LA NEIGE NOIRE !!L’hiver, c’est… | S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada

LA NEIGE NOIRE !!L’hiver, c’est…

LA NEIGE NOIRE !!

L’hiver, c’est très sympa, me direz-vous. C’est vrai, tout est blanc – « le blanc manteau » – la douce et moelleuse couche de neige absorbe les bruits, crée une ambiance de détente, de relaxation, de cocooning. Une ambiance qui pousse à la lecture et à la couette….

C’est ce que je croyais avant de vivre mon premier hiver à Montréal (parce que le premier au Québec, je l’ai vécu à Val d’Or où, hum, la neige reste blanche)
Ici, j’ai découvert que, l’hiver, ce qui est le plus pénible, ce n’est pas le froid, mais la saleté, la crasse, ce que j’appellerai la glace noire.

Tenez, aujourd’hui, mercredi 26 février, allez faire un petit tour dehors….
Pour info, je travaille sur le boulevard Rosemont, dans un quartier montréalais typique où les habituels logements à escalier tournant extérieur se partagent l’espace avec divers petits immeubles de bureau et de commerce hétéroclites.
Eh bien donc, dehors, sur les trottoirs, vous trouverez, collée un peu partout, une sorte de croûte noirâtre, qui fut un jour de la neige pure mais qui devint, à force de gaz d’échappements et surtout de sel et de gravillons, un mélange peu ragoûtant composé à 50% de neige et à 50% de crasse. Très dur, en plus. Quand le froid est intense « ça prend » un marteau piqueur pour s’y attaquer !
Je précise que la dernière grosse chute de neige, propre évidemment, remonte à seulement quatre jours. Cette neige vraiment blanche, vous ne la trouverez plus que dans les jardins où l’épandage de sel ne présente aucun intérêt….

Ailleurs, partout où l’on marche en fait, c’est crado, tout gris, pas très joyeux.
Le pire, c’est quand vous rentrez chez vous, car cette crasse gelée, évidemment, se met alors à fondre, et à libérer ses gentils « agents actifs » : ses graviers et sa boue, vous contraignant à nettoyer votre entrée au moins deux fois par semaine.
A l’entrée des magasins, c’est la pataugeoire garantie ; ils ont beau superposer les paillassons absorbants, l’inondation guette en permanence…. Poussant les employés à consacrer une bonne partie de la journée au « moppage » intensif.
Les jours de redoux (ça arrive !), cela fond dehors aussi, et la « sloche » jaunâtre, boueuse, envahit trottoirs et caniveaux.

Alors évidemment, dans ce contexte hivernal où, ne possédant pas trente-six manteaux d’hiver et chaussures fourrées, on est bien forcé de s’habiller toujours pareil, on finit par se lasser.
Vers le fin février – début mars, les gens commencent à évoquer de plus en plus souvent le « blues hivernal ». C’est une période propice aux rhumes, aux p’tites déprimes, aux burn-out (?)…. Le froid dure depuis bientôt six mois et on se prend à rêver du printemps et à sa douce température qui nous permettrait enfin de quitter notre carapace hivernale….. Bien entendu, entre temps, on a oublié les canicules aoutiennes qui nous faisaient tant râler !

Personnellement, même si le froid en tant que tel ne me dérange pas (je le trouve même dynamisant le matin), c’est cette grisaille, uniforme, qui m’a à l’usure.
Et je me demande vraiment comment fait la ville pour tout nettoyer avant la belle saison. Je me dis que la pluie, même forte et répétée, ne suffit pas.
Alors je me prends à fixer les branches des arbres, espérant sans doute voir surgir un ou deux bourgeons…. Peine perdue, on n’en verra pas avant un bon mois et demi ; et puis ensuite, très vite, ce sera l’explosion.
Ici, la Nature sait bien qu’elle n’a que (trop) peu de temps pour s’épanouir, alors elle est brève, mais Forte.

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