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QUESTIONS / RÉPONSES

Etes-vous tous bilingues ?

Écrit par francky589

Etes-vous tous bilingues ?

Ecrit par : francky589 10-10-2006 à 16:09

Salut à tous

voilà, je suis arrivé à montréal début septembre et tout c'est bien passé. En revanche, j'ai commencé à chercher un boulot et là, ca coince car je ne suis pas bilingue.

A la base, je bossais dans le domaine bancaire en france et je comptais continuer dans ce domaine ici. Au salon de l'emploi, j'ai bien accroché avec 3 établissements bancaires qui étaient vraiment interessés par mon profil, mais à cause de l'anglais, on ne peut pas aller plus loin, sauf si j'accepte de partir de Montréal, chose que je ne veux pas pour le moment.

Donc, pour le moment je met la banque de côté, et j'essaye de m'orienter vers un poste de commis de bureau ou de soutien administratif. J'ai passé 2 entretiens, un pour un cabinet d'assurance et un autre pour un cabinet comptable. Et là pareil, ils reconnaissent mon expérience ( n'oubliez pas vos attestations en partant!!) mais je ne suis pas bilingue à l'écrit et à l'oral.

J'ai commencé à prendre quelques cours d'anglais, surtout basés sur la conversation, mais j'aimerai savoir si vous, dans vos domaines, êtes obligés de maîtriser parfaitement les 2 langues ?? peut être que je changerai encore d'orientation dans ce cas-là !!

ou si vous avez des touches pour des postes de commis de bureau !!

bonne continuation à tous dans vos divers projets !!

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Ecrit par : zohra 10-10-2006 à 16:37

que tu sois cadre ou vendeur de beignes,le builinguisme est indispensable dans une ville comme montréal. faut pas se voiler la face.tous les jobs demandent de parler anglais.c'est un fait.

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Ecrit par : Saga 10-10-2006 à 17:15

L'anglais est PRIMORDIAL si tu es en contact avec la clientele, tu dois etre capable de t'exprimer de maniere fluide dans les deux langues. Si ce n'est pas le cas, je pense que l'on parle beaucoup moins l'anglais dans les regions. Si tu desires progresser alors voici quelques astuces pour progresser en anglais:

- Efface toutes les chaines francophones, et regarde les chaines anglophones avec le Close Capture (sous-titrage anglais).

- Trouve une jobine en relation avec la clientele et exprime toi le plus possible en anglais, les Quebecois sont pour la plupart bilingue donc eux ca va vraiment pas les deranger

Mon anglais a progresse de maniere fulgurante, meme si j'avais deja un niveau moyen, je me surprend parfois a parler anglais sans le vouloir. Bon courage !

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Ecrit par : Lachtite 10-10-2006 à 18:27

Tu peux aussi prendre des cours d'anglais le matin et prendre une jobine en télémarketing l'am et le soir j'ai donné des adresses pour des cours d'anglais www.forum.immigrer.com/index.php?sh...

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Ecrit par : nhissan 10-10-2006 à 18:30

ah ottawa en tous cas c est pas bilingue tout le monde parle anglais pas la peine d aller au mc do ou a la banque ou n importe ou et de parler francais c est niet :/
donc je vois pas pourquoi on trouverai pa un emploi en parlant que francais a Montreal

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Ecrit par : Loren 10-10-2006 à 19:08

Houaaaaaaaaa moi je suis une calamité, à part pour dire "Whanaguenafour"

A un entretien d'embauche on m'a posé la question : et l'anglais ? j'ai été franc, j'ai fais la grimace !

Par chance il m'a dit : t'as de çala chance, notre clientèle comprend le français !!!

Mais bon je vais me perfectionner, c'est indispensable.....

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Ecrit par : pigkiller 10-10-2006 à 19:32

je dois etre chanceux 4 ans bientot que je travaille a montreal et jamais eut besoin de parler anglais!!! il faut pas dire tout et n'importe quoi oui l'anglais est un atout mais tous les habitants de Montreal ne le parlent pas!!! je connais des caissieres, des serveurs, serveurs, vendeurs de beignes, des architectes, des geometres qui ne parlent pas ou tres peux anglais et vivent tres bein et ont une vie professionelle epanouie...

meme dans le westisland qui est anglais quand je construis des maisons et que les proprietaires, contremaitres viennent je n'ai jamais eut a parler anglais, ni meme pour me faire servir dans un commerce de kirkland, beaconsfield...

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Ecrit par : Zogu 10-10-2006 à 20:23

Je ne connais personne de vraiment bilingue dans mon entourage (et même moi je suis loin de l'être) et pourtant, tout le monde a un emploi. Alors si les p'tits Québécois nés dans une région entièrement francophone (Lanaudière) peuvent se trouver un emploi payant à Montréal sans être capable d'aligner une phrase en Anglais, ça ne doit pas être si essentiel que ça!!!

Il ne faut pas virer dingue avec le bilinguisme. Tout ce qu'un employeur demande, souvent, c'est de se débrouiller "juste assez" en Anglais. Les critères varient selon le type d'emploi.à

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Ecrit par : josepha 10-10-2006 à 20:55

oui et bien dans les Laurentides, on nous demande, en plus, de connaitre quelques mots en japonais, histoire de faire plaisir aux touristes qui viennent nous visiter, surtout l été et au moment des couleurs !!!!

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Ecrit par : cymico 10-10-2006 à 21:12

CITATION(Saga @ 10-10-2006 à 18:15)
... les Quebecois sont pour la plupart bilingue donc eux ca va vraiment pas les deranger ...

Euh !!!! là, je ne pense pas que tu ais raison, tout au contraire, la plupart des québecois que je cotois ne parlent pas ou peu anglais, qu'ils soient jeunes ou vieux, de Sherbrooke, du Saguenay, de Mauricie ou des Laurentides.

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Ecrit par : semago 10-10-2006 à 22:19

faut pas partir dans un délire de bilinguisme à outrance... c'est un plus de parler anglais mais çà ne fait pas tout... y en a qui trouvent du boulot en 2 jours sans piper un mot d'anglais, donc bon...

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Ecrit par : bencoudonc 11-10-2006 à 1:48

M'ouais, bon, entre les deux extrêmes (pas besoin d'anglais du tout, besoin d'anglais tout le temps), il faut bien mentionner que le fait de ne pas parler anglais constitue un réel obstacle dans de nombreux emplois, surtout lorsqu'il y a contact avec le public ou lorsque l'entreprise exporte. C'est particulièrement vrai à Montréal, mais pas seulement. Alors un conseil, apprenez à vous débrouiller en anglais, c'est quand même une langue facile et il y a mille et une possibilités d'en apprendre au moins les bases.

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Ecrit par : hung up 11-10-2006 à 2:27

bonjour, dans la pharmacie ou je suis en plus de l``anglais il faut aussi un peu d`italien car la clientele est a moitie italienne.

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Ecrit par : bencoudonc 11-10-2006 à 3:38

...et dans certains postes on demandera aussi l'espagnol. Tout dépend de la clientèle à laquelle on s'adresse !

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Ecrit par : nonplus 11-10-2006 à 6:43

ce n'est pas necessaire de parler bilingue,mais il vaut mieux
je parle 4 langues....fin,pas tout a fait parfaitement,mais je comprend. pas de choix pour un bon travail.

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Ecrit par : zohra 11-10-2006 à 6:56

ben toutes les offres que je vois demande le bilinguisme....et des montréalais qui ne s'expriment qu'en anglais y en a beaucoup.mais si vous voulez vous convaincre du contraire c'est votre choix.
en tout cas je me demande bien quel job vous pouvez trouver sans parler anglais.

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Ecrit par : tristan00 11-10-2006 à 6:57

Je n'aurai pas eu mon travail sans parler anglais

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Ecrit par : tof 11-10-2006 à 8:26

CITATION(nhissan @ 10-10-2006 à 19:30)
ah ottawa en tous cas c est pas bilingue tout le monde parle anglais pas la peine d aller au mc do ou a la banque ou n importe ou et de parler francais c est niet :/
donc je vois pas pourquoi on trouverai pa un emploi en parlant que francais a Montreal

Tout simplement parce qu'ici c'est le Québec est que le français est sensé y être la langue officielle... Hello ??? Montréal ne devrait "en théorie" pas déroger à cette règle mais dans la pratique c'est autre chose...

CITATION(zohra @ 10-10-2006 à 17:37)
que tu sois cadre ou vendeur de beignes,le builinguisme est indispensable dans une ville comme montréal. faut pas se voiler la face.tous les jobs demandent de parler anglais.c'est un fait.

Peut-être moins nécessaire pour un vendeur de beignes, mais pour un cadre dans une institution bancaire c'est CERTAIN que l'anglais n'est plus relégué au rang d'"atout". C'est une nécessité absolue, à Montréal en tous cas.

CITATION(pigkiller @ 10-10-2006 à 20:32)
je dois etre chanceux 4 ans bientot que je travaille a montreal et jamais eut besoin de parler anglais!!! il faut pas dire tout et n'importe quoi oui l'anglais est un atout mais tous les habitants de Montreal ne le parlent pas!!! je connais des caissieres, des serveurs, serveurs, vendeurs de beignes, des architectes, des geometres qui ne parlent pas ou tres peux anglais et vivent tres bein et ont une vie professionelle epanouie...

meme dans le westisland qui est anglais quand je construis des maisons et que les proprietaires, contremaitres viennent je n'ai jamais eut a parler anglais, ni meme pour me faire servir dans un commerce de kirkland, beaconsfield...

Oui tu peux le dire: tu as de la chance mon homme !!! Moi je travaille depuis deux ans dans le quartier d'Atwater et je peux t'assurer que se faire servir en français dans le centre commercial de la Place Alexis Nihon relève parfois du défi !! Essaye de tomber sur une caissière qui parle le français au Pharmaprix, niveau -1, et on en reparlera. Pas un seul québécois de souche dans ma conpagnie, je suis le seul francophone, même si certains de mes collègues parlent assez bien le français. C'est vraiment une question personnelle de perception ou encore d'exigence de service qui fait que nous n'avons vraiment pas le même vécu par rapport au bilinguisme et au service en français.

CITATION(tristan00 @ 11-10-2006 à 7:57)
Je n'aurai pas eu mon travail sans parler anglais

Moi non plus...

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Ecrit par : Lachtite 11-10-2006 à 9:07

Je confirme, on peut trouver du boulot en ne parlant que français mais ça rend plus dure la recherche, et par contre dans certains secteurs ça devient impossible, moi dans le recrutement, j'étais obligée d'avoir un certain niveau (pas forcément bilingue mais suffisant pour évaluer le niveau d'anglais des candidats...) Et mon chum a commencé par faire une formation en anglais car dans son métier c'est indispensable....

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Ecrit par : tof 11-10-2006 à 9:13

Attention non plus à ne pas faire l'amalgame : "bilinguisme" sur une offre d'emploi veut tout simplement dire que l'employeur attend de vous que vous puissiez travailler en anglais, point. Personne ne vous demandera d'être complètement bilingue au sens propre (comprendre les jokes anglophones, connaître la culture anglo, leurs points de référence, etc). L'important est seulement que vous puissiez travailler en anglais : comprendre ce qu'on vous demande et être capable de formuler des demandes.

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Ecrit par : GHK 11-10-2006 à 9:18

Ca a été egalement un gros probleme lors de mes entretiens d'embauche le fait de ne pas parler anglais... comme toi je recherchais un job en tant que commis de bureau et toutes les agences m'ont refusé ma candidature parce que je ne parlais pas un mot d'anglais...J'ai eu de la chance en trouvant l'emploi ou je suis et oû la moitié de mes collegues se parlent en anglais entre eux mais lorsqu'ils s'adressent a moi ils font l'effort de me parler francais, moi le ptit frenchie ...
Mais je fais egalement l'effort de prendre des cours en anglais pour tout de meme me permettre de contacter certains collegues a Toronto, chose que je ne peux pas faire pour l'instant et qui est un handicap pour monter un petit peu dans la société....

Donc ce n'est pas non plus primordial d'etre bilingue a Montreal mais c'est un veritable atout, disons que ca t'ouvrira beaucoup plus de portes.

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Ecrit par : petiboudange 11-10-2006 à 9:23

Une amie québécoise de l'outaouais pourtant fille de traducteurs n'a pas un niveau d'anglais des plus fameux et elle bosse pour une association environnementale. Et ça correspond à ce qu'elle voulait faire. Et c'est sur Montréal.
Donc trouver tu peux, mais comme dit Lachtite, ça rend les recherches un peu plus difficiles.
Maintenant, faut pas oublier non plus que outre la conversation en anglais, on demande parfois la rédaction en anglais dans certains milieux professionnels (moi en com' c'est presque obligatoire si je veux des postes de chargée de communication par exemple). Donc prendre des cours en anglais est presque indispensable à un moment ou un autre dans certains domaines, sauf si vous êtes déja bilingue écrit et oral et il faut donc en faire le calcul dans le budget d'installation.
Au mieux vous n'aurez pas besoin de cours, au pire vous les aviez prévu.

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Ecrit par : cherry 11-10-2006 à 9:44

Dans mon job, il n'est vraiment pas nécessaire de parler anglais, ce n'est pas un pré-requis et on ne m'a rien demandé à ce propos quand jai passé l'entrevue (je travaille pour une télé francophone). J'ai des collègues techniciens qui ne parlent pas un traître mot d'anglais et ça n'a jamais été un problème.

Mais bon, ça ne m'empêche pas d'aimer le fait que je parle anglais aussi: ça ouvre les horizons (on est quand même entourés de 300 millions d'anglophones!) et ça m'aide parfois à mon boulot (quand on se sert d'un feed de CNN, c'est pratique de savoir ce qu'ils disent).

Ma soeur elle, ne doit travailler qu'en anglais. Elle travaille pour une grosse boîte à Westmount, est la seule francophone à cet endroit (elle trouve ça lourd d'ailleurs), et même si elle a plusieurs collègues qui comprennent le français, son boss exige qu'elle ne parle que l'anglais, même quand ce n'est pas nécessaire. Elle s'est d'ailleurs fait chicané par lui car elle avait échappé quelques mots de français lors d'un échange informel avec des collègues! L'Office de la langue française leur a déjà payé quelques visites (comme ils le savent d'avance, ils doivent cacher des trucs, même un drapeau du Canada!), mais malheureusement ça ne change rien. Son boss est vraiment anti-français et méprise la loi 101. S'il savait: ma soeur est souverainiste...

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Ecrit par : petiboudange 11-10-2006 à 9:46

Tu devrais dire à ta soeur de ne porter que du bleu, il finirait par comprendre

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Ecrit par : dens555 11-10-2006 à 9:46

Rien a voir avec le milieu banquaire mais l'information peut servir.

Je travaille dans l'aéronautique et les anciens me disent qu'il y a de ça 20 ans toute l'usine fonctionnait en anglais (même les fiches de paye). Depuis la majorité est repassé au francophone mais le bilinguisme reste obligatoire.

De surcroit, je suis régulièrement en formation et tous les cours (domaine technique) sont donnés aux Etats-Unis. J'ai un collègue (sur 16) québécois qui se dit pas bilingue, à date il n'a jamais suivi de cours hormis ceux donnés à Montréal (donc en français). Actuellement il apprend l'anglais de façon intensive pendant ses heures de travail et sur les lieux du travail ce qui facilite grandement la tache.

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Ecrit par : cherry 11-10-2006 à 9:59

Le plus rageant là-dedans, c'est que la règle de ne parler QUE l'anglais a été imposée principalement parce que le boss est unilingue anglophone. Comme il veut savoir tout ce qui se dit au bureau même si ça ne le concerne pas, il impose son unilinguisme à tout le monde, même quand l'anglais n'est pas requis!

On se croirait dans les années 60...

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Ecrit par : petiboudange 11-10-2006 à 10:01

Ouais je vois le genre... Mon problème avec l'autorité est active avec ces patrons là et seulement ceux-là bizarrement ... On appelle ça un "petit" chef ou chefaillon je crois

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Ecrit par : tristan00 11-10-2006 à 10:20

Oui il s'agit bien du syndrome "petit chef" un iznogoud anglophone...

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Ecrit par : Lachtite 11-10-2006 à 10:47

N'oubliez pas que votre statut de RP vous donne droit 1) à des cours de français gratuits... (mais ça tu n'en as pas besoin Petibou... ) et 2) à des cours d'anglais pas excessifs du tout.. - 120$ pour la session... qui peut aller jusqu'à 3 mois...

Et vous pouvez bosser à coté trouver très vite une jobine qui vous permet de justifier de la fameuse 1ère expérience québecoise...

Et n'oubliez pas que l'anglais c'est une bille de plus dans votre recherche...

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Ecrit par : cherry 11-10-2006 à 11:04

De toute façon, que le bilinguisme soit exigé ou pas dans votre domaine, je vous encourage fortement à apprendre l'anglais quand même. Il faut tenir compte de la réalité: nous sommes en Amérique du Nord et 98% des habitants parlent anglais.

Autant j'ai de la difficulté avec les Québécois anglophones qui ne parlent pas un traître mot de français, autant je ne comprends pas qu'on puisse se contenter du français, à Montréal comme en région. D'accord, tant mieux si l'anglais n'est pas essentiel pour se trouver un job. Mais il me semble que c'est un plus de maîtriser l'anglais aussi, ou du moins de le comprendre: ça donne accès à une autre culture, un autre point de vue, ça permet de savoir ce qui se passe autour quoi, tout près de nous.

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Ecrit par : pigkiller 11-10-2006 à 11:09

voyons voir... caissier, caissiere dependament du quartier de montreal, infirmiere, technologue de laboratiore medical, educatrice de garderie, livreur, geometre, arpenteur, un grand nombre de metiers manuels comme dans la construction ou en usine, col bleu ou blanc a la ville selon les services, secretaire selon les domaines de l'entreprise...

bref on peut trouver sans mais avec c'Est un atout mais faut pas mettre en cause une absence de parler anglais pour justifier qu'on ne trouve pas de travail...

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Ecrit par : tof 11-10-2006 à 11:21

Oui faut quand-même pas pousser : on peut trouver du travail sans nécessairement parler anglais, on est sensé être au Québec quand-même. MAIS c'est certain que c'est beaucoup plus facile d'en trouver quand on connait l'anglais, surtout à Montréal. Ailleurs au Québec je pense qu'on peut plus facilement faire sans.

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Ecrit par : zohra 11-10-2006 à 11:44

c'est sûr qu'il vaut mieux prendre des cours,c'est toujours un plus.
mais c'est pas mon cas car je suis bilingue.

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Ecrit par : Zogu 11-10-2006 à 12:45

Moi j'ai travaillé dans une entreprise québécoise où les anglophones (et allophones) devaient suivre un cours de Français, parce que les réunions se passient en Français. Pas mal hein, pour un domaine technique, l'informatique. Ainsi mon collègue kabyle a eu droit à un cours (payé par le bureau) de perfectionnement en langue française.

À l'opposé, j'ai une amie qui travaille dans une grande entreprise pharmaceutique à Montréal, division d'une entreprise américaine. Récemment ils ont invoqué le Patriot Act pour forcer tous les employés à ne parler qu'Anglais dans les réunions et dans leurs e-mails, pour que les systèmes de surveillance internes soient en mesure de traiter l'information qui circule. C'est non seulement illégal selon la Loi 101, mais c'est aussi illégal du point de vue des lois canadiennes sur l'emploi. En plus c'est ridicule de faire des réunions en Anglais quand tous les participants sont des francophones.

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Ecrit par : peanut 11-10-2006 à 15:37

cherry et zogu, mais ce n'est pas possible de dénoncer ces entreprises qui bafouent la loi 101?

peanut qui travaille uniquement en français(bon, j'ai bien un patient anglophone de temps en temps, mais je ne me considère pas du tout bilingue...je me débrouille comme bien des québécois!)

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Ecrit par : solene 11-10-2006 à 18:59

moi j ai de la chance mon niveau d anglais n est pas bon ( faut que je me renseigne pour des cours d anglais) et j ai trouve un boulot dans mon domaine qui est la vente a la baie centre ville
ils m ont jamais demande si je savais parle anglais
c ets marrant car y a des associes qui ne parlent pas francais et d autres pas anglais et tout le monde cohabite et se comprend

donc franck si jamais tu veux bosser dans la vente en ce moment la baie recrute surtout avant noel

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Ecrit par : Zogu 11-10-2006 à 19:19

Notons au passage qu'il y a une différence importante entre "ne pas parler un mot d'Anglais", "avoir une compréhension de base", et "être bilingue".

On demande généralement une compréhension de base et de savoir tenir une conversation simple.

Si vous dites, en entrevue d'emploi, que vous ne comprenez rien de rien à l'Anglais en vous prenant la tête entre les mains... l'employeur va s'inquiéter et il va choisir quelqu'un d'autre. Juste pour que vous ne mettiez pas le feu au building en lisant mal les instructions du sachet de pop-corn.

Assurez-vous d'avoir une compréhension de base, peu importe votre profession. Sinon vous vous sentirez bien à l'étroit en Amérique du nord, même si le Québec vous permettra de vivre tout en Français au moins 90% du temps. Suffit d'éviter les secteurs trop anglophones à votre goût. N'allez pas acheter une maison à Kirkland si vous ne savez pas dire " get out of my driveway" ou "where's the convenience store?".

Si votre profession demande des communications importantes avec le public (tourisme, vente) ou avec les entreprises (marketing, organisateur, acheteur), assurez-vous d'avoir une maîtrise suffisante de l'Anglais.

Il me semble que c'est l'évidence même.

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Ecrit par : TITNINI 11-10-2006 à 23:13

Ne trouvez-vous pas aussi que les immigrants ont un gros complexe avec la langue de Shakespeare là où les québécois n'en ont pas?

Ayant travaillé dans une entreprise internationale dont la langue de conversation entre salariés était l'anglais, j'ai entendu bien des québécois voire des canadiens dont le niveau d'anglais n'était pas si terrible que ça mais leur aisance faisait passer les fautes et une prononciation de certains mot parfois douteuse.

Etre bilingue au Canada c'est surtout savoir comprendre et se faire comprendre de ses interlocuteurs sans pour autant exiger une maitrîse parfaite de la langue.

Au début, j'étais un peu décontenancée voire même coincée lors des conversations téléphoniques, malgré un niveau d'anglais qualifié de très bon en France. Après mettre fais quelques temps violence et avoir entendu mes collègues ne trouvant pas leurs mots et tentant tout de même une explication pour continuer le dialogue, j'ai eu bien moins honte de mon "maudit anglais de française".
NB: les amércains et les canadiens sont généralment très friands de notre pointe d'accent et du coup très compréhensifs. Lol

Croyez-moi entre un américain d'origine indienne, un pur texan ou un français s'exprimant en anglais, il y a bien des cas où j'aurai préféré parler avec le troisième.

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Ecrit par : geez 12-10-2006 à 1:53

Oui faut quand-même pas pousser : on peut trouver du travail sans nécessairement parler anglais, on est sensé être au Québec quand-même. MAIS c'est certain que c'est beaucoup plus facile d'en trouver quand on connait l'anglais, surtout à Montréal. Ailleurs au Québec je pense qu'on peut plus facilement faire sans.

J'y croyais plus

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Ecrit par : Benito 12-10-2006 à 6:03

Pour ma part (bon c'est vrai j'habite Québec, la population est beaucoup moins anglophone ), j'ai eu quatre jobs différentes et l'on en m'a jamais exigé de parler en anglais.
Et lorsque j'ai fais le tour du Québec et des provinces de l'est pour mes inventaires on ne m'a pas exigé de parler anglais. J'avais plusieurs collègues qui ne parlaient pas anglais.
Moi, j'ai réussi à me débrouiller un minimun pour commander au restaurant, demander des renseignements dans les chambres d'hôtel, demander des infos aux employés des wal mart, me faire comprendre par mes collègues anglophones des provinces de l'est.
Bon c'est sûr que je faisais au plus simple et j'avais d'la misère.

Tout ça pour dire que même en n'étant pas bilingue, je travaille dans une compagnie américaine basée à Détroit, dans les services du siège sociale et programmes d'ordi sont en anglais, qui peut m'envoyer à l'extérieur de la province, sans que je sois bilingue

En passant à l'est de la province, en Gaspésie dans le coin de Gaspé, étant donné que la clientèle est souvent anglophone, juste pour travailler dans un couche tard (dépanneur) au salaire minimum, il faut savoir parler anglais ! Par contre je ne connais pas le niveau exigé.

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Ecrit par : peanut 12-10-2006 à 9:35

euh...souvent anglophone, je ne dirais pas! Mais il est vrai qu'il existe une communauté anglophone à Gaspé, et les plus âgés ne savent pas(ou ne veulent pas?) parler français...par contre, les plus jeunes sont parfaitement bilingues. Il peut arriver qu'un dépanneur situé au milieu de cette communauté demande de parler anglais, mais ce n'est pas la majorité!

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Ecrit par : Benito 12-10-2006 à 15:04

Ah ok, tu dois mieux placée que moi pour juger Je dissais car pendant que je faisais l'inventaire du Couche Tard de Gaspé peut-être 6 pers sur 10 parlaient anglais, et le gérant me disait qu'il fallait être billingue

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Ecrit par : Redflag 12-10-2006 à 21:32

Salut la gang,

La maîtrise de l'anglais est un atout important au Québec. Beaucoup d'entreprises dans bien des domaines ont leur siège au Canada anglophone ou aux États-Unis. Quand vous y irez en formation, ce sera en anglais, of course.

Depuis mon arrivée au Québec, tous les emplois que j'ai occupés demandaient le bilinguisme.

Comme le dit Cherry, on est entouré d'anglophones, et ne pas maîtriser la langue nous dessert sur le plan culturel. Le moindre voyage touristique aux États devient moins facile et moins sympa, car vous ne comprenez rien, ni ne vous faites comprendre.

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Ecrit par : geez 19-10-2006 à 4:27

A la lecture de la dernière chronique de tof, une phrase m'a interpelé, quand il se dit mécontent que le personnel d'un subway, pour ne pas citer de nom (comment ça, trop tard ? ), ne sait pas aligner 2 mots de français à Montréal (censément francophone à la base).

Alors que revient souvent le débat sur le fait de posséder les 2 langues pour les francophones de Montréal, n'y a-t-il pas de moyens de pression pour pousser les commerces (à fortiori les grandes enseignes), à faire de même dans l'autre sens, à force de lobbying ou boycott de la part de la communauté francophone ?

Je sais que c'est un sujet très délicat mais, m'est avis que ce qui marche toujours c'est de taper là où ça fait mal ! Et le plus souvent, c'est au portefeuille que c'est le plus douloureux dans nos sociétés actuelles !!

Alors, un boycott, ou tout du moins une campagne d'information bien organisée (aujourd'hui, ce ne sont pas les moyens de communication qui manquent), par les francophones des magasins ou restos incapables de fournir un service bilingue devrait quand même avoir un certain impact, eu égard au nombre de clients potentiels, non ?

Ca me semblerait plus marquant que bien des débats autour du bilinguisme et plus incitatif pour les grands groupes et le gouvernement, parce que perdre un gros paquet de clients d'un coup, c'est douloureux, ça sensibilise et ça a un retentissement certain !

Mais peut-être que je me trompe.... En tout cas, mon message ne se veut absolument pas source d'un énième conflit, c'est juste que la piste au niveau économique direct, c'est-à-dire celui qui touche de plein fouet une entreprise puissante à sa source même de revenus, ne me semble pas avoir été abordée dans ce débat ! Et qu'en faisant réagir une grande marque, on a plus de chances de sensibiliser plus largement, car c'est elle qui va communiquer sur le point sensible pour regagner ses parts de marché perdues, non ?

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Ecrit par : cherry 19-10-2006 à 7:08

Tof travaille dans l'Ouest de Montréal, plus anglophone. Et que des préposés au Subway du coin soient unilingues anglophones est somme toute assez banal.

Tof peut insister à se faire servir en français ou porter plainte à la direction de Subway, ou carrément à l'OLF, qui fera une enquête. Or normalement, la "police de la langue" s'occupe des enseignes, des emballages, des manuels d'instruction. Je ne sais pas si son mandat va plus loin. On parle de commis à la préparation de sandwich, là.

Faire tout un brouhaha pour si peu, bof bof.

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Ecrit par : nelju 19-10-2006 à 7:20

Au lieu de porter plainte, tu peux y aller a pratiquer ton anglais .

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Ecrit par : geez 19-10-2006 à 7:41

Insister ou porter plainte, ce n'est absolument pas productif et assez stérile, parce que, de toutes façons, tu continues à aller manger là-bas, même en passant pour un râleur : donc, aucune perte pour la grande marque (parce que ta plainte, elle rentre par une oreille et ressort par l'autre) et donc, aucun effet sur leur politique linguistique au Québec (où on n'arrête pas de dire que la langue officielle est le français)...

Boycotter tout seul ne rime à rien non plus, alors qu'avoir une démarche en nombre sur ce point peut faire avancer les choses... mais ça implique de se regrouper et d'avoir une démarche collective, cohérente et constructive, avec une stratégie de communication claire sur ce point de revendication !

Mais après tout, si ça convient à tout le monde qu'une partie de la métropole du Québec contienne des quartiers où SEUL l'anglais fonctionne, à quoi bon...

Le truc, c'est que je trouve que ça fait un peu double discours entre la préservation du français au Québec et le fait que ça ne dérange personne de se faire servir uniquement dans une autre langue que celle officielle ! A ce moment-là, faut juste pas se plaindre que la langue française se noie dedans, c'est tout !

C'est peut-être aussi un des noeuds du problème que de considérer cela comme banal, non ?

Et quand les politiques ne donnent pas satisfaction sur un point, rien n'empêche les citoyens de se prendre en main et de faire bouger les choses !!

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Ecrit par : cherry 19-10-2006 à 7:57

Déménage à Montréal et on s'en reparlera.

C'est clair qu'idéalement, tout le monde serait bilingue. Mais s'il fallait manifester chaque fois qu'on croise un unilingue anglophone, dans l'ouest de l'île de surcroît, on serait toujours dans la rue! Le mieux, c'est de faire comprendre au gérant qu'on apprécierait s'il s'assurait du bilinguisme de ses employés. Comme on dit, money talks.

Mais de réagir comme tu le décris (ça paraît que t'es français ), ça envenime inutilement les relations et ça nous retombe sur le nez. On parle d'un préposé à une sandwicherie, pas d'un médecin ou d'un policier.

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Ecrit par : geez 19-10-2006 à 8:32

Bon écoute, j'ai bien l'impression qu'on ne se comprend pas. Clairement, moi ça ne me pose aucun problème de vivre en français ou en anglais, parce que je me débrouille dans les deux langues (et si vraiment je ne veux vivre qu'en français, ben je ferai demi-tour). Le seul truc qui me fait drôle, c'est quand on me dit que les francophones qui immigrent devraient participer à la défense du français en venant vivre au Québec et que j'ai l'impression que quand on parle en anglais à des Québécois sur leur sol, ça ne pose de problème à personne.

Ca fait un peu deux poids, deux mesures !!

Contrairement au médecin, j'imagine que tu peux vivre sans peine en n'allant pas acheter ton sandwich chez subway, non ? En le faisant, tu choisis toi-même de subir une chose qui te déplaît par ailleurs...

Je ne te dis pas de manifester dès qu'on te parle anglais, juste d'avoir une démarche groupée et concertée, pour toucher une enseigne très connue (mais qui n'est pas indispensable à ta survie, alors que ton argent lui est indispensable, à elle) et donc, par effet de boule de neige, sensibiliser l'opinion publique ! Car si tu la tapes collectivement au portefeuille en lui signalant le pourquoi de la chose, elle va réagir... mais, tant que tu consommeras, elle s'en talquera de tes états d'âme et elle ne fera rien pour se bouger ! Comme tu le dis toi-même : "money talks" !!

Et puis, à l'inverse, si tu décides d'aller faire du business dans le ROC en ne parlant que français, les gens vont gueuler ou ne vont pas venir chez toi, tout simplement...

Pour finir, je ne cherche à rien envenimer du tout ! Et après tout, ce n'est pas mon combat si, à vous, ça vous va comme ça... si on parle anglais au Québec le jour où je débarquerai, ben je parlerai anglais, voilà tout !

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Ecrit par : tof 19-10-2006 à 9:15

Je comprends tes revendications geez, et en un sens, c'est même toi qui a raison.
Mais d'un autre côté, il est très difficile d'exiger à un commis aux sandwichs d'un Subway du coin Sainte-Catherine / University de parler français. On devrait par contre pouvoir exiger ne serait-ce qu'un "merci" et pas un "thanks, next" (parce qu'en plus d'être unilingue anglophone, le commis en question était antipathique au possible).
La langue officielle au Québec est le français, mais parallèlement à cette loi, les langues officielles du Canada sont l'anglais et le français... donc le commis n'est pas vraiment en tort ! C'est ça le pire. Et moi non plus quand je m'obstine à lui répondre en français. Je tiens à préciser que je n'ai absolument pas dit un mot d'anglais et que mon sous-marin dinde et fromage sans onion sauce barbecue en était bien un sans onions et avec sauce barbecue... Les différents commis m'ont donc tous parlé en anglais mais ils comprenaient ce que je leur disais en français. Le seul problème que je ne m'explique pas pour l'instant est que en tant que client francophone, à chaque fois que je vais dans un Subway dans un quartier anglophone, j'ai l'impression d'etre la pire des vermines. Peut-être est-ce simplement un excès de paranoïa, je ne sais pas... tout ce que je sais c'est que je ne rencontre pas cette sentation de mépris dans un "Subway francophone". En tous cas !

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Ecrit par : peanut 19-10-2006 à 10:58

Je suis tout à fait d'accord avec Geez et Tof!

La plupart des montréalais ont abdiqués devant le mépris de certains anglophones qui comprennent très bien le français mais persistent à vous répondre en anglais dans les commerces. L'exemple de tof au Subway est très révélateur(ils passe sa commande en français et le commis persiste à lui répondre en anglais alors qu'il doit bien avoir compris sinon il le ferait répéter...)

C'est une des raisons pourquoi je ne resterais plus à Montréal(j'y ai déjà résidé quelques années et le français y était plus présent). Toutes les fois que je vais à Montréal, je me fais souvent répondre en anglais dans les commerces, et je leur réponds en français et s'ils persistent à me répondre en anglais, je fais celle qui ne comprend pas et vous pouvez être sûr qu'ils "switchent" en français(maladroit je le concède, mais ça les fait pratiquer leur français hein Nelju? )

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Ecrit par : kremmig 19-10-2006 à 11:04

Il faudrait avoir l'avis d'un anglophone qui va se faire servir dans un subway Francophone pour savoir comment il se fait traiter histoire de faire une comparaison

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Ecrit par : peanut 19-10-2006 à 11:11

La plupart vont se faire servir en anglais, même dans un Subway francophone, car la majorité des employés francophones vont se débrouiller en anglais...et le client a toujours raison non? De la même façon, je vais servir un patient(client) anglophone en anglais...à Québec, ville unilingue francophone.

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Ecrit par : bencoudonc 19-10-2006 à 11:16

Bof, tu sais Peanut, je ne sais pas si je vois ça comme de l'abdication. Le pauvre type est préposé aux sandwiches à 7,50$ de l'heure. Il n'a pas assez d'éducation pour parler d'autres langues que l'anglais (que probablement il parle mal...). Je parle ma langue, et sa langue, et quelques autres encore. Alors bof, quand bien même il me répondrait thanks plutôt que merci, on s'en fout un peu, non ? C'est lui qui fait pitié, pas moi... je ne le vis pas comme un acte de mépris, plutôt comme un acte d'ignorance et d'incapacité...

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Ecrit par : Hanine 19-10-2006 à 11:17

Perso, si je me fais servir en anglais par un immigre, surtout un Francais, je laisse les articles et lui passe un sermon serre.

Nous avons du tellement nous battre.. et encore aujourd'hui! pour avoir ce "privilege" *sic* d'etre servis dans la langue de la majorite, que je ne laisserais pas une seconde se produire ce genre de comportement.

Il y a pleins de facon pour ameliorer son anglais oral et ecrit, et ce n'est surement pas comme cela que l'on s'attire l'appui de la clientele!

Franchement! Dire que "ca va vraiment pas les deranger", c'est une negation et une ignorance complete de la realite montrealaise et quebecoise!!

Mauvais, tres mauvais comme truc! La TV ok!, les cours d'anglais ok! faut pas oublier le temps... et la bonne volonte.

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Ecrit par : Hanine 19-10-2006 à 11:28

Etre un "nouvel arrivant" ne donne pas le droit de nier l'histoire de son nouveau pays. Le Canada, et encore plus precisement dans les regions majoritairement francophones mais dominees par les anglophones, comme Montreal, l'est Ontarien, etc a connu et connait encore aujourd'hui des actes de mepris envers la majorite francophones.

Je me suis fait dire 1 fois a Mtl et 2 fois a Ottawa: Speak White!

Tu veux que je t'explique ce que ca veut dire?? Ou tu connais suffisament l'histoire et la situation pour comprendre?

Je demeure dans l'est de Montreal, pourtant, par 3 fois j'ai laisse mes items sur le comptoir, refusant de me faire servir en anglais!

Un truc pour etablir la vente en francais, c'est de dire "Bonjour" ou "non merci" aux salutations ou offres de services du commis. S'il s'ostine a continuer en anglais, faut se demander ou le respect du client est?

Meme le commis le plus ignorant sera en mesure de bulbutier un "bonjour" s'il respecte son client. Faut se poser serieusement des questions sur ses capacites intellectuels s'il ne le peut pas. C'est pas mal plus une mauvaise volonte ou un "je-m'en-foutisme" evident!

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Ecrit par : tof 19-10-2006 à 11:42

Tout à fait d'accord avec Peanut quand elle dit qu'un anglophone se fera quasiment toujours servir en anglais, même sur le Plateau. Et cette injustice flagrante me rend quotidiennement cinglé, épisodiquement, par petites tranches de quelques minutes par jour.

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Ecrit par : Dariane 19-10-2006 à 11:55

Je suis assez d'accord avec Peanut et je comprends le point de vue de Geez qui nous regarde de l'extérieur...

C'est sûr qu'on doit avoir l'air con un peu: on monte aux barricades pour défendre le français coûte que coûte, ça nous fait ch*** lorsqu'un français veut envoyer son rejeton à l'école anglaise, on dit "chien chaud" pour hot-dog et pendant ce temps on obtempère lorsqu'un vendeur ou un commis nous sert en anglais en en faisant que très peu de cas... J'avoue que vu de même ça doit avoir l'air bizarre.

Et d'ailleurs la police de langue française devrait non seulement regarder l'affichage linguistique mais également les fautes sur les affiches et affichettes! C'est bien beau le français prédominant mais quand les gens ne savent même plus ajouter des S ou des X ou faire la différence entre un participe passé et un infinitif ça fait dur! Holy fck! Il ne se passe pas une journée sans que j'en voie deux ou trois dans des boutiques! Une vraie honte! Genre à l'université de Mtl près de la biblio j'ai vu près d'une construction: "défense d'entré" ça me préoccupe pas mal plus qu'une affiche avec un titre anglais 3/4 de fois plus gros que permis par la loi!

Et le truc aussi c'est qu'on semble mettre d'un côté les "jobines" au salaire minimum et de l'autre, les "grosses jobs" comme policier et médecin comme si c'était deux plans différents au niveau linguistique...

Perso je n'ai pas envie de faire la différence entre un préposé dans un fast food et un médecin! J'ai le droit de me faire servir dans MA langue maternelle peu importe le service qu'on me donne, que ce soit un sandwich ou une chirurgie

Maintenant je suis assez consciente de la réalité Montréalaise et je crois que oui à qq part on abdique... Et j'ai également l'impression qu'ici le bilinguisme est à deux vitesses, c'est surtout fait pour les francophones!

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Ecrit par : rimouski29 19-10-2006 à 11:55

Quand je vois que c'est un vendeur qui parle d'abord en anglais, je dis bien distinctement bonjour en francais pour qu'il sache que je parle francais. Et ils m'ont toujours répondu en francais, même dans l'ouest de Montréal.

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Ecrit par : tof 19-10-2006 à 12:01

Eh bien laisse-moi te dire que tu as eu beaucoup de chances jusqu'à présent. Je réagis exactement comme toi dans mon quartier de travail à Montréal (à la limite de Westmount), et je ne compte plus le nombre de fois où je me fais répondre en anglais malgré tout. Le jour où ça t'arrivera (car ça va forcément t'arriver un jour sois-en certain), tu verras ça fait tout drôle. Et le truc de dire "bonjour", oui ça marche quelques fois, mais quand le vendeur ou le caissier en face de toi ne sait dire que ça en français, il est bien obligé de switcher, que tu sois d'accord ou non...


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Ecrit par : rimouski29 19-10-2006 à 12:10

C'est peut etre pas de la chance, mais la manière dont on aborde les gens ?
Et puis avec les vendeurs a part bonjour, bonjour, vous avez la carte du magasin, NON , au revoir, au revoir on a pas vraiment de grandes conversations philosophique en francais, alors en anglais...

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Ecrit par : tof 19-10-2006 à 12:18

Bah... 'scuse là mais... y'a pas 36 façons de dire "bonjour" en français... Je ne pense pas que ce soit utile de présiser que je le dis de façon la plus normale et polie qui soit, mais puisque tu sembles en douter, je le précise... Au final, c'est malgré tout une réponse en anglais que l'on me fait ! Pour moi, je considère un "thank you" comme étant une réponse en anglais, alors qu'on s'entend que dire "Bonjour", "merci" et "au revoir" ne nécessite pas trois mois d'apprentissage...
Bref : moi ça me choque, pas toi, question d'interprétation comme je disais plus haut. Faut pas chercher plus loin.

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Ecrit par : peanut 19-10-2006 à 12:35

bencoudonc, c'est devenu tellement banal à Montréal de se faire servir en anglais que vous ne le remarquez même plus...c'est là que réside le danger finalement. Comme l'a dit Rimouski, on ne s'attend pas à avoir une conversation philosophique avec un commis de magasin, mais s'il pouvait seulement maîtriser quelques notions de français comme bonjour, merci, le nom des produits qu'il vend, etc...on n'en demande pas plus! Et si le patron de ce commerce considérait le service aux francophones important, il le demanderait à ses employés...mais comme la plupart des montréalais laissent faire, il a beau jeu!

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Ecrit par : bencoudonc 19-10-2006 à 12:51

Il y a sans doute du vrai dans ce que tu dis, Peanut. Mais en même temps, si tu savais, il y a une telle différence entre le Montréal d'aujourd'hui et le Montréal d'il y a trente ans... quand je vois tous ces enfants d'origine chinoise, grecque, pakistanaise, etc qui jouent en français dans les ruelles de Parc Extension... je t'assure qu'il y a 30 ans c'était inimaginable. Alors peut-être que je deviens trop complaisante, mais si je regarde le chemin parcouru il me semble que l'adolescent boutonneux occasionnel dans un Subway, ben c'est un détail de l'histoire...

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Ecrit par : tof 19-10-2006 à 13:10

Dans ce cas, c'est fou le nombre de "détails" sur lesquels on peut tomber à l'ouest de Montréal...

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Ecrit par : Demetan 19-10-2006 à 13:37

Vécu au Subway de Place Laurier, à Québec, le chum Néo-Écossais (ne parlant pas beaucoup français) d'une amie s'est fait servir en anglais par la fille quand elle a constaté l'accent qu'il avait en français. J'ai souvent vécu ça à Québec, avec des amis anglophones: les gens vont spontanément se mettre à l'anglais quand ils voient que la personne a de la difficulté à parler français. Dans ce cas-ci, ça a passablement énervé le chum en question, qui voulait pratiquer son français... C'était plutôt comique: il répondait en français aux questions en anglais de la fille!

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Ecrit par : Diego 19-10-2006 à 13:55

C'est exactement ce que je voulais dire. Avant les années 80, c'était impossible de se faire servir en français dans la quasi totalité des commerces au centre-ville. C'est certain que la francisation des commerces ne s'est pas fait à 100%, mais si on regarde le chemin parcouru depuis 30 ans, c'est le jour et la nuit. On peut le prendre d'un côté comme de l'autre, mais c'est déjà réjouissant de constater que la francophonie montréalaise est infiniment plus reflétée au centre-ville qu'elle ne l'était avant.

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Ecrit par : peanut 19-10-2006 à 14:13

En effet, Diego et bencoudonc, vu comme ça, c'est une amélioration, mais je trouve que depuis quelques années, ça part dans l'autre sens...mais c'est sûr que ça ne reviendra jamais comme avant(euh...j'espère? )

Et pour tout ceux qui pourfendent la loi 101, si elle n'avait pas été promulguée il y a plusieurs années, ce serait encore pire...

peanut qui veut toujours plus?

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Ecrit par : Le23aout 19-10-2006 à 14:33

Moi, je n'ai pas de difficulté à parler français, je préfère être servi en français au Québec (c'est pour ça que j'ai fait toutes mes études universitaires en français, c'est pour ça que je veux immigrer au Québec, parce que je veux vivre en français...). Mais dès que la personne à qui je parle apprend mon nom ou mes origines états-uniennes, c'est comme si j'étais soudainement incapable de parler français. La personne m'adresse désormais en anglais. Ça m'arrive tout le temps, tout le temps. J'ai beau dire : « Ah, non, je préfère qu'on m'adresse en français, svp. » « Je parle français » « J'ai deux diplômes universitaires francophones » « J'ai grandi avec la langue française », etc. Il s'agit ici de francophones québécois. Souvent, avant de avoir « switché » en anglais, la personne m'avait demandé si j'étais français (de France), vu que je n'ai qu'un tout petit accent inidentifiable qui ne sort que sur certains mots...

J'ai suivi un cours sur le bilinguisme à l'UQAM, et, à un moment donné, quand je parlais de ce qui m'arrivait, deux filles d'origine allemande m'ont dit qu'il leur arrivait exactement la même chose, que dès qu'un Québécois(e) apprenait leurs origines étrangères il ou elle ne voulait plus leur parler en français...

Bon, je comprends d'où vient ce réflexe, mais quand un francophone (et bien souvent un anglophone que je connais pas) s'obstine à me parler en anglais, moi, je continue quand même de parler français. Je fais semblant de ne pas comprendre ce qu'il me dit en anglais. Et normalement on continue en français après quelques moments.

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Ecrit par : Diego 19-10-2006 à 14:40

Peut-être est-ce dû à un complexe relié à notre accent, du fait qu'on a souvent l'impression de ne se comprendre qu'entre nous. Je me souviens des premières fois où j'ai côtoyé des Français, je parlais leeeeeeeeentement, j'articulais exagérément, j'étais certain que personne ne pigeait rien de ce que je racontais. Mes perceptions ont graduellement changé, si bien que maintenant je ne modifie absolument rien de ma façon de parler lorsque je parle à un Français, ayant bien réalisé qu'ils me comprennent très bien pour l'immense majorité.

Donc un Québécois qui rencontre un Allemand aura peut-être l'impression que ce dernier ne comprendra rien puisqu'il sera sans doute plus habitué à la façon de parler franco-française, de là le réflexe de changer pour l'anglais, afin d'être certain d'être bien compris. C'est une théorie que je lance comme ça, mais dans laquelle je pense qu'il y a un fond de vérité...

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Ecrit par : jllomf 19-10-2006 à 15:07

A tous,

Juste un témoignage pour dire que même en France cela n'est pas si simple dans le domaine du travail.

J'ai travaillé pendant quelques mois dans une entreprise internationale, à Paris et j'étais en ralations avec tous les bureaux européens, donc langue de travail l'anglais (les entretiens d'embauches avaient été réalisé en partie en anglais, on m'a dit vous parlez très correctement mais pas assez vite d'où les entretiens un peu laborieux) donc je travaillais (au bureau de paris) avec une majorité de français et quelques anglais, irlandais, états-uniens, ont se retrouvaient parfois en réunion a 7 ou 8 français et un anglophone a devoir parler anglais, le pire c'est que certain anglophone après 2 ou 3 ans en France n'était pas capable de tenir une discussion.

Ce que je veut juste dire c'est que les personnes qui font l'effort de parler une autre langue que la leur ont plus de mérite et c'est une preuve d'ouverture, les anglophones de l'ouest de Montréal devraient faire un minimum d'effort, puisque la plupart des francophone le feront.

Juste pour le fun j'ai expliqué une fois l'existence de la loi 101 à un anglais (vivant en république tchèque )) et à un irlandais vivant dans le sud de la France) explication en anglais bien sur, et il n'arrivait pas à croire qu'il subsistait un grand village Gaulois en Amérique du Nord.

Donc Vive la loi 101 !

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Ecrit par : Le23aout 19-10-2006 à 15:37

Diego, tu as sûrement raison. Je crois que c'est aussi dû au fait que les touristes ne parlent pas souvent la langue française et dès que je dis que je suis d'origine américaine, on me regroupe automatiquement (et inconsciemment) avec les touristes américains qui ne parlent pas français. Américain = ne parle pas français...

Je sais que je ne suis pas l'Américain typique et que la plupart des gens essaient de « classifier » les gens et que je suis assez difficile à classifier. C'est pour ça que ce n'est pas un jugement de valeur que je fais à l'égard des Québécois en disant ce que j'ai dit. Ce n'est qu'une observation, bien que ça soit parfois agaçant de devoir expliquer comment je peux être à la fois américain et parler français ou pourquoi je suis anglophone mais préfère être servi en français, etc. à des gens que je ne connais pas.

Une anecdote connexe : j'ai un ami anglophone montréalais d'origine grecque qui parle français et souvent quand on sort ensemble, il est tellement fier de mon français à moi, qu'il parle à tout le monde et leur dit : « Ah oui, c'est mon ami américain qui parle français. Il sait lire en français ; il sait écrire en français et quand il parle, il a un accent français... Grégory, parle pour eux, laisse-leur entendre ton petit accent... » Ça, c'est agaçant !

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Ecrit par : Le23aout 19-10-2006 à 16:03

Tu as tout à fait raison, mais il faut pas oublier que 66% des anglophones au Québec se disent bilingues d'après Statistiques Canada et plusieurs d'entre eux font même l'effort de parler français à l'occasion (une farce). C'est ceux qui s'obstinent à ne pas parler français qu'il faut cibler, parce que je connais pas mal de gens anglophones à Montréal et la grande majorité parle français, mais certains d'entre eux ne veulent pas le faire pour une raison quelconque (paresseux, timides, ont l'habitude de parler seulement en anglais avec tout le monde, etc.).

Moi, j'aime tellement le Québec, la francophonie et la langue française que je ne peux pas comprendre ces gens qui ne veulent pas accepter que le Québec soit francophone ! Pour moi, c'est un si grand plaisir de pouvoir trouver un endroit en Amérique du Nord où on vit en français. Et je trouve ça tellement triste que les anglophones s'efforcent souvent à ne pas parler français, quand, moi, je me bats pour pouvoir parler cette langue et pour pouvoir immigrer au Québec francophone. Et, eux, ils ont cette immense richesse autour, dans leur propre pays !

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Ecrit par : jeff3d 19-10-2006 à 17:11

Hello !

bon hihi, moi je suis un bilingue un peu bizarre car je lis et ecris courament anglais mais a un peu de mal a le parler et le comprend, en fait un gros manque de pratique.

POURTANT, j'ai tenu un backstore dans un magasin franchisé Bell ce qui veut dire quelques contacts avec le fournisseur a l'ouest, et malgré tout dans 85% des discussions j'ai trouvé quelqu'un qui parlait francais du moment que je lui parlait doucement

inutile de dire que j'ai eu a lire plusieurs documents en anglais, mais bon si je pouvait parler aussi bien que je le lis et l'ecris...

bref de job en job je suis arrivé en tant qu'analyste dans une assurance, l'offre d'emploi quebec disais anglais de base voir optionnel, bon je passe les tests et on me fait remarquer que j'ai eu des resultats superieurs aux tests anglais.
Par la suite, chose etonnante, la grosse partie de ce que j'ai a lire durant la journée est en anglais vu que l'on travaille avec les pharmacares de toute les provinces et que l'on a des clients partouts meme aux usa, bref le francais de base ou pas obligatoire c'est une joke mais quoi qu'il en soit je travaille un peu mon aglais oral avec ma collegue d'a coté qui est une italo-anglo-francophone

bref oui faut se demerder en anglais, j'aurai eu de gros soucis si je ne savais au moins le lire et l'ecrire, j'ai plus qu'a pratiquer l'oral mais hum j'ai comme un blocage idiot

Excusez de ce post "un peu" long

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Ecrit par : cherry 19-10-2006 à 21:30

CITATION(tof @ 19-10-2006 à 10:15)
Je tiens à préciser que je n'ai absolument pas dit un mot d'anglais et que mon sous-marin dinde et fromage sans onion sauce barbecue en était bien un sans onions et avec sauce barbecue... Les différents commis m'ont donc tous parlé en anglais mais ils comprenaient ce que je leur disais en français.

Ah d'accord, ils comprenaient bien le français! Bon déjà, ça change un peu la donne, et ça me fait penser à un de mes anciens boulots. J'ai moi aussi côtoyé des anglophones dans ma vie professionnelle, dans un réputé bureau d'avocats à Montréal. Mon expérience fut particulièrement marquante. Mes collègues anglophones, de parfaites bilingues, refusaient obstinément de parler en français aux francophones (à noter qu'elles étaient mes supérieures immédiates). Le hic, c'est que nous ne savions pas qu'elles étaient bilingues... jusqu'à ce qu'on les entende parler un français parfait au téléphone (elles parlaient à leurs propres supérieurs... francophones )! Ça faisait des semaines qu'on tentait tant bien que mal de bien se faire comprendre en anglais et il arrivait qu'on cherche nos mots. Jamais l'idée ne leur est venue de nous dire qu'on pouvait leur parler en français, qu'elles comprenaient la langue! Dès lors, on leur a parlé en français, et elles nous répondaient toujours en anglais. Pas parce qu'elles étaient plus à l'aise avec la langue anglaise, par mépris. C'était tellement évident! On a tenu notre bout, et elles ont tenu leur bout, ce qui rendait les échanges assez surréalistes merci... Nous représentions une boîte à Toronto, donc la paperasse étaient exclusivement en anglais. Ça, ça va. Mais pour le reste, pour les échanges informels, rien ne le demandait, et c'est là où le bât blesse. Ironiquement, la firme où je travaillais est Heenan Blaikie, firme qui a employé Pierre-Elliot Trudeau, l'apôtre du bilinguisme, et où travaille maintenant l'ancien premier ministre du Canada Jean Chrétien...

Cela dit, je persiste à penser que pour ce genre de truc, c'est à la personne qui se fait servir de passer son message, d'autant plus que son job n'est pas en jeu... mais un minable sandwich. J'aime pas trop l'idée qu'on en fasse un cas particulier. Il faut choisir ses causes, sinon on finit par beugler dans le vide et on obtient le contraire de ce qu'on cherche, c'est-à-dire LE RESPECT.

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Ecrit par : geez 20-10-2006 à 3:06

Ben tu vois, ce n'est pas mon avis sur ce sujet : dans ton boulot, tu n'as pas forcément le choix car, ce n'est pas toi qui dictes les règles ! Et si ça ne te plaît pas, ben y'en a d'autres qui attendent pour la place ! Mais quand tu es le client, c'est toi qui établis les règles et pas le vendeur ! A moins que ce qu'il vende te soit vital et qu'il soit le seul sur le marché (est-ce le cas pour subway, mcdo et autres vendeurs de mets raffinés ?)...

Alors, tu laisses couler pour un sandwich parce que tu te dis que le pauvre serveur ne peut pas parler français ! Pis après, tu laisses couler pour le plombier parce qu'il ne doit pas comprendre le français et ainsi de suite, pour finir par laisser couler pour tout le monde ! Et du coup, ta langue et celle officiellement en vigueur dans ton lieu de vie disparaît peu à peu. Et du coup, ça t'énerve et tu gueules que personne (et encore moins les politiques) ne fait rien pour changer les choses ! Mais honnêtement, vu de l'extérieur, faut pas s'étonner ! C'est un peu comme la pollution, on n'est pas content que les voitures polluent et on voudrait que les choses changent, mais on continue à utiliser la sienne, parce que c'est bien pratique quand même et puis les autres, ils font pareil alors...

Après, tu peux édicter toutes les lois que tu veux, mais si les gens ne font pas eux-mêmes la démarche, qu'est-ce qui va prévaloir ? La loi ou ce qui se passe réellement au quotidien ? Parce que là, tu as censément la loi pour toi et pourtant, tu laisses faire ! L'abdication et la résignation, même sans être obtenues par la force, n'en sont pas moins des formes de soumission...

Du coup, je ne suis pas sûr que tu gagnes le respect puisque, de toute manière, même en gueulant sur quelques sujets que toi tu juges importants, tu continues à consommer comme si de rien n'était ! Et tant que tu consommes, tu peux bien brailler ! Au mieux tu obtiendras d'en face, un sourire amusé et un regard condescendant sur ton combat !! Parce que si je me place du côté anglophone, je vais clairement l'avoir, cette impression que tu beugles dans le vide, si, dans le même temps, tu continues à me donner ton argent (souviens-toi : "money talks") !

Ce que je dis ne se veut en aucun cas moralisateur car, comme l'a dit Dariane, je vois ça de l'extérieur et ne suis pas confronté au terrain. Mais ce que je veux dire, c'est que si un type venait en France ouvrir un magasin en ne parlant pas un mot de français, il aurait tôt fait de se faire botter en touche et pour survivre, il devrait s'y mettre. L'exemple est évidemment extrême, puisque la problématique n'est pas la même !

Mais si le Québec devenait indépendant, qu'adviendrait-il en réalité ? Vous obligeriez, tout d'un coup, ces grandes enseignes à parler en français ou vous continueriez à laisser faire en anglais ?

Ce n'est pas tout d'avoir son propre pays, si on continue à fonctionner suivant les règles tacites établies par le voisin ! Et sur cette question, m'est avis que c'est bien le cas...

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Ecrit par : cherry 20-10-2006 à 10:08

Geez, j'ai pas lu tout ton roman, mais t'as rien compris semble-t-il. Parce que c'est une banale sandwicherie, c'est à la personne qui subit l'oppobre de se faire servir en anglais de se défendre, à elle et elle SEULE. D'inclure TOUS les Québécois sur CE cas particulier, d'en faire un exemple ou d'organiser un boycott, c'est un peu GROS. Je n'ai jamais dit autre chose que ça.

Tu n'habites toujours pas ici, tu ne connais rien à rien à l'ambiance et à la politicaillerie entourant la langue. Reviens-nous dans quelques mois.

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Ecrit par : TITNINI 20-10-2006 à 18:29

J'ai du mal à comprendre ce débat pour un sandwich au Subway!
Je vais peut-être vous paraître naïve mais dans une ville comme Montréal où francophones et anglophones se côtoient ne devrait-on pas pouvoir switcher de langue sans s'obstiner à ne parler que sa langue maternelle?
En tant que client nous sommes tout de même plus libres que le commis du subway, nous n'avons pas de pression rofessionnelle.
Moi, je ne trouve rien de choquant au fait que je me mette spontanément à parler anglais quand je magazine dans l'ouest de Montréal. Je sais que la majorité des habitants et des gens que je vais y croiser risque bien d'être des anglophones, puis ce n'est pas marqué sur ma tête que je suis francophone non? Alors si une vendeuse me sort un "hello" je vais naturellement poursuivre la conversation en anglais.
On est sensé comprendre les 2 langues et si mon environnement est à dominante anglophone, je vais utiliser l'anglais sans presque m'en rendre compte, juste dans le souci de me faire mieux comprendre.

Mais je parle en tant qu'immigrée, je ne suis pas québécoise pur-laine s'étant battu pour que le français devienne la langue officielle et je n'ai pas de revendication politique par rapport à la langue.
Je suis une voyageuse et il me semble bien naturel de m'adapter à mon environnement. Un commis de subway situé dans un quartier anglophone qui me parle en anglais, ben moi ça ne me surprend pas le moins du monde et je pense même que c'est à moi de m'y adapter!
Ayant habité sur le plateau (à dominante francophone), les commis s'adressaient à moi en français car il est très probable que 9 clients sur 10 allaient être francophones. Pour moi c'est une logique d'environnement pas une histoire de non respect.

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Ecrit par : geez 23-10-2006 à 1:59

Le subway n'était qu'un exemple parmi d'autres, pour essayer de discuter d'un paradoxe que je trouvais bizarre... Après chacun comprend les choses comme il a envie de les comprendre... moi, en tout cas, ça m'aura aidé à me faire un avis au sujet de la défense de la langue au Québec !

C'est déjà ça

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