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La souris et le lion…

La souris et le lion

Il était une fois un immigrant, architecte expérimenté dans son pays.
Malheureusement, une fois arrivé au Québec, l’ordre professionnel qui régit
cette activité n’a pas reconnu sa formation et il ne pouvait plus porter son
titre d’architecte. Pour y parvenir, il devait passer par différents postes
de niveau inférieur avant que les portes de l’ordre ne s’ouvrent enfin à
lui. Ne se résignant pas à tout recommencer à zéro, il décida de retourner
dans son pays moins prestigieux que le Québec. Comme il était philosophe à
ses heures perdues, il déclara ” je préfère être la tête d’une souris que la
queue d’un lion “.

À partir de là, nous pouvons nous poser deux questions. La formation donnée
dans certains pays est-elle insuffisante en regard du diplôme obtenu? Oui,
parfois. Les ordres professionnels québécois exagèrent-ils en étant, dans
l’ensemble, restrictifs à l’extrême? Oui, souvent. Pour certains, c’est même
devenu un savant cocktail à base de protectionnisme et de surestime du
système universitaire québécois. Et pour certains secteurs on peut parler
d’un réel gaspillage de compétences. Par exemple, nous connaissons une
pénurie de médecins alors que de nombreux médecins compétents ayant du fuir
leur pays survivent tant bien que mal avec des petits jobs. Le plus
invraisemblable est de voir le gouvernement faire venir certains immigrants
en sachant pertinemment que leur formation, aussi bonne soit-elle, ne sera
pas reconnue.

Toutefois, ce retour forcé à la case départ n’est pas perdu pour tout le
monde : du ” cheap labour ” pour les entreprises et des clients potentiels
pour l’enseignement. Et il faut bien admettre que cette situation se ressent
de façon dramatique au niveau personnel, des années d’effort pour se bâtir
une carrière s’écroulant soudainement comme un jeu de cartes. De plus, les
gens extrapolent souvent cette absence de reconnaissance professionnelle
comme un manque de reconnaissance en temps qu’individu. Finalement,
l’incompréhension mutuelle a encore de beaux jours devant elle….

Fabien

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