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Les défis du bilinguisme en province anglophone

On pourrait croire lorsqu’on ne connaît pas le Canada que le pays est bilingue, ce qui rend le Canada séduisant en tant que francophone.
Or, en habitant dans une province anglophone comme la Colombie-Britannique, on s’aperçoit très vite que le français reste une langue marginale.
Au Canada, il existe quelques rares zones géographiques bilingues au New-Brunswick (Moncton et Edmundston), au Québec (Montréal, Sherbrooke), à l’Est et au Nord de l’Ontario et dans le Quartier Saint-Boniface à Winnipeg. Ce n’est pas le cas de la Colombie-Britannique.

Même s’il existe un bilinguisme officiel au niveau de l’échelon fédéral, chaque province canadienne est libre de décréter que sa province soit unilingue (francophone ou anglophone) ou bilingue (cas du New-Brunswick).

Le gouvernement d’une province ayant un pouvoir important notamment sur l’éducation de la maternelle au secondaire (12ème année à la terminale), il va de soit que la présence du français dans le programme dépendra de la bonne volonté de la province.

J’ai la forte conviction que c’est une chance pour les Canadiens d’avoir les 2 langues officielles aussi puissantes que le français et l’anglais.
Pour rappel, ce sont les deux seules langues au monde qui sont parlées et utilisées comme langue officielle sur les 5 continents de la planète. Quelle chance ! Mais est ce que les Canadiens eux même en sont conscients ?

Car ce bilinguisme fait parti d’une des facettes de l’identité canadienne.
Pour parler du Canada anglophone, historiquement, ce qui distinguait un Canadien anglais d’un Américain c’est sa loyauté vis à vis de la monarchie britannique.
Dans le Canada d’aujourd’hui et contrairement au Canada du XIXème et XXème siècle, le Royaume-Uni n’a plus l’attrait qu’elle avait auprès des Canadiens.
C’est à mon sens ce bilinguisme français-anglais qui affirmera l’identité des Canadiens, surtout face à leur voisin du Sud.

Ce que je constate, c’est qu’il y a des signaux encourageants qui montrent l’intérêt du français (pour bonnes et moins bonnes raisons) en Colombie-Britannique.

– Par exemple, les inscriptions sont en nette augmentation dans les écoles d’immersion française (cf. http://www.liferebootspirit.com/choix-enseignement-francophone/ )

– Le Conseil scolaire francophone (destiné aux francophones) existe avec des moyens importants (transport scolaire gratuit, ordinateur portable pour chaque enfant, préparation au programme prestigieux du Baccalauréat international etc.)

– Les bibliothèques de la ville ont une bonne ressource de livres et de magazines en français, ce qui permet la lecture en français à moindre coût

En tant que parents nous avons choisi d’élever nos enfants dans un bilinguisme effectif: notre objectif est que le niveau de leur français soit aussi bon que celui de leur anglais.
Pour ce faire, nous leur parlons uniquement en français et avons fait le choix de les scolariser jusqu’en 12ème année dans le système francophone.
L’anglais est pratiqué à l’école dans les cours de récréation et dans les activités extrascolaires dans lesquelles on les a inscrits.

DidierVancouver
Franco-malgache, DidierVancouver a vécu en France avant de s’installer dans la ville de Vancouver au Canada en été 2013 avec ses deux enfants. Sa femme la rejoint au printemps 2014. Il nous parle de Vancouver, du bilinguisme, de l'installation dans l'ouest du pays et des autochtones.
https://www.immigrer.com

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