Comme toute aventure, il y a des risques, mon bilan

Comme toute aventure, il y a des risques, mon bilan

Il est très important de rappeler que le seul moyen de savoir si on est fait pour Montréal ou non, c’est de tenter l’aventure. Mais comme toute aventure, il y a des risques qu’il faut prévoir et gérer avec sagesse. Tout plaquer d’un coup en croyant à un Eldorado c’est très naïf. Je voudrais également rappeler que rentrer en France parce qu’on ne se sent pas à notre place au Québec, ce n’est pas un échec. L’échec c’est d’avoir peur de franchir le pas ou de s’obstiner à rester si on n’y est pas heureux. Il n’existe aucune destination, aucun pays ni aucune culture parfaits. Le Canada et la nation québécoise ne font pas exception. 

D’abord, il faut se débarrasser de l’image de carte postale provenant du marketing gouvernemental québécois ou canadien. L’immigration au Canada, et notamment au Québec, a été longtemps un juteux commerce, les démarches sont très longues et très coûteuses. Puis il ne faut pas donner de crédit à la fierté québécoise qui tentera de vous faire culpabiliser dès que vous aurez des doutes ou que vous vivrez le désenchantement, comme si d’un coup vous ne méritiez pas le Québec. Le réflexe d’orgueil tant lu peut se résumer à : « si vous n’aimez pas le Québec, vous le quittez ». Certes. Une manière très enfantine de faire taire toute critique, si mal gérée en Amérique du nord, et spécialement au Québec. Le plus gros effort qu’un français doit faire en venant au Québec c’est d’apprendre la diplomatie (la France excelle davantage dans l’art du débat et de la critique continuelle stérile). Je n’exagérerai pas en disant qu’en venant ici vous devrez l’effort supplémentaire de vous laisser taquiner par les québécois sur votre identité française tout en ne cédant pas à l’envie de répliquer. Une manière de faire plaisir à l’hôte en quelque sorte. 

Les Québécois (Montréalais)

J’ai beaucoup entendu de choses à leur sujet, toujours exagérément positif. D’abord de quels Québécois parle-ton à Montréal ? En 10 mois, je n’ai pas eu beaucoup de contacts ni personnels ni professionnels avec des franco québécois « de souche ». Rappelons-nous que le Canada est une terre d’immigration, Montréal une destination privilégiée de toutes sortes d’immigrants. Les probabilités sont grandes que vous aurez, à Montréal, des contacts avec d’autres immigrants de première génération. Ces quelques rapports avec les immigrants russes, chinois, libanais, marocains sont précieux, car il vous faudra attendre parfois longtemps avant d’avoir des relations même superficielles avec des locaux, pour qui au mieux vous n’existez pas.

Vous souvenez-vous de la magie de vos premiers séjours en tant que touristes ? La rapidité avec laquelle un Montréalais se précipitait pour vous indiquer le chemin ? Oubliez ça. Car dès lors que vous poserez le sol en tant qu’immigrant, vous n’aurez plus le droit à autant d’égards. Si vous avez immigré c’est que l’opération de séduction a fonctionné. Il faudra ensuite vous débrouiller avec la réalité.

J’ai entendu dire que les québécois étaient « authentiques », plus « vrais ». Outre le fait que ces qualificatifs ne sont pas porteurs de beaucoup de sens, il vaut mieux vous atteler à définir rapidement les personnes que vous rencontrerez en usant d’un prisme moins naïf. Ceux que j’ai rencontré à l’ouest de l’île, que d’autres amis français  ont eux-mêmes rencontrés, sont plutôt « mal polis » et indifférents … et là je parle surtout des francophones. Vous n’aurez pas de bonjour, aucun au revoir ni de merci en tenant une porte, de la part de vos voisins d’immeuble. Même un voisin qui était pourtant monté chez moi. Si c’est le cas c’est une bonne surprise, n’y comptez pas. Certains seraient tentés d’y voir de l’impolitesse caractérisée, presque une provocation, alors que c’est une simple différence culturelle majeure, lourde de conséquence aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Les modèles français et québécois situent, de ce point de vue, vraiment aux antipodes. Si vous ne connaissez pas un québécois, vous ne le saluez pas, il faut le savoir. C’est socialement acceptable de croiser vos voisins sans piper mot, en regardant vos chaussures. Accueillez ces instants de solitude et de silence complices comme votre première vraie expérience québécoise et Montréalaise.

Si vous travaillez ça sera aussi drôle. Les collègues ne se saluent ni en arrivant, ni en quittant au bureau. Les français qui ne peuvent s’empêcher de dire bonjour, au revoir, merci, désolé dans l’ascenseur, toute la sainte journée, doivent vite se reprogrammer. Il ne s’agit pas d’une norme québécoise, mais d’une absence de règle établie qui engendre une confusion amusante. Car, quand deux personnes se croisent seuls dans un ascenseur, ne croyez pas qu’il n’y a aucune gêne. Vous aurez des tentatives approximatives par le regard ou des mouvements de menton de contrebalancer leur incapacité à échanger des mots de politesse un tant soit peu formels. Les franco Québécois ont un vrai handicap très British, se révélant dans certaines circonstances, qui contrastent avec le contact facile et peu formel dont ils sont capables dans bien d’autres circonstances.

Vivant dans les quartiers ouest de Montréal, mêlé d’anglophones et d’allophones (donc anglophones !), je peux vous dire que sur les petites formalités du quotidien, les petits mots et sourires qui ne coûtent pas cher, les anglos sont beaucoup plus agréables au premier contact. Ce n’est pas ici un à priori de français frustré, mais d’un français né à Montréal, ayant eu quelques amis québécois et de la famille québécoise sur place ayant vécu dans d’autres provinces canadiennes et qui attestent de ce fait surprenant.

Les québécois sont des hypersensibles, très fiers. Cette hypersensibilité s’accorde mal avec l’arrogance parisienne, car encore une fois les deux se situent aux antipodes. Si vous ne pouvez accepter cette hypersensibilité presque enfantine, vous aurez de mauvaises surprises. A la question fréquente et très naïve : « Aimez-vous le Québec ? Que préférez-vous la France ou le Québec ? » simplifiez votre pensée et acceptez de mentir pour faire plaisir à l’hôte. N’essayez pas de leur faire remarquer que vous ne connaissez que Montréal et que la région parisienne, seuls points de comparaison possibles, c’est peine perdue. Ce qu’ils veulent entendre c’est leur hymne national (québécois). Ils ne s’intéressent pas à une étude comparée des deux cultures et encore moins aux avantages et aux inconvénients des deux références, c’est une approche rationnelle qui ne répond pas à leur besoin primaire, celui d’entendre que le Québec c’est beau et que les québécois sont gentils, deux affirmations qui se défendent et sur quoi il faudra focaliser votre discours. Ils ont besoin de prolonger le mythe et d’être continuellement rassurés sur leur identité québécoise. C’est important de comprendre ça du point de vue historique, des changements que le Québec a opérés depuis seulement 40 ou 50 ans, cette fierté nationale francophone, après avoir vécu sous le joug des anglophones. C’est ce souvenir, cette souffrance identitaire, qui ont conduit à passer de l’étape « Québec, la Belle Province » à « Québec, je me souviens ». Une manière de rappeler d’où ils viennent, du miracle québécois et d’entretenir pour plein de bonnes et de mauvaises raisons, une dent tenace contre les anglophones. 

Les québécois ont tendance à rester au premier degré. La veille France taquine avec un nombre de degrés qui décontenancent et irritent jusqu’à ses voisins européens. Là encore, le danger vient des extrêmes qu’il faut tenter de réconcilier. Si vous ne connaissez pas bien votre interlocuteur, ne tentez pas de complexifier votre discours à outrance, restez direct et simple. Le reste viendra progressivement.

Si on pouvait se risquer à une généralité sur le Québec qui vaut pour tout le Canada, c’est que les gens tiennent à leur mode de vie basé sur la tranquillité et leur liberté, leur tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Il n’est donc pas étonnant que les canadiens sont globalement un peuple plutôt heureux, tandis que nous français (parisiens surtout), nous nous condamnons nous-mêmes à rester malheureux en toute circonstance. Ceci a des conséquences directes sur les relations sociales. Comme dans beaucoup d’autres cultures, on cherche à garder ce point d’équilibre et de bonheur canadien qui oblige à se voiler la face si nécessaire. Oubliez la critique directe, sans ménagement. Préférez le contournement, les périphrases et pour faire passer un message en Amérique du nord, rien ne vaut que commencer par présenter d’abord les aspects positifs.

Les anglicismes et le franglais (Montréal)

Chaque semaine dans les journaux locaux nous apporte une nouvelle salve d’hypocrisie toute québécoise sur le nombre d’anglicismes scandaleux utilisés par les français, tout en leur se moquant de leur accent (il est proverbial), et en balayant derechef l’excuse d’une proximité avec un vilain impérialiste anglophone qui ne vaut que pour eux. Or, il n’en est rien. L’impérialisme linguistique anglophone est un problème mondial qui est totalement décorrélé de la situation de nos frontières physiques, même si le Québec oublie vite la proximité physique française et britannique. Je ne peux me prononcer pour le Québec, je ne connais vraiment que Montréal, ville particulière, internationale, qui impose progressivement l’anglais au grand dam des identitaires québécois. N’avez-vous pas entendu le scandale à propos du débat politique télévisé exécuté en anglais les candidats au poste de premier ministre de la nation québécoise ? On y apprend deux choses : le débat identitaire francophone est toujours vif (et parfois fort drôle); tous les québécois ne parlent pas bien l’anglais… loin s’en faut.

Le français à Montréal est en réel danger. Non pas à cause de la présence massive des allophones qui parleront plutôt l’anglais que le français, mais parce que le niveau du français écrit et parlé est dramatiquement bas. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les interventions des personnalités québécoises dans les réseaux sociaux. Les fautes de grammaire sont si fréquentes qu’il faut user de courage et de détermination pour aller au bout de certains échanges. Cette tendance n’est pas que québécoise, et questionne sur les causes de cet appauvrissement. Les identitaires n’auront que la prépondérance de l’anglais à la bouche, ce qui n’est que partiellement vrai. La raison est bien plus simple : le français est une langue très exigeante et bien plus complexe à maîtriser que la langue anglaise, les efforts consentis à correctement parler et écrire une langue diminuent dramatiquement. L’omniprésence de l’anglais et sa relative facilité d’apprentissage, jouent de concert pour affaiblir toujours plus le français. Pour ma part, né à Montréal, éduqué en France, amoureux de la langue anglaise tout autant que de la langue française, le bilinguisme devrait être ressenti par tout Canadien qui se respecte comme une partie essentielle de son identité, débarrassé des reliques du passé. Ce qui m’irrite ce n’est pas tant qu’on parle beaucoup anglais à Montréal, c’est que dans les provinces anglophones canadiennes on préfère apprendre l’espagnol pour commander une Tequila durant les vacances au Mexique ou à Cuba, plutôt que de se donner le défi de maîtriser le français. A chaque fois que je croise à Montréal un anglo qui tente d’utiliser son français même fragile, je suis ému, parce que je connais les difficultés derrière.

Les anglicismes et franglais à Montréal sont partout. Dans la catégorie du franglais, je range tous ces termes anglais indûment traduits littéralement en « français » alors même qu’un terme francophone existait déjà. La liste est sans fin, avec des exemples particulièrement irritants comme céduler (de schedule), cancellation (de cancel), application (de apply). Ne croyez pas que je sois dur avec les québécois, le Comité québécois chargé du bon emploi du français est assez critique lui-même. Je suis convaincu que les québécois ont une trop grande facilité à prendre pour excuse leur imposant voisin Etatsunien (le jour où les canadiens arrêteront d’appeler les Etats-Unis du nom d’un continent tout entier, ça sera le début de leur liberté !) plutôt que de résoudre le problème d’apprentissage et d’encouragement positif.

Une autre réaction (moquerie) fréquente des québécois à l’encontre des français c’est à propos de leur accent anglais. Nous partageons avec les anglophones une difficulté toute particulière et réciproque, qui nous rend misérable à parler dans la langue de l’autre. Certains québécois semblent avoir résolu ce problème, grâce à un subterfuge intéressant : la prononciation québécoise s’est progressivement adaptée (altérée)  à certains endroits à la prononciation anglaise américaine : rythme, son nasillard, « eurisation », etc.

La langue québécoise

Ça y est vous êtes arrivés au Québec. Une fois passées les approximations langagières du commun des mortels, paresseux et mal formé, profitez de l’occasion pour vous plonger dans vos racines. Vous venez de France ou de Belgique, vous avez donc une histoire linguistique croisée, commune et une partie distincte que vous aurez l’occasion d’approfondir. Partez chez Renaud Bray et achetez-vous vos premières œuvres littéraires québécoises. Les différences sont parfois saisissantes, les « néologismes » et expressions québécoises peuvent vraiment vous régaler. Ce n’est malheureusement pas à Montréal que vous vivrez le Québec au quotidien, ça sera plutôt pendant le peu de jours de vacances. oubliez ce que vous avez entendu et qui vaut peut-être pour le reste du Québec : personne ne vous regardera de travers si vous dites email au lieu de courriel. La présence française de longue date à Montréal, l’omniprésence anglaise, ont quelque peu assoupli les règles qui ne sont jamais strictes. Vous n’aurez aucune difficulté à comprendre vos interlocuteurs dans la grande majorité des cas, et réciproquement. 

La nourriture

C’est là que le bât blesse. Si vous êtes un viandeux comme les français peuvent l’être, que vous salivez à la vue d’une bonne grosse pièce de viande grasse et juteuse ? Vous serez heureux en Amérique du nord (en Amérique de manière générale). Si vous préférez les légumes (c’est mon cas), la vie sera plus décevante : les légumes ne goûtent pas grand chose et sont de faible variété. Si je mange occasionnellement certaines viandes, j’ai la palais sensible : oubliez la viande de bœuf extra-maigre à 5% de MG, ici c’est 15%. C’est une culture de barbecue, c’est le gras qui donne la saveur. Le poulet est la viande la plus mauvaise qu’il m’est été donné de goûter (achetée chez Provigo, Métro), même bio nourri au grain. Nous avons décidé de l’écarter de notre menu définitivement, faute d’avoir trouvé une manière de le cuisiner. On l’utilise que pour créer un bouillon.

Les produits industriels sont généralement trop sucrés et trop salés, même si cela change lentement. Si vous voulez connaître votre budget avec précision en dehors des sites d’expatriation, vous pouvez vous rendre sur le site de Métro et simuler des achats en ligne pour la semaine. 

Montréal est une grande destination pour les gastronomies du monde entier. Ce qui ne signifie pas que tout y est bon. L’ouest de Montréal offre peu d’endroits sympas pour souper dehors, sauf sur Monkland. Vers Côte des Neiges,  Acadie ou Villeray vous trouverez sans doute des bons restaurants indiens ou pakistanais. Le seul endroit riche en restaurant de touts sortes c’est le Plateau et le centre-ville. Si on habite à l’opposé, c’est un peu long la balade.

Les habitations

Si les habitations traditionnelles Montréalaises, les duplex et triplex, peuvent avoir un attrait certain, Montréal n’est pas une jolie ville par absence de règle urbanistique. le très joli peut y côtoyer le très laid. Oubliez les ghettos et les cités. Les rues sont longues, et le niveau social évolue pas mal au fil des artères Montréalaises. Il y a des quartiers de perdition qu’il faut éviter. C’est en général là on où on va faire la fête, pas le meilleur endroit où habiter pour se reposer entre deux cuites.

Vous louerez sûrement votre logement à Montréal et sans références vous aurez moins le choix. Mais le parc immobilier de Montréal est très vieillissant, peu isolé phoniquement. Probablement, vos premiers choix à modeste budget seront limités en termes de quartiers et de qualité. Si vous aimez entendre vivre vos voisins, que vous trouvez ça festif et communautaire, vous serez heureux n’importe où à Montréal. Si le bruit des voisins qui se lèvent tôt vous dérange, vous y serez malheureux. Dans le deuxième cas, il faut éviter l’ouest vieillissant avec majorité de jolis duplex au charme typique des parois en bois fines et plancher qui grince. Les duplex Montréalais peuvent être un régal pour les yeux de l’extérieur, un enfer à l’intérieur. Dès que vous le pouvez, misez sur le budget supérieur. Si c’est difficile à trouver, privilégiez un bail court quitte à le renouveler ou à payer un déménagement : avec 6 mois d’historique de locataire payant rubis sur l’ongle, vous aurez plus de possibilités.

Le bail de location est obligatoire maintenant au Québec. Par contre, une promesse verbale vous engage encore comme dans le temps. Ne dites pas oui avant d’être sûrs.

Les rénovations des logements sont très superficielles. Ce n’est pas la peine d’inspecter dans le détail comme on le fait en France (c’est même mal perçu), ici on fait avec l’approximatif qui vaut dans les deux sens. Il y a deux raisons à cela : les propriétaires louent pour leur investissement de retraite mais très souvent c’est un parc géré par une poignée de riches propriétaires qui veulent juste que leur commerce tourne en investissant le moins possible; les loyers sont théoriquement capés par un organisme québécois qui tire le prix des loyers vers le bas par rapport à la réalité du marché (dans ce cas pourquoi investir dans une rénovation professionnelle de qualité non rentable ?).

Pour les européens, le parc vieillissant de Montréal, avec l’absence de normes d’isolation phonique, d’éléctro-ménagers de qualité, est un choc culturel. Dans la majorité de cas, ce sera un semi-meublé, c’est-à-dire que le propriétaire fournira l’éléctro-ménager très basique et les meubles de cuisine, avec une buanderie communautaire au sous-sol. Cette histoire de buanderie communautaire me fait encore transpirer : c’est une habitude locale très ancienne, qui fait économiser de la place mais dont l’hygiène me dépasse complètement. Préférez les logements qui vous autorisent à installer vos propres laveuse-sécheuse. 

Sachez qu’un propriétaire individuel met plus en péril le remboursement de son crédit hypothécaire (immobilier) qu’une société de gestion qui doit absolument faire le plein dans ses immeubles. Si vous manquez de références, privilégiez les sociétés de gestion, potentiellement plus souples avec les conditions. 

Si vous devez passer un été à Montréal, veillez à louer un logement avec climatisation. Choisissez le quartier après l’avoir visité, mais aussi par rapport aux écoles (système de « carte scolaire »), à la proximité des épiceries et d’une station de métro (8 mn pied par -25 c’est long mais faisable, le double devient rapidement et inutilement pénible).

La sécurité

Toute le monde vous dira que Montréal est une ville sécuritaire, et en vous disant cela tout le monde vous mentira partiellement. Statistiquement, la criminalité par nombre d’habitants est assez proche d’une grande ville française comme Paris. Côté maffieux, Montréal serait plus proche de Marseille que de Paris (les Hells, Cosa Nostra, les gangs qui ont pignon sur rue). Mais la sécurité ne se trouve pas dans les statistiques, c’est un sentiment général. Montréal est une ville le plus souvent paisible. De même qu’on y fait gentiment la file d’attente (sauf exceptions grossières), on n’y ressent pas de tensions particulières. Il y a des vols et des agressions à un nombre assez normal pour une grande ville (en réalité j’ai plus été témoin dans les trois premiers mois à Montréal qu’en dix ans en banlieue parisienne, sans jamais me sentir en réel danger, allez comprendre !), mais on s’y sent en sécurité. on peut prendre les transports en commun sans regarder derrière soi en toute circonstance. La région parisienne, est à l’opposé de Montréal : à statistiques très proches, il ne nous arrive rarement quelque chose de fâcheux, mais on s’y sent toujours tendu et sur le qui-vive.

Le système de santé

Catastrophique. Grâces aux conservateurs et à la réalité politique particulière du Québec qui fait que les médecins ne sont pas du tout obligés de participer à l’assurance maladie nationale, Montréal se trouve dans une sorte de désert médical étonnant et frustrant. Oubliez votre médecin de famille référent, vous n’en aurez pas. Pour se faire soigner à peu de frais avec sa belle carte Soleil, il faut aller dans une « clinique sans rendez-vous » à l’accueil pitoyable, à la file d’attente parfois interminable, mais aux services médicaux corrects. Or, ces cliniques ne se trouvent pas partout. Si vous voulez choisir votre lieu de résidence prenez ça en considération, pensez quand vous aurez la grippe, que votre enfant sera fiévreux et que vous devez marcher dans le froid pendant 15 mn puis prendre le métro deux ou trois stations, attendre deux ou trois heures, avant de vous faire ausculter 10 mn.

Dans votre budget, comptez 300$ ou 600$ par hiver le coût d’une ou deux visites médicale à domicile, pratique, de bonne qualité …. et non remboursé par le RAMQ (assurance maladie).

Selon votre lieu de résidence à Montréal, le coût d’une visite à domicile vous reviendra 240$-280$ (hors frais de médicaments). 

Le climat

Je suis d’origine italienne et je croyais que l’hiver à Montréal serait insupportable. Mais si vous n’avez pas de climatisation, c’est l’été humide et caniculaire qui va vous faire souffrir. En comparaison, l’hiver est plus facile à s’adapter. Il suffit de vous couvrir autant que nécessaire jusque dans certains cas très exceptionnels, ne pas sortir de chez soi lors des froids polaires. Mais le Québec est une très grande province, qui s’étire très au nord près du pôle nord. Montréal se situe au sud. Ses températures hivernales sont impressionnantes, mais largement supportables. Si vous avez la thyroïde paresseuse et que vous ne régulez pas bien la température de votre corps, c’est une destination peu commode. 

Mais le froid se stabilise très froid en janvier et surtout février, avec une tendance fréquente à se prolonger encore en mars. Perdez vos repères de températures qui n’ont plus rien à voir avec la France. Quand vous grelottiez de froid en région parisienne dans une humidité à 5°C c’est plus difficile que -10° dans un froid relativement sec et un ciel bleu ! 

En revanche, si vous dépendez d’une voiture, l’hiver va vous gâcher la vie … 🙂

En conclusion : ne partez pas au Canada avec les étoiles plein les yeux. Y vivre et y passer des vacances sont deux réalités bien différentes. Le Québec (Montréal) n’est pas la destination parfaite, elle a de très bon côtés et de mauvais côtés également. N’écoutez pas les grincheux de tout bord, mais ne risquez pas votre vie sans avoir pesé le pour et le contre, ne négligez pas les différences culturelles. Quitter la France après avoir goûté la douceur de Montréal l’été, n’a rien à voir que de devenir un immigrant, d’y chercher du travail et d’y passer l’hiver. Si vous essayez mais que vous rentrez plus tôt que prévu, ce n’est pas un échec, vous aurez tenté l’aventure et vous ne serez pas les mêmes. Gérez vos risques financiers en prévoyant votre retour anticipé, ne mettez pas tout dans votre changement de vie. 

Choisissez votre destination avec soin : Montréal c’est bien pour trouver du travail dans le tertiaire, les postes de spécialistes (les salaires commenceront en moyenne plus bas qu’à Paris), la ville de Québec y est sensiblement plus froide l’hiver mais également plus francophone. Mais il y a des destinations plus intéressantes encore comme les provinces atlantiques (le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle Ecosse).

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Commentaires sur “Comme toute aventure, il y a des risques, mon bilan

  1. J’aimerais ajouter un bémol à cet avis qui est un eu effrayant par rapport à ce qu’il est possible de vivre au Québec, surtout au niveau relationnel. L’auteur mentionne à juste titre que Montréal n’est pas le Québec et, effectivement, mon expérience à Sherbrooke fut complètement différente.

    J’y ai vécu pendant mes études et j’y suis donc allée avec un sentiment de gratitude envers le Québec de bien vouloir m’accueillir. Je pense que ce sentiment positif était perçu par autrui car je n’ai eu QUE des relations positives avec les québécois de Sherbrooke : aussi bien bien à l’université avec les étudiants et l’administration, qu’au supermarché, à l’hôpital ou dans l’ascenseur de mon immeuble avec mes voisins (où nous nous disions bonjour et même, souvent, quelques échanges sur le temps, etc).

    Je pense que c’est aussi une question d’humilité et que le sentiment de supériorité français est très critiquable. D’ailleurs, je riais volontiers aux blagues faites sur les français car elle sont souvent vraies !
    Contrairement à l’auteur de l’article, je n’avais jamais eu l’impression de mentir « pour faire plaisir » ; c’était sincère et j’étais ravie de m’enthousiasmer avec les québecois des côtés positifs de leur belle région.

    Bien sûr qu’il y a des aspects négatifs ; mais il y en a aussi en France. À chacun de voir quels aspects négatifs sont plus difficiles à supporter pour soi. Autrement dit, quels aspects négatifs êtes-vous prêt à supporter (comme vous le faites aussi en France) pour pouvoir vivre tous les aspects positifs du Québec.

    En tous cas, pour ce qui est des relations, j’ai vécu l’opposé de ce qui est raconté ici. Comme quoi, tout est possible !

  2. Mon cousin qui vit au Québec depuis 6 ans a lu l’article. Il me répond que c’est exagéré. Que c’est pas le pays des bisounours, que c’est comme partout, des gens polis et des gens impolis

  3. Tellement vrai. Bravo. Vous avez eu le courage de faire un tableau assez complet de la réalité Montréalaise et Québécoise. C’est très difficile à comprendre cette différence culturelle dans les abiletés sociales de base comme un simple bonjour et un minimum de courtoisie. Ce n’est pas le cas chez les anglophones Québécois ni les autres dans le reste du Canada. Ça semble être une spécialité bien régionale!!!

    1. Bonjour

      Alors j ai lu votre long recit et je dois dire que je suis en totale desaccord avec vous.
      Ce n est pas que je souhaite defendre montreal et la region quebecoise en particulier mais sincerement ce n est vraiment pas ce que j ai pu vivre pendant mes 10 ans a montreal et a longueil.
      Pire j ai deteste votre intervention car elle est fausse exageree.
      Tout est faux dans votre article ou tres largement exagere.
      Je ne vais pas enumere point par point car cela serait trop long mais je vais quand meme m attarder sur deux
      La politesse et le sourire se merite , on m a toujours saluer meme lorsque je croise quelqu un dans la rue que je ne conais meme un sourire car de mon cote je souriais et je disais bonjour
      Le respect se merite et il ne faut pas attendre tjs que ce soit l autre qui fasse le pas
      Dans les commerce une fois j ai rencontre une caissiere peu aimable
      ensuite dans votre intervention ce qui m a frappe c est votre condescendance a critiquer les quebecois pour les fautes de francais alors que votre article en est bourree
      Balayez devant votre porte
      Bien entendu je ne suis pas exemplaire sur mon francais encore pire lorsque j ecris avec mon telephone mais je ne fais pas la lecon aux autre

      Conclusion vous me paraissez comme quelqu un qui a du mal a sintegrer aux autre , qui se plaint beaucoup pour finalement pas grand chose
      Qui regarde beaucoup ce que fait l autre derriere son rideau
      Er surtout j ai l ilpression que vous critiquez beaucoup alors que vous faites la meme chose

      Un vrai francais quoi vous avez raison vous n avez rien a faire au quebec

      Desole pour ce ton un peu enerve mais c est vrai que j ai deteste votre intervention negative
      in a l impression que vous vivez mais rien ne vous plait c est purement egoiste de divulguer des anerie pareil alors que 90 % de ce que vous avez racontez est faux ou exagere

      Salutation d un ancien montrealais qui revenu en france redecouvre la tension quotidienne au travail, la pression des medias pour les meme sujet qui passe et repasse ( islam, banlieue ,chomage insecurite etc etc …)
      La peur de l autre je ne l ai connu qu en france pourtant j ai voyage
      New york miami cuba prague berlin londres madris barcelone turin casa marrakech oran thailande bali

      1. Je pense que vous n’avez pas bien lu en profondeur ce récit, avec un second degré et des détails plutôt clairs voir ci-joint, cet article ce veux être une critique constructive…ce n’est pas entièrement négatif, Relisez

        En conclusion : ne partez pas au Canada avec les étoiles plein les yeux. Y vivre et y passer des vacances sont deux réalités bien différentes. Le Québec (Montréal) n’est pas la destination parfaite, elle a de très bon côtés et de mauvais côtés également. N’écoutez pas les grincheux de tout bord, mais ne risquez pas votre vie sans avoir pesé le pour et le contre, ne négligez pas les différences culturelles. Quitter la France après avoir goûté la douceur de Montréal l’été, n’a rien à voir que de devenir un immigrant, d’y chercher du travail et d’y passer l’hiver. Si vous essayez mais que vous rentrez plus tôt que prévu, ce n’est pas un échec, vous aurez tenté l’aventure et vous ne serez pas les mêmes. Gérez vos risques financiers en prévoyant votre retour anticipé, ne mettez pas tout dans votre changement de vie.

      2. Je suis tout à fait d’accord avec vous (l’énervement en moins :-D). Cet article ne reflète absolument pas l’expérience que je vis à Montréal (j’y vis, j’y ai étudié et j’y travaille au centre-ville), il est exagéré et j’ai perçu comme vous que l’auteur semble plus se décrire (particulièrement quand il parle des gens) que son environnement réel.

        J’avoue qu’en lisant des articles comme celui-ci, j’avais des appréhensions avant mon arrivée concernant le comportement des montréalais et ce que je vis au quotidien n’a rien à voir avec ce qui est décrit ici, ce serait même plus proche du contraire.

        Aussi, je ne partage pas l’opinion souvent répandue par les français que les québécois s’expriment mal en français. Ils ont leurs propres expressions, leurs propres tournures de phrases que l’on est libre d’adopter ou pas (pour ma part, leur accent et leur façon de parler le français m’a curieusement permis d’améliorer mon anglais!). Pour ce qui est des fautes de texte, on en voit partout, ce n’est vraiment pas propres aux québécois, il faut vraiment arrêter de critiquer parce que c’est facile.

        Il n’ya selon moi que la conclusion qui vaut la peine d’être lue, à savoir: ne pas partir en immigration (peu importe où) en rêvant comme un enfant (surtout quand on est un adulte), mais en se préparant autant que possible au meilleur comme au pire).

    2. J’habite à Vancouver depuis 12 ans. Ici les gens ne disent pas bonjour non plus dans l’immeuble. Rarement un regard, ils baissent la tête et évitent même lorsque nous nous rencontrons dans la rue donc pas limité au QC apparemment. Au travail c’est froid aussi, si je n’étais pas direct je resterai bien seul dans cette ville… La ville a de bon côtés mais les gens ne sont pas chaleureux c’est une réalité, le fric passe au dessus de tout…

      Je ne sais pas pour le reste du Canada mais je trouve les Européens de l’Ouest plus décoincés en moyenne.

  4. Et bien moi je n’ai pas du tout aimé la 1ere moitié de ce témoignage… probablement parce que mon expérience actuelle est bien différentes des « généralités » et comparaisons relatées. Probablement également, parce que ma personnalité plutôt joviale à toujours eu un écho positif quelque soit mon interlocuteur. Pour travailler avec des québécois, le bonjour ou bon matin est primordial!
    Bref je ne suis pas en accord avec votre écrit mais j’ai fait l’effort de poursuivre ma lecture. La fin est quand même plus dans le constat que la critique comparative du début basée sur votre propre expérience.

    1. Même si on peut ne pas être entièrement d’accord avec cet article, Je pense qu’il y a un certain second ou troisième degré dans ce récit que vous n’avez pas compris….

  5. Oooh quel long et crucial témoignage !

    Ce qui me choque c’est la communication politique d’immigration.

    Une fois sur le territoire c’est l’autarcie vécue c’est vraiment décourageant. Ça ne doit pas envie d’immigrer vers le Canada.

    Je reste encore bipolaire face à ce témoignage.

  6. Très beau témoignage! Je m’y retrouve tellement ! Merci.
    Je vis à Québec (ville plus francophone) et pourtant les anglicismes et les fautes de grammaire ou d’orthographe sont légions au travail… (moi qui étais super vigilante sur ça en France). Au début, c’est vraiment le choc de voir certaines attitudes (pas de bonjour, ni au revoir des collègues, les voisins dans l’ascenseur…). Les repères changent. Ce qui est sûr, c’est que les différences culturelles sont énormes.
    A mon avis, le complexe des canadiens envers les américains peut expliquer beaucoup de choses.
    Malgré tout, on s’habitue et on essaie de voir le bon côté des choses. Je suis complètement d’accord qu’il se ménager un filet de sécurité pour repartir si on ne s’y sent pas bien. Ce qui n’est nullement un échec, bien au contraire.

  7. Concernant la sécurité, pas d’accord non plus. Ça fait presque 20 ans que je vis dans la région de Montréal et je n’ai jamais connu un acte de violence. Aucune agression, aucun vol ou cambriolage, jamais de regard ou d’attitude qui m’inquiètent pour ma sécurité. Vraiment, un sentiment de sécurité très élevé qui fait que j’aime beaucoup cette ville. Pour Paris, j’y ai vécu deux ans dans le 20éme et ça a été tout autre. Il y’a effectivement de nombreux points faibles qu’on peut identifier à Montréal mais je pense qu’on doit lui reconnaître sa sécurité ambiante qui est très agréable au quotidien.

    1. Dans quel quartier vivez vous à Montréal? Il faut comparer ce qui est comparable. Moi même j’ai habité dans le 20ème c’est l’arrondissement le plus pauvre de la capitale. Je pense qu’il faudrait le constater avec les quartier le plus pauvre du centre de Montréal

  8. Suite. Les medecins de famille existent aussi ici il suffit de s’y inscrire. Les delais d’attente dans les urgences sont comparables aux autres grandes villes de l’Europe et l’assurance dentaire n’est pas comprise dans la RAMQ par contre 99% des employeurs l’incluent dans leurs assurances collectifs. Le salaire de base au Quebec est de 12 $ l’heure, je ne vois pas en quoi le salaire d’entrée dans un poste peut être plus faible que celui de la France a moins si vous le convertisser en euros. L’été est tres chaud et humide bien-sûr mais vraiment tres agreables avec toutes les activités gratuites offertes. Les quebecois sont en générale beaucoup plus ouverts que la majorité du peuble europeen, ne te jugent pas et s’en foutent carrément des apparences.

  9. Les maisons en europe, France, Belgique, Hollande, Italie ne sont pas de meilleures qualités sonores. Les aliments végétales et animales goûtent 1000 fois mieux que ceux de l’Europe et d’autres pays en afrique. La sécurité est incomparable a la France, ici c’est l’un des endroits les plus sûr au monde. Les mafieux existent partout au monde et comme en europe bien-sûr, la différence c’est qu’ici les journalistes sont indepensants, pas hypocrites et très professionnelles qu’ils en parlent tout le temps, font des enquêtes et dévoilent des dossiers et des chiffres que le grand publics ne connait pas. En france, en Belgique et ailleurs en europe toutes les émissions de la télé ou les journaux ne s’intéressent qu’aux pays etrangers et aiment bien montrer leurs faiblesses alors que les dossiers des contrat publiques douteux et des appels d’offres approximatifs ne les interessent pas, il suffit de se promoner sur les chantiers publics en europe pour voir que c’est toujours les mêmes noms de compagnies qui se répètent. A suivre

    1. Pas vrai Zak. Le journalisme français est un des plus anciens de la planète. Le mot journal et journaliste sont d’ailleurs français d’origine repris en langue anglaise. Les journalistes français passent leur temps à critiquer leur pays. En ce qui concerne la cuisine tous les pays d’Europe font mieux, c’est très simple. Même l’Angleterre qui n’est pas fortiche à de meilleurs fromages et bières que celles que je trouve ici en CB. La force du Canada c’est la nature et ses ressources naturelles inépuisables. La transformation de ces matières n’est pas effectuée avec une grande maîtrise car l’Europe dispose de savoir faire ancestraux difficiles à battre. Les Etats unis l’ont bien compris et se concentrent sur les nouvelles technologies

  10. J’aurais pu écrire cette article je crois ! Je suis vraiment d’accord sur tout et je vis vraiment ce quotidien. Mais j’aime ça. C’est tellement enrichissant 👌🏻

  11. J’ai pas fini de tout lire … par contre sur le paragraphe du « Bonjour » c’est différent à Québec. Ici les voisins francophones disent Bonjour et il en est ainsi de même au bureau.

  12. De loin le meilleur témoignage que j’ai pu lire sur les sites d’immigration/expatriation pour le Canada!
    Des membres de ma famille ont vécu quelques années au Québec, et ce qu’ils racontent de leur séjour recoupe totalement votre témoignage:
    . à la question « alors, vous l’aimez notre hiver? », il y avait une quasi injonction à répondre « oui »;
    . la crispation permanente des canadiens francophones envers les canadiens anglophones;
    . les hivers sont très froids et pourtant on n’y a pas (vraiment) froid;
    . les canadiens anglophones nettement plus doués pour le « small talk » que les canadiens francophones.
    Ils en ont malgré tout gardé un bon souvenir, mais c’était une expatriation de quelques années, pas une véritable immigration.

    Si vous êtes décidés à émigrer, lisez attentivement ce témoignage, ça vous rendra carrément service.

  13. Beau portait nuancé de la vie à Montréal. La ville de Québec est un peu différente mais certains points sont commun (logement mal insonorisé, attitude envers les immigrants français). Il ne faut pas venir ici avec l’impression de s’installer dans le pays des bisounours !

  14. Tellement vrai 👏👏👏. Pas vraiment d’accord sur la partie sécurité. Je suis déjà sortie en tenue sexy dans la rue en pleine nuit sans le moindre problème. En France je me suis déjà faite harcelée en étant habillée normale ou féminine, voir pire…

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