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Étudier en Colombie-Britannique

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Avec près de 595 000 étudiants inscrits en enseignement supérieur ou en écoles d’Anglais, la Colombie-Britannique est devenue une destination très prisée pour les études. La qualité de vie, la douceur du climat, mais aussi les efforts massifs du gouvernement provincial y sont pour beaucoup.

Avec près de 430 000 étudiants inscrits dans des établissements publics, le gouvernement libéral de Gordon Campbell –fraîchement réélu pour un troisième mandat- a investi près de 20 milliards de dollars depuis 8 ans dans les infrastructures et le développement des programmes postsecondaires, principalement dans le secteur public. Ces investissements ont porté leurs fruits, avec une explosion du marché éducatif, du nombre d’inscriptions et du nombre d’établissements scolaires. Les écoles poussent comme des champignons dans la province.

Il faut dire aussi qu’au Canada, cela n’est pas mal vu de reprendre des études pour changer de carrière, de remettre ses connaissances à jour, ou d’être tout simplement curieux ou passionné par un sujet. Bien au contraire, c’est très bien perçu par les employeurs et les gens en général. Les possibilités d’études sont infinies dans tous les domaines : cours du soir, de jour, de fin de semaine, de demi-journée, en ligne, par correspondance pour obtenir certificat, diplôme baccalauréat, doctorat, attestation de réussite et j’en passe.

Comme un peu partout dans le monde, deux systèmes cohabitent: le public et le privé. En Colombie-Britannique, les deux offrent un enseignement de qualité similaire, mais avec une organisation légèrement différente. Le gouvernement Campbell est arrivé à ce niveau de qualité avec la reforme du contrôle des établissements scolaires privés dans les années 2003-2004, et la mise en place de l’agence gouvernementale PCTIA, régulant le marché éducatif privé. Cette reforme était nécessaire suite à de nombreux abus de la part d’établissements peu scrupuleux, mais il faut aussi dire que le gouvernement a tout intérêt à favoriser le secteur privé. En effet, ce secteur rapporte plus d’un milliard de dollars par an à la province et ne bénéficie d’aucune subvention publique.

Depuis 2004, tout établissement privé doit être inscrit auprès du PCTIA avant de pouvoir enseigner. L’agence a mis en place un certain nombre de mesures afin de mieux protéger les étudiants, notamment sur le plan financier. En cas de faillite de l’établissement ou d’annulation des cours, le remboursement est garanti, ce qui n’était pas forcement le cas auparavant. Le PCTIA limite également les frais supplémentaires bien souvent facturés aux étudiants étrangers.

En plus d’être inscrits, les établissements peuvent également demander une accréditation. Le PCTIA effectuera alors des contrôles très rigoureux en matière de programmes d’enseignement, d’organisation administrative, frais de scolarité, structure, qualifications des enseignants…etc. Le site de l’agence publie deux listes: une de tous les établissements inscrits et l’autre des établissements accrédités. A mon sens, cette dernière est la plus importante lorsque l’on choisit une école privée. Pour bénéficier des prêts et bourses des gouvernements fédéral et provincial, il faut être inscrit dans un établissement accrédité. Certaines banques le demandent également. Le site donne également des renseignements sur les programmes et les coûts.

Il est à noter que les nombreuses écoles de langues ne sont encore pas obligées d’être inscrites dans le PCTIA, mais cela devrait changer sous peu, un rapport de 2007 en ayant fait la recommandation. Avec plus de 100 000 étudiants internationaux venant chaque année apprendre l’Anglais, les abus en la matière sont monnaie courante malheureusement. Là encore, je conseillerai de choisir une école volontairement inscrite dans le PCTIA et accréditée par Langues Canada.

Je ne dis pas que tous les établissements et écoles de langue privés sont peu scrupuleux, loin de là! Il existe d’excellentes écoles et étudier dans le privé comporte un certain nombre d’avantages, Le premier étant une grande flexibilité. La plupart des Colleges privés a des programmes débutant chaque mois alors que dans le public c’est en général en Septembre, Janvier et Mai, et les cours sont rarement annulés. Les critères d’admission sont aussi plus souples. Dans le public, selon les filières, on pourra vous demander de reprendre certains cours du secondaire, notamment si vous avez effectué votre scolarité à l’étranger. A la grande différence de ce qui se fait en Europe, en Amérique du Nord, les établissements supérieurs choisissent leurs étudiants, donc vous n’avez quasiment aucun recours par rapport aux critères d’admission.

Les classes sont aussi plus petites, donc les enseignements vous connaissent mieux et sont plus disponibles. Les formations durent en général un an, contre deux ans minimum dans le public. L’inconvénient majeur du secteur privé est le coût des études, en moyenne 9 000$ par an contre 4 700$ dans le public. Ces chiffres n’incluent que les frais de scolarité, auxquels il faut ajouter l’achat de livres et une myriade de frais administratifs. Le coût global est en réalité bien plus élevé dans les deux secteurs. Un inconvénient aussi est quelque peu le manque de reconnaissance des établissements privés par rapport à ceux du public. Un employeur potentiel connaît mieux BCIT, SFU ou UBC que CDI, Sprott Shaw ou Vancouver Career College. De plus, certains programmes ne sont pas disponibles dans le privé.

La mentalité d’enseignement est la même dans les deux secteurs. Dans la grande tradition Anglo-Saxonne, le pragmatisme passe avant tout. Le but des études est de donner un emploi, et tout est orienté autour de cet objectif. L’enseignement est dynamique et interactif. On favorise la coopération plutôt que la compétitivité. Ici, il est normal de poser des questions et de demander des explications supplémentaires. Il est aussi normal d’ouvrir un débat et de ne pas être d’accord, tout comme il est tout aussi normal d’envoyer un courriel à son professeur et d’aller le voir en dehors des heures de cours. C’est même attendu de la part de l’enseignant.
Lorsque l’on sort d’un système archaïque comme celui qu’il y a en France, étudier ici est vraiment un régal!

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Écrit par
Blueberry

Stéphanie alias Blueberry est originaire de France et écrit des billets pour le site depuis 2008. Installée à Vancouver dans cette ville de l'ouest du pays depuis 2006, elle a fait son premier séjour au Canada en 2001 et a eu un véritable coup de foudre pour le pays. Suivez ces billets pour en connaître plus sur la vie, le travail, les loisirs et les joies et autres en Colombie-Britannique.

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