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Que pensez-vous de l’appellation “Minorités visibles” ?

Que pensez-vous de l’appellation “Minorités visibles” ?

Ecrit par : Karane 26-02 à 13:12

Je l’ai deja dis en reponse au sujet lance par Laurent. Je trouve cette denomination revoltante car elle est uniquement basee sur la couleur de la peau de “minorites visibles”, donc RACISTE. Soit disant, elle a ete inventee pour recenser les immigrants par groupes. C’est de la connerie, puisque les immigrants Caucasiens ne sont pas traites de “minorites visibles”… Est-ce a dire que les autres sont majoritairement invisibles?
Mais aussi, soit disant, pour favoriser l’acces des minorites a l’emploi. Mais apparement, ca ne fontionne pas toujours, cf. tjs le post lance par Laurent. Notre cher ami Sarko qui propose sa politique d’immigration choisie, ne fait pas mieux… Avec toute la machinerie qu’il mets en place, il n’y aura meme plus de candidats a l’immigration , deja, que les etudiants etrangers rencontrent les pires difficultes de visa et sejour…

Bref, revenons a nos moutons, ou plutot a nos minorites visibles, que peut-on, nous pauvres mortels, pour faire gommer cette appelation des textes officiels?

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Ecrit par : Grominet 26-02 à 13:44

Le terme “Minorites visibles”‘ est déjà la version politiquement correcte d’autres termes. Gommer ou nier cette réalité n’est pas une solution. Que nous proposes-tu à la place ?

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Ecrit par : peanut 26-02 à 13:51

Je ne pense pas que ce soit une appellation raciste car elle est utilisée par les gouvernements eux-mêmes…et appellons un chat, un chat! Ici, les gens de couleur sont en minorité(de moins en moins, il faut le dire! ) et on dirait la même chose pour les gens qui vont rester en Chine j’imagine(blancs et noirs inclus)

Faut pas virer fou non plus avec des détails de sémantique!

Autre point….les immigrants caucasiens ont moins de problèmes de se trouver un emploi que les immigrants issus de minorités visibles, donc c’est normal de faire la différence pour ce genre d’enquête, sinon les résultats seront faussés.

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Ecrit par : petiboudange 26-02 à 14:04

Je confirme en Thailande mon ami est un “farangcé”- prononcez falang-cé- (on me prenait pour une fille du cru ), littéralement un français et par dérivé un blanc et un occidental et aujourd’hui simplement un étranger! Il avait droit à un traitement différent (et pas toujours meilleur mais c’est une autre affaire) dans les administrations, les transports, les magasins (il est resté là-bas 4 mois et a donc eu affaire aux administrations plusieurs fois. Je n’y ai eu droit qu’une fois pour mon visa, et par la case non visible, mais moins chère aussi ).
Et les autres “farang” étaient traités de même parce que c’étaient des minorités visibles, là où j’étais une métisse “invisible”…

Mais ce traitement favorisant dans les administrations ou les temples par exemple c’est aussi une plaie dans les transports. Fréquemment les bus ne s’arrête pas s’il n’y a que des occidentaux à l’arrêt.
Ils ne peuvent pas être propriétaire, ils doivent toujours s’associer à un thai. Il y a beaucoup de passe droit mais aussi beaucoup de choses que tu payes quand t’as pas la peau dorée des thais.
Par contre là où les “minorités visibles” du Canada se font légitimement aidées pour le travail, les occidentaux en Thailande en tout cas sont toujours considérés comme des citoyens de secondes zones. Ils ne sont pas des “minorités visibles” ce sont juste des blancs, des étrangers…. Et là, aucun programme d’aide, tE’s blanc, t’es riche’ tu te démerdes. Concrètement c’est ça…

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Ecrit par : Demetan 26-02 à 14:10

Ben oui, c’est la même chose partout! Au Mali, j’étais une Toubabou, au Burkina, une Nassara (et pour qu’on s’en rappelle, y’a toujours une ribambelle d’enfants qui nous le crient peu importe où on passe! ) Et le traitement qui va avec (et pas toujours meilleur, je confirme!).
Bref, comme le dit peanut, faut pas virer fou non plus avec la sémantique, et voir du racisme partout…

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Ecrit par : Petit-Prince 26-02 à 14:22

Je trouve cette denomination revoltante car elle est uniquement basee sur la couleur de la peau de “minorites visibles”, donc RACISTE.

Ah ? Le racisme consiste plutôt à classer les races sur une échelle de valeur, à attribuer de mauvais comportements en fonction de l’origine ethnique des individus. C’est bien différent… dire que quelqu’un est noir, blanc, asiatique, etc. ce n’est pas du racisme, c’est une constatation ! Si tu dis que Luc Mervil est noir, tu montres que tu es observateur, pas que tu es raciste !

“Minorités visibles” est effectivement une manière très politiquement correcte de parler de races et d’ethnies. Si l’on suit ton raisonnement, il ne faut donc pas parler des différences, ni des ethnies, ni même des origines ! Dire que quelqu’un est d’origine Algérienne serait donc une manière de distinguer cet individu par rapport aux autres, donc de faire du racisme… ça n’a pas de sens !

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Ecrit par : mardirar 26-02 à 15:22

Salam Amis Forumistes ,

Personellement cette appellation ne me pose aucun probleme (ni aucune autre d`ailleurs), qu`on m`appelle l`Arabe , le Musulman , l`Africain , le Quebecois……….. ca n`a aucune incidence sur moi parce qu` éffectivement cela fait partie de moi , de ma personnalité , de mon appartenance ……..pas de trouble avec ca.
La problematique reside dans la capacité de la societé a m`accepter avec mes differences ? puisque moi j`ai fait la part des choses et je me suis moulé a cette societé .
Merci de rester courtois et d`enrichir le debat.

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Ecrit par : cherry 26-02 à 16:20

Non mais , puis quoi encore? Arrêtez donc de jouer les vierges offensées! Que préfèrerais-tu comme appellation? Maudits immigrants de couleur?

Ce terme est parfait, car il pointe les immigrants que l’on peut distinguer simplement en les voyant. Et généralement, quand on utilise ce terme, c’est JUSTEMENT pour dénoncer le racisme.

Ça me fait penser aux termes “non-voyant” pour identifier les aveugles ou “malentendant” pour parler des sourds. Ou encore “petite personne” pour parler des nains. Moi, le politically correct, ça m’emmerde…

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Ecrit par : Laulau 26-02 à 16:39

(Petit-Prince @ 26-02 à 14:22)
Je trouve cette denomination revoltante car elle est uniquement basee sur la couleur de la peau de “minorites visibles”, donc RACISTE.

Ah ? Le racisme consiste plutôt à classer les races sur une échelle de valeur, à attribuer de mauvais comportements en fonction de l’origine ethnique des individus. C’est bien différent… dire que quelqu’un est noir, blanc, asiatique, etc. ce n’est pas du racisme, c’est une constatation ! Si tu dis que Luc Mervil est noir, tu montres que tu es observateur, pas que tu es raciste !

“Minorités visibles” est effectivement une manière très politiquement correcte de parler de races et d’ethnies. Si l’on suit ton raisonnement, il ne faut donc pas parler des différences, ni des ethnies, ni même des origines ! Dire que quelqu’un est d’origine Algérienne serait donc une manière de distinguer cet individu par rapport aux autres, donc de faire du racisme… ça n’a pas de sens !

Il m’apparait normal de parler d’origine Algérienne puisque venu d’Algérie, d’Africain puisque venu d’Afrique, de Marocain puisque venu du Maroc, de Colombien puisque venu de Colombie, d’Italiens puisque venu d’Italie, de Français puisque venu de France etc…
Mais de minorité visible ? C’est incorrect à mon humble avis.

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Ecrit par : Jul044 26-02 à 17:01

Je trouve est la formule est tout à fait en adéquation avec la réalité…
Les personnes de couleur en pays majoritairement blanc sont en minorité. et de couleur, elle sont visibles…Alors il est où le problème ??!!!

je comprends pas les gens qui ne sont pas encore installés ou qu’ils le sont et se sont pas encore adaptés aux façon de faire et de dire…enfin ça paraît logique que c’est pas pour faire chier le monde !!

Je suppose que ces termes ont quand même été bien étudiés avant de les utiliser, et je suppose également que c était en accord avec les représentants des minorités visibles…

Et pis ceux qui ont voyagé en Afrique, notamment, savent bien qu’en tant que blanc on a aussi nos “surnoms”

Arrêtez les gens de vous braquer pour un oui ou pour un non et de chiâler à la moindre occasion.

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Ecrit par : kyris54 26-02 à 18:57

en tant que noire, cette expression “minorités visibles” ne me gène pas. je ne me sens ni agressée, ni diminuée! et puis il faut bien nous dénominer d’une façon ou d’une autre, tout le monde n’a pas la peau blanche. je préfère ça à d’autres expressions qui ont des relans d’esclavage, de colonialisme ou de ségrégation! (à vous de faire votre choix!) enfin bientôt ils diront la “majorité visible” peut être, je sais pas, vu les tendances démographiques… moi perso, j’appelle un noir, un black; un arabe, un rebeu; un blanc, un blanc… et puis il y a un proverbe hopi qui dit: “ce ne sont pas les mots qui importent mais la façon dont on les dit…” (à méditer!)

par contre, c’est vrai que pour des études statistiques ou sociologiques, c’est pratique. comme ça, on sait de qui on parle. et ne faisons pas l’autruche! tout le monde sait aujourd’hui que l’apparence compte beaucoup dans la société actuelle et que par conséquent que l’on n’aime ou pas la couleur de la peau de son voisin, la peau est la première chose qu’on voit! le racisme s’applique en premier lieu envers les “minorités visibles” mais on constate aussi une discrimination pour les gens “hors normes” en général (les gros, les handicapés…)! pour le québec je sais pas mais pour la France, c’est sûr!

et oui! du coup, il y aussi des “minorités invisibles”. on n’en parle pas parce qu’il se fondent dans la masse du moment qu’ils parlent français! les russes, par exemple, arrivés récemment en France, ont des enfants qui parlent très bien français au bout de quelques mois et on ne leur demande plus rien. alors qu’un noir qui est né en France et dont les parents sont également nés en France, on n’a de cesse de lui demander d’où il vient!! (ça, ça m’énerve!) ou on lui fait des remarques sur ses origines.
par exemple quand je suis rentrée de Paris avec ma CSQ en poche (OUIIII!) je me plaignais du temps qui était horrible et le taxi qui me ramenait chez moi me dit “c’est sûr que chez vous, il neige pas” j’avais pas envie de relever parce que j’étais crevée par mon voyage mais j’ai trouvé ça lourd… ça fait 28 ans que je vis en Lorraine, la neige je connais que ça et en plus au Congo y a des régions ou il neige!!!

pour ceux qui vont en Afrique, c’est clair que les blancs resterons des “toubabs” (conséquences directes du colonialisme! les blancs étaient les chefs…) dans leurs bouches, c’est très ironique et très moqueur. l’africain est moqueur, en général!

j’ai fait un séjour au Brésil et là-bas les noirs sont forcément pauvres et les blancs forcément riches. de ce fait, je n’ai pas été arnaquée sur les marchés, je me fondais dans la masse. par contre, à la caisse du Hard Rock Café, la caissière du magasin a vérifié que mon billet de 50 reais était vrai! ainsi va le monde…

la discrimination positive… pourquoi pas, sûrement une bonne chose, mais il faut vraiment cadrer son utilisation et puis ça a ses limites. je crois qu’il faut avant tout changer les mentalités. et ça, ça prend du temps… quand j’entends un affreux personnage comme Gérard de Villiers (livres SAS) qui déclare chez Ardisson (tout le monde en parle) “je me sens toujours plus proche d’un blanc con que d’un noir intelligent” y a du mouron à se faire!!!
ché pas pour vous mais je me sens toujours plus proche des gens intelligents quelques soient leurs origines…

ceci étant dit, je rêve d’un monde où les fils d’esclaves et les fils de maîtres s’assiront à la même table… oups… c’est le rêve de Martin!!! je lui ai tout appris!

PEACE!

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Ecrit par : Demetan 26-02 à 19:40

En tant que blancs, je peux te dire qu’on a des surnoms dans les 3/4 des pays du monde. On va pas s’énerver le poil des jambes pour ça… J’ai été très visible sur plusieurs continents, et ça ne m’aurait pas choquée qu’on dise de moi que j’étais la minorité visible, ben oui, j’étais phosphorescente au milieu du Grand Marché noir de monde… Et pis après??? Ça prouve juste qu’ils n’étaient pas des non-voyants

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Ecrit par : cherry 26-02 à 20:15

Eeeeuh, je suis une personne très curieuse et il m’arrive d’avoir envie de savoir d’où quelqu’un vient… sans vraiment savoir si la personne est née au Québec ou pas. C’est pas écrit sur le front! Or, sachant que ce genre de question puisse froisser, j’y vais avec parcimonie: quand j’entends un accent prononcé, je me permets de demander. Sinon, et si ça me démange malgré tout, je demande simplement quelles sont les origines de la personne. Je trouve que cette info est parfois essentielle pour expliquer une réaction, sinon un plus pour simplement discuter. Comme récemment, lors des dernières élections en Haïti, je voulais tâter le pouls de chauffeurs de taxi haïtiens. Si ce dernier écoutait Radio-Union (une radio haïtienne de Montréal), je savais d’ores et déjà qu’il était bel et bien haïtien… et je me permettais alors d’en discuter avec lui.

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Ecrit par : kyris54 26-02 à 20:30

t’as tout à fait raison! c’est juste que des fois, c’est lourd! surtout qu’il ya des jours où 5 ou 6 personnes vont te poser des questions!!! en plus, j’ai bel et bien l’accent lorrain. mes amis me l’ont déjà dit. ça énerve ma famille, d’ailleurs! faut dire que y a plus élégant comme accent! disons en gros que les jours où je suis de mauvaise humeur ou fatiguée, faut pas me chercher.

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Ecrit par : Demetan 26-02 à 20:42

Ben en fait, c’est vrai que dans certains cas, c’était pas mal d’être québécoise (le “présentement” et le “en tout cas”, c’est commun à certains pays d’Afrique et au Québec, ça mettait souvent de bonne humeur ) mais j’ai eu des discussions surréalistes sur le fait que je ne parlais pas un vrai français (alors que le gars en face de moi n’avait pas non plus et loin de là le language et l’accent parisien qu’il mettait tellement sur un piédestal… )… Alors j’étais quand même assez audible!

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Ecrit par : fortsympa 26-02 à 20:45

Mon agente du CLE m’a dit une fois un truc tres juste

les personnes d’origines caucasiennes ont (en theorie) plus de facilite a s’adapter a la vie quebecoise (car une vie plus proche dans leurs pays d’origine) que les personnes d’origine africaine, asiatique ou encore d’amerique du sud

partant de là le gouvernement a mis en place une aide pour les personnes qui ne sont pas caucasiens … à savoir les minorites visibles, ben donc … estimez vous heureux qu’on pense a vous, a votre integration … c’est une tres belle chose, non ?

officiellement je suis un resident permanent et j’en suis fier, comme je suis tres fier de dire que … je suis un immigrant (meme si c’est un terme pejoratif en France)

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Ecrit par : Demetan 26-02 à 20:49

Ça c’est vrai! En général les québécois sont très curieux, mais c’est positif! Alors attends-toi à te le faire demander Mais tout comme Cherry, je m’abstiens de demander d’où la personne vient, plutôt les origines, quand j’ai en face de moi quelqu’un à l’accent très québécois. J’ai un cousin par alliance, né ici de parents haïtiens, qui n’en pouvait plus de dire à certaines de mes tantes, qui lui demandaient en articulant bien (pour être sûr qu’il comprenne , mais pourtant il n’y avait aucune malice dans tout ça, elles voulaient vraiment savoir!) d’où il venait, alors qu’il était né à Montréal…

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Ecrit par : petiboudange 27-02 à 9:14

et est-ce que les termes seniors, mal-entendants, mal-voyants t’ont choquée? parce que c’est exactement la même chose, une façon correcte et générique de désigner une partie de la population!

En passant le terme de farang que je nommais plus haut est employé officiellement en thailande: tu peux trouver des guides d’installations pour farang (étrangers blancs occidentaux) ou pour japonais (aussi un terme particulier que je ne me rappelle plus), et là ça désigne de façon non générique mais bien en disant le blanc ou le nippon (traduction littérale des termes). Donc oui nos surnoms de blancs peuvent être et sont utilisés officiellement!
Que le concept qui se rattache derrière te choque je peux quand même comprendre, ou du moins je crois le comprendre. Ce qui te choque c’est que l’on “classe” les gens selon leur couleur de peau. En attendant c’est un constat visuel comme de dire les blonds, les roux ou les bruns. C’est un terme générique tout ce qu’il y a de plus neutre. Ce que malheureusement Algérien, Noir ou Chinois ne sont plus toujours dans l’esprit de certaines personnes qui font des amalgames malheureux (les Algériens, et par extension les Arabes, sont des profiteurs, les Noirs sont des gens supersticieux qui parlent mal français et les Chinois mangent du chien et volent nos jobs! Vous voyez le genre en gros, et je ne partage en rien ces conceptions mensongères je ne fais qu’illustrer mon propos avec!)…
Comme le farang qui est blanc donc occidental donc riche en Thailande (je reviens sur ce cas parce que j’ai pu observer la différence d’attitude entre la minorité visible, mon ami blondinet aux yeux bleus, et moi la métisse bridée à peau dorée et les injustices flagrantes qu’on peut subir quand on est du côté de la minorité visible!). Et ça c’est bien plus choquant qu’un terme. Car après tout le terme à une dénotation claire (minorité: en situation numéraire inférieure et visible: qui se voit) que tu complète toi-même par un sens connoté que tu es semble-t-il la seule à trouver: un sens raciste.
Et puis il désigne un fait: une peau jaune, rouge ou noire (comme tout à l’heure la couleur de cheveux est un fait, un constat que j’ai déja vu ête utilisé dans des enquêtes commerciales par exemple), et non une “race” puisque même les canadiens depuis x générations à peau noire, rouge ou jaune sont classés dans cette catégorie!

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Ecrit par : KAOUMEZ 27-02 à 10:27

Je comprends que le fichage éthnique puisse choquer certains Français, mais à y regarder de plus près cette pratique n’est pas aussi scandaleuse que ça. Le Canada a opté pour un modèle multiculturaliste qui tient compte et respecte la pluralité et la diversité de sa population, comme en témoignage sa politique dite de l’accomodement raisonnable qui permet, par exemple, aux sikhs de la GRC de porter leur coiffe traditionnelle. Ce modèle présente bien des insuffisances, peut-être de ce fait critiqué, mais il a néanmoins l’avantage d’être moins hypocrite que celui que prône la France – modèle qui vient d’ailleurs de piteusement voler en éclats après l’explosion des banlieues de l’automne dernier. En dépit d’un discours généreux et humaniste – sur le papier, du moins -, qui place l’identité citoyenne au dessus de l’appartenance religieuse et éthnique, les politiques français ferment les yeux sur bien des “accomodements”, comme, par exemple, le fichage éthnique (effectué sur la base des patronymes) pratiqué par plusieurs bailleurs sociaux et qui explique, en partie, le parcage des populations d’origines arabe et africaine dans les cités HLM qui ceinturent l’agglomération parisienne. Comble de l’hypocrisie : ce sont souvent ces mêmes politiques qui se succèdent sur les plateaux de télévision pour défendre la mixité sociale des cités, fustiger la getthoisation des banlieues et dénoncer ces territoires de non-droit.

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Ecrit par : dimi_did 27-02 à 11:45

Dans les pays de l’ex l’Union Soviètique il est choquant et raciste de parler de la couleur d’une personne.
Par contre la distinction utilisée est d’ordre anthropologique. Ainsi on y parle des races indo-européenne, négroïde etc… Par conséquent là-bas un africain est appelé un “nègre” (sans aucune connotation péjorative) et non un “noir”.
Par contre, il est courant, à Paris, d’entendre des Russes parler des “nègres” sans même se rendre compte du lourd sens de ce mot ici…

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Ecrit par : petiboudange 27-02 à 11:51

Tiens c’est intéressant ça… quand on dit qu’une culture influence votre vision du monde, en voila un bel exemple encore

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Ecrit par : cyber_cow 27-02 à 14:28

il faudrais plutot poser la question au gens concernés donc a cette fameuse minorité visible de savoir ce que eux ils en pensent non?? moi personnelemnt que l on me classe dans (maudit francais, ou blanc ou autres comme ont dit en niçois “m’en bati” ) ca me gene pas. mais chaque individu le prendra a mon avis differemment.

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Ecrit par : kyris54 27-02 à 17:03

note sur la discrimination en France: faut dire que la France est très en retard là-dessus. les gens sont complices du système, consciemment ou inconsciemment et les blancs qui rejettent ce système se font virer! alors les jeunes diplômés un peu trop bazanés galèrent des mois et des mois.
j’ai une amie avocate des affaires, qui est restée plus d’un an sans emploi alors que tout ceux de sa promotion avait un poste sûr avant même d’avoir prêté serment!!! lors d’entretiens, elle s’est entendu dire qu’on ne pouvait pas l’engager parce que la clientèle ne veut pas voir d’arabes, qu’ils ne sont pas habitués à voir des arabes à un poste de cadre et que par rapport à la concurrence, ils ne voulaient pas perdre leur clientèle… enfin, bref, elle a galéré pendant des mois et a même dû s’inscrire au RMI!!! plus d’un an après elle a trouvé du boulot mais c’était très chaud!
j’espère que ça n’existe pas ce genre de comportement au Québec! ou alors vraiment minoritairement, rassurez-moi!

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Ecrit par : Petit-Prince 27-02 à 20:43

“Minorité visible”, il ne faut pas non plus s’exciter le poil des jambes avec cette appellation. N’oubliez pas que cela reste un terme purement administratif, statistique et c’est tout ! Anyway, vous savez bien que quelque soit l’appellation que l’on donnera, il y en aura toujours pour chialer et trouver ça scandaleux ! … ça leur fait passer le temps, puis voilà…

Ce qui est important, en tous cas à mes yeux, c’est comment les immigrants sont accueillis est acceptés ici. En faisant l’épicerie, au travail, dans les partys, les 5 à 7, les sorties, etc. et personnellement, je n’ai senti absolument aucune distinction majeure des gens d’ici par rapport à mes origines. Certes, je ne suis pas une “minorité visible”, mais lorsque j’entends parfois certains Français dire que les Québécois les aiment pas, je ne vous cache pas que je reste interloqué ! Et pas à peu près !

C’est vrai qu’à force, on ne me demande plus si je viens de la France, mais plutôt si je suis né ici (sous entendu de parents français)… je prends ça plutôt bien, ça montre, peut-être, que mon intégration est sur la bonne voie.

C’est vrai qu’au début il y a les jokes… mais j’ai un grand humour et j’adore pratiquer l’auto-dérision… si bien que cela dure un temps, puis après on passe à autre chose. Je n’ai que des bons contacts avec les Québécois, jamais de mauvaises expériences… je continue à dire que les Québécois observent beaucoup avant de juger, et s’ils vous trouvent correct, vous serez très facilement acceptés.

Je conçois très bien que pour des Africains, des Asiatiques, etc. ça puisse être différent… comme dans n’importe quel pays occidental d’ailleurs. Mais même s’il reste du chemin à parcourir, je suis persuadé qu’une partie du chemin doit être également fait par ces immigrants. Car sans perdre leur identité, ils doivent aussi accepter d’évoluer afin de devenir “compatibles” avec la société qui les accueillent.

Mais jamais je n’ai entendu quelqu’un appeler un Africain ou quoique ce soit d’autre “l’immigrant”… certes, les Québécois sont curieux et vont poser des questions, mais c’est parce qu’ils veulent vous comprendre, non pas vous juger. En tout cas dans 90% des cas.

Après, à part dans les statistiques gouvernementaux et pour emploi Québec, vous n’entendrez pas vraiment parler des fameuses “minorités visibles”…

Concentrez-vous donc sur ce qui est vraiment essentiel…

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Ecrit par : kyris54 27-02 à 21:08

t’as raison, faut toujours prendre les choses du bon côté même si des fois c’est difficile!
pour le québec, je n’ai pas d’appréhension particulière. ma mère m’a toujours dit “à Rome, fait comme les Romains” alors je suis cet adage et tout c’est toujours bien passé partout où je suis allée. je n’aurai pas le problème de langage donc ça devrait être simple. (quand j’ai débarqué au brésil, je ne parlais pas un mot, pendant un mois entier, j’ai plâné! et à force d’écouter la radio, de regarder la télé – ça fait bizarre de voir Jospin doublé en brésilien – et de demander la signification des mots que j’arrivais à identifier et bah, au bout d’un mois, j’arrivais à converser seule avec des brésiliens, à demander ma route, des renseignements… ça libère, je ne vous dit que ça!!! hélas, j’ai un peu perdu mon brésilien) alors là, vu que je parle déjà français, ça devrait être plus facile même si des fois j’ai du mal à capter les gens qui ont un accent trop prononcer (une fois j’ai pas osé faire répété une quatrième fois un monsieur, sympatique par ailleurs, j’étais mal à l’aise). il me restera à apprendre les expressions québécoises.

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Ecrit par : Laulau 27-02 à 21:52

(Petit-Prince @ 27-02 à 20:43)
Certes, je ne suis pas une “minorité visible”, mais lorsque j’entends parfois certains Français dire que les Québécois les aiment pas, je ne vous cache pas que je reste interloqué ! Et pas à peu près !

He bien voilà, je souhaiterais te faire partager mon expérience. Ce n’est pas bien grave mais je pense que ça vaut le coup d’être dit.

Mon mari à la recherche d’un emploi s’est entendu dire par la secrétaire de l’école qu’une entreprise était à la recherche de personnel qualifié dans son domaine. Il a donc envoyé un CV par courrier puis à rappelé 3 jours plus tard pour s’assurer que son courrier était arrivé. Il a eu à faire à un répondeur mais a laissé malgré tout un message.
Sans réponse, il s’est décidé à se déplacer directement avec un nouveau cv au cas où mais il n’a pas pu dépasser l’accueil. On lui a dit que si son cv interressait, on le rappellerait.
Puis un voisin avec lequel mon mari a discuté lui a dit lui aussi que cette entreprise recherchait du personnel mais qu’elle n’en trouvait pas. Mon mari lui a expliqué qu’il avait envoyé un cv, qu’il avait tenté de téléphoné mais sans succès et qu’enfin il s’était déplacé mais qu’il n’avait pas pu obtenir d’entretien.
Le voisin en question lui a dit qu’il connaissait bien le fils du patron et qu’il l’appellerait. Suite à cela, le patron a téléphoné à mon mari pour lui demander ce qu’il voulait. Mon mari lui a donc dit qu’il recherchait un emploi et a demandé s’il y aurait un poste disponible pour lui. Ce monsieur à demandé à mon mari s’il avait le droit de travailler sur le territoire et mon mari à répondu que oui car il avait une carte de résident permanent et un numéro d’assuré social. Il lui a répondu qu’il verrait.
3 semaines plus tard, 2 offres d’emploi de cette société sont apparues sur emploi québec et justement dans le domaine de qualification de mon mari; he bien il en a remis une couche en renvoyant son cv par email.
Bien sûr, c’était de l’humour car on avait bien compris et depuis longtemps qu’il ne ferait jamais appel à lui.

Mon mari a fini par trouver un emploi qui n’est pas vraiment dans son domaine mais peu importe, nous sommes content qu’un employeur lui est ouvert sa porte et ce même s’il existe des spécimens pour dire “ha! parce que maintenant il vont les chercher en france” Il a d’autres collègues de travail très sympa.

Par ailleurs pendant un moment nous nous sommes même demandé si le nom de mon mari ayant une consonnance espagnole n’avait pas été à son désavantage. Pourquoi je dis cela ? He bien simplement parce que nous avons tenté une même société tous les 2 et moi seule ai obtenu une réponse, négative certes, mais une réponse quand même.

Puis j’ai trouvé un petit remplacement à mi-temps avec des gens hyper sympatiques grace à une personne spécialisée dans l’aide à la recherche d’emploi. Cette personne m’a fait savoir que l’entreprise de départ je dis cela pour ne pas la nommer recherchait une personne dans les bureaux mais je lui ai précisé que j’avais déjà postulé mais sans succès. Elle m’a demandé de l’appeler quand même car elle en avait déjà parlé avec lui. Ce que j’ai fait.
he bien ce monsieur m’a très mal parlé (je veux dire qu’il n’avait pas l’air très content que je l’appelle) il m’a dit qu’il recherchait une personne qui soit disponible de 7h00 à 17h00 voir plus tard et qu’il ne fallait pas avoir peur des heures supplémentaires. Je lui ai dit que ça ne me génait pas pour le matin mais que pour le soir il allait falloir que je m’organise car j’ai des enfants. Puis il m’a dit que de toute façon il avait déjà d’autres cv alors qu’il me rappellerait si il était interressé.

j’aurais d’autres exemples d’employeurs ainsi que d’autres exemples de tranche de vie mais mais ça donnerait un roman.

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Ecrit par : schumarette 27-02 à 22:37

oui, Laulau, ce que tu as vécu toi et ton mari, le même genre de phénoméne nous est arrivé. Ce n’est pas de l’exceptionnel malheureusement Et je connais d’autres immigrants qui ont vécu la même chose : pas des racontars, hein, des faits vécus.

Petit-Prince, ne dis pas que :

si on n’est pas aimé, c’est parce qu’on n’y met pas du sien : c’est faux !! Crois-moi, du nôtre on en a mis énormément. D’ailleurs, ça n’a rien à voir le mot aimer. Tu peux être apprécié, faire des 5 à 7, des sorties, ça reste que ces amitiés restent bien souvent superficielles.

qu’on s’imagine des choses !! On n’est pas fou non plus, en plus c’est dit carrement en face : on préfère prendre des gens de la région (pourtant il me semblait l’être hein puisque j’y ai ma maison, que je paie mes taxes, mes impôts, bref que je la fais tourner cette région en y dépensant tous nos salaires). Il y a une sorte de discriménation, c’est réel. Alors, il ne faut pas se boucher les yeux non plus. Le fait qu’on soit minorité visible ou pas ne change pas grand chose : pour certains, on restera des importés

Je ne dis pas moi que c’est partout pareil !! Et je pense d’ailleurs sincèrement que c’est différent à Montréal étant donné la multiethnie qui y vit. Oui, c’est le fun d’habiter en région et j’aime ça et je le dis. Mais oui, ça a des désagréments.

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Ecrit par : Redflag 27-02 à 22:56

Effectivement les régions ne sont pas le paradis pour les immigrants. J’habite à 55-60 km à l’ouest de Montréal, dans un village qui est tout petit (le “downtown” ) mais qui compte en fait 6000 habitants, car la commune est très étendue. Ma blonde est allée plusieurs fois à la halte allaitement et à chaque fois, comme elle parlait à notre fille, sa “minorité audible” était immédiatement identifiée. Jusque là rien de spécial, mais elle a constaté qu’on ne lui adressait pas vraiment la parole. Les mamans parlent entre elles (elles se connaissent toutes ou presque) et elle, ben… a’qu’à rester dans son coin.

À côté de ça, à Montréal : voici les nationalités représentées au bureau où je travaille : algérienne, congolaise, bulgare, argentine, allemande, française, marocaine, libanaise, colombienne. Ça c’est sans compter les immigrants de 2ème génération : origine italienne, grecque, arménienne, libanaise, allemande, hispano-italienne, polonaise. Côté Canada : on a des Québécois bien sûr, mais des gens de Nouvelle-Écosse, une Québécoise originaire de la Colombie-Britannique, et je me demande si on n’a pas un franco-ontarien. Sans compter un Américain qui a décidé de venir travailler au bureau de Montréal.

Bref, les régions et Montréal, c’est deux Québec différents…

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Ecrit par : Petit-Prince 27-02 à 23:15

Ouais mais r’garde… on a vécu à peu près la même chose, vu les professions de nos pères. Combien de fois j’ai entendu se plaindre ma mère, lorsque mon père était un nouveau “muté” quelque part, et qui n’arrivait pas à “s’intégrer” dans la nouvelle ville… les autres femmes d’off. restaient entres-elles, elles se connaissaient déjà toutes et ne voyaient pas pourquoi elles feraient des efforts pour du monde qu’elles ne connaissaient pas… jusqu’au jour où la glace se brisa… et c’est vrai que c’était pire dans les petites villes. Ce qui est normal…

Imagine une cours d’école, un nouveau arrive, et c’est certain qu’il reste seul au début, jusqu’au jour où un élément déclencheur l’inclus, d’office, dans un groupe.

Ce n’est pas vraiment différent ici…

Sinon Shuma, je n’ai jamais dit que le fait de ne pas être aimé signifiait que l’on s’y prenait mal. Je disais juste qu’il faut faire des efforts… mais des fois ça marche, d’autres fois ça prend plus de temps ! … mais tout le monde est comme ça, lorsque tu voyais un nouveau arriver là où tu travaillais en France, tu étais la première à aller lui dire bonjour et à l’accueillir dans le groupe ? … Comme la majorité du monde, je ne pense pas… on est tous comme ça, cela fait partie de l’instinct grégaire de l’être humain.

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Ecrit par : schumarette 27-02 à 23:27

hé bien, justement oui, j’allais en général vers le nouveau car je sais ce que c’est d’être isolée dans son coin. D’où justement, mon incompréhension pour les gens qui réagissent à l’opposé.

Mais tu vois, dans le dernier village où j’ai vécu en France (800 habitants), c’était la campagne profonde, le Loir et Cher !! C’est certain que les premiers mois, les gens ne nous connaissaient pas et nous “testaient” et c’est normal, je le comprenais. C’était à moi de m’adapter et de me faire connaître. Et au bout de 4 à 5 mois, je connaissais beaucoup de monde : dès fois, j’avais bien du mal à rentrer chez moi lorsque je rentrais de l’école

Je fais pareil ici, mais ça ne marche pas pareil !!

Seb a raison, je pense qu’en effet, il y a plusieurs québec, et ce selon l’endroit où l’on est. Je connais bien Nat, elle est gentille et chaleureuse, et je suis bien certaine qu’elle en est la première chagrine qu’on la mette un peu à part à cause de son accent. Mais bon, il y a des réalités qu’on a du mal à changer.

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Ecrit par : Curieuse 28-02 à 0:05

C’est bien vrai. Et Schumarette, ça ne s’applique pas qu’aux immigrants. Un pur laine montréalais qui s’installe en région subira le même ostracisme, sinon pire. Tout simplement parce qu’il est montréalais.
J’ai pu le constater en Gaspésie, en Abittibi et dans la région de Québec. Alors que ça existe aussi dans le Saguenay n’est pas une surprise. Ça s’appelle de l’esprit de clocher et c’est tout-à-fait stupide. Il y a environ 30 % d’immigrants à Montréal (27,6 % en 2001) et ça fait toute la différence. Autant au niveau de l’ouverture d’esprit que dans la diversité et la dynamique du travail et des relations interpersonnelles.

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Ecrit par : petiboudange 28-02 à 4:09

En effet, cet esprit de clocher je l’ai bien vu pour mon chum aussi. On est allé sur ces Iles natales, il y connait toute la génération qui est la sienne car ils ont fait l’école et le secondaire ensembles mais ils ne le considèrent pas comme quelqu’un du cru! Il est l’extérieur, le montréalais ou ce que vous voudrez mais certainement pas un madelinot. Pourquoi? Ben parce qu’il n’a pas partagé les événements de ces dernières années avec eux (ce que PP qualifiait d’élément inclusif), parce qu’il n’a pas partagé leurs jeux en quelque sorte…
Je ne nie pas que c’est difficile mais c’est une réalité pour ceux qui sont pure laine comme dit Curieuse…

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Ecrit par : Jul044 28-02 à 4:40

malheureusement ton histoire ne me choque pas. je trouve ça bien sûr anormal mais il existe encore beaucoup de patron qui sont hermétiques à l’idée d’embaucher un étranger. lorsque je dis étranger, je parle de nationalité non pas de couleur.

Trouver un job n’est pas une partie de plaisir déjà à la base. Faut juste s’accrocher et parfois lors de ce genre de cas savoir laisser tomber.

d’ici quelques années, les employeurs seront face à un problème. Les québécois ne font pas beaucoup d’enfants et il sera difficile de faire sans les immigrés, même si c’est déjà le cas…
ces employeurs n’ont pas d’éducation par rapport ce que pourrait apporter un nouvel arrivant. parfois le fait qui soit de couleur n’arrange rien.

Mais là encore, on a jamais dit que ça serait facile, donc faut relever la tête, retrousser les manches et mettre toute son energie dedans. J’ai seulement l’exemple d’immigrés arrivant en France et je me dit que même si ils sont là légalement on leur a pas fait de cadeaux…
Ben en allant au Québec, même avec des diplômes, je reste un immigrant et je vois pas pourquoi on me ferait des cadeaux. Et je suis pas pessimiste, juste réaliste, mais confiant dans le fait qu’une personne ayant une grosse volonté peut y arriver avec le temps (trop pour certain c’est vrai et dommage mais là c’est la vie…)

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Ecrit par : schumarette 28-02 à 5:57

On ne demande pas de faire des cadeaux Jul, mais d’être tout simplement juste !! Si tu as les compétences et l’expérience désirées, que l’on t’embauche, peut importe que tu sois du “cru”, québécois d’ailleurs, immigrant…

Je sais Curieuse que la même chose s’applique, à l’intérieur d’une région, pour les gens québécois qui ne sont pas de cette région. Lors d’un colloque, j’ai rencontrée une québécoise , venant de Trois-Rivières. On a discuté et on a fini par parler travail. Je lui disais les difficultés que j’avais rencontrées et celles que rencontre ma famille à ce sujet. Elle m’a expliqué : je suis venue à l’Université de Chicoutimi et lors de mes études, j’avais pleins “d’ami(e)s” (à l’origine, elle devait retourner chez elle après ses études). Mais aimant la région (qui est vraiment très belle), elle a décidé de rester ici et a commencé à en parler à ses chums. Et là, hop, petit à petit, les amis sont partis.

Pourquoi ? Elle n’était pas d’ici, c’est tout. C’est une réalité sûrement assez établie dans les régions. Je tr… (texte tronqué)

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