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Immigrer quand y’en a plus…

Immigrer quand y’en a plus, ben y’en a encore !

Il y a un an, on en rêvait, on l’a fait : vivre, et surtout endurer un hiver à Chibougamau, petite ville minière et forestière du Nord du Québec. Là où peu de Québécois s’aventurent. On en doutait encore un peu avant de venir. Aujourd’hui, on en est sûr : rien n’est plus impossible. Et chaque jour, nous envisageons de nouveaux projets que nous comptons entreprendre.

Notre halte dans cette petite ville reculée nous a apporté beaucoup (et pas seulement quelques kilos, qu’on a perdu à force de pelleter ces derniers temps), mais du plaisir et une expérience inoubliable. On s’est senti évoluer et progresser dans notre vie. On a décroché rapidement des boulots qu’on n’aurait jamais eu l’opportunité d’exercer dans notre ancien petit pays. Nous n’avons pas fait fortune, mais l’aurions-nous seulement fait ailleurs ? Et puis, ça permet de repartir sans trop de regret, quand on a rien à perdre et tout à gagner.

Dans l’euphorie des premiers temps, nous avions déjà repéré notre maison au bord du lac Caché, ainsi que notre bateau dans une vitrine, etc. Nous pourrions vivre ici très confortablement et sans soucis financiers puisque les jobs dans nos secteurs ne manquent pas. Toutefois, nous réalisons aujourd‚hui que nous avons plus envie de vivre pauvres intensément que de mourir d’ennui riches. Non nous ne pourrions pas vivre ici encore 30 ans et voir toujours les quelques mêmes têtes, les mêmes autos, les mêmes arbres (y’en a beaucoup, mais bon c’est tous les mêmes), se sentir complètement isolés de tout physiquement et mentalement. Robinson Crusoë était heureux, mais il n’est resté qu’un an dans son île.

C’est décidé, Manu termine l’année scolaire avec ses petits bouts à l’école primaire et, le temps de s’acheter une paire de boots et 2 chapeaux, nous quittons définitivement Chibougamau pour l’Ouest. Manu voudrait reprendre les crédits de cours qui lui manquent pour obtenir le droit d’exercer sa profession au Canada. Un beau petit voyage sans retour d’un peu moins de 4000 km en perspective pour cet été, donc. Next Stop : Edmonton (Alberta), quelque part entre les Prairies et les Rockies, au pays des cow-boys et des grizzlys, des chevaux sauvages et des bisons, un peu de civilisation nous fera le plus grand bien.

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