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Un vrai casse-tête ! À…

Un vrai casse-tête !

À la veille des élections fédérales au Canada, qui, vous l’aurez noté, passent complètement inaperçues au milieu de celles interminables du gros voisin du Sud, le résident permanent du Canada que je suis essaie de comprendre.
Allons-y…. 14 gouvernements sont présents au Canada : dix provinciaux, trois territoriaux, et un fédéral. Quatre paramètres font de la situation politique de ce pays un vrai casse-tête : les partis eux-mêmes, nombreux, leur présence ou non au niveau fédéral, leur présence ou non au provincial/territorial, et enfin le poids démographique des provinces, qui entre en ligne de compte dans les élections fédérales !
On peut donc être présent aux deux niveaux, comme c’est la cas du parti Libéral, à un seul niveau aussi : fédéral dans le cas du Bloc Québécois, mais provincial dans le cas du parti Saskatchewan ! Vous me suivez ?

Avec un tel système, on arrive aux situations délirantes suivantes : le nouveau parti démocratique (NPD), au pouvoir dans trois provinces et un territoire, est dramatiquement sous-représenté au parlement fédéral, avec seulement 21 sièges sur 301, même s’il dirige une “grosse” province, la Colombie-Britannique. Même situation pour le parti Conservateur, alors qu’il dirige également trois provinces dont l’Ontario, poids lourd démographique. Le Québec, autre poids lourd démographique, possède carrément deux partis différents mais à sensibilité voisine selon qu’il se bat pour le provincial (Parti Québécois, au pouvoir) ou le fédéral (Bloc Québécois, 3ème force au Canada) ! Le parti libéral, présent sur les fronts provincial et fédéral, dirige lui aussi trois provinces, à faible poids démographique. Pourtant, il dirige le Canada avec 156 sièges sur 301, soit la majorité absolue !

En fait, les Canadiens votent différemment selon qu’il s’agit d’une élection provinciale ou fédérale. Certaines provinces ont des partis locaux très puissants, absents de la scène fédérale (et l’inverse est également vrai !). Le report des voix dans le sens provincial-fédéral est donc un autre paramètre crucial.

Au final, les Canadiens sont au prise avec un vote fédéral complexe : certains ont leur parti préféré représenté, d’autres non, d’autres font un vote “invisible” en raison de leur poids provincial démographique trop faible, d’autres encore votent pour empêcher la souveraineté du Québec. Le vote Québécois au fédéral est paradoxalement le plus équilibré : il peut être souverainiste, libéral, conservateur, alliantiste.
Compliqué, vous disais-je….

Seb Redflag

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