9 réponses aux questions que vous vous posez sur Toronto et le Canada

9 réponses aux questions que vous vous posez sur Toronto et le Canada

Une personne avec le doigt sur le menton et un point d'interrogation sur un mur blanc.

Régulièrement, beaucoup de personnes me contactent pour me poser des questions sur le Canada et Toronto : parfois des jeunes qui souhaiterai s’expatrier pour la premiere fois, des couples qui souhaitent changer de vie. J’essaye autant que je peux de leur répondre avec ma petite expérience (bientôt un an) de vie dans la grande métropole.

Que vous viviez en France ou dans un pays francophone, les questions que j’ai rassemblé dans cet article sont sûrement celles que vous vous posez. Il n’est pas toujours évident de pouvoir dénouer le vrai du faux en ligne, car les expériences sont toutes différentes. Il se peut même que mes réponses ne soient pas parfaites mais elles sont des pistes qui je l’espère vous permettront d’y voir plus clair.

Quelles sont mes options pour venir m’installer au Canada?

C’est LA question que vous verrez le plus un peu partout, sur les forums, dans les groupes de discussions Facebook. Et la réponse ne tiendra jamais en quelques lignes tellement le Canada offrent des possibilités pour légalement venir habiter ou déménager sur le sol nord américain. Entre le Programme Vacances Travail, le programme mobilité francophone, le visa d’affaire, le parrainage… Un petit tour sur la rubrique “Autres visas et procédures” peut être un bon début si vous voulez en savoir plus.

Quel que soit votre situation, vos compétences, il est presque certain qu’il existe un programme ou des démarches qui peuvent vous permettre de venir vous installer ici.

Pour les plus jeunes, de manière générale, même s’il vous est possible de venir sans forcément avoir fait de longues études, j’ai de plus en plus tendance à fortement recommandé d’avoir un niveau Master, peu importe la filière (je vous recommande toutefois vous renseigner pour vous assurer que votre Master possède des équivalences au Canada). Le fait d’avoir un diplôme de niveau Master est un facteur qui vous favorisera toujours que ce soit pour habiter au Canada, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande…

Si vous décidez de faire une demande de résidence permanente, beaucoup d’éléments sont pris en compte pour vous attribuez un certain nombre de points, avoir des études supérieures est un plus à ne pas négliger sur le long terme.

Quelles sont mes options pour travailler à Toronto?

Beaucoup d’entreprises, notamment dans le secteurs des services ou de l’informatique, ont recours au sponsorship. Cela peut être coûteux et long pour une entreprise, mais certains ont compris l’avantage d’avoir des employés aux expériences et provenances diverses.

Le programme mobilité francophone par lequel je suis venu au Canada est assez simple, peu coûteux et rapide (j’ai reçu mon visa de travail en 4 semaines environ). Travailler en étant sous visa du PVT est aussi une autre possibilité. J’entends parfois certaines personnes me dire que les employeurs n’aiment pas trop le PVT, je ne pourrais pas le confirmer ou le nier. Je pense simplement que si un employeur a besoin de main-d’oeuvre, il ne s’arrêtera pas à cela. C’est après à vous de le convaincre de vous embaucher.

Changer d’emploi tous les années et demi – deux ans est assez courant au Canada. Cela n’est pas forcément vu ou synonyme d’instabilité professionnelle comme cela l’est parfois en France. Votre futur employeur n’a en général aucun moyen de savoir si vous avez été licencié ou si vous êtes parti de vous même.

Il faut aussi savoir que lorsqu’une entreprise établis votre contrat d’embauche, elle peut être amenée à vous demander le téléphone / contact de votre précédent responsable. Les vérifications existent, elles ne sont pas non plus trop poussées (ils ne demandent pas si vous êtes un gentil employé) mais simplement pour vérifier vos dires. Ne chercher donc pas à mentir à votre futur employeur, il y a de fortes chances qui le découvre.

Comment trouver du travail au Canada?

LinkedIn. Ma première réponse est que quel que soit votre secteur, vous devez absolument avoir un profile sur LinkedIn (en anglais et actualisé). Comprendre comment les recruteurs utilisent les filtres de LinkedIn pour trouver de possible candidats est très important et vous permettra de vous différenciez.

Mais ce n’est pas suffisant. Glassdoor, Indeed et Kijiji sont aussi des plate-formes que je vous recommande. Certaines entreprises ont souvent une rubrique sur leur site où elles postent leurs offres. Ne pas oublier aussi que les pages Facebook et comptes Twitter des entreprises qui vous intéressent peuvent aussi vous permettre de ne pas manquer une opportunité.

Être visible est d’une importance primordiale, montrer ce que vous savez faire permet de rassurer un futur employeur. Et c’est quelque chose que vous devez mettre en place bien avant de venir au Canada. Si vous faites partie d’une association, voyez si un journal en ligne ne serait pas intéressé de vous interviewer, si vous êtes expert dans un domaine, n’hésitez pas à écrire sur un site ou votre propre blog, pensez aussi à lancer une chaîne Youtube… Il existe de nombreux moyens aujourd’hui qui peuvent vous permettre d’être visible et donner un aperçu de vos compétences à un employeur.

Je n’ai pas un bon niveau d’anglais, vais-je pouvoir me débrouiller dans la partie anglophone du Canada?

C’est certainement l’une des plus grandes craintes, et la raison pour laquelle beaucoup de français choisissent la région du Québec, plutôt que le reste du Canada. Et très honnêtement, bien que ce soit une appréhension normale, elle n’a pas forcément lieu d’être. Oui, vous serez certainement amené à beaucoup douter de vous et de votre choix lorsque pendant les premières semaines, vous n’arriverez pas forcément à vous exprimer et à tout comprendre. Mais c’est un processus temporaire et tout à fait normal: tout le monde passe par cela et s’en sort.

Je ne peux que vous recommander de vous plonger dans la langue anglaise bien avant votre arrivée. Des années avant de venir habiter au Canada, je commençais déjà à visionner des séries en anglais (avec sous-titre d’abord en français puis après en anglais). Travaillant dans le web, tout le contenu que je suis amené à lire est le plus souvent en anglais. Aujourd’hui, avec Youtube et les podcasts, il ne manque pas de contenu en anglais pour pouvoir vous y plonger.

Si vous souhaitez venir un mois à Toronto et pouvoir améliorer votre anglais, je ne peux qu’hautement vous recommander le cours de “English for effective communication” de l’Université de Toronto. Oui, le cours est assez cher, mais vous serez forcer de parler pendant toutes vos matinées pendant 4 semaines. Vous vous sentirez beaucoup plus à l’aise après cela et vous apprendrez énormément sur d’autres cultures.

Comment est le système de santé en Ontario?

Le système français est je pense l’un des meilleurs au monde. Et l’on s’en rends bien compte en venant ici. Le système n’est pas mauvais et mon expérience est assez limité dans le domaine, heureusement. Basé sur mon expérience personnelle: la difficulté réside surtout pour trouver un médecin de famille, obligatoire si vous souhaitez voir certains spécialistes. A ce jour, je n’en ai toujours pas.

Par contre, ce qui est assez surprenant c’est que si vous avez une carte de santé appelé OHIP (qui est effective 3 mois après votre installation, à demander bien avant la fin des 3 premiers mois), vous sortez de chez le docteur sans rien payer. Dans mon cas, il m’est arrivé deux ou trois fois d’aller dans des walk-ing cliniques ouvertes quasiment tous les jours, et je n’ai jamais rien eu à régler. C’est un peu déroutant au début.

Il est indispensable toutefois d’avoir une mutuelle, car certains frais peuvent vite vous coûter cher. Selon votre profession, vous pourriez avoir la chance d’avoir une bonne mutuelle. Certaines même vous allouent une somme de 1000 dollars par an pour l’utiliser à des fins médicales et couvrir certaines dépenses non pris en charge par la carte de santé ou le plan de base de votre mutuelle. Ne dépensez pas tout dans de nouvelles jolies paires de lunettes Channel!

Combien coûte la location d’un appartement à Toronto?

Un appartement d’environ 35m2 dans le centre de Toronto peut coûter aux alentours de 2200 dollars canadien. Un appartement dans la périphérie (la GTA), plus spacieux peut vous coûter mensuellement aux alentours de 1800 dollars. Les prix peuvent varier, bien sûr, mais c’est une moyenne basé sur le témoignages des gens que je rencontre.

Il ne faut pas commettre l’erreur de comparer avec les loyers en France (notamment Paris) ou même se dire qu’il est mieux de payer 1800 que 2200 car d’autres coûts doivent être pris en considération avant de faire son choix.

Si vous êtes deux et que vous prenez un abonnement mensuel pour le TTC (Toronto Transit Commission société qui gère les transports de la ville), il faudra rajouter environ 150 dollars par personne, ce qui fait un total de 300 dollars par mois. Il faut aussi prendre en considération votre possible lieu de travail, les frais liés à la dépense d’eau, le chauffage etc… Dans certains condominiums, vous n’aurez à payer que l’électricité, pas la climatisation et l’eau. Il est donc important d’avoir une liste de tous les frais possibles afin de déterminer le loyer acceptable dans votre situation.

Pour donner un exemple de mon cas personnel, pour ce qui est de l’électricité, je suis amené à payer aux alentours de 60 dollars, 100 pour l’abonnement internet et environ 150 pour deux abonnements cellulaires avec données. Avec aux alentours de 200 – 250 dollars de dépenses, toutes les deux semaines pour des courses au supermarché, vous avez ici un exemple de dépenses pour un couple vivant dans le centre de Toronto.

Comment sont les Torontais vis-à-vis des Français? Sont-ils mal / bien vus?

Ce qui est formidable à Toronto, c’est qu’il est très difficile d’y vivre et d’y avoir des préjugés. Bien sûr, il existe des personnes qui en ont, mais le fait que la ville de Toronto soit cosmopolite rends difficile d’y vivre si on possédent des a-priori sur les personnes et les nationalités..

J’ai récemment organisé une petite fête entre amis, où sur 20 personnes, 14 nationalités étaient représentées: de quoi vous donner une idée de la pluri-culturalité qu’il peut y avoir à Toronto.

Comment décrire le niveau de vie?

J’ai tendance à trouver que les prix sont plus ou moins comparables à ceux que vous pouvez trouver en France. Certaines enseignes affichent des prix un peu plus élevés que d’autres. Loblaws est considéré par certains comme étant le plus cher mais la viande et les fruits de mer y sont de qualité. Vous avez Walmart, Costco, Sobeys sont d’autres enseignes répandues au Canada.

Bien sûr, le fromage, le vin et autres spécialités françaises restent plus chers qu’en France, mais c’est le cas de tous les pays importateurs de produits français. Oui souvent, lorsque l’ont passe des vacances France, nos familles et amis ne comprennent pas forcément pourquoi certains repas se résument à plusieurs fromages, du pain et une bonne bouteille de vin rouge… On peut pas leur en vouloir, mais n’espérer pas qu’ils comprennent.

Qu’est est la plus grosse difficulté qu’on peut avoir en s’expatriant à Toronto?

L’expatriation en règle générale a son lot de haut et bas (voir le schéma ), des phases qui peuvent durer plus ou moins longtemps selon les personnes et les événements. A chaque expatriation, les phases sont les mêmes. Il ne faut pas faire l’erreur de croire que plus on vit d’expatriations plus cela est facile, ça ne l’est pas.

Etant certainement dans la phase “acceptation” maintenant, il a fallu affronter des moments de doutes et de crise, personnelle et professionnelle. Pendant ces moments, le replis sur soi est souvent perçu comme une solution, mais je vous en décourage fortement. Le Canada étant un pays d’immigrants, vous pouvez être assuré qu’il existe juste à côté de vous une personne qui est passé par les mêmes phases et qui sera là pour vous aider.

Le plus gros défi, que j’ai personnellement dû affronter récemment concerne la manière dont certains Canadiens (attention toujours à ne pas généraliser) ont pour communiquer lorsqu’il y a des problèmes. J’ai été surpris, dans le cadre professionnel, de passer du tout va très bien à tout va très mal, en l’espace simplement de quelques semaines. A ma grande surprise, tous les francophones, immigrés à Toronto que je connais, m’ont témoigné être passer par là, souvent durant leur première année au Canada. C’est rassurant de savoir que mon cas n’est pas isolé.

Il existe un certain non-dit parfois, qui peut parfois être une bonne chose mais qui lorsque nous n’avons pas l’habitude peut aussi être déroutant. C’est quelque chose à avoir en tête, mais qui fait partie du jeu.


J’espère que certaines réponses vous rassureront et vous permettront de mieux appréhender votre future arrivée au Canada. N’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires en lien avec l’article ou sur le forum d’immigrer.com!

David Dias
David Dias
Né à Tours, au milieu des Châteaux de la Loire, c'est alors en 2006, au Brésil que je vis ma première expatriation. Après avoir été journaliste, photographe, puis monteur vidéo, c'est vers le front end web développement que je me suis finalement dédié. Plus de 8 ans dans le passionant monde d'Internet m'ont ouvert les portes pour commencer ma nouvelle vie à Toronto en 2018.
https://thedaviddias.dev/

Commentaires sur “9 réponses aux questions que vous vous posez sur Toronto et le Canada

  1. Bonjour David,.. moi je suis à Mexico depuis une bonne vingtaine d années… mais c est votre profil qui m interesse..
    pour un projet prochain…photos, video, front end web.. Je suis Emmanuele ,directrice d un institut de Mode..

  2. Merci pour votre témoignage positif et encourageant. Je souhaite m’installer dans un premier temps au Québec. Je suis au tout début de mes démarches.

      1. Je suis tellement ravi pour les systèmes réponses aux questions qui donne expérience pour qu’on puis bien comprendre
        merci pour votre aide

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