Cette infirmière Française a quadruplé son salaire en venant exercer au Québec
mercredi , 12 juin 2024
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Cette infirmière Française a quadruplé son salaire en venant exercer au Québec

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Éreintée par un salaire insuffisant et des conditions de travail difficiles, cette infirmière de 35 ans a choisi de tout abandonner pour parti au Canada avec son conjoint. Avec un revenu désormais multiplié par 4,5, ses enfants qui s’épanouissent pleinement… La jeune mère n’a aucun regret quant à sa décision de changer de vie.

Abandonner une existence profondément ancrée dans leur modeste village de l’Allier pour franchir les frontières était un rêve longtemps lointain pour Marion, âgée de 35 ans, et Yann, son conjoint de 36 ans. Ce rêve est devenu réalité il y a presque trois ans.

En 2021, cette infirmière rentre chez elle “en pleurs” après une journée à la maison de retraite où elle travaillait. “J’ai été témoin d’un acte de maltraitance dû à un manque de personnel et je me suis dit : C’est fini, j’arrête”, confie-t-elle, mère de deux enfants de 5 et 7 ans. Ce même soir, elle postule sur un site de recrutement pour soignants au Canada, sans imaginer qu’en décembre 2022, elle arriverait au Québec avec son mari, leurs deux fils et six énormes valises pour commencer une nouvelle vie.

Une semaine après avoir envoyé son CV, Marion est contactée pour un entretien. Peu après avoir raccroché, elle reçoit une réponse positive : son dossier est accepté. “Ils m’ont informée que j’étais retenue, que j’avais l’opportunité de partir au Canada, et on nous a donné une semaine pour choisir où nous voulions nous établir au Québec. Je ne savais pas du tout où aller !”, se souvient-elle depuis sa nouvelle maison à Napierville, proche de la frontière américaine et à une trentaine de minutes de Montréal.

Un salaire multiplié par 4,5
La famille opte pour cette ville de 4 000 habitants, qui répond à leurs critères : proche de l’hôpital choisi par Marion, “dans une zone pas trop grande, car nous venons d’un village de 300 habitants” et francophone, “car je ne parle pas anglais”. Ils prennent un an pour organiser leur départ, vendre leurs maisons, meubles, voitures et surtout, informer leurs proches de leur nouveau projet de vie.

Le changement est radical. N’ayant jamais pris l’avion et connaissant peu le Canada, Marion, dont le mari travaillait comme intérimaire dans l’agroalimentaire, souligne : “Dans l’Allier, nous avions notre maison, mais avec nos salaires, on mangeait et on payait les factures, c’est tout. On ne partait jamais en vacances.” Aujourd’hui, elle travaille de nuit à l’hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu et est sur le point de devenir cadre de santé, grâce à l’ancienneté conservée de France. Elle a vu ses revenus multiplié par 4,5 fois.

“Des conditions de travail incomparables”
Elle retrouve un sens à sa profession choisie “par vocation”, et décrit des conditions de travail “incomparables”. “Tandis qu’en France, j’avais l’impression de travailler à la chaîne, de ne plus être dans l’humain, ici, je réalise bien plus de soins car j’ai le temps. Aux urgences, j’avais 60 patients sur une journée de 8 ou 12 heures. Ici, quand je travaille seule, je n’ai que six patients maximum”, affirme Marion.

Yann, quant à lui, travaille à domicile pour un opérateur de téléphonie, un emploi qu’il a trouvé “très rapidement” mais qu’il espère échanger contre un poste lui permettant d’avoir un bureau et des collègues, car “le télétravail, ce n’est pas idéal pour sociabiliser”, observe sa compagne. La famille, qui adore passer du temps ensemble, a fait “pas mal de rencontres entre Français, et aussi avec des Québécois au travail, à l’école, avec les voisins…”

“Le fait de mieux gagner notre vie nous permet de faire plus de choses, on va essayer d’aller à New York et à Boston”, projette également

Marion, heureuse de voir ses deux enfants, l’un scolarisé en primaire et l’autre en garderie, s’adapter parfaitement à leur nouvelle vie.

“On ne se donne pas de date de retour”
“C’est sans regret”, insiste l’infirmière à propos de son changement de vie. “Le contexte actuel en France faisait que nous ne nous sentions plus à notre place, plus en sécurité. Ici, nos enfants jouent dehors quand ils veulent, alors qu’en France, c’était impensable de les laisser sortir seuls.”

La douleur de l’éloignement s’est atténuée grâce aux appels vidéo. “On voit mes parents toutes les semaines, c’est notre rituel, tous les dimanches on s’appelle. Ça fait du bien à tout le monde.” Elle aurait aimé que ses parents puissent venir leur rendre visite prochainement, mais ce couple de retraités “a été obligé de reprendre le travail pour boucler les fins de mois”. Ce sera donc pour plus tard.

D’ici là, Marion, Yann et leurs deux fils prévoient de retourner en France l’été prochain. Quant à un retour définitif là où ils ont grandi, “on ne se donne pas de date de retour”, explique la soignante. “Nos permis de travail se terminent en décembre 2025. On a commencé les démarches pour faire une demande de résidence et on espère être sélectionnés avant l’an prochain.” Une chose est sûre, “on ira jusqu’à la fin de nos permis de travail, au moins”, affirme-t-elle. “On est très bien ici, mais on ne veut pas se mettre en tête qu’on fera toute notre vie au Québec, car on ne sait pas ce que demain nous réserve. Alors on y va au jour le jour.”

Source : Le Parisien

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Écrit par
Laurent Gigon

Cofondateur du site Immigrer.com

5 commentaires

  • Ma conjointe est infirmière. Elle a “seulement” doublé son salaire net par rapport à la France, et ce avec 10 ans d’ancienneté supplémentaires.
    Le coût de la vie est également plus cher.
    Le bilan final est positif, mais si le salaire en question a plus que quadruplé, cette infirmière devait exercer à Marseille! 🤣

  • Je vis ici depuis 14 ans, et tout ce que j’ai a dire et que cette article est un tissu de mensonge. Je suis conscient que la vie eu Europe est très difficile mais la vie au Canada n’est pas l’eldorado tant vanté. Oui, certes, malgré la COVID et même avant ça, ceux qu’ils veulent travailler et faire des études supérieur, c’est une réalité mais le reste…. C’est du vent! Ça me rappel encore une fois comment le Québec fait la prostitué en Europe pour recruter, a partir de la, posez vous les bonnes questions. Dans un contexte économique comme la France, c’est sur que le Canada est une option formidable. Mais ne croyez pas au père noël, surtout a cette article honteux! Bref, venez ici avec comme idée que tout est possible mais avec du travail.

  • Complètement UTOPIQUE et IRREALISTE comme salaire…soit 4.5 le salaire français. En partant du principe qu’un infirmière en France gagne 2000€ donc x4.5 = 9000€ et avec la conversion € en $ ça donnerait 13 000$ !! UNE ABERRATION !!!! IMPOSSIBLE même en étant dernière échelon sur la grille salariale avec toutes les primes possibles telles que travailler aux soins intensifs et de nuit. On ne peut clairement pas toucher ce salaire au Québec en tant qu’infirmiere clinicienne salariée au public.

    Franchement je trouve cela dangereux de partager des récits faux et mensongers. Derrière cela peut inciter fortement des français à quitter la France pour un soit disant Eldorado financier en tant que soignant alors que ce n’est pas le cas…en tous cas pas à ce salaire !!!

    • Vu que c’est apparemment tiré du parisien, ça pourrait expliquer le manque de précision. 4,5 c’est effectivement très exagéré, et puis surtout il faut bien comprendre que malgré ce qui est dit en France, la retenue sur salaire est énorme au Québec.
      Je suis arrivé en 2012, je suis dorénavant chef de service, ce qui n’est pas comparable à cadre de santé (les tâches, rôles et pouvoir de décisions n’ont rien à voir), je touche (ce qui reste dans ma poche après toutes les retenues) environ 2 fois mon salaire.
      Avant d’être chef de service, j’étais ASI, ce qui se rapproche plus du rôle de cadre de santé FR, je touchais environ 1,5 salaire (je suis retourné 1 an en FR en 2017, travail de nuit).
      Au Québec on vit très très bien avec ce type de revenus, mais c’est selon le lieu d’habitation, et c’est de moins en moins vrai depuis le COVID et toutes les répercussions financières.

  • Centre Éducatif

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