Une maîtrise et une autre étape dans mon immigration

Quand je suis arrivée au Québec, j’ai commencé une maîtrise en Administration en tant qu’étudiante étrangère. Depuis j’ai bien dû l’abandonner et me trouver un emploi que j’ai vite abandonné pour m’occuper de mon fils. Une période bien tumultueuse et je dois dire pleine de questionnements existentiels. Bref, mon fils a maintenant 5 ans et il va à la maternelle a cinq minutes de marche de la maison. J’habite dans mon quartier depuis bientôt trois ans et je dois dire que j’adore cet endroit et les rires d’enfants qui y règnent. Enfin, voilà depuis fin 2011, j’ai décidé de reprendre ma maitrise et de la finir une fois pour toute. J’ai, depuis, repris le chemin du travail également et cet été a été pour moi un véritable défi. Avec un travail à temps plein et un enfant, je n’était pas trop sure de ce que je ferais du peu de temps que m’offre une journée de 24 heures. J’ai eu des nuits blanches et des périodes de ras le bol et des moments de «je ne veux voir personne» mais j’ai réussi et je dois dire que je suis assez fière de moi. J’ai effectué mon dépôt le 14 août et j’attends présentement les résultats des lecteurs.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce qu’il faut savoir y croire et parce qu’il faut savoir persévérer, même si c’est dur et même si on doute et même si le ciel est noir et pleins de nuages. Il faut savoir y croire pour nous surtout et pour être fier. Je ne sais pas si j’aurais un jour besoin de mon diplôme ou s’il me sera utile (j’espère bien que oui !), la question n’est pas là. La véritable question réside dans le fait qu’il faut savoir finir ce qu’on a commencé et ne pas lâcher le morceau tant que ce n’est pas fini, réglé et classé.

Pour moi, cette maîtrise représente le point final à mon immigration, quand je l’ai commencé, je n’était personne, une jeune Tunisienne fraichement débarquée avec des rêves pleins la tête. Aujourd’hui, je suis toujours personne et j’ai toujours des rêves pleins la tête mais je suis citoyenne Canadienne et je n’ai plus à mendier ma place dans la société. Aujourd’hui, je sais que je peux réussir non pas un mais deux projets. Quand on finit un projet qui nous tient à cœur, ça nous donne une force incroyable qui nous permet d’avancer un pas de plus vers nos rêves. Quand j’étais plus jeune je répétait toujours que la vie ne valait pas la peine si on ne la vivait pas comme un rêve, alors qu’est ce qui nous en empêche sinon la peur de réussir ?

Dans une société comme la notre, ou il est plus facile de tourner les talons que de persévérer, je dois admettre que pour y arriver il faut mettre les bouchées doubles. Pourquoi ne pas décider qu’aujourd’hui, était la dernière journée que vous vivrez en tant que spectateur, pourquoi ne pas décider d’écrire votre propre histoire au lieu d’attendre que ça se passe ? C’est vrai que le chemin peut être long et semé d’embuches mais je préfère encore plus ce chemin qu’une vie plate que je passerais à attendre le bon moment. Le bon moment c’est ici et maintenant qu’il faut le vivre. On est tous venu ici pour une raison, alors pourquoi ne pas comprendre notre pourquoi avant de commencer à dire que c’est bien trop difficile et d’abandonner.

J’ai décidé que ma vie ferait une différence et je suis ici et maintenant disponible et disposée à aider qui que ce soit, à vivre pleinement son rêve et à être le premier acteur de sa propre vie. Aujourd’hui, un monde nouveau s’ouvre à moi et à vous et le fait de savoir que vous pouvez réussir à réaliser votre rêve vous donnera la force d’en pourchasser d’autres …

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