite dans le négatif!
Quand tu es en famille avec des enfants, tu as moins de temps pour te tourner vers l’extérieur, et tu en ressens moins le besoin…résultat : tu ne rencontres pas grand monde, tu galères, tu trouves que tu n’as pas d’amis, tu te prends la tête chez toi sans arrêt car tout le monde est un peu désarçonné….de là à dire , “ça le fait pas, on rentre” il n’y a qu’un pas!
Et ce pas nous l’avons franchi après huit mois…il a fallu repartir presque de zéro en france, puisque nous aussi on avait tout vendu, mais on accepté 10 fois plus de contraintes car , en rentrant au pays, on était sur que ça finirait par redémarrer….
il a fallu tout ça pour nous redonner l’envie de partir….
je crois qu’au moment ou on est pas trop bien, l’entourage a beaucoup d’importance…si , sur place, tu ne vois personne pour t’encourager à persévérer, si, en France ta famille fait pression pour te voir revenir en te convaincant que tu n’as peut être pas fait le bon choix, tu ne vois plus l’intéret de rester plus longtemps à chercher un hypothétique job ou un meilleur logement ou whatever!
Mais avec du recul, comment peut on s’imaginer changer de tout, de pays, de job, d’environnement etc…et que tout marche sur des roulettes au bout de 3 mois????
Alors il vaut peut-être mieux essayer de faitre le point et de passer le cap….
ceci dit, ça n’empêche pas de chialer un bon coup d etemps en temps pour remettre les compteurs à zéro!!!
bon courage!

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Ecrit par: Jas06

Il faut le dire très haut et fort: Novembre est le mois le plus déprimant au Québec!!! Même les québécois dépriment… Y’a que le Salon du livre qui remonte le moral…
Faut ajouter que mars est pas terrible non plus , mais là au moins on sent qu’on va vers autre chose…

Apprendre à vivre avec 4 saisons, c’est qq chose… Notre moral, notre corps doivent s’adapter et ça prend du temps… L’année (et la vie) est découpée en 4 et cela affecte TOUT!

Moi, j’ai dû apprendre à vivre avec 2 saisons… La première année j’avais du retard dans mes projets car inconsciemment, vu que l’hiver n’était pas arrivé, j’attendais, je sentais que j’avais le temps de voir venir… Mais on était en janvier!!!

Il faut accepter ces passages à vide qui caractérise l’immigration, l’exil… Ca fait partie du “package”… Vous êtes confrontés à ce que vous espériez et à une réalité qui n’est pas rose… Ce n’est pas rose tout le temps nulle part… Il faut digérer cet écart entre les attentes et ce que vous vivez… Il faut être patient, accepter de revenir en arrière, de recommencer…. Accepter que vos acquis doivent être constamment réévalués… cela s’applique à toute immigration.. au Québec et ailleurs…

Ce que vous vivez n’est pas un échec, mais une expérience de vie enrichissante quelle que soit sa finalité. Cela vous construit. Cette expérience vous change et vous donne d’autres repères. Que vous reveniez en France ou non, vous aurez gagné tout cela.

C’était la minute positive!!! commanditée par le soleil de la Côte d’Azur

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Ecrit par: steph59117

il est vrai qu’il est impossible d’appréhender toutes les facettes liées à une immigration….on gère le dossier par lui-même, le déménagement, le point de chute, parfois les écoles pour les enfants, un peu le boulot (rares sont les cas de ceux qui ont trouvés avant d’avoir posé les pieds ici)…

et pour le reste, il faut bien voir…..la solitude (eh oui), l’éloignement, les regards amusés des Québécois (mais que faites vous tu ici ?), la famille, les enfants qui n’ont plus de repères, sauf nous qui n’en avons plus….

on s’était dit que 5000 km, ca ne fait que 7h30 d’avion et quelques dollars. Mais c’est sans compter les 2 seules malheureuses semaines légales de congés annuels….

eh oui bien, bien, bien réfléchir…..mais sans regrets, jamais

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Ecrit par: velzia2

Salut tout le monde,
Vraiment je suis contente de cette discussion. Cela fait du bien d’entendre tous ces témoignages.
ça donne envie de vous retrouver toutes et tous autour d’un bon café vanille au Second Cup du coin.
Ce forum fait du bien au moral.
Hier, je vous disais que je n’avais pas tout lâché en France, et que mon employeur principal me laissait la porte ouverte malgré ma démission. Et bien Bingo, le même jour je reçois une lettre de mes anciens collègues pleine d’amitié, d’encouragements et de blagues… mais j’ai également reçu une lettre à part de mon boss qui me supplie à demi mot de réintégrer son équipe. J’avoue que je ne peux pas résister. Je suis faible, mais mon compte en banque le devient aussi, sérieusement!!! Et je refuse l’idée de devoir demander une aide sociale ici.
En France, il y qqs années, j’ai connu le parcours du combattant pour le RMI avec le contrat d’insertion, la carte CMU que j’ai refusé car je trouvais ignoble et injuste de stigmatiser les RMISTES pour l’accès à la santé, avec le droit surtout de se faire regarder de travers par un médecin, un dentiste, etc. avec le risque probable de ne pas être soignée de la même façon
D’accord, on n’est pas en France. mais cette expérience m’a plutôt marquée et je refuse de retomber là-dedans.
Bref, j’ai deux jobs qui m’attendent en France, et ici, je n’ai rien.Malgré toutes les exigences de la délégation du Québec dans le dossier d’immigration.
J’ai juste une dernière remarque à faire concernant l’apport financier pour venir au Québec. L’idéal, ce serait de venir avec un an d’avance financière. Certes, il y aurait moins de monde à se lancer dans l’aventure, mais c’est irréaliste d’exiger un minimum de 2000 euros. Je ne me souviens plus du montant exact, mais je ne dois pas être loin de la réalité.

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Ecrit par: cam&leon

Vraiment désolée que tout se passe comme cela pour vous. Par contre, il est vrai qu’avoir encore une possibilité de revenir en France ça n’aide pas à se dire que l’on va rester.

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Ecrit par: titou & kikine

SALUT A TOUS

Petit poste pour dire à velzia que le retour n est pas un echec nous sommes resté un an Québec et nous avions les deux un job, des amis et meme une nounou à 5$……je crois que sa a augmenté depuis…….et nous sommes rentrés en France quand même car je crois également que immigrer n’est pas fait pour tout le monde et le choc culturel ets bien présent et on s’en rend compte uniquement la bas confronté à la réalité…… alors dit toi que tu l’as fais et qui vivra verra…..et je peux te dire que tu en reviendras forcément différente….

Dans notre cas nous sommes très content d’être rentré en France même si le manque de neige nous atriste un peu, mais pas assez pour regretter le Québec.

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Ecrit par: velzia2

SALUT TITOU ET KIKINE

C’est drôle je pense souvent à vous car j’ai lu votre témoignage et votre parcours au Québec.
Je pensais être seule à ressentir mon malaise ici, d’autant plus que mon amie s’intègre plutôt bien. Elle a un travail et donc elle cogite moins que moi.
Cela creuse un peu plus le décalage entre nous.
Depuis quelques jours, j’essaie de récolter des infos sur la toile pour connaître l’autre facette de l’immigration. C’est surprenant !
Mais je ne m’étalerai pas ici, je ne veux surtout pas me faire d’ennemi(e)s sur ce forum que je trouve très bien. Et puis,chacune(e)a son expérience.
Bref, voilà, j’ai décidé de rentrer avant de m’enfoncer un peu plus dans mes idées noires. La seule décision très dure à prendre c’est celle de devoir être séparée pendant quelques mois de mon amie. Mais d’un autre côté, je ne peux plus rester là.
Je ne vois pas mon retour comme un échec. Quand nous sommes parties de France, nous avions bien dit à notre entourage qu’il n’y avait rien de définitif. On ne savait pas si on allait rester 3 mois, 6 mois ou un an.
Alors, oui, c’est vrai, on peut se dire que c’est le temps de l’adaptation mais dans mon cas, je pense qu’il fallait le vivre sur place pour comprendre que l’immigration , ce n’était pas pour moi. C’est une histoire de parcours personnel et de caractère. Je pense simplement que j’ai donné et sacrifié beaucoup de choses pour finalement n’avoir aucun retour!!

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Ecrit par: snoupi

QUOTE(velzia2 @)
l’immigration , ce n’était pas pour moi. C’est une histoire de parcours personnel et de caractère. Je pense simplement que j’ai  donné et sacrifié beaucoup de choses pour finalement n’avoir aucun retour!!

je pense IMHO que tu vas en tirer une ENNNNNORME experience qui te servira dans la vie de tous les jours, meme en france, rapelle toi de ca

tout le monde ici respecte les decisions de chacun, il n’y a d’ennemis ici rassure toi. tu es libre de t’exprimer et de t’étendre comme tu le veux, tu trouvera toujours du soutien.

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Ecrit par: cam&leon

Je me permets quand même une petite remarque en lisant tes messages : que veux tu que le Canada te donne en retour … au bout de 3 mois de présence ?

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