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Emploi et intégration à Vancouver

Comme je l’ai déjà écrit dans une précédente chronique, l’intégration globale des immigrants passe avant tout par une intégration sur le plan économique. Ici, quelques suggestions pour essayer de faciliter cette intégration économique, que vous soyez nouvellement arrivé ou même ici depuis plus longtemps. Je donnerai quelques exemples de la situation en Colombie-Britannique.
La province est l’une des plus dynamiques du pays, malgré la récente crise de l’industrie forestière. D’autres industries phare comme la mine, la construction, la pêche et le tourisme entre autres lui permettent d’atteindre de très bons résultats économiques et d’être attractive pour des milliers de gens du monde entier, mais aussi des autres provinces.

Selon BC Stats (organisme du gouvernement provincial), le taux de chômage de la province en Mai était à 4.5%. Si l’on détaille par catégorie de population et par sous-catégorie (âge, genre…) ce que je ne ferais pas ici, les écarts sont significatifs. Le taux de chômage des immigrants est globalement 2 fois plus élevé que celui des personnes nées au Canada. Je ne rentrerai pas dans les détails non plus, le but de cette chronique n’étant pas d’aligner les chiffres. Il s’écoule une période d’entre 5 et 10 ans, avant que le taux de chômage des immigrants soit égal à celui des Canadiens dans la province.

Il y a quelques temps, un cabinet de consultants en Ressources Humaines de Vancouver (dont le nom m’échappe complètement, désolée) a publié les résultats d’une enquête sur l’immigration dans la province. La préoccupation principale des immigrants est de trouver un emploi « adéquat ». « Adéquat » signifie avant tout dans leur domaine de compétences, ou dans ce qu’ils voudraient faire, bien avant la question du salaire.

Car même si l’immigrant a un emploi lui permettant de payer ses factures, de faire vivre sa famille, et même parfois avec un salaire tout à fait décent, si ce n’est pas dans son domaine de compétences, ou si ce n’est pas ce qu’il veut faire, il aura un sentiment de décalage ou de frustration, voire même les deux, par rapport au pays d’accueil.

L’enquête soulignait aussi les principaux obstacles à l’emploi adéquat pour les immigrants de la province. On retrouve les ordres professionnels et le manque d’expérience locale. Néanmoins, le premier obstacle est le niveau d’Anglais, loin devant les ordres et l’expérience Canadienne. Dans le ROC en général, si vous ne parlez pas Anglais, cela risque de poser problème, non seulement pour trouver un emploi, mais aussi pour vivre tout simplement. Ne pas maîtriser la langue prive de beaucoup de choses et affecte l’intégration sur le long-terme, à mon sens. Un employeur ne vous engagera pas pour améliorer votre niveau d’Anglais. Il faut donc être opérationnel. Pour les résidents permanents, il y a des organismes offrant des cours gratuits. Donc, plus d’excuses !
Je mets volontairement à part la question des ordres professionnels, sur lesquels l’immigrant n’a aucun contrôle, ou si peu. Il y a des erreurs commises par les nouveaux arrivants -et par les autres- qui peuvent entraver l’accès à l’emploi et donc les premières étapes vers l’intégration. Cela s’applique d’autant plus si vous recherchez un premier emploi, mais aussi par la suite. Et sur ce point, vous avez le contrôle total pour corriger ces erreurs.

Chaque année, les gouvernements fédéral et provincial investissent des centaines de milliers de dollars dans des organismes et associations d’aide aux immigrants. Selon BC Stats, seulement 12% des immigrants de la province utilisent ce genre de services. C’est une erreur de ne pas s’adresser à ces organismes. Vous avez envoyé des tas de CV, et reçu aucun appel pour une entrevue. Vous pensez peut-être que c’est parce que vous êtes immigrant ou que vous n’avez pas d’expérience locale ? Réfléchissez bien ! Votre CV et votre lettre ne sont peut-être pas adaptés au marché local. Et même après, si vous voulez changer d’emploi ou de carrière, ces associations peuvent encore vous être très utiles.

C’est tout le but de ces organismes de vous aider à trouver un emploi, de vous donner des informations sur le marché du travail, comment créer votre entreprise, etc.…Sans compter que ces organismes ont leur propre réseau et offres d’emploi. Et, oui le réseautage ! 75% des offres d’emploi ne sont pas publiées dans la province. Si vous restez derrière votre écran d’ordinateur, les perspectives de trouver un emploi seront fortement limitées. Il faut sortir !

Profitez-en également pour sortir de votre communauté. Il est confortable de rester avec des gens qui parlent votre langue et ont la même culture. Mais il également très intéressant d’avoir un autre point de vue, surtout que les gens de votre communauté ne sont parfois pas de bon conseil.
Enfin, essayez de relativiser la recherche d’emploi. Trouver un emploi n’est facile pour personne. C’est plus difficile pour les nouveaux immigrants, j’en conviens. Il faut éviter de tomber dans les clichés du type : être obligé de faire livreur de pizza ou gardien de sécurité, en attendant de trouver mieux. C’est loin d’être systématique. Même chose avec le travers « Canadiens contre Immigrants ». Oui, la discrimination et le racisme existent, mais ils ne sont pas systématiques non plus. L’attitude est aussi importante que les démarches entreprises pour trouver un emploi.
Quand vous vous sentez découragé, ce qui arrivera inévitablement, débarrassez-vous des gens négatifs ou ne prêtez qu’une oreille distraite à leurs histoires. Si vous essayez de mettre en pratique ces quelques suggestions, vous êtes déjà sur la bonne voie pour trouver l’emploi qui convient. Ce ne sera pas toujours facile, parfois long, mais c’est possible.

Blueberry
Stéphanie alias Blueberry est originaire de France et écrit des billets pour le site depuis 2008. Installée à Vancouver dans cette ville de l'ouest du pays depuis 2006, elle a fait son premier séjour au Canada en 2001 et a eu un véritable coup de foudre pour le pays. Suivez ces billets pour en connaître plus sur la vie, le travail, les loisirs et les joies et autres en Colombie-Britannique.
http://www.immigrer.com

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