Didier: 6 mois à Vancouver - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
Vous êtes ici
Accueil > Blogs > Didier: 6 mois à Vancouver

Didier: 6 mois à Vancouver

Pour ce billet, j’ai décidé de donner la parole à Didier, alias PertiG sur ce forum. Il est avec sa famille sur Vancouver depuis 6 mois, et nous livre ses premières impressions. 
 
Peux-tu te présenter? 
Je suis franco-malgache, j’ai dépassé la quarantaine, marié et papa de 2 enfants. 
J’ai passé une grande partie de mon enfance à Madagascar, et la vie d’adulte en France (dont 2 ans en Allemagne) 
 
Pourquoi le Canada? Pourquoi Vancouver? 
J’avais depuis pas mal de temps l’envie de changer de pays car piégé par une routine parisienne que je m’étais moi-même créée.  
D’autre part, ma fille aînée dès l’âge de 8 ans a commencé à montrer des signes de surmenage, donc cela a accéléré le processus d’immigration. 
Partir s’installer dans un nouveau pays a longtemps été un rêve, mais nous n’avions  pas vraiment de destination bien précise. 
En réalisant un comparatif sur différents pays, petit à petit le Canada s’est révélé comme une évidence, et le rêve est devenu projet il y a 7 ans lorsque j’ai commencé à participer au salon Destination Canada. La même année je suis partie avec ma femme et ma fille aînée faire un voyage exploratoire à Seattle et Vancouver. 
Le Canada représentait pour nous le bon compromis entre l’Europe (il y a un niveau de protection sociale) et l’Amérique (culture du tout est possible). 
Quand je dis “culture du tout est possible”, c’est qu’on ne range pas les gens dans une boîte parce qu’à 22 ans ils ont fait un certain cursus académique. 
D’autres raisons motivantes sont que le Canada est un pays bilingue (en théorie), égalitaire qui promeut de manière plus effective l’égalité homme-femme. Etant père de 2 filles, ce sujet m’est important. 
 
J’ai choisi une province anglophone car l’anglais ne me paraissait pas un obstacle mais plutôt comme un atout aussi bien pour l’avenir des enfants que pour celui des parents. 
 
Et puis, Vancouver, vue la beauté exceptionnelle du cadre et les belles rencontres que nous avons pu établir dès le 1er séjour, on se voyait mal affronter l’hiver dans une province du Centre ou de l’Est du Canada. 
 
Peux-tu résumer ton parcours depuis ton arrivée?  
Je suis arrivé en été 2013 à Vancouver avec mes deux filles. Nous avons été hébergés quelques jours chez des amis  pour nous permettre de trouver une location. La recherche fut rapide car j’ai trouvé en une semaine notre première location. 
Ce que je peux dire c’est que je suis à la fois épuisé mais aussi heureux. 
Epuisé, car au quotidien mener de front à la fois l’installation dans un nouveau pays,  les courses, les loisirs avec les enfants, les devoirs des enfants, les petits conflits entre enfants, le rangement de la maison, la mission free-lance, la rédaction de mon blog etc etc…tout cela n’est pas de tout repos. 
Mais heureux finalement car cela reste un privilège de vivre dans un endroit qu’on a vraiment choisi. 
J’ai résumé les premières actions ici (( http://www.liferebootspirit.com/les-6-actions-incontournables-pour-tout-nouvel-immigrant-arrivant-en-famille/ ) , je me suis inscrit à un dispositif d’accompagnement à la recherche d’emploi (http://www.skillsconnect.ca/). 
Les tâches administratives sont très simples à faire, contrairement à ce que j’ai pu connaître en France. J’ai récemment acheté une voiture d’occasion, et cela m’a pris 20 minutes chez ICBC pour effectuer le transfert de propriété et d’assurance du véhicule ! 
Je travaille en freelance sur une mission informatique et heureusement cela ne doit me prendre qu’au maximum 20 h par semaine. 
 
 
Quel était ton niveau d’Anglais avant de venir ici? Trouves-tu difficile de vivre en Anglais?  
 
Je qualifierai personnellement mon niveau d’anglais d’intermédiaire, il n’est vraiment pas exceptionnel. Je suis à l’aise pour parler de sujets professionnels, et beaucoup moins pour comprendre certaines blagues de collègues. 
 
C’était difficile les toutes premières semaines de vivre en anglais, mais ensuite l’appréhension de faire des fautes diminue. Au fil du temps, à force de parler avec tout type de personne, l’anglais devient plus fluide, la compréhension plus rapide. 
J’ai quelques fois du mal à comprendre certains accents très prononcés comme celui d’un collègue d’origine indienne. 
 
Peux-tu nous donner tes impressions sur le marché et la recherche d’emploi?  
Vancouver est une ville relativement modeste en comparaison des villes de l’Est du Canada.  
Par rapport à mon domaine professionnel (l’informatique), les offres d’emplois existent, mais elles sont moins nombreuses et peut-être moins bien payées qu’à l’Est du Canada. De plus le bassin d’emploi est constitué majoritairement de PME, donc il faut utiliser le réseautage pour espérer décrocher un entretien dans ce type de structure. 
 
 
Quelques impressions générales sur Vancouver après 6 mois ici? 
Vancouver est une ville calme et apaisée. C’est agréable au quotidien de voir des gens souriants, courtois et plutôt décontractés. C’est assez frappant surtout lorsqu’on est resté très longtemps à Paris. 
 
Mon expérience reste récente, mais ma perception est que les gens sont beaucoup moins dans la défiance et plus dans la confiance. Et cela représente un sacré confort au quotidien. 
Par ailleurs, ayant choisi d’être à North Vancouver où tout est boisé et vert, j’ai toujours un peu l’impression d’être en vacances. 
Les restaurants à Vancouver sont généralement de très bonne qualité, et les sushis sont délicieux. 
 
 
Quelles sont les facilités et difficultés que tu as rencontrées?  
Trouver un logement n’est vraiment pas un problème à Vancouver ; même sans historique bancaire ni emploi j’ai pu trouver une location en 1 semaine. 
Le seul couac administratif que j’ai eu est avec le MSP (Medical Service Plan, l’assurance maladie provinciale) qui n’avait pas pris en compte ma nouvelle adresse. 
La difficulté que je peux rencontrer ici est d’ordre culturelle, les gens manquent un peu de spontanéité : même au niveau amical, il faut que tout soit organisé, planifié. Ayant vécu en Allemagne, je retrouve un côté germanique. 
Il y a un point qui me gêne c’est la violence routière : j’ignore les statistiques, mais je trouve qu’il y a une certaine incivilité de beaucoup de conducteurs sur les routes.  Il y a très peu de radars et de policiers pour pouvoir freiner certaines conduites que je considère comme agressives et dangereuses. 
 
Comment cela se passe pour les enfants?  
J’ai choisi d’habiter à North Vancouver pour que mes enfants soient dans la meilleure école francophone (avec un système éducatif canadien) de la région de Vancouver. 
Et c’est la meilleure décision que j’ai prise car mes deux filles y sont heureuses et épanouies. 
Ne serait-ce que pour cette seule raison je trouve que les sacrifices en valent le coup. 
Ma fille aînée a 2 heures de cours hebdomadaire d’anglais par semaine. 
Ma fille cadette commencera les cours d’anglais l’année prochaine.  
Mais à force d’entendre l’anglais un peu partout, elles commencent toutes les deux à comprendre un tout petit peu. 
Pour les prochaines vacances scolaires du printemps, les enfants seront au centre de loisirs anglophones (Spring break day camp), et ce sera un challenge d’immersion linguistique pour les deux. 
 
Quelques conseils pour ceux qui voudraient pousser à l’Ouest?  
En me basant sur mon expérience, j’en donnerais 3 : 
Avoir le bon état d’esprit, pour pouvoir affronter les nombreux obstacles. 
Ne pas hésiter à demander, à parler et faire des rencontres: les gens ici sont ouverts et bienveillants. 
Il est préférable d’avoir un intérêt pour les activités extérieures, pour pouvoir apprécier la Colombie-Britannique à sa juste valeur. 
 
Merci Didier, bonne chance pour la suite! 

Blueberry
Stéphanie alias Blueberry est originaire de France et écrit des billets pour le site depuis 2008. Installée à Vancouver dans cette ville de l'ouest du pays depuis 2006, elle a fait son premier séjour au Canada en 2001 et a eu un véritable coup de foudre pour le pays. Suivez ces billets pour en connaître plus sur la vie, le travail, les loisirs et les joies et autres en Colombie-Britannique.
http://www.immigrer.com

Laisser un commentaire

Haut

Bienvenue au Canada