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Canada : une nouvelle règle complique l’embauche à l’étranger

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Depuis le 1er avril, une nouvelle règle fédérale vient compliquer l’embauche de travailleurs étrangers temporaires (TET) au Canada. Le gouvernement du Canada exige désormais que les employeurs affichent leurs offres d’emploi pendant au moins 8 semaines consécutives, contre 4 auparavant, avant de pouvoir recruter à l’étranger.

Cette période d’affichage doit en plus être complétée dans les 3 mois précédant la demande d’Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT), une exigence clé confirmée sur le site officiel du gouvernement.

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Cette mesure, qui vise à donner davantage de temps aux Canadiens et aux résidents permanents pour postuler, suscite de vives inquiétudes chez les employeurs, les travailleurs étrangers et les avocats en immigration.

Des délais qui mettent des statuts en péril

Dans les faits, cette nouvelle exigence vient alourdir un processus déjà complexe. Avant de pouvoir recruter un travailleur étranger, un employeur doit démontrer qu’il a tenté sans succès de combler le poste localement, notamment en affichant l’offre sur plusieurs plateformes, dont le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada, puis obtenir une EIMT.

Or, avec des délais de traitement pouvant atteindre plusieurs semaines, l’ajout de 4 semaines d’affichage supplémentaire crée un effet domino.

Résultat : certains dossiers risquent de ne plus être traités à temps. Des travailleurs dont le permis arrive à échéance pourraient perdre leur statut, tandis que les entreprises pourraient se retrouver privées de main-d’œuvre essentielle.

Des milliers de travailleurs potentiellement touchés

Cette situation est particulièrement préoccupante pour les travailleurs déjà présents au Canada.

Même si une demande de prolongation permet de conserver un statut implicite, les délais administratifs restent longs et incertains. En cas de refus, le rétablissement du statut peut prendre plusieurs mois, une période critique pour les travailleurs comme pour les employeurs.

Selon plusieurs avocats en immigration, des milliers de travailleurs étrangers temporaires pourraient être affectés au Québec.

Une mesure critiquée par les employeurs

Du côté des milieux économiques, la réaction est tout aussi vive. Les représentants patronaux rappellent que le recours aux travailleurs étrangers temporaires n’est pas un choix de facilité, mais bien une solution de dernier recours face à une pénurie persistante de main-d’œuvre.

Dans plusieurs secteurs, les postes restent vacants faute de candidats locaux qualifiés ou disponibles.

Pour les employeurs, allonger la durée d’affichage ne crée pas de nouveaux candidats. Cela ralentit plutôt les processus d’embauche et accentue l’incertitude, en particulier pour les PME qui dépendent fortement de cette main-d’œuvre.

Une règle qui s’inscrit dans un resserrement de l’immigration temporaire

Cette nouvelle exigence s’applique notamment dans le cadre des demandes d’EIMT, en particulier pour certains volets comme les postes à bas salaire du Programme des travailleurs étrangers temporaires.

Elle s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement fédéral de réduire la dépendance à l’immigration temporaire et de prioriser le recrutement local.

Mais pour plusieurs acteurs du terrain, le problème demeure inchangé : ce n’est pas le manque de temps d’affichage, mais bien l’absence de profils disponibles sur le marché du travail.

Recrutement : une visibilité devenue stratégique

Dans ce contexte plus contraignant, la visibilité des offres d’emploi devient un enjeu central pour les employeurs.

Ils doivent non seulement respecter les exigences fédérales, mais aussi maximiser leurs chances d’attirer des candidats locaux afin de démontrer leurs efforts de recrutement.

C’est dans cette logique, notre plateforme d’offres d’emploi spécialisée s’est adaptée en proposant un d’affichage d’offres d’emploi sur une durée de 8 semaines, en cohérence avec les nouvelles règles, tout en ciblant efficacement des candidats, notamment parmi les nouveaux arrivants déjà présents au Canada.

Source : Gouvernement du CanadaLe Devoir

Écrit par
Laurent Gigon

Cofondateur du site Immigrer.com

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