Méconnue Trois-Rivières

Méconnue Trois-Rivières

De immigrer.com

Publié le 04 mai 2013 à 05h00 | Mis à jour le 04 mai 2013 à 05h00

Méconnue Trois-Rivières

ANNE-MARIE VOISARD

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Trois-Rivières, à mi-chemin entre Québec et Montréal, c’est-à-dire à guère plus d’une heure d’autoroute. Une ville méconnue où on ne fait d’habitude que passer et qui pourtant possède toutes les qualités d’une destination touristique.

À commencer par l’accueil. Premier arrêt : l’Office du tourisme, rue Notre-Dame Centre. Nous y avons été reçus par Hélène Fiset, qui connaît par coeur son coin de pays. Tous les visiteurs ont droit aux mêmes égards, notamment un permis de stationnement valide pour une journée entière. De là, commencent les découvertes.

Trois-Rivières est une ville d’histoire, pas très loin derrière la capitale puisque sa fondation par Laviolette remonte à 1634. Pour ajouter à ce qu’on a appris à l’école ou se rafraîchir la mémoire, on emprunte la rue des Forges vers le fleuve, et nous voici devant un monumental escalier tout blanc, tout neuf, doté d’une rampe aux lignes courbes, oeuvre d’art en soi. Mais c’est en remontant les marches au fond desquelles se gravent les dates et les événements marquants de la cité trifluvienne qu’on apprécie le mieux l’ouvrage inauguré le 26 octobre 2012.

Toujours à pied, via terrasse Turcotte, se laissent admirer quelques belles demeures, puis nous voici devant le buste de La Vérendrye, découvreur des montagnes Rocheuses et de l’Ouest canadien, érigé à l’endroit où il est né en 1685. L’histoire encore nous rattrape tandis qu’on traverse le parc des Ursulines jusqu’à la rue du même nom où s’élèvent le monastère et son musée.

Cette rue, étroite, calme, mérite qu’on s’y attarde. Chaque pas a quelque chose à nous raconter. À gauche, l’église anglicane St. James. En face, la maison Hertel-De la Fresnière s’impose avec ses murs de pierre. Au rez-de-chaussée, elle abrite une boutique des métiers d’art.

Ce voyage dans le temps mène à la Fresque, imposante série de tableaux qui occupent 760 mètres carrés le long de la côte Plouffe, dite côte à Deux Fesses, à cause de sa configuration. Créée pour les 375 ans de la ville, la Fresque met en valeur les faits et gestes des habitants, d’hier à aujourd’hui. Les concepteurs, Murale Création, sont les mêmes qui ont réalisé la fresque des Québécois dans le quartier Petit-Champlain, et d’autres plus récentes. Autant de décors en trompe-l’oeil qui s’inspirent des célèbres murs peints de Lyon, en France.

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L’histoire nous rattrape tandis qu’on traverse le parc des Ursulines jusqu’à la rue du même nom où s’élèvent le monastère et son musée.

MICHEL SAMSON, COLLABORATION SPÉCIALE

Capitale du papier

Trois-Rivières défie le temps. À l’ère des iPad, les visiteurs, petits et grands, ont un plaisir fou, chez Boréalis, à fabriquer du papier.

«Et cette feuille que tu as faite, est-ce que tu vas l’apporter chez toi?»

«Oui, en Martinique», répond l’enfant, un garçon de six ou sept ans, fier de sa réussite.

Boréalis a ouvert ses portes en septembre 2010, dans l’ancienne usine de filtration d’eau de la Canadian International Paper (CIP). Depuis la forêt boréale où les bûcherons abattaient l’épinette, passant par les billots (la pitoune) descendant la rivière Saint-Maurice, guidés par les draveurs, toutes les étapes qui mènent au papier nous sont expliquées.

Suit l’atelier qui permet de mettre la main à la pâte. Ensuite, la descente dans les voûtes sombres et mystérieuses qu’on traverse avec une lampe de poche pour prendre part à un rallye, nommé «le parcours des oubliés». Lieu de mémoire, Boréalis ajoute, de mai à septembre, l’exposition Générations qui propose notamment une série de témoignages venant «de gens pour qui le papier est une histoire de famille».

Situé rue des Draveurs, là même où la Saint-Maurice se jette dans le Saint-Laurent, l’endroit mérite qu’on s’y attarde. Pour le paysage bien sûr. La piste cyclable permet aux amateurs de vélo d’y venir depuis le centre-ville. La promenade piétonnière n’est pas non plus avare de points de vue. Mais là-bas, juste devant, qu’est-ce que cette cheminée rouge et blanc qui crache de la fumée? La Wayagamack, seule usine de papier encore en activité. Au début du XXe siècle, Trois-Rivières en comptait cinq.

Avant de quitter les lieux, le regard se porte sur l’amphithéâtre en construction, dont l’ouverture est prévue en 2014. Au programme : spectacles, toutes formes d’expression artistique.

Les arts, mais particulièrement la poésie, occupent une place d’honneur à Trois-Rivières. C’est un bonheur de marcher dans la ville à la découverte des quelque 400 plaques de métal fixées aux murs des édifices, sur lesquelles s’inscrivent des extraits de poèmes. Anne Hébert, Gérald Godin, Gatien Lapointe, Alphonse Piché, Bruno Roy, etc. La liste est longue. Chaque automne, cette année du 4 au 13 octobre, se tient le Festival international de la poésie.

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La tour d’observation du musée Boréalis offre une vue spectaculaire sur le point de rencontre de la Saint-Maurice et du Saint-Laurent.

MICHEL SAMSON, COLLABORATION SPÉCIALE

Culture populaire

La culture, c’est pour tout le monde. Suffit d’aller faire un tour au Musée québécois de culture populaire, rue Laviolette, qui reçoit, à partir du 21 juin, la famille Paré. C’est-à-dire les costumes, les décors et plus encore qui ont fait les beaux jours de La petite vie. On y trouvera aussi le Cirque Champagne, du nom de celui qui a sculpté dans le pin et coloré à l’acrylique une série de personnages particulièrement attachants. Natif de Québec, Bruno Champagne, autodidacte, est le petit-fils de l’homme fort Victor Delamarre.

Ce musée, à voir sans faute, contient plus de 70 000 objets à caractère ethnologique, qui témoignent de la vie des Québécois autrefois. Sa réserve est accessible au public. Attenante au musée, se dresse la Vieille prison, grise et lugubre, qui est restée ouverte jusqu’en 1986. La visite guidée n’est pas de tout repos. «Attendre la mort est plus atroce que la mort», est-il écrit sur le mur de l’un des cachots.

Un peu d’air frais et de l’eau sont toujours appréciés. Ce n’est pas ce qui manque à Trois-Rivières, à commencer par le Parc portuaire au coeur de la ville. En allant vers l’ouest, on atteint la Pointe-du-Lac, réserve de la biosphère reconnue par l’UNESCO. Y ont été vues 288 espèces d’oiseaux. Pour les observer, l’Auberge du Lac Saint-Pierre, qui adhère au réseau de l’Hôtellerie champêtre, est toute désignée. Plein air Ville-Joie, situé tout près, organise pour sa part des camps familiaux.

Si on regarde à l’est, vers le Cap-de-la-Madeleine, son sanctuaire, son pont des chapelets, imperméable au poids des ans, rien de mieux que le parc de l’île Saint-Quentin par une chaude journée. Marina, sports nautiques, plage de sable, baignade, c’est la villégiature en ville. Et la détente pour toute la famille.

Les restaurants sont nombreux à Trois-Rivières. Nous en avons découvert un, beau, bon, pas trop cher : le Sacristain, rue Bonaventure, qui loge dans une ancienne église méthodiste. En été, on peut manger sur la terrasse et se remémorer les péripéties de cette virée dans la cité trifluvienne.

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De isabelle04

Ma ville d’adoption… Je n’ai jamais regretté ce choix.

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De Cheyennecie

Et en plus, c’est pas loin de St-Tite http://www.festivalwestern.com/

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