L’incroyable chemin vers mon intégration sociale

Je dois dire que dans cette vie ou dans une autre je ne troquerai jamais le Québec pour nul part ailleurs au monde. On reconnait une nation jeune pour les possibilités qu’elle offre à ses citoyens et des possibilités au Québec il y en a pour tous les goûts.

Je ne peux pas m’empêcher de comparer ma vie d’avant à ma vie après mon immigration et le constat est fulgurant, je suis arrivée ici avec beaucoup d’espoir et très peu de connaissances surtout sur moi-même, je ne pense pas qu’on encourageait beaucoup la connaissance de soi, là d’où je viens. Aujourd’hui je me sens si proche de moi-même et ça me rends si heureuse.

Au Québec, on peut être qui on veut et on nous donne les moyens de poursuivre notre rêve le plus cher, en tant qu’immigrant la porte nous est ouverte presque partout. Il y a certes des conditions comme partout ailleurs, il faut parler la langue du pays, être de bonne foi, rester ouvert et surtout faire preuve de tolérance. Ces conditions sont elles insurmontables ? Je ne sais pas, je ne peux pas répondre pour tout le monde, en ce qui me concerne je les ai trouvées naturelles.

Depuis que je suis arrivée au Québec et que j’ai accepté les conditions intrinsèques de ma nouvelle nation, je n’ai vu que des portes s’ouvrir et des sourires s’afficher, oui j’ai demandé de l’aide et oui je l’ai obtenu. On m’a aidé à surmonter bien des obstacles, on m’a tendu la main quand j’en avais le plus besoin, on m’a écouté me lamenter et me rechercher, on m’a soutenu pour faire un retour aux études et on m’a encouragé quand j’ai voulu faire un retour au travail, on m’a aidé à élever mon fils et on a m’a donné les moyens de l’accompagner dans toutes sortes d’activités, on m’a surtout accepté tel que je suis comme j’ai appris à accepter les personnes qui m’entourent. Je les ai acceptées dans leurs désirs et je les ai respecté dans leurs opinions.

D’autres part je n’ai jamais arrêté d’essayer, je n’ai jamais jeté l’éponge et pourtant j’aurais pu accepter la voie facile et rester encabanée ! Je ne suis pas entrain de dire que je suis meilleure que les autres immigrants, loin de là, je voulais juste dire que parfois notre pire ennemi est en face de nous quand nous nous regardons dans le miroir. Parfois c’est nous-mêmes qui créons notre propre malheur, parfois nous le faisons sans le savoir, nous nous enfermons dans notre façon de penser et nous refusons d’écouter les signes et cette voix intérieure qui crie au fond de nous.

Notre devoir en tant qu’immigrant et en tant que citoyen est de chercher par tous les moyens à nous intégrer, comment ? En parlant la langue de notre interlocuteur et non ce n’est pas à lui d’apprendre l’espagnol, le russe, l’arabe ou le chinois. C’est aussi de l’accepter et de faire preuve de tolérance, accepter que ses idéaux ne soient pas les mêmes que les nôtres et accepter que sa spiritualité ne soit pas la même que la notre et dans le mot accepter il y a un lâcher prise, il y a un abandon de préjugés et ce sont généralement les préjugés qui nous encabanent dans notre statut d’immigrant. Il faut comprendre qu’on ne reste pas immigrant toute sa vie, à un moment donné on devient citoyen tout simplement.

On vient tous de quelque part et on emportera toujours avec nous nos origines, en acceptant les autres, ceux qui sont différents, nous ne perdons pas notre identité et nous ne perdons pas notre culture, ce ne sont que de fausses croyances. En apprenant à mieux nous connaitre et à mieux connaitre les autres, nous ne faisons que nous enrichir, il s’agit d’un ajout et non d’un remplacement. On ne nous demande pas de devenir tous québécois, on nous demande d’être nous même, tout en respectant les autres, ceux qui viennent d’ailleurs, certains viennent d’ici et d’autres viennent d’un peu plus loin et c’est ça c’est la grande richesse du Québec.

Quand je m’assoie pour prendre un café avec mes amies, je regarde autour de moi et que vois-je, une amie marocaine, une autre haïtienne, une québécoise et moi tunisienne. Avec nos différentes origines nous faisons face aux mêmes réalités, nous sommes toutes des femmes, des mères, des conjointes, des amies, des travailleuses et des citoyennes. Nous échangeons nos petits trucs et nos anecdotes, nos petits plats et nos larmes. Nous nous acceptons et nous nous aimons pour ce que nous sommes. C’est ça vivre au Québec et c’est ça depuis mon premier jour ici qui m’anime et me donne la force de continuer, c’est cette richesse culturelle dans laquelle nous nous baignons tous les jours. Pourquoi s’enfermer dans une seule culture quand on peut les avoir toutes, pourquoi manger tous les jours le même plat quand on peut goûter à tant de variétés et de saveurs différentes.

Quand nous acceptons de nous ouvrir au monde qui nous entoure, nous faisons preuve de confiance, nous faisons preuve de tolérance et nous nous construisons un réseau. Notre réseau nous aide à acquérir des connaissances qu’on a pas et nous guide vers des possibilités qu’on aurait pas connu si nous étions resté enfermé chez nous avec nos idées noires.

Sortez et rencontrez du monde, vous ferez de belles et de moins bonnes rencontres et vous apprendrez à faire la différence entre les deux, vous verrez de nouvelles choses et vous aurez d’agréables surprises et puis un jour vous remarquerez que vous ne pouvez plus vous passer de votre réseau.

Surtout gardez le sourire ! La vie ne vaut pas la peine d’être vécue si on ne la vit pas comme un rêve !

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