Activités hivernales et retrouvailles fraternelles au Lac Saint-Jean - Immigrer.com
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Activités hivernales et retrouvailles fraternelles au Lac Saint-Jean

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Tête en l’air que je suis, lors de ma dernière chronique j’ai omis de vous compter les vacances de mon frère débarquant des tropiques.

Ce dernier a découvert l’hiver québécois le 15 février 2010 par une température glaciale de -4°C ! Contrairement aux croyances populaires françaises, nous ne vivons pas dans un congélateur durant 4 mois de l’année. Les températures frettes de l’hiver sont accompagnées de périodes de dégel escortées tantôt par le soleil, tantôt par la pluie. La venue de cette dernière au cœur de l’hiver n’est pas très bien accueillie au vu des dommages causés. En effet, le beau manteau blanc est meurtri par la pluie au moins une fois par hiver et certaine année régulièrement. Je ne vous cache pas qu’une journée de précipitation liquide peut gâcher deux trois semaines de sport d’hiver, si une couche neigeuse conséquente ne se dépose pas à nouveau sur le territoire gelé.
Mon frère est arrivé au moment où nous avons vécu un des hivers les plus doux depuis plusieurs décennies quasiment plus doux que l’hiver français de cette année ! C’est vous dire… deux semaines de -20°C entourée de mois doux où la température frisait les 0°C et les dépassant allègrement par moment.

Les deux semaines qui suivirent furent féériques. Sous un temps doux, nous avons pu pratiquer les activités hivernales par excellence : ski alpin, raquette, motoneige, traîneau à chien, le tout entrecoupé de collations à la française, mais en version québécoise, c’est-à-dire de savoureux agencement de charcuteries et fromages artisanaux locaux agrémentés de vins naturellement (par contre celui-ci était plutôt français).

En effet, le Saguenay-Lac-Saint-Jean se distingue par une diversité de fromages tout à fait excellent qui selon moi rivalisent aisément avec les fromages français ! D’ailleurs, si vous divaguez dans le coin je vous suggère d’emprunter la route des fromages qui sillonne la région reliant une dizaine de fromageries.

Jusqu’à maintenant, j’ai pas mal privilégié le Lac-Saint-Jean, mais cette fois je vous offre un bref aperçu d’un coin du Saguenay dénommé les Monts Valin. Comme le nom l’indique, ce massif montagneux situé à 35 km de Chicoutimi, d’une superficie de 6 900 km², dont le point culminant, le Mont Dubuc s’élevant à 980 m, constitue un véritable joyau pour la région. Ils abritent la seule station de ski n’ayant pas recours à la neige artificielle et un parc National. Ce territoire est si vaste que plusieurs activités peuvent se côtoyer sans heurt.
Ne riez pas, je sais qu’à côté des Pyrénées et des Alpes c’est de la gnognotte, mais comme on dit, on fait avec ce que l’on a…

Notre première journée fut consacrée aux traîneaux à chiens. Quel plaisir de se sentir glisser sur les lacs gelés, dont seul le bruit du compactage de la neige perturbe le silence resté figé après le passage de la légère brise entre les branches d’épinettes. À conseiller pour les amoureux des chiens et des sports sans moteur ! Un conseil : partez pour la journée et choisissez des compagnies qui offrent des excursions avec deux ou trois attelages, c’est moins l’usine… Vu que vous êtes moins de personnes, le risque de bad luck (malchance) est moins important et vous êtes moins souvent arrêté en cours de route. Il ne faut pas oubliez que vous avez affaire à un attelage de chiens, comme nous, ils ont des sauts d’humeurs. Ils ne sont pas toujours coopératifs, alors plus vous en avez de réunis, plus la probabilité d’anicroches est élevée.

Pour les plus téméraires, vous pouvez opter pour une expédition de plusieurs jours dans le nord. Dépaysement assuré, couchage dans un chalet ou une tente prospecteur. À propos de cette dernière, ne vous alarmez pas, ce n’est pas une petite canadienne qui ne songe qu’à s’envoler au vent, mais un abri formé d’une toile de coton harnaché à une structure de bois ou de métal suivant l’humeur du constructeur, le tout reposant sur un plancher de bois. Pour agrémenté le tout, un poêle à bois fait office de chauffage. L’équipement d’hiver peut vous être prêté.
Notre deuxième journée, nous nous décidons à nous élever en hauteur. Nous optons pour une sortie en raquette au sein de la vallée des fantômes. Après 45 minutes de montée vers la vallée, à l’intérieur d’un minibus sur chenille, nous nous attendions à apercevoir des entités venues de l’au-delà. Eh bien non… les créatures qui se présentent face à nous, sont des épinettes de quelques mètres de hauteur, recouvertes non pas d’un drap blanc, mais plutôt d’un manteau neigeux si épais qu’il les noie totalement. Ceci est récurent d’année en année, grâce à une accumulation neigeuse de 5.50 m en moyenne par année. Notre balade fantomatique consista à sillonner entre les arbres durant plusieurs heures avec tantôt une vue sur un lac gelé, tantôt sur les sommets enneigés.

D’ailleurs, c’est précisément en haut d’un sommet que mon frère a ressenti l’effet du vent à sa juste valeur. Le vent fouettait notre visage et glaçait tous les os de notre corps en quelques instants, d’où l’importance de prévoir les changements de température en hiver. Une simple brise peut modifier grandement notre confort, lorsque nous batifolons dans la neige.

Au sujet de la raquette, un dernier conseil : privilégiez les lendemains d’importantes chutes de neige, les sentiers sont alors recouverts d’une belle couche de poudreuse, insufflant ainsi toute qu’une autre atmosphère hivernale. Bien entendu, il existe un revers à la médaille : la progression est peu plus laborieuse lorsqu’à chaque pas les raquettes s’enfoncent d’une dizaine de centimètre (ou davantage) dans le manteau blanc.

Notre troisième journée, nous troquons les raquettes contre les motoneiges. Cette fois le bruit prime sur l’ouïe et la vitesse nous donne accès à un territoire démesuré, des centaines de kilomètres de pistes s’ouvrent nous au sein des Mont Valins. Ce n’est pas un mode de transport très écologique, mais cela en vaut la peine au moins une fois dans sa vie.
La sensation de flotter sur la neige en vaut le détour, même si tu as l’impression que la motoneige ne demande qu’à glisser sur le côté ou décoller dans les airs sous l’impulsion de chaque bosse franchie.
Là encore, je préconise de partir à la journée, et en semaine de préférence. Vous éviterez ainsi la cohue de la fin de semaine. La motoneige est très populaire, les adeptes sont nombreux, certains secteurs sont de véritables autoroutes d’où la nécessité d’un entretien régulier des pistes à l’aide d’une dameuse. Les pistes sillonnent l’ensemble du territoire du Québec. Avec leur 35 000 km elles détrônent largement la suprématie des routes asphaltées. Ne vous étonnez donc pas, si au hasard de vos pérégrinations vous croisez des sentiers de motoneige. Le réseau de sentier est très bien signalé et de nombreux points de restaurations y sont présents.

Encore quelques lignes et je vous libère… Je m’arrêterai là dans la description de ces vacances. Durant celle-ci j’ai passé des moments inoubliables avec mon frère, sans aucune chicane ! Et Dieu sait à quel point nous avons pu nous agacer dans notre jeunesse. Il aura fallu que je quitte la France, pour me rendre compte à quel point je pouvais apprécier sa présence. Jamais nous avions eu l’occasion de passer autant de temps ensemble. C’était vraiment intense, du pur bonheur !
Après son départ, j’ai compris ce que pouvait éprouver mes parents lorsque je retourne au Québec après avoir partagé leur vie durant quelques semaines chez eux.
Ainsi, il m’aura fallu plusieurs jours pour chasser la nostalgie récente de son passage au Saguenay-Lac-St-Jean…. Ce ne fut pas très facile…

C’est peut-être un peu cela le mal du pays!

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