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Benito vous souhaite un Joyeux Noël à tous !

Joyeux Noël à tous !

Après les inventaires dans les dépanneurs, j’ai envie de vous parler de Noël ! Ca tombe bien ! C’est la bonne époque…..
Même si je vis au Québec depuis mai 2004, Noël 2005 sera mon premier Noël Québécois. En effet, cette année je ne triche pas. Je ne retourne pas en France à Noël voir ma famille, comme je l’avais fait l’année passée.

Depuis mon plus jeune âge, le Noël rêvé repose sur l’image éternelle de la famille assise autour d’une table garnie de bonnes choses à manger, avec des bougies posées sur des napperons. Dans un coin du salon, nous pouvons admirer le sapin illuminé, fraîchement coupé dans la forêt que le père est aller choisir avec son enfant. A ses pieds, les cadeaux de Noël attendent patiemment d’être déballés. Et pour couronner le tout, lors de cette belle nuit hivernale, ô combien magique, la neige déploie son grand duvet blanc sur le village……
Ainsi se dessine dans ma tête le Noël souhaité à chaque année depuis ma plus tendre enfance. Et bien sûr, ceci corrobore l’idée véhiculée dans tous les contes de Noël.

En vingt trois Noël, j’ai eu à chaque année, la chance de vivre ce moment comme je le souhaitais, excepté que la neige faisait preuve d’absentéisme dans ma région natale. Bon il est vrai que j’ai vaguement le souvenir de trois flocons voltigeant dans le ciel un 24 décembre des années 1980, mais ils étaient plutôt solitaires. Et malheureusement, le tapis blanc sur le sol restait au fin fond de ma tête.
Pour ce qui est du sapin naturel, il a parfois été troqué pour quatre branches de houx (pour les Québécois, le houx est un arbre très commun en Europe symbolisant Noël). Pire, certaines années, le houx était lui-même supplanté par un sapin synthétique, bien trop parfait à mon goût… Sans compter son absence d’odeur, contrairement à son « cousin » qui naturellement dégage un parfum d’aiguilles embaumant le salon durant la période des fêtes. Ceci dit, tous mes Noël passés en France, quelque soit mon âge, ont été des moments magiques, et parfois inoubliables, où l’on se retrouve tous en famille.

Comme je l’ai dit plus haut, l’an passé, pour Noël, je suis revenu en France. Par conséquent, j’ai eu le droit à tout, sauf à la neige française, mais j’avais tout de même apporté avec moi le souvenir de la neige québécoise. C’était donc un bon compromis pour réitérer mon image de Noël.

Par contre, cette année, j’aurai droit à la neige, à la neige et pour finir à la neige. Eh oui, là je suis gâté. Surtout après la belle tempête du 9 décembre, l’hiver commence à avoir de l’allure ! Ah j’oubliai ! J’aurai tout de même droit à un sapin naturel resplendissant dans mon salon.
Enfin ! J’ai pu assouvir ce vieux rêve d’aller couper un sapin en forêt, avec naturellement l’autorisation du propriétaire. En effet, il est interdit de couper un sapin n’importe où. J’ai opté pour le petit sapin alias « épinette » qui poussait en bordure du chemin aux côtés de trois-quatre congénères de taille similaire.
Armé d’une belle sciotte (scie), achetée à la quincaillerie près de chez nous, je me suis mis à l’ouvrage. J’empoignai fermement le petit tronc du défunt, et le sciai vaillamment !
Au Québec, les Québécois déménagent le 1er juillet et les sapins au début de décembre. Le mien avait comme nouveau domicile dans un 5 ? ensoleillé au troisième étage d’un bloc appartement à Ste-Foy. Aussitôt installé je me suis affairé à sortir les décorations de Noël. Bientôt, boules et guirlandes avaient fait de lui un véritable sapin de Noël ! Une heure après, tout était près pour fêter Noël dignement.
Mais, pour ce qui reste du kit du parfait Noël, va falloir compter sur mes souvenirs enfouis dans son cœur. La famille sera bien loin de moi. Certes elle sera dans mes pensées mais est-ce suffisant ?
Je ne sais pas. J’appréhende Noël. Je me demande comment je vais réagir face à la solitude. A tel point que je rêve régulièrement de ma famille. Mais rassurez vous, j’ai tout à fait le moral. C’est juste que sera un petit moment nostalgique à passer.

Il est vrai que je pourrais accepter l’invitation d’une de mes amies dans sa famille, mais d’une part, Noël est une fête familiale, j’aurais peur de ne pas me sentir à ma place. D’autre part, ne serait-ce pas plus délicat pour moi de surmonter cette période, si je me retrouve face à une famille unie qui m’est inconnue ?

Lorsque nous sommes encore enfant, le 24 décembre représente « le Père Noël et ses jouets par milliers », mais plus tard Noël est un tout autre cadeau : le partage, la joie d’être en famille.

Dans une immigration, nous ne pouvons pas tout avoir, d’un côté nous y gagnons et d’un autre nous y perdons. J’ai choisi d’immigrer j’assume…. Nous immigrons seul et non avec la famille.

Après 23 Noël en France entouré avec la famille, le 24ème sera à Québec.

Et bien sûr, je vous souhaite à tous et à toutes un joyeux Noël et une bonne année 2006.

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