Le grand retour, partie 1 - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada
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Le grand retour, partie 1

C’est finalement arrivé, il a fallu prendre l’avion et dire adieu à mes amis le 6 juin. Je pensais que cela serait difficile, mais pas autant que cela…

Mais avant de parler du retour en tant que tel, permettez-moi de revenir sur les différentes choses que vous devez faire et savoir avant de partir.

Revenir en France après 9 ans de résidence au Canada ne se prépare pas comme un simple départ en vacances. Même si c’est mon pays natal, il y a beaucoup de choses qu’il vous faut savoir pour envisager un retour, et comme pour immigrer au Canada, cela se prépare, se réfléchit et s’organise pendant plusieurs mois.

1 /   Le déménagement :

J’ai commencé à préparer mon déménagement il y a de cela 4 mois. En mars, j’ai commencé par faire un premier gros tri dans mes papiers. Ensuite je me suis renseignée sur les différentes façons de renvoyer des affaires en France. Selon le poids de vos envois, vous avez ces différentes possibilités:

  1. les envois par Fedex.
  2. les envois par la Poste.
  3. les envois avec une société de fret.
  4. tout vendre !

Les envois avec Fedex sont recommandés pour ceux qui sont obligés de déménager rapidement et qui ont besoin, dès leur arrivée, de leurs affaires. Fedex vous assure d’avoir vos affaires en deux jours.

Une boîte de 25 kilos vous coûtera environs 280$, le bon plan est de connaître quelqu’un qui travaille pour Fedex car les employés bénéficient d’un gros rabais, ainsi une boîte de 25 kilos peut vous revenir à 70$. J’en ai fait l’heureuse expérience grâce à une connaissance. De ce fait, j’ai réussi à renvoyer 5 boîtes de 25 kilos, remplies de livres lors de mon dernier déménagement (pour ceux qui lisent mes chroniques, c`était le déménagement de Toronto à Richmond Hill) et je remercie encore cette personne qui m’a bien aidée à envoyer 125 kilos à petits prix.

Donc vous l’aurez compris, si votre envoi n’est pas urgent, optez pour une autre solution car les envois par Fedex se révèlent assez coûteux.

Les envois avec la Poste sont plus avantageux. Tout d’abord,  vous avez le choix entre acheter des boîtes ou des enveloppes à bulles de différentes tailles, puis le choix d’envoyer par voie de surface ou par voie aérienne. Il faut savoir que, via la surface, votre paquet arrivera dans les 6-7 semaines tandis que par air, il faut compter 15 jours.

J’ai donc envoyé par voie de surface, 3 grosses boîtes ajoutées à 3 grosses enveloppes (elles bénéficient d’un tarif égal à celui des boîtes) et 3 petites enveloppes dont le contenant n’était pas si important, au cas où les paquets s’égareraient. Au final, toutes les boîtes sont arrivées à bon port, sauf deux de dernières minutes qui n’arriveront que dans quelques semaines. Pour une boîte de 6 kg, le coût s’élève à 74,64$, pour l’enveloppe de 4 kg 721g, j’ai réglé 74,04$, et pour une petite enveloppe de 2kg 576g  il faut compter 44,72$. De plus, il existe un service de code barre attribué à chaque colis, permettant ainsi de suivre en temps et en heure le cheminement de votre envoi.

La Poste est avantageuse pour les petits envois, ou pour celles et ceux qui ne sont ici que pour quelques mois, et qui repartent avec quelques affaires en plus, sans pour autant devoir racheter une valise.

Cependant, après 9 ans, ce n’est bien entendu pas la solution la plus avantageuse, sinon il faut s’y prendre des années à l’avance!

Ensuite, vous pouvez faire appel aux sociétés de Fret. Pour ma part,  j’ai choisi cette société : http://www.trialliance-freight.com/

Une de mes amies me l’avait conseillé car elle en était assez satisfaite. Cette compagnie vous propose également différents choix d’acheminement, voie aérienne ou voie de surface. Evidemment, les prix varient pour différentes raisons (poids, taille, lieu de livraison…).

Par exemple: pour 100kg de marchandises, il vous en coûtera 250-350$ par voie de surface avec un délai de deux mois ou 350-450$ par voie aérienne avec un délai de deux jours.

Si vous n’avez que des boîtes ou si vous avez également des meubles, la taille diffère et se répercute sur le prix.

Par ailleurs, le coût est différent si vous désirez que la compagnie vienne à votre adresse chercher vos affaires, attention, celles-ci doivent être laissées à l’extérieur de chez vous, en aucun cas l’enlèvement de la marchandise ne se fera à l’intérieur de votre habitation.

Enfin, si vous voulez que vos affaires soient livrées directement chez vous en France, cela vous coutera également plus cher.

Le prix d’envoi par surface est avantageux, par contre, si vous habitez comme moi dans le nord-est de la France, le coût s’élèvera à cause du transport de la marchandise en camion depuis le port jusqu’à chez vous (bien sûr, tout comme l’aéroport, il faut un port maritime assurant le fret des marchandises).

La solution la plus pratique pour moi me fut d’emmener les boîtes directement à l’aéroport de Toronto et de les récupérer à Luxembourg, tout en m’occupant moi-même, des formalités administratives douanières.

La question d’acheminement de mes affaires réglée, il me fallait maintenant commencer à remplir les boîtes et essayer d’approcher (sans les dépasser !) les 100 kg, mission que je savais impossible, mais bon…qui ne tente rien n’a rien !

Fin Avril, je prenais mon courage à deux mains et je m’attelais à la préparation de mes cartons. Pour toutes les affaires qui ne trouvent plus grâce à vos yeux, il existe au Canada des “Value Village“ ou des “Salvation Army“ au coin des rues, sorte de boutiques ou dépôts qui acceptent tout (l’équivalent en France d’Emmaüs ou des friperies).

Après trois allers-retours à ces magasins, je remplissais au fur et à mesure mes boîtes. N’oubliez pas de noter le nombre et la désignation du contenu, plus vous serez précis, moins vous aurez de soucis avec la douane.

Petit à petit, le nombre de mes boîtes augmentait ainsi que les kilos. Je peux vous assurer qu’à la fin, rien qu’à l’idée de faire ces cartons, je les maudissais. Et vive le papier bulle, le scotch tape, le papier journal, la chasse aux kilos…Je suis même allée jusqu’à retirer tous mes boîtiers de CD et DVD, yes, 4 kilos en moins !

En conclusion: deux gros sacs de sport, quatre valises, une télévision, un grand cadre, une tente, sept cartons et une paire de ski, au total dix-sept boites en partance pour la France.

En ce qui concerne ma paire de ski, je ne savais pas pour quelle solution opter, les revendre ou les envoyer dans la soute de l’avion, finalement mon choix se portait sur la palette de fret. Après les avoir mesurés, ils étaient en-dessous de la taille obligatoire qui devait être de 61 inches au maximum, donc ils pouvaient partir avec mes cartons sur la palette de fret.

C’est ainsi que le vendredi 5 juin, à la veille de mon départ, nous nous sommes rendues avec mon amie au dépôt de fret déposer mon envoi de 17 cartons. 

Une fois sur place, on comprend très vite le besoin de papier bulle. Un homme fort sympathique a mis toute ma cargaison sur une palette, les skis bien droits au milieu. Il l’a entourée de papier cellophane, pris une photo et collé mon adresse de chaque côté de la palette.

Ensuite, direction le bureau de Fret où vous donnerez toutes vos listes d’affaires, numérotées et estimation de chaque carton ainsi que votre adresse. C’est également là où vous aurez toutes les informations sur votre chargement: poids, dimensions, direction et prix. D’après mon estimation pour chaque boite, le coût de mon assurance était faible, à savoir d’ailleurs, que vous n’êtes assuré que sur l’extérieur des boîtes si vous avez fait vos boîtes vous-mêmes et si vous lez avez apportées à l’aéroport.

Vous devez savoir aussi que votre “cargo“ peut être gardé sans frais pendant deux jours dans leurs locaux à Toronto ainsi qu’à l’aéroport d’arrivée.

Comme je voulais le recevoir le 12 juin, une semaine après mon départ, ils ont expédié la palette le 9 juin, pour être sûr qu’elle atterrisse le 12. Oui, il faut bien entendu parer aux éventuels retards, il est donc préférable de l’envoyer 1 voire 2 jours avant votre départ.

C’est donc le 12 juin que je suis partie chercher mon“cargo“ au Luxembourg, à environ 2h30 de chez moi en voiture. L’accès fut facile et les employés bien sympathiques. Une fois ma palette retrouvée intacte, et les affaires mises dans la voiture, l’homme a de nouveau pris une photo. Puis nous sommes allés chercher les papiers de livraison, je n’ai eu aucune taxe à payer en douane.

Au final :

A cause de mes skis ajoutés sur la palette qui dépassaient les 61 inches de départ, le poids au final était de 329 kg au lieu de 240 kg. Les skis sur la palette mesuraient 63 inches, ce qui augmentait le volume. La compagnie a donc dû envoyer ma palette dans un plus gros avion qui a atterri à Amsterdam le 9 juin, puis un camion est venu la déposer au Luxembourg le 11 juin.

Résultat : 791.43 $

Je pensais en avoir terminé avec le casse-tête des cartons jusqu’au moment de faire ma valise…Ayant trouvé un billet d’avion pour 390$, je n’avais droit qu’à une valise de 23kg. Malheureusement toutes mes affaires réunies, je dépassais largement les 23 kg. La décision fut rapide: achat de deux cartons, les deux de dernière minute, promis, juré et qu’on ne me parle plus pendant dix ans de cartons, de déménagement, par contre vive l’emménagement dans un appartement neuf et un nouveau départ !

Au total, mon déménagement pour retourner en France m’aura coûté plus de deux milles dollars.

Je suis plutôt satisfaite, même si mes skis ont fait la différence et augmenté le budget prévu initialement, je me dis que j’aurais dû les prendre avec moi dans l’avion. Pensez-y, au cas-où…

Quoiqu’il en soit, un retour se révèle toujours être onéreux, il faut bien s’y préparer à l’avance, comme pour un départ au Canada, même si un départ a un goût plus excitant…

Dans la deuxième partie de ma future chronique, je vous parlerai des formalités administratives à gérer avant votre retour, sujet très important également.

En attendant, profitez de vos vacances, du Canada, du soleil, et à tous mes amis Québécois “Bonne fête de la St Jean-Baptiste”.

À tantôt.

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