Ah souvenirs, souvenirs

Ah souvenirs, souvenirs

Voilà, dans moins de trois semaines maintenant, ce sera le grand départ…

J’arrive petit à petit à la fin de la préparation de mes cartons. Je les ai commencés tout doucement il y a deux mois. C’est incroyable ce que l’on garde au fond de nos tiroirs, toutes ces petites choses dans des boîtes qui sont dans d’autres boîtes.

J’avais cette impression d’être une petite fille devant un coffre de grand-mère et de découvrir des trésors cachés qui m’ont fait me remémorer tous mes souvenirs du Canada.

Tout d’abord, j’ai retrouvé une invitation à un mariage d’un ami qui s’était déroulé au golf de Whistler. Je me suis rappelée l’effet film de la scène de mariage, le marié était de Toronto et la mariée de Vancouver. Vous connaissez tous cette fameuse scène de film lors d’un mariage entre un New-Yorkais et une femme d’une autre région : la famille du New-Yorkais sont tous en noir d’un coté de l’église, puis la famille de la mariée sont de l’autre. Le mariage à Whistler y ressemblait beaucoup.

Les invités de Toronto étaient tous vêtus en costumes cravates, pour la plupart en noir, les femmes portaient toutes une robe élégante et des chaussures à talons. Ceux de Vancouver avaient revêtu une tenue plus relax, avec pantalons et chemise. Les femmes étaient également vêtues plus simplement, sans chichi, et beaucoup sans talons hauts.

Ce voyage à Whistler était magnifique. Nous avions pris un train qui longeait les montagnes jusqu’à Whistler, je vous le recommande. C’est magnifique!

Voici le site :

http://www.whistlermountaineer.com/our_train/online_video/

En empruntant les remontées mécaniques afin d’aller randonner en montagne, nous avions aperçu un ours marcher en contrebas. Croyez-moi, j’étais bien plus rassurée d’être en hauteur !

Ensuite, ma mémoire a dérivé vers un autre bon souvenir : la peur des ours.

Un été, nous étions partis camper au Parc Algonquin. Nous avions tout d’abord fait du canoë quelques heures, puis utilisé le portage à plusieurs reprises.

Le portage était nouveau pour moi, je n’en avais jamais entendu parler en France. Il consiste à porter le canoë sur ses épaules entre les lacs, pendant que d’autres personnes portent les pagaies, les sacs. Il est souvent utilisé pour une courte marche, puis parfois pour une plus longue, si ça vous dit : http://fr.ekopedia.org/Portage_(transport) .

Une fois arrivés, nous avions campé notre tente et dîné. La nuit venue, il m’était difficile de dormir quand soudain des bruits s’étaient fait entendre. Ma première pensée fut l’idée d’un ours fouillant dans nos sacs accrochés en l’air par une corde au milieu de deux arbres. Après quelques minutes de suspense, une amie sifflait et essayer de faire peur à l’ours de mon imagination. C’est la peur au ventre et un sifflet à la bouche que j’avais sorti ma tête de la tente. Comme je voyais mon amie près des sacs, une pagaie à la main, j’ai décidé d’aller l’aider. Là, si proche, la peur de mon ours était en fait une quarantaine de paires d’yeux  nous regardant. Ouf !  Ce n’était pas un ours, quel soulagement.

Il s’agissait d’une vingtaine de ratons-laveurs, dont quelques-uns avaient réussi à faire tomber un sac et avaient tenté d’ouvrir nos sacs. En sifflant très fort,  je ne les avais absolument pas effrayés, j’avais surtout fait peur aux dormeuses !

Un autre fait marquant de ce campement était la découverte des toilettes écologiques. Je me demandais pourquoi tout le monde allait toujours dans le même chemin, pour ma part j’allais n’importe où, puisque nous étions au milieu de cette belle nature, dans un parc immense… Jusqu’à ce que l’on m’explique qu’il existait des toilettes qui consistaient à s’asseoir sur une boîte en bois construite sur un trou…Et voilà, 1ère découverte des fameuses toilettes sèches du parc. Quel souvenir 🙂

http://www.ontarioparks.com/english/Algo.html

Dans mes bons souvenirs du Canada, il y a bien sûr cette proximité avec les animaux qui est extraordinaire.

Pour moi venant d’une petite région de France, les animaux ne vivent que dans les forêts ou en lisière ou dans les zoos, ici, ils font partie intégrante du paysage citadin.

Tout d’abord il y a les écureuils, ils sont des milliers, puis les putois qui sont énormes à Toronto et enfin les ratons-laveurs, ces fameux ratons-laveurs…

Ma première rencontre se déroula lors d’une nuit en rentrant chez moi près de Dundas street. Devant le Consulat Italien se trouvait un arbre et sur celui-ci, j’aperçu des yeux et distinguais des pattes. Je pensais de suite aux singes, quelle ne fut pas ma surprise d’être en tête à tête avec trois énormes raton-laveurs ! Personne ne m’avait parlé de ratons-laveurs en ville. J’en ris encore d’avoir cru qu’il y avait trois singes dans cet arbre…

Le spectacle des oies sauvages est également beau à voir en plein cœur de la ville. J’ai toujours aimé les histoires de ratons-laveurs grimpant dans les cuisines ou sur les terrasses, les anecdotes de campeurs qui ont croisé un jour, sur leur chemin, les ours bruns au nord de Toronto, les lapins dans les jardins…Difficile, n’est-ce pas, de se croire dans une grande ville ? Et pourtant, comme je vous l’ai expliqué tout au long de mes chroniques, il y a certains endroits de Toronto qui nous font oublier que nous sommes en ville…

Je m’apprête donc à quitter cette ville que j’aime, en concluant par un tri phénoménal de toute cette paperasse que je garde au fil des ans.

Quelle folie de garder tous ces papiers mais quand arrive l’heure du déménagement, c’est avec plaisir et affection que l’on retrouve des petites notes, des cartons d’invitations, des photos, des agendas avec des dates comme le 28 octobre 2003 : Anniversaire Sandrine, 32 ans….  Que le temps passe vite !

C’est à ce moment-là que l’on se rend compte des années qui ont défilé, des anniversaires manqués, des réunions familiales autour des repas dominicaux, des mariages auxquels je n’ai pas pu assister. Je garde en tête de multiples souvenirs de ma sœur, de mes parents ou grands-parents, d’il y a 9 ans.

Depuis, beaucoup de choses ont changé dans nos vies, nos comportements, nos physiques, nos idées ou autres convictions. Le temps des vacances ne nous permet pas de voir tous ces changements, alors j’ai cette petite appréhension d’y faire face mais je suis certaine que de nouvelles surprises m’attendent de l’autre côté de l’Atlantique…

Ah souvenirs, souvenirs…

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