Last night Allez, une fois...

Last night Allez, une fois…

Last night

Allez, une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vais essayer de vous parler de culture….
Aujourd’hui, mon style carte postale m’a déserté bien que le tableau inspirateur de la région qui m’entoure mériterait que je vous en fasse une petite description qui vous ferait baver de jalousie. Mais je ne serai pas cruel, surtout par égard envers Frenchpeg puisque la pauvre s’apprête à rentrer en France juste avant l’arrivée de la vraie belle neige qui, j’en ai bien peur, ne tombera pas sur Montréal cette année non plus, mais peut-être à Nantes…. Heureusement, comme je suis quelqu’un de très généreux, j’en ai commandé plein pour elle à Santa Claus comme cadeau de Nouvel An au Yukon en échange d’un peu de foie gras dans mes stockings….

Mais, aujourd’hui, il faut à tout prix que je vous parle d’un film qui n’est pas encore sorti en bouquin, et qui pourtant m’a fait craquer. J’aime bien les films canadiens et québécois, en général…
Et pendant que j’y suis, je vous ferai aussi une petite rubrique télévision. Bon, débarrassons-nous déjà de cette drogue-là, la plus dangereuse, celle qui bouffe les neurones de nos enfants plus sûrement que n’importe quelle maladie génétique, à la différence que la maladie génétique, elle ne vous prend pas pour un con.
TVA, par exemple, vous pouvez zapper, c’est pas une chaîne, c’est un bêtisier. Presque encore pire que TF1, pour ceux qui ne sont pas encore au Canada et qui auraient la chance de ne pas connaître encore. J’ai même essayé de l’éradiquer de mon abonnement Bell ExpressVu pour ne payer que ce que j’écoute, c’est à dire les chaînes de films en VO, en version intégrale, sans censure et sans annonces, et celles de Radio-Canada, mais ça n’a pas marché. Elle est tenace.
Les autres chaînes, finalement, ne sont pas terribles non plus, sauf IFC (Independant Film Channel) et Movie Network où beaucoup de bons films français (Amélie Poulain, liaisons pornographiques, le dîner de cons, Québec-Montréal, etc.) passent en version originale avec sous-titres anglais.
Mais finalement, le mieux, c’est encore une bonne tempête de neige et que votre téléviseur tombe en rade, ça permet de faire des choses intéressantes le soir.
Même que, la semaine dernière, affalé dans mon divan alors que je regardais la neige tomber dehors, mon récepteur a perdu le signal subitement et j’ai raté un épisode de Joe Millionnaire, un gars un peu épais qui a -20$ sur son compte et qu’on fait croire à 12 pitounes bien roulées qu’il est millionnaire pour que l’heureuse élue de son cœur l’aime d’amour sincère à la fin de l’émission une fois qu’il aura éliminé les onze autres et qu’ils puissent se marier ensemble, même fauchés. Si quelqu’un a écouté, ce serait d’ailleurs gentil de me dire laquelle a perdu. Voilà, c’était ma rubrique télévision.

Mais comme je disais, parfois, à la télé, ils passent aussi des trucs chouettes. Hier par exemple, ils ont diffusé un petit chef-d’-œuvre sur Diva, signé Don McKellar, un cinéaste canadien dont ce fut le seul film que j’ai eu le privilège de voir à date.
Ce petit chef-d’œuvre cinématographique, sorti en salle en 1998, j’ai encore mis 5 ans avant de tomber dessus, hier sur ma télé, par hasard. Et maintenant, j’envie tous ceux qui vont le découvrir aujourd’hui…. Ça s’appelle : « Last Night ». Un film 100% canadien, coproduit par Arte/La7. C’est vraiment excellent.

Ça se passe à Toronto, juste avant la fin du monde. Le monde va s’arrêter de tourner à minuit. On ne sait pas pourquoi, mais on s’en fout. Ce n’est pas important de le savoir pour comprendre le film. L’intrigue tourne autour de la psychologie de 4 personnages principaux dont on suit les comportements pendant les 6 dernières heures qui leur reste à vivre. D’abord un architecte, Patrick, qui essaye d’échapper à sa famille qui célèbre un dernier repas de Noël, et veut passer du temps chez lui tout seul, en considérant sa dernière journée comme une autre, où il va profiter de ses petits plaisirs et accomplir des gestes simples et habituels. Mais, il rencontre Sandra, une femme qui tente de rejoindre son mari avec lequel elle a prévu de se suicider juste avant minuit et qui ne parvient pas à sortir de la ville qui a sombré dans le cahot. Pendant ce temps, Craig, le meilleur ami de Patrick a passé une annonce afin de recevoir à tour de rôle des partenaires pour combler tous ses fantasmes sexuels qu’il pensait ne jamais assouvir. Et enfin, un employé de la compagnie de gaz appelle tous ses clients pour les remercier de leur fidélité et leur assurer que le gaz serait distribué jusqu’à la fin….

On comprend très vite, qu’à travers le film, le directeur évoque l’ambiguïté des relations entre les êtres humains et l’importance de s’attacher aux petits détails qui font leur bonheur au quotidien. Et qu’il faut souvent attendre la fin de l’humanité pour s’apercevoir qu’on co-existe….

Bref, c’est un film qui décoiffe, tendre et intelligent. Trop intelligent pour qu’il soit un jour diffusé sur TVA ou Super Écran, par exemple. Mais qui devrait se trouver facilement en vidéo, pour ceux qui ont la chance de ne pas l’avoir encore vu, ou ceux, qui comme moi, ont oublié de l’enregistrer hier pour pouvoir le regarder à nouveau bientôt avec leurs amis, s’ils ont aussi un VCR, bien entendu.

La semaine prochaine, si vous êtes bien sages, je vous parlerai de Fubar, un autre film pas pire qui se passe à Calgary….

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