Le cercle social

Bon, en ce lendemain d’élections dont on ne parlera pas (chacun a droit à ses opinions politiques), j’ai décidé de me changer les idées aujourd’hui en vous parlant d’amitié !

Je pense que l’un des nerfs de la guerre quand on s’installe dans un nouveau pays, c’est de se rebâtir un cercle social constitué de collègues, amis et connaissances. C’est long, ça prend plusieurs années avant de se sentir entouré et il faut se le dire, ça ne sera (presque) jamais comme avec nos amis en France. Personnellement, je connais tous mes amis à Lyon depuis au minimum 10 ans, alors forcément, je n’ai pas encore la même complicité avec les amis que j’ai ici. Mais je peux dire qu’après presque 6 ans au Québec, je sens enfin que j’ai un bon cercle social. Avec mon travail, avec la publication de mes livres, et avec le temps aussi, j’ai fini par rencontrer beaucoup de mondes dont certains sont devenus des amis.

Le conseil qu’on donne souvent aux immigrants, c’est d’éviter de se retrouver exclusivement entre personnes de même nationalité. C’est vrai, on n’est pas venus au Québec pour rester entre Français, l’un des bonheurs de l’immigration, c’est de découvrir notre société d’accueil. Sauf qu’il faut bien se le dire, il est plus facile de se découvrir des affinités avec des personnes qui comprennent ce que signifient immigrer, avec des personnes qui ont aussi les mêmes références culturelles. J’adore découvrir la culture québécoise, mais quand je suis avec des amis québécois qui parlent des shows de RBO, je me sens un peu seule. Quand ils parlent de leur jeunesse avec Passe partout, moi je pense au Club Dorothée ! Alors, oui, ça fait du bien de se retrouver en Français parfois, pour partager les mêmes souvenirs. De toute façon, je ne choisis pas de développer des amitiés avec quelqu’un à cause de sa nationalité, mais de sa personnalité.

Mais comment rencontrer des gens ? Je dois dire que de mon côté, l’université m’a beaucoup aidée. C’est certain que ce milieu est propice aux rencontres mais pour ceux qui arrivent directement sur le marché du travail, je dirais que tout est dans l’attitude et dans la patience. Au travail, je me mêle aux autres, je ne reste pas dans mon coin le midi, j’essaie d’être toujours de bonne humeur (un sourire ouvre bien des portes, à ne jamais oublier) et petit à petit, des contacts se créent, des contacts qui finissent par déboucher sur des sorties hors du travail. Je le répète, c’est long, et je ne considère pas mes collègues comme des amis, mais mine de rien, je passe d’excellents moments avec eux, que ce soit au travail ou en dehors. Je sais que certains considèrent qu’il ne faut pas mélanger vie professionnelle et vie privée, mais je trouve ça dommage. Bien sûr il faut respecter la personne en face, mais on passe 7h par jour ensemble, si des affinités se créent, autant en profiter, sans être trop intrusif non plus.

Ce qui aide aussi à faire des rencontres, ce sont les associations/clubs. J’adore la randonnée et en m’inscrivant à un club qui organise des sorties dans les parcs, j’ai pu faire plusieurs rencontres intéressantes. Cherchez ce que vous aimez et trouvez des personnes qui partagent votre passion. Vous pouvez aussi créer un blogue, ou intervenir sur des forums, les relations virtuelles peuvent déboucher sur de belles amitiés, j’ai deux amies que j’ai rencontrées grâce à mon blogue.

La clé dans tout ça, c’est de sortir, de faire des activités, d’avoir la bonne attitude et de ne pas vouloir tout, tout de suite. En discutant avec des amis Français, on s’est rendu compte qu’il faut un minimum de 5 ans avant de pouvoir se dire : ok, là, oui, je me sens entouré. L’amitié prend du temps. Que ce soit en France ou au Québec

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