Atteindre le sommet

Aujourd’hui, dans le cadre de mon travail, j’ai assisté à une conférence intitulée « Atteindre le sommet », conférence donnée par maxime Jean, alpiniste québécois. Très bonne conférence au passage : si vous avez la chance de le rencontrer, ne vous privez pas.

Revenons donc à notre alpiniste. Maxime Jean a gravi l’Everest et le K2. Enfin plus précisément, il a tenté de gravir le K2 mais n’a pas réussi.

Ainsi, à travers l’explication de son rêve d’enfant, de sa préparation, de son ascension, Maxime Jean nous a fait part de son expérience et de comment cela l’avait changé à jamais.

Comment est-ce que cela a rapport avec l’immigration et le Québec ? Pourquoi je vous en parle icitte alors qu’on ne se connait pas ? Tout simplement parce qu’à travers son discours, cette personne m’a fait revivre mon immigration, mon sommet et je me suis dit que c’était une bonne façon de me présenter.

Comme lui, tout à commencé par un rêve : un jour, alors que j’étais à la bibliothèque de mon école, j’ai ouvert un livre et je suis tombée sur une image du Lac Louise en Alberta. J’ai tellement aimée cette image que je l’ai …oups… déchirée du livre pour la coller à l’intérieur d’une pochette qui m’a suivi pendant de nombreuses années.

Depuis ce jour, j’ai toujours dit que j’irais vivre au Québec. Ou pour être exacte dans ce grand pays d’espace sauvage, peuplé d’animaux magnifiques où l’on parle français qu’est le Canada! Et oui, à 12 ans, la politique, on s’en…

J’ai gardé ce rêve en moi, je me suis mariée, j’ai eu des enfants, mais il était toujours présent.
Jusqu’au jour où j’ai entendu une fois de trop que des connaissances s’étaient établies à Montréal.
J’ai donc commencé la collecte d’infos, découvert Immigrer.com, posé pleins de questions sur le forum, lu le FAQ dans tous le sens. Bref la même chose que vous.

J’en ai donc parlé à mon conjoint, mais le plan que j’avais élaboré ne lui convenait pas et il avait raison. J’avais peur de tout quitter et de tout perdre si cela ne fonctionnait pas, donc je ne voulais pas vendre notre maison. Grave erreur, à vouloir ménager la chèvre et le chou, on aurait frappé un mur faute de finances. Le temps a passé tel une grossesse, puis l’accouchement est arrivé : on a dépoussiéré la demande et revu les choses. Bingo, on vend tout et on se lance.

Procédure classique, provinciale-fédérale avec petit voyage de préparation entre les 2. Parce qu’au fait, ça ressemble à quoi le Québec ? À un pays merveilleux, on a adoré.

Prépa du déménagement avec conteneur, bye tout le monde. Fin de la phase de préparation, on commence l’ascension.

J’ai donc pris l’avion, arrivé le 4 juillet 2005 à Mirabel, avec mon chien et ma valise, alors que le conteneur puis le conjoint, les enfants et le chat arriveront plus tard et dans l’ordre.

Découvertes, installation, acclimatation, erreurs et apprentissages formeront le trajet jusqu’au camp de base. Jobbines et autres démarches pour obtenir un travail bien payé me mèneront au camp 2 après 6 mois.

Finalement, la vie étant ce qu’elle est, il y a eu des périodes de séparation, reconstruction personnelle, rencontre, nouvelle vie, bébé, recherches d’emploi dans mon domaine.
Bref, j’ai expérimenté le kit du parfais immigrant saupoudré de doutes, de chutes, d’analyse des erreurs, de force de caractère pour finalement atteindre mon sommet.

Mon sommet, c’est l’année 2009, car je l’avais dit : « 2009, c’est mon année! ».
Tout d’abord, j’ai obtenu un poste pour le gouvernement du Québec : poste à contrat certes, mais qui m’a permis de devenir rapidement fonctionnaire avec tous les avantages que cela comporte et du travail, on en manque pas.

Ensuite, parce que j’ai obtenu ma citoyenneté. Cela peut paraître niaiseux, mais ça commençait à me manquer de ne pas pouvoir voter (rassure-toi Jimmy, je reste fidèle à ma couleur !!!!)
Finalement, sur un plan plus personnel, j’ai obtenu mon divorce après 4 ans d’attente. 4 ans, c’est long, mais cela m’a permis d’en apprendre d’avantage sur le système juridique, ce qui n’est pas négligeable en Amérique du Nord.

Voilà, vous en savez un peu plus sur moi et sur mon sommet qu’a été mon immigration.
Je suis maintenant redescendue, grandie, prête à passer à autre chose dans mon nouveau pays,
d’espaces sauvages, peuplé d’animaux magnifiques où l’on parle français, qu’est le Québec !

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