Le couple et l'immigration - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada

Le couple et l’immigration

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Le couple et l’immigration

PHIL_H
16-01-2007 à 6:45
En ce moment, sur la page d’accueil du site d’immigrer.com est publié un billet de Laurence Nadeau sur le couple et l’immigration que je me permets de rappeler ici.

CITATION
Tous les immigrants vivent une période de stress très grande lors de leur arrivée, puisquils doivent concilier tous les aspects de leur vie en même temps, ils doivent trouver du travail, un logement et créer un nouvel environnement social en peu de temps. Le couple est donc confronté à un nouveau stress quil navait peut-être pas prévu. Mais surtout le fait de se retrouver loin de leur entourage, de la pression sociale de leur pays dorigine, de leur cadre de vie normal, amène certains immigrants à se redécouvrir et à concevoir dune façon différente leur relation avec leur conjoint.

Certains partenaires vivent une adaptation différente à leur nouvelle vie, parfois même opposée, et ceci peut aussi être un élément déclencheur de rupture.

Comme limmigrant célibataire qui se retrouve face à lui même, le couple dimmigrants fait aussi face à la même introspection. Ainsi il est vraiment conseillé que les deux membres du couple soient pleinement favorables à cette immigration, quils soient égaux face au choix dimmigrer, et aussi de bien communiquer tout au long de cette période cruciale de leur installation afin déviter les conflits et les divers décalages de ladaptation.

Je voulais en parler que je me trouve confronter à ce sujet car ma femme et moi même ne partageons pas la même opinion sur le sujet. Pour moi vivre au Québec est un vieux rêve, en revanche, pour elle, l’idée est moins envisageable. Je suis d’accord avec ce qu’a dit Laurence, quand il s’agit de faire le grand saut en couple ou en famille, ce « saut » doit être le projet de tous et non pas d’un seul. Nous concernant, pour le moment il ne s’agit que de mon désir, et non pas du sien donc l’immigration au Québec, n’est pas d’actualité.

Cependant, son opinion tend à évoluer et si elle accepte un jour de s’expatrier, le Québec est le seul pays qui soit envisageable pour cela.

Je voulais donc débattre de ce sujet, avec vous et éventuellement recueillir des témoignages de couples ou de familles qui vont immigrer ou qui ont déjà franchi le pas. Qui a émis le premier le désir de la faire ? Le conjoint était il facilement convaincu ? Y a t’il eu des cas de ruptures suite à l’immigration ?

Merci pour vos témoignages

dirgnicha
16-01-2007 à 8:02
Je voulais juste apporter mon témoignage. Dans mon cas, c’est mon conjoint qui a eu en premier l’idée de venir s’installer ici. Je n’étais pas trop pour au début à cause de l’éloignement avec la famille. Puis l’idée à évoluer au fil du temps, j’ai découvert Montréal pendant des congés et quelques années après nous avons fait les démarches.
Maintenant nous sommes installés depuis un peu plus de deux mois, je n’ai donc pas assez de recul pour notre vie de couple ici mais c’est vrai que le couple vit un grand changement.

fanou
16-01-2007 à 9:52
pour nous le grand saut n’est pas encore fait mais notre envie de partir est venue il y a 8 ans lors de notre voyage de noce au Quebec. Mais je n’étais pas prete a le faire, mon mari oui. Donc il a attendu que le bon moment, pour moi, arrive et voila cette fois j’ai décidé de partir et tout ce passe pour le mieux, a voir aprés ………. Mais nous avons deja commencer notre vie de couple (il y a 12ans ) tout seul a l’étranger, en Afrique, avec trés peu de moyen financier et tout c’est bien passé .

A mon avis (et c’est un avis trés personnel) un couple solide tient a ce genre de chamboulement.

3Tinamours
16-01-2007 à 10:43
L’idée de l’immigration était de moi. Mon conjoint a mis 9 mois pour être d’accord.
On a fait le projet à deux.

Après un an ici, j’ai décidé de me séparer de lui et de faire ce que je n’ai jamais réussi à faire en France à cause de la pression sociale et autre.

On aurait dû le faire avant, mais le projet nous avait faussement rapproché et l’immigration aussi et puis on a repris nos distances jusqu’à ce que je dise stop.

J’ai refaits ma vie et je ne le regrette absolument pas : j’aurai même dû le faire avant, mais je n’étais pas prête.

AugustClo
16-01-2007 à 12:41
Moi j’ai rejoins mon chum au Canada et entre la difference de culture et la difference de perception du present (lui installe depuis plusieurs annees et moi qui debarque avec toute une vie a recommencee) il y a des periodes plutot noires entre nous… L’immigration nous a rapproches physiquement mais pour ce qui est du reste je ne sais que dire: il y a des moments ou on a l’impression de ne rien avoir a faire ensemble et des moments ou la vie est merveilleuse… Il faut voir vers quel cote la balance va pencher mais une chose est sure: l’immigration est une reelle epreuve pour un couple, est pas seulement une epreuve pour voir si on s’aime mais une epreuve du quotidien qui n’a rien a voir avec l’amour a mon avis mais avec la communcation, le caractere et les aspirations de chacun… Pis la motivation de vivre un tel chamboulement: personnellement mon chum ne pensait vraisemblablement pas que MON immigration aurait tant d’impact sur SA vie et c’est sans doute une des choses qui nous mettent dans le trouble…

Jas06
16-01-2007 à 13:21
C’est pour ça que parfois, le 3e pays est la meilleure solution pour un couple mixte. On vit la même chose, l’autre comprend nos choc culturels épisodiques et on recommence une vie ensemble.

sandy
16-01-2007 à 18:55
nous n’avons pas encore immigré mais même si l’idée est un peu plus de moi elle est quand même assez commune… j’y ai déjà vécu étant plus petite,lui rêvait d’y aller et ça a été notre voyage de noce : ça l’a conforté dans son amour pour le canada…

Opal
16-01-2007 à 19:12
C’est moi qui en ai eu l’idee, mais elle ne se sentait pas prete. Deux ans plus tard, elle m’a dit OK pour lancer la procedure, Nous avons eu le visa en 8 mois, mais ne sommes alles le valider que 7 mois plus tard lors d’un sejour hivernal de trois semaines qui lui a permis de decouvrir Montreal, l’hiver Quebecois, les Quebecois, et d’aimer ca. Nous sommes revenus en France et n’avons fait le grand saut que l’ete suivant, 4 ans apres la premier idee et deux ans apres l’envoi de la DCS.

Ca marche, pour elle, pour moi et pour nous. Sa famille restee en France lui manque, mais elle s’en accommode. Je ne lui ai jamais bassine les oreilles avec le projet d’immigration ou le Quebec, je n’ai jamais envisage de la quitter pour venir tout seul (je n’etais pas passionne comme le sont certains ou beaucoup de forumistes, mais c’etait plutot un choix tres reflechi pour aspirer a une vie meilleure et un meilleur environnement pour elever mes enfants). Et le bien-etre de nos enfants a beaucoup contribue a lui, nous, faire sauter le pas.

Bien evidemment il y a eu des periodes de serieux doute ou lassitude par rapport au projet, je lui disais alors: ecoutes, la France est la, elle ne bougera pas, faisons donc un essai pendant un an et si ca te plait pas, on peut revenir a tout moment. Le fait de savoir qu’elle pouvait revenir en France au cas ou, a dissipe ses dernieres craintes. Je dois dire aussi qu’on a pas mal galere ensemble, que ca fait 15 ans qu’on est ensemble et que bien souvent c’est l’un qui travaillait pour les deux (ou les quatres avec les enfants), indiferemment elle ou moi selon les vicissitudes et les opportunites de la vie. On a donc pas sacrifie beaucoup en partant, et si on doit repartir quelque part, eh bien on le fera ensemble, notre petite famille d’abord, le Canada ensuite, et les deux en meme temps c’est encore mieux

scrogn
16-01-2007 à 19:36
Je vois le problème… Bien que, chez nous, le problème soit légèrement plus épineux. C’est moé la québécoise de service, et c’est lui qui voulait y aller… (pour les curieux, voir ma chronique sur ma pitoyable justification ) Rien de mieux qu’une bonne vieille auto-promotion !

Seulement, j’ai rencontré quelques couples qui, battant de l’aile, pensaient qu’une immigration ferait repartir leur relation. D’autres auraient choisi de faire un enfant… Mais, bien souvent, le résultat fut le même : séparation ou divorce…

Les raisons d’un tel chamboulement ( que ce soit « immigration » ou « bébé ») se doivent d’être saines, elles ne doivent pas être là pour recoller les morceaux.

Je cafouille un peu mais les affreux réclament leur souper….

3Tinamours
16-01-2007 à 22:29
Si on m’avait posé la question avant notre départ, je n’aurai jamais pensé me séparer.
Principalement parce que le projet nous a faussement rapproché.
Puis arrivé ici, les difficultés et le tourbillon que représentent l’arrivée et les premiers mois ont fait de même.

C’est après que je me suis émancipée, quand j’ai eu une job stable, une vie avec des activités…et que j’ai décidé de vivre ma vie. Terminées toutes ces concessions !!!
Bien sûr qu’avec les enfants, tu y penses à 2 fois. Mais ma décision était prise : je ne rentrerais plus dans le moule.
Personnellement, je pense qu’au bout d’un certain temps sur place, il existe parfois un décallage entre l’évolution qu’ont eu les 2 personnes formant un couple.
Sophie

PHIL_H
17-01-2007 à 4:37
Merci pour tous vos témoignages. Personnellemet j’ai confiance en notre couple et si on se lance dans ce projet, je sais que si quelque chose doit rater, ce sera le projet d’immigration et non pas le couple.
Je me reconnais beaucoup dans le témoignage d’Opal, qui ressemble un peu à ma situation.

Angela
18-01-2007 à 21:16
Je vois le problème… Bien que, chez nous, le problème soit légèrement plus épineux. C’est moé la québécoise de service, et c’est lui qui voulait y aller… (pour les curieux, voir ma chronique sur ma pitoyable justification ) Rien de mieux qu’une bonne vieille auto-promotion !

Toi et tes histoires! Tu me fais exactement le même effet que Mère Indigne et sa chronique! Tu ne devrais pas avoir le droit d’être aussi rafraîchissante.

Mon histoire à moi est plutôt banale: quand j’ai débarqué au Québec, mes morveux à moi ne parlaient pas un mot de français et mon bonhomme, comme tous les maris africains qui se respectent, ne savait même pas comment se préparer une tasse de café ou laver ses chaussettes. Il a fait du progrès depuis, et notre couple va très bien. Mais il lui arrive encore de me demander, quand il nous prépare à manger, où je range le sel. Et je lui réponds tranquillement : « dans ma poche » si ce n’est: « sur ma tête ». Où est-il allé chercher l’idée que je suis sa mère? Deux morveux me suffisent amplement!

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