Puissantes au Québec et à l'étranger, étude sur les entreprises québécoises - S'expatrier, travailler et étudier au Québec, Canada

Puissantes au Québec et à l’étranger, étude sur les entreprises québécoises

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Puissantes au Québec et à l’étranger, étude sur les entreprises québécoises

Ecrit par: laurence 18-04 à 20:36

Bonjour,

Aujourd’hui un article dans La Presse relate la puissance de certaines entreprises québécoises dans la province et à l’étranger. Cela peut aussi vous donner une idée des entreprises québécoises les plus importantes au Québec comme à l’extérieur.

Vous trouverez l’étude en Pdf sur ce site du gouvernement du Québec :

www.cslf.gouv.qc.ca/

L’étude est :

L’importance des activités hors Québec des entreprises québécoises… par François Vaillancourt et Lisa Russo
(en bas à gauche de la page d’accueil)

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Ecrit par: O’Hana 19-04 à 12:06

J’ai pas tout lu (il y a quand même 64 pages) mais très intéressant en effet.

À date, cela ne me semble pas nécessairement positif pour le Québec car cette trentaine d’entreprises ont une tendance lourde à la délocalisation : le nombre de leurs employés augmente parce qu’elles font des acquisitions à l’étranger et non nécessairement parce qu’elles embauchent au Québec.

Seul le secteur des services semble se maintenir (maintien voire hausse du nombre d’employés au Québec) : ce qui viendrait confirmer le déplacement, à l’échelle mondial, du pôle productif vers les pays en voie de développement et de la consolidation du pôle des services dans les pays occidentalisés (ce que le départ à la retraite des baby-boomers renforce).

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Ecrit par: PHIL_H 19-04 à 12:25

Je ne suis pas sûr que la situation soit si alarmiste que cela. Pour chaque entreprise tu as 2 graphiques (1 part d’employé travaillant au QC et 1 nombre total d’employés).

1-Ces entreprises en 1990, ont peu d’employés et tous (quasiment tous) travaillent au QC.
2-Après 1990, le nombre d’employés augmente (employés travaillant au québec+autres employés), avec pour certaines entreprises une baisse en 2003. De plus, après 1990 le taux d’employés travaillant au québec chute.

Je pense plutôt que ces graphiques montrent des petites entreprises typiquement québecoises en 1990, qui sont devenus de grands groupes internationaux à partir de 1995.
Cela démontre plutôt la réussite internationale de certaines entreprises québecoises qui étaient encore « petites » il y a 15 ans.

Ce document, est d’autant plus intéressant car il permet de connaître les entreprises qui réussissent dans le monde et que l’on peut tenter d’intégrer avant une émigration future (c’est ce que j’ai tenté de faire en postulant chez Bombardier dans leur usine Française de Crespin).

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Ecrit par: O’Hana 19-04 à 12:48

Salut Phil_H !

Oui, l’alarmiste de service, c’est toute l’histoire de ma vie … hi hi

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1-Ces entreprises en 1990, ont peu d’employés et tous (quasiment tous) travaillent au QC.
2-Après 1990, le nombre d’employés augmente (employés travaillant au québec+autres employés), avec pour certaines entreprises une baisse en 2003. De plus, après 1990 le taux d’employés travaillant au québec chute.

Donc, nous pouvons conclure objectivement que si ces entreprises accroissent leurs activités d’un côté, les retours ne se font pas nécessairement au profit du bassin de main-d’oeuvre québécois vu que leur nombre d’employés au Québec décroît, lui.

QUOTE
Je pense plutôt que ces graphiques montrent des petites entreprises typiquement québecoises en 1990, qui sont devenus de grands groupes internationaux à partir de 1995.
Cela démontre plutôt la réussite internationale de certaines entreprises québecoises qui étaient encore « petites » il y a 15 ans.

Je suis tout à fait d’accord avec toi en termes de rayonnement du Québec sur la scène internationale : Bombardier, Cirque du Soleil, Céline Dion ( ), etc Cela peut effectivement augmenter l’attrait auprès des investisseurs étrangers. Cela démontre également l’efficacité stratégique et commerciale de ces mêmes entreprises … qui ont cependant compris, au vu des chiffres, que ce n’est pas au Québec qu’elles font l’essentiel de leurs opérations

D’ailleurs, ces entreprises d’envergure internationale (l’étude précise que les auteurs ont retenu les entreprises de 500 employés et plus), ne représentent qu’une faible portion dans le total des entreprises québécoises. IMT d’Emploi-Québec va dans le même sens en précisant, pour l’Estrie par exemple (siège social de Bombardier Produits Récréatifs au passage) que plus de 80% des entreprises estriennes sont des TTE (tites tites entreprises). Bref, le dynamisme économique au Québec repose essentiellement sur ces dernières et non sur les grandes entreprises.

QUOTE
Ce document, est d’autant plus intéressant car il permet de connaître les entreprises qui réussissent dans le monde et que l’on peut tenter d’intégrer avant une émigration future (c’est ce que j’ai tenté de faire en postulant chez Bombardier dans leur usine Française de Crespin).

Je connais bien BRP (Bombardier Produits Récréatifs) pour avoir participé à ces deux derniers plans de reclassement de personnel (En France, on dirait plans sociaux) tous les deux dans la même année (mars et décembre 2004). Ce qui m’intéresse dans ce sujet spécifiquement, c’est l’avenir des travailleurs québécois : ça leur fera une belle jambe de savoir que les entreprises d’ici marchent très fort ailleurs et qu’elles n’ont conservé au Québec que leurs sièges sociaux (là, j’admet mon alarmisme intentionnel ).

D’ailleurs, Bombardier Aéronautique ne construit quasiment plus ses avions au Québec : ils construit ses pièces ailleurs dans le monde et ne fait que les assembler à Mirabel. La nuance est importante.

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Ecrit par: jimmy 19-04 à 15:21

Oui mais mon cher O’Hana, comme disait le journaliste économique Claude Piché dans la Presse de samedi :
» Au premier coup d’oeil, on pourrait être porté a déploré que la proportion d’employés québécois diminue constamment chez les grands employeurs québécois. En réalité, cette diminution camoufle une excellente nouvelle. Ainsi, la proportion d’employés québécois chez par exemple Saputo est passée de 70% a 27% en quelques années. Cependant, compte tenu du rythme d’expension phénoménal de la compagnie (et c’est vrai pour Bombardier, Jean Coutu ou le Cirque du Soleil), le nombre d’employés au Québec est passé de 700 a 2100.
Ce n’est pas tout. Les sièges sociaux des entreprises québécoises sont évidemment au Québec.
Cela signifie que les décisions se prennent au Québec, que les meilleurs emplois sont conservés au Québec et que les profits sont rapatriés au Québec »

Yes !

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Ecrit par: O’Hana 19-04 à 15:26

Merci de nuancer mon cher Jimmy hi hi

Ceci dit, ce cher Claude Piché devrait dire cela aux gens de CS Brooks, Saargummi, Lefko, Bestar, etc qui ont été mises à pied rien que l’année dernière et uniquement dans quelques secteurs bien ciblés (textile, caoutchouc)

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Ecrit par: jimmy 19-04 à 16:14

Les emplois perdus a la CS Brooks, Bestar, Lefko etc… sont des emplois non qualifiés, c’est a dire facilement exportables puisqu’il ne requiert pas de diplomes particulier.

D’ou l’importance de l’éducation et de faciliter l’accès a l’éducation (référence aux prêts et bourses) a toutes les classes de la société (je sais que tu es d’accord avec ca).

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Ecrit par: O’Hana 19-04 à 16:29

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Les emplois perdus a la CS Brooks, Bestar, Lefko etc… sont des emplois non qualifiés, c’est a dire facilement exportables puisqu’il ne requiert pas de diplomes particulier.

C’est sympa comme commentaire pour les travailleurs des autres pays ça … Faut pas s’étonner après que « us border patrol » soient débordés avec l’immigration illégale en provenance du Mexique

QUOTE
D’ou l’importance de l’éducation et de faciliter l’accès a l’éducation (référence aux prêts et bourses) a toutes les classes de la société (je sais que tu es d’accord avec ca).

Attention : je suis en effet pour une démocratisation inconditionnelle de l’éducation … Mais ça ne veut forcément pas dire que tout le monde VEUT être « éduqué » (i.e. aller le plus loin possible dans les études). Ce monde de Lefko, Saargummi, etc la plupart aime leur job et ne cherche pas nécessairement à étudier plus.

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Ecrit par: Zogu 19-04 à 17:04

Ça nous en prend aussi des emplois non qualifiés, ici.
C’est pas tout le monde qui a le goût ou la capacité ou l’intention d’aller chercher un diplôme élevé et de faire un travail cérébral. C’est plate à dire, mais il y a des gens qui sont parfaitement heureux avec un emploi simple et manuel. J’ai un ami qui a un diplome en électrotechnique, mais il travaille comme manoeuvre dans une usine. Il est très heureux comme cela. Son diplome ne lui sert pas.

Il est utopique de croire que si nous fermons toutes les usines, les utérus canadiens ne produiront plus d’ouvriers. L’être humain vient dans toutes les formes et dans toutes les couleurs. Il faut que le marché du travail représente tous les humains de notre société, sinon il va y avoir des exclus. Je ne vois rien de médiocre à ce que quelqu’un travaille à mettre du maïs dans des boîtes ou à assembler des téléphones.

Et puis, j’aime bien mieux voir les travailleurs non qualifiés ICI plutôt que dans des pays du tiers-monde. Ici au moins ils auront des droits et un salaire décent. Les usines polluent moins, nous avons des normes. Et nous avons absolument besoin de tous ces gens. Il y a un aspect fondamentalement moral dans le fait de garder les emplois ici: notre état veille sur ses travailleurs, nous savons qu’il n’y a pas de sang ou de sueur d’esclave sur les objets manufacturés ici.

Il faut que notre écologie du travail soit bien équilibrée. Sans quoi notre société sera aussi déséquilibrée que les pays du tiers-monde. Devrions-nous absolument être dépendant des autres pays pour nos textiles ou pour notre production manufacturière? Avons-nous envie d’être une tête sans corps, une « capitale impériale » qui veille sur ses satrapies?

En fait, la mondialisation des emplois travaille à cela. Comme la monoculture déséquilibre les sols, la « monoindustrie » déséquilibre notre économie. N’y a qu’à penser à certains pays où une entreprise contrôle 40% de l’économie (Daewoo en Corée du Sud, pour nommer la catastrophe économique la plus récente). Ou aux républiques de bananes… d’ailleurs le Canada a déjà failli devenir une « république de Nortel ». Cette entreprise comptait pour 20% de l’économie du pays en bourse. Quand Nortel a plongé, le Canada aurait pu plonger aussi.

Et puis je l’ai déjà dit, en exportant nos emplois manufacturiers nous construisons nos bidonvilles à bonne distance. Les bidonvilles de Montréal existent bien; ils sont à Bangcok, à Monterrey, à Jakarta, à Shanghai, à Calcutta. Nous nous débarrassons du problème des travailleurs sous-payés. Si on n’est pas en mesure de payer nos travailleurs ici, alors le fait d’exporter les emplois n’arrangera rien. Voyons voir. Si un québécois est payé 8$/heure pour assembler des chaises et que j’exporte son emploi en Chine, alors le nouveau travailleur sera peut-être payé 0.50$/heure et la chaise coûtera 6.50$ de manutention et transport par cargo. L’économie de 1.00$ se fera à quel prix, dites-moi? Est-ce cela le progrès? Remplacer un ouvrier mal payé par un esclave, pour une économie de 12% sur le prix unitaire?

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Ecrit par: PHIL_H 20-04 à 10:08

C’est beau Zogu ce que tu dis tu parles comme dans un livre.

Non je rigole.

Évidemment tu as raison. Malheureusement, tant que les conditions sociales seront déplorables dans les pays du tiers monde, on subira ce phénomène.

Je pense qu’il faut qu’on aprenne à nous adapter. O’Hana, l’a dit, les pays occidentaux voient leurs industries de production partir mais les services restent. Les personnes qui occupent des emplois en usine, et qui perdent leur emploi suite à une délocalisation, se retrouvent sans ressources pour s’adapter aux changements, peut être parce que les pouvoirs publics n’appréhendent pas le changement de fond qui s’opère dans nos sociétés.

J’ai interprété comme suit les doc fournis par Laurence :
Les entreprises se créent et produisent au québec, puis la réussite de ses entreprises leur impose plus de production à des coûts maîtrisés, d’où délocalisation. Il reste un noyau pour le pilotage de l’ensemble qui se développe.

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Ecrit par: O’Hana 20-04 à 15:50

Salut la gang,

Je suis évidemment en accord complet avec le message de Zogu : confirmation supplémentaire pas plus tard qu’hier soir mardi dans le documentaire diffusé sur SRC « l’empire du sucre ». Des conditions de travail et de vie absolument effroyables pour ces haïtiens dans les champs de cannes à sucre.

QUOTE
Les entreprises se créent et produisent au québec, puis la réussite de ses entreprises leur impose plus de production à des coûts maîtrisés, d’où délocalisation. Il reste un noyau pour le pilotage de l’ensemble qui se développe.

Même lecture de mon côté, ce qui me donne une impression pessimiste pour le Québec. Il n’y aura plus que des cols blancs (les services) au Québec à ce rythme avec un tas de cols bleus (les manuels) laissés pour compte.

Bref, si les entreprises réussissent bien au Québec (parce qu’elles finissent par conquérir des marchés outre-mer), elles finissent par s’en aller pour respecter la sacro-sainte loi de la rentabilité. Il suffit de voir le quasi-chantage auquel se livre Bombardier Aéronautique auprès d’Ottawa et de Québec pour que la construction de l’avion série C se fasse au Canada.

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Ecrit par: Petit-Lion 20-04 à 17:21

Que feraient les esclaves du tiers-mondes s’ils ne travaillaient pas dans les usines du Grand Capital ? Ils seraient aux champs, dans des conditions de travail encore pires, et leur pays ne s’enrichirait pas.

Il n’y a pas si lontemps, à peine un siècle, nous avions nos propres esclaves dans nos usines bien de chez nous. Il n’y a qu’à penser aux filatures du Nord, où les filles commençaient à travailler à douze ans il y a encore cinquante ans. Je ne vois pas comment le tiers-monde pourrait brûler cette étape du développement, ni pourquoi nous devrions le leur interdire en leur imposant NOS normes sociales et écologiques, parce que NOUS en avons les moyens.

De nombreux pays émergent du tiers-monde et de sa misère parce qu’ils sont devenus des puissances industrielles, et ce, grâce aux usines de l’Occident.

Enfin, j’ai toujours cru et je crois toujours que la création de richesses est intimement liée au travail, et donc à la production, et non aux services, qui ne sont qu’une redistribution de richesses. Sur le (très) long terme, le tiers-monde ne peut que s’enrichir, avec toutes ces usines. Ce qui m’inquiète vraiment, c’est ce que deviendront les Occidentaux quand ils n’auront plus de main d’oeuvre ni d’argent.

La richesse des nations, c’est la conséquence de la force de travail des populations.

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Ecrit par: O’Hana 20-04 à 17:36

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Que feraient les esclaves du tiers-mondes s’ils ne travaillaient pas dans les usines du Grand Capital ? Ils seraient aux champs, dans des conditions de travail encore pires, et leur pays ne s’enrichirait pas.

Le tout est de s’entendre à quel prix se fera ce prétendu enrichissement.

QUOTE
Enfin, j’ai toujours cru et je crois toujours que la création de richesses est intimement liée au travail, et donc à la production, et non aux services, qui ne sont qu’une redistribution de richesses

Certes. Ceci dit, la technologisation des moyens de production et les « progrès » effectuées dans la baisse des coûts de production exigent de moins en moins de monde. C’est justement la redistribution de la richesse produite de manière égalitaire qui permettra de ne pas mettre sur le carreau des milliers de travailleurs. C’est ce que préconisent des sociologues tels Gorz ou Rifkin en faisant la promotion de la fin du travail. N’est-ce pas à cela, justement, que devait servir le travail au départ : libérer l’homme de ce même travail ?

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Ecrit par: Petit-Lion 20-04 à 21:32

Ah, la fin du travail !
La fin des maladies, plus de misère et la paix partout sur la Terre !

Oké, je te promets que je vais en rêver cette nuit. Mais le jour, je continue de travailler, par mesure de précaution

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Ecrit par: PHIL_H 22-04 à 4:29

QUOTE(O’Hana @ 20-04 à 21:50)
Même lecture de mon côté, ce qui me donne une impression pessimiste pour le Québec. Il n’y aura plus que des cols blancs (les services) au Québec à ce rythme avec un tas de cols bleus (les manuels) laissés pour compte.

Pour cela, le Québec doit avoir une politique sociale et une politique de réinsertion forte pour éviter que des laissés pour compte deviennent des totalement exclus.

Je sais ce qu’il faut au Québec : Une économie sociale de marché

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Ecrit par: O’Hana 22-04 à 9:02

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Pour cela, le Québec doit avoir une politique sociale et une politique de réinsertion forte pour éviter que des laissés pour compte deviennent des totalement exclus.

Quelques mesures de « réinsertion forte » qu’applique Emploi-Québec et le Ministère du Revenu actuellement :

– projet Solidarité Jeunesse pour aider les personnes à se doter d’un projet professionnel en recevant une indemnisation supplémentaire : ce projet s’adresse aux personnes de 18 ans qui font leur première demande d’assistance-emploi (bien-être social). Une clientèle particulièrement vulnérable souvent victime du phénomène « BS héréditaire » (car ces jeunes sont souvent issus de parents prestataires de l’assistance-emploi). Il s’agit donc de briser ce cercle vicieux

– l’obligation de suivre des activités reliées à la recherche d’emploi pour les personnes prestataires de l’assurance-emploi (en chômage), sinon elles courent le risque de se voir couper dans leurs prestations

À noter que que le projet Solidarité Jeunesse a été mis en place sous le gouvernement Landry (PQ) et qu’il a été confié au réseau des Carrefours Jeunesse-Emploi, réseau lui-même issu d’une propostion de Parizeau en 96 je crois.

Par ailleurs, le dernier budget du Québec (présenté hier par le ministre libéral des finances, Michel Audet) fait de grands perdants sur le plan social :

– rien de plus pour les familles excepté les congés parentaux déjà annoncés
– les groupes sociaux qui n’ont aucune mesure donnant suivre au plan de lutte contre la pauvreté
– la diminution des budgets des MICC et du MESSF (respectivement Immigration et Solidarité Sociale)
– pas de services supplémentaires pour le soutien professionnel aux études (orthopédagogues, travailleurs sociaux, psychologues)

Toutefois, hausse significative pour les postes budgétaires de la Santé et de l’Éducation (près des 2/3 du budget provincial à eux deux seulement). On peut aussi rajouter le milliard par année pour le réseau routier (entretien et construction) en se disant que ça pourra, socialement parlant, certainement réduire le nombre d’accident ou les cas de rage au volant

QUOTE
Je sais ce qu’il faut au Québec : Une économie sociale de marché

Il existe déjà une certaine économie sociale au Québec mais elle est très marginale à mon sens et ne produit que des emplois précaires. Elle doit par ailleurs s’autofinancer ce qui l’oblige à imposer une tarification auprès de ses bénéficiaires.

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Ecrit par: PHIL_H 25-04 à 8:18

QUOTE(O’Hana @ 22-04 à 15:02)
Toutefois, hausse significative pour les postes budgétaires de la Santé et de l’Éducation (près des 2/3 du budget provincial à eux deux seulement). On peut aussi rajouter le milliard par année pour le réseau routier (entretien et construction) en se disant que ça pourra, socialement parlant, certainement réduire le nombre d’accident ou les cas de rage au volant 

À la décharge du ministre, ses moyens sont peut être limités et a priorisé les « points faibles », en particulier la Santé qui semble être le mauvais élève au Québec, d’après ce j’ai pu lire sur le forum.

QUOTE(O’Hana @ 22-04 à 15:02)
Il existe déjà une certaine économie sociale au Québec mais elle est très marginale à mon sens et ne produit que des emplois précaires. Elle doit par ailleurs s’autofinancer ce qui l’oblige à imposer une tarification auprès de ses bénéficiaires.

Un peu comme on fait en France par la perception de cotisations sur le salaire des travailleurs. Le problème, c’est que ce système est limité car il a le défaut d’augmenter le coût de la main d’oeuvre, ce qui a tendance à favoriser la délocalisation.

En fait quand je parlais d' »économie sociale de marché », c’était une joke, parce que ce sont les termes employés dans la constitution européenne, qui fait débat en France en moment.

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