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Palmarès du maternité de Montréal

Écrit par Laurent

Palmarès du maternité de Montréal

Laurent
2008-04-08 12:46:30
mardi 08 avril 2008

Palmarès des maternités: les établissements exceptionnnels
Ariane Lacoursière
La Presse

Hôpital général de LaSalle (5/5)

Tous les médecins, infirmières, mères et accompagnatrices rencontrés dans le cadre de ce dossier n’ont eu que des bons mots pour l’Hôpital de LaSalle. «Si on en avait un seul à recommander, ce serait lui», dit Sylvie Thibault, de Mère et Monde.

Selon l’accompagnatrice Dominique Pesant, l’Hôpital de LaSalle sort du lot. «Tout y est beau, relaxant et bien pensé. La femme est aussi respectée dans ses choix. Elle n’a pas à se battre», dit-elle.

>>> Le tableau des maternités exceptionnelles : http://www.cyberpresse.ca/assets/pdf/CP155147.PDF

Dès leur arrivée à l’hôpital, les futures mères sont dirigées dans leur chambre d’accouchement qui leur sert ensuite de chambre de séjour. Ces 34 chambres sont toutes climatisées et munies d’un bain thérapeutique.

«Nous sommes aussi le seul hôpital à Montréal qui permet aux femmes de manger durant le travail», ajoute la Dre Julie Choquet, une omnipraticienne qui accouche des femmes à l’hôpital de LaSalle. Un plateau de nourriture peut être apporté dans la salle d’accouchement. Cet élément est très apprécié des mères, selon l’infirmière-chef de l’établissement, Colette Tougas-Poirier.

Si jamais le bébé doit poursuivre son hospitalisation, mais que la mère a reçu son congé, des chambres de courtoisie sont mises à la disposition des parents. Ces chambres sont spacieuses et toutes dotées d’un lit double.

Anna-Laberge (5/5)

Quand les patientes arrivent à l’hôpital Anna-Laberge de Châteauguay, elles sont tout de suite dirigées vers l’une des 20 chambres de naissance qui leur servent ensuite de chambres de séjour. Ces pièces aux murs roses sont spacieuses et ont de très grandes fenêtres. Cinq d’entre elles ont un lit double. Après l’accouchement, le père peut donc dormir avec la mère. Et toutes les pièces ont une salle de bain complète.

Durant le travail, les mères peuvent relaxer dans un bain thérapeutique. L’été, elles peuvent aller marcher à l’extérieur où se balancer dans la cour. De tous les hôpitaux visités, Anna-Laberge est le seul à offrir cette possibilité. «Dans cet hôpital, le respect envers la mère, l’intimité offerte aux femmes et l’atmosphère relaxante sont palpables», note Sylvie Thibault. L’hôpital est également certifié «ami des bébés».

Jo Muise, coordonnatrice d’Alternative Naissance, un organisme communautaire à but non lucratif d’accompagnement à la naissance, estime que le département des naissances d’Anna-Laberge est étonnamment calme. «Il n’y a jamais de panique. C’est très tranquille, quelque chose que l’on ne voit pas souvent dans les hôpitaux universitaires», dit-elle.

Centre hospitalier St. Mary (5/5)

Les chambres de naissance de l’hôpital St. Mary ont été refaites en 2006 en s’inspirant du thème «les quatre saisons». La Presse a visité une belle chambre d’été ou le vert pâle dominait.

Les 12 chambres sont dotées d’une grande douche vitrée avec jets d’eau horizontaux et d’un ordinateur qui permet aux infirmières de centraliser l’information sur le suivi de la mère.

Le département postnatal offre beaucoup d’intimité et de confort. Dans les chambres de séjour semi-privées et les salles, les lits ont été alignés face à face au lieu d’être placés côté à côte. Toutes les mères ont donc une vue sur une fenêtre. «Comme notre clientèle est multiculturelle et souvent pauvre, on offre de belles conditions de séjour même dans les salles», affirme la gestionnaire des programmes Mère-Enfant de St. Mary, Marie-France Brizard.

L’hôpital St. Mary, au cœur de Côte-des-Neiges, est le plus multiculturel de Montréal. Chaque jour, les accouchements se déroulent dans au moins 13 langues différentes. «On a parfois recours à un traducteur. Tout se passe très bien», dit Mme Brizard, qui assure que le multiculturalisme est considéré comme un atout à St. Mary. Sylvie Thibault, de Mère et Monde, confirme que l’ambiance de cet établissement est très «relaxe et sympathique» et que la cohabitation de mères de différentes origines se fait dans l’harmonie.

Pierre Le Gardeur (5/5)

En plus d’offrir un bon service, les 26 chambres de naissance, qui servent aussi de chambres de séjour de l’hôpital Pierre Le Gardeur semblent tout droit sorties d’un catalogue d’IKEA. «On ne se sent pas à l’hôpital. On se sent presque à l’hôtel!» note Geneviève Lavoie, qui y a donné naissance à son petit garçon en février dernier.

Toutes les chambres de cet établissement de Repentigny ont une douche et une toilette privées. Dans les chambres, un lavabo conçu pour laver les nouveau-nés est placé à côté d’une table à langer. L’hôpital Pierre Le Gardeur a été reconstruit à neuf en 2004.

Lors de son premier accouchement en 2004, Mme Lavoie a été en travail pendant 24 heures. «Les infirmières m’aidaient beaucoup. Elles me donnaient des conseils et me posaient beaucoup de questions. Elles me suggéraient aussi des choses. Mais elles ne m’imposaient rien.»

Étant donné que son travail a été très long, Mme Lavoie a vu défiler plusieurs infirmières. «Toutes étaient très gentilles», commente-t-elle.

«Lors de mes deux accouchements, ça a été merveilleux.»

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Le mardi 08 avril 2008

Palmarès des maternités: les établissements moyens

Saint-Eustache (4/5)

Les six chambres de naissance bleu pâle et rose de l’hôpital de Saint-Eustache sont lumineuses, mais elles sont usées et n’ont rien d’exceptionnel. Même constat dans les chambres de séjour.

Certains détails sont tout de même intéressants, comme le fait que les lits dans les chambres de séjour semi-privées sont séparés par un mur, ce qui procure beaucoup d’intimité. Quatre chambres privées offrent des lits doubles pour permettre aux couples de dormir ensemble.

Mais ce n’est pas le décor de l’hôpital de Saint-Eustache qui lui permet de se démarquer. C’est plutôt l’attention constante portée au bien-être des patientes et des nouveau-nés. «Il n’y a jamais de pression», note Sylvie Thibault, de Mère et Monde.

>>> Le tableau des maternités moyennes : http://www.cyberpresse.ca/assets/pdf/CP155047.PDF

L’unité des naissances de Saint-Eustache est portée par la chef d’unité France Lebrun. La passion de cette infirmière, qui y travaille depuis 35 ans, est visible. Quand elle parle d’accouchement, des larmes de bonheur lui montent aux yeux.

De tous les hôpitaux visités par La Presse, c’est à Saint-Eustache que le désir de respecter les attentes des mères semble le plus présent.

Dès la naissance, le bébé est installé sur le ventre de sa mère. «On le laisse là. On le nettoie et on enlève les sécrétions de là. Ensuite, on attend. Au bout de 30-45 minutes, le bébé grimpe tout seul vers le sein», explique Mme Lebrun. Selon elle, cette façon de faire facilite l’allaitement et encourage le développement d’un lien très fort entre la mère et le bébé. L’établissement est d’ailleurs certifié «amis des bébés».

Pour assurer un suivi personnalisé, huit omnipraticiens suivent les mères du début à la fin. «Nos quatre gynécologues sont surtout là pour les complications», dit Mme Lebrun. Si les gynécologues sont obligés d’intervenir, la même philosophie de travail est appliquée. «On essaie de respecter les souhaits des patientes», dit la Dre Nathalie Ouellette, gynécologue à l’hôpital de Saint-Eustache.

Cité de la Santé (4/5)

À la Cité de la Santé à Laval, les chambres de naissance beige et rouge vin ont toutes une grande fenêtre avec une salle de bain privée. Des photos illustrant les techniques d’accouchement sont affichées sur les murs. Quelles soient privées ou non, les chambres de séjour ont elles aussi une salle de bain complète et sont très spacieuses.

Selon Mère et Monde, le décor de la Cité de la Santé est très beau, mais les traitements reçus par les mères sont parfois expéditifs. Au lieu de rester deux heures dans la chambre après l’accouchement comme dans certains hôpitaux, on les laisse s’y reposer une heure seulement, ce qui fait que certaines femmes se sentent bousculées.

Un constat partagé par la Lavalloise Pascale Rolland qui est accompagnatrice pour Alternative Naissance. Mme Rolland a aussi accouché de deux de ses trois filles à la Cité de la Santé. Chaque fois, ce fut un accouchement vaginal après césarienne (AVAC). «J’ai eu deux expériences totalement différentes. La première fois, ça a été merveilleux. L’infirmière prenait son temps. Tout était relax. La deuxième fois, tout le monde semblait pressé. Le département était archi bondé et ça paraissait», raconte-t-elle.

Mais en accompagnant des mères dans leur accouchement, Mme Rolland remarque qu’une transition dans les pratiques de l’hôpital est en train de s’opérer.

Pierre-Boucher (4/5)

Les 10 chambres de naissance de l’hôpital Pierre-Boucher ont été refaites en 2003. Chacune porte un nom qui détermine sa couleur principale. Par exemple, la chambre «Brise de mer» est bleue. Toutes possèdent une grande salle de bain privée avec un bain tourbillon.

Les chambres de séjour sont moins bien conçues. Les semi-privées sont petites. Les pères qui veulent y séjourner y sont très à l’étroit. «Les chambres de naissance étaient très belles. Mais les chambres de séjour sont petites», critique la Longueuilloise Josianne Duval, qui a donné naissance à sa fille le 27 février à l’hôpital Pierre-Boucher. C’était son premier accouchement, et la nouvelle maman estime que l’expérience fut agréable. «Après une journée, j’ai été transférée dans une chambre privée. C’était mieux, mais je n’avais pas de douche», dit-elle.

Mme Duval affirme que l’équipe de soins de Pierre-Boucher était incroyable. L’accompagnatrice Dominique Pesant partage cet avis. «Le confort des mères est toujours considéré. Et les infirmières sont sympathiques comme tout», dit-elle.

Sainte-Justine (3/5)

L’hôpital Sainte-Justine a fêté ses 100 ans l’an passé. Étant donné son âge avancé, ses chambres de naissance sont les plus petites de la région et elles ne sont pas climatisées. Mais une attention particulière est accordée au décor. De beaux rideaux bleus pendent aux fenêtres. Une horloge et des lumières au design moderne sont placées sur les murs. Un ordinateur central permet également aux infirmières d’assurer le suivi médical des mères. Cet hôpital n’a pas encore de bain thérapeutique, mais lors de la visite de La Presse, des employées étaient en train d’en installer un.

Dans le département postnatal, les chambres de séjour sont lumineuses et toutes privées. Mais le mobilier des chambres est vieux.

Puisque cet hôpital est un centre de soins tertiaire, il accouche tous les cas complexes (prématurés, grossesses à haut risque, etc.). Les mères qui accouchent par césarienne apprécient le fait que les pères et les bébés sont invités dans la salle de réveil après l’opération.

Selon Sylvie Thibault, les infirmières de Sainte-Justine sont dynamiques et vivantes. Mais l’hôpital est prompt à proposer la péridurale. «Les mères qui y accouchent ont une opinion très tranchée : soit elles aiment vraiment ou pas du tout», dit-elle.

Hôpital du Sacré-Cœur (3/5)

Si l’hôpital du Sacré-Cœur parvient à se classer dans les établissements de milieu de gamme, ce n’est pas parce que ses installations sont belles. Le département des naissances est si décrépit que les médecins de l’établissement ont menacé de le fermer le 15 janvier dernier.

La peinture rose et blanche des corridors s’effrite partout. Les cinq chambres de naissance sont situées dans un petit corridor miteux. Le seul éclairage extérieur provient d’une minuscule fenêtre givrée. Partout, l’équipement médical est apparent. Dans l’une des chambres visitées par La Presse, la tubulure à oxygène pendait du plafond.

La situation n’est pas plus reluisante au département postnatal. Les chambres de séjour sont petites. L’aile est sombre et non climatisée. «On sait que l’environnement de notre mère-enfant n’est pas très invitant. En 2010, ça ne marche plus», reconnaît la directrice générale adjointe de l’hôpital, Johanne Roy.
Cet été, des travaux mineurs sont prévus à Sacré-Cœur. Mais l’objectif ultime est de déplacer l’unité des naissances dans le nouvel immeuble des urgences d’ici deux ans.

Malgré son apparence, l’hôpital du Sacré-Cœur est toutefois très apprécié des mères. Les omnipraticiens de cet établissement sont particulièrement réputés. Ils sont ouverts d’esprit et flexibles, selon Mme Thibault.

Certains omnipraticiens n’hésitent pas à s’asseoir par terre si une mère préfère pousser debout. Les patientes peuvent aussi décorer leur chambre de naissance à leur guise. «À Sacré-Cœur, un couple de français a déjà installé un immense drapeau de la France dans sa chambre. J’ai aussi déjà assisté à un accouchement sur de la musique reggae. Ça dédramatise beaucoup la situation!» raconte Mme Thibault, qui a également déjà vu un médecin installer un gros buffet dans une chambre d’accouchement pour faire plaisir à une maman qui était traiteure!

Hôpital du Haut-Richelieu (3/5)

Dans les quatre chambres de naissance de l’hôpital du Haut-Richelieu, il y a de belles commodes, un grand miroir et les murs sont rose et beige avec des bandes de tapisserie fleurie.

Le département postnatal est toutefois moins invitant. Il y a cinq chambres de séjour semi-privées et six chambres privées. Les mères qui y séjournent doivent utiliser les deux douches de l’étage. Seules les deux chambres privées «de luxe», disponibles pour 172,29$ la nuit, possèdent une douche privée.

Julie et Marie-Claude, deux nouvelles mères dans la jeune trentaine qui habitent à Saint-Jean-sur-Richelieu, ont toutes deux accouché à cet hôpital en 2006. Selon elle, les infirmières offrent un service exceptionnel. Mais les gynécologues semblent pressés et sont expéditifs. L’hôpital doit présentement composer avec une équipe réduite de gynécologues (un en moins), ce qui peut expliquer en partie la situation.

CHUM (campus Saint-Luc) (3/5)

Construit en 2002, les chambres de naissance du CHUM sont lumineuses, modernes et invitantes. Dans chacune d’elle, il y a un lavabo moulé pour laver le bébé et la décoration a été choisie avec soin.

Toutes les chambres de séjour du CHUM sont privées. Le seul aspect négatif est que le département est très grand. «Tu te sens un peu comme dans une usine à bébés!» dit Sophie Landry, qui a accouché au CHUM en 2006.

Le service est également inégal. Si le travail des omnipraticiens est salué, les infirmières ont moins la cote. «Les omnipraticiens sont ouverts d’esprit», dit Sylvie Thibault. Cette dernière déplore toutefois que les infirmières du CHUM sont très contrôlantes.

La montréalaise Anne-Marie Comparot a accouché de son petit Ulysse au CHUM le 23 mars. Elle estime s’y être «sentie en sécurité» et dit avoir reçu de très bons traitements de la part des médecins et de plusieurs infirmières. Mais elle n’hésite pas à dire que certaines infirmières étaient «peu compréhensives» et «pas très rassurantes». «Durant l’accouchement, je criais beaucoup. L’infirmière m’a dit : "Ben voyons! Tu ne te mettras quand même pas à pleurer!" Je n’en revenais pas qu’elle ose me dire ça!» dit Mme Comparot.

Mais la nouvelle maman a été bien heureuse de l’attention qu’on lui a accordée après la naissance de son fils. «J’ai demandé de rester une journée de plus à l’hôpital. Ils ont accepté», se réjouit-elle.

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Le mardi 08 avril 2008

Palmarès des maternités: les établissements passables
La Presse

Charles-LeMoyne (2/5)

Les six chambres de naissance de l’hôpital Charles-LeMoyne à Longueuil ont été rénovées en 1999. Des compagnies ont commandité la décoration ce qui fait que le mobilier est très beau et varié. Il y a des rideaux aux fenêtres, un couvre-lit, des coussins fleuris, des lampes de chevet, des nappes, un fauteuil inclinable pour papa…

Le département postnatal date de 1967. La peinture blanche et grise des murs est déprimante et s’écaille à plusieurs endroits. Dans les chambres semi-privées, de vieux rideaux jaunis séparent les mères. Les pères peuvent y séjourner, mais ils sont très à l’étroit. «D’importantes rénovations seront entreprises cet été pour améliorer l’état des lieux», promet la conseillère en communications de l’hôpital Charles-LeMoyne, Annie Laroche.

Quand les urgences de Charles-LeMoyne débordent, des patients sont parfois installés dans les chambres du département postnatal. Une situation dérangeante pour les nouvelles mamans.

>>> Le tableau des maternités passables : http://www.cyberpresse.ca/assets/pdf/CP154947.PDF

Malgré tout, Sylvie Duguay, une mère de 35 ans qui habite Greenfield Park, ne regrette pas d’avoir accouché de ses deux enfants à Charles-LeMoyne. «L’ambiance était tranquille. Je me sentais écoutée et pas bousculée», dit-elle.

Saint-Jérôme (2/5)

L’Hôpital de Saint-Jérôme est le premier dans la région de Montréal à s’être associé à une maison des naissances. «Si les femmes le désirent, l’accouchement se fait dans nos salles, mais avec une sage-femme», résume Maude Marchildon, chef du Mère-Enfant de Saint-Jérôme.

D’ici quelques semaines, une maison des naissances sera construite à Blainville et sera affiliée à l’Hôpital de Saint-Jérôme. «La tension entre sages-femmes et médecins, ça n’existe pas ici. On collabore très bien», assure la Dre Dubois, gynécologue en chef de l’Hôpital de Saint-Jérôme.

Datant de 1950, le département des naissances de l’hôpital de Saint-Jérôme a été rénové en 2000. Les cinq chambres de naissance sont toutefois déjà défraîchies. Les instruments médicaux sont à peine cachés par les meubles qui sont très usés.

Au département postnatal, les chambres de séjour semi-privées offrent beaucoup d’intimité aux mères, car les deux lits sont séparés par un mur. Mais les pièces ne sont pas grandes ce qui rend la cohabitation parents-enfants difficile.

Royal Victoria (2/5)

Rénovées en 1994, les 10 chambres de naissance du Royal Victoria ont bien traversé les années. Mais l’équipement médical est très visible et les mères n’ont pas accès à un bain thérapeutique.

Dans le département postnatal, les chambres sont minuscules. Même en déboursant près de 100 $ pour avoir une chambre privée sans douche, il est impossible de séjourner dans une grande pièce. Le lit du bébé et le sofa-lit du père entrent tout juste dans la pièce.

Valérie Tardif qui a accouché de son garçon le 5 février 2007 au Royal Victoria n’a pas apprécié le fait que les chambres de séjour soient très petites. «C’était l’hiver, et le chauffage marchait au maximum. Il faisait 28 degrés C dans ma chambre! Mais c’était si petit que je ne pouvais pas ouvrir la fenêtre parce que mon bébé aurait reçu un courant d’air.»

La jeune femme a par contre apprécié la gentillesse des infirmières. «J’ai même eu la chance d’être accouchée par mon médecin, ce qui est agréable», dit-elle. Le Royal Victoria est l’un des seuls hôpitaux de la région de Montréal où certains gynécologues assurent à leurs patientes que c’est eux qui seront présents à l’accouchement et non pas le gynécologue de garde.

Julie Pépin, qui a accouché au même endroit en 2000, a elle aussi aimé l’attitude réconfortante de son médecin. Mais elle garde malgré tout un mauvais souvenir de son expérience. «Je me suis fait dire : "Open your legs!" Ça m’a vraiment fâchée. Dans un moment d’intimité comme l’accouchement, tu as envie de te faire parler dans ta langue maternelle», dit-elle.

Selon l’infirmière en chef du département de natalité du Royal Victoria, Francine Martin, cette situation est exceptionnelle. «À part quelques médecins résidents, tout le monde est bilingue ici», dit-elle.

Hôpital général juif (HGJ) (2/5)

Les 11 chambres de naissance de l’HGJ sont petites, mais bien éclairées. Toutes ont une douche et une toilette privée. L’équipement médical en tête de lit est toutefois très apparent.

Le département du post-partum est plus accueillant. Il a été refait il y a un an et demi. Les planchers sont en faux bois franc ce qui donne un aspect chaleureux aux corridors.

Mais même si elles sont bien décorées, les chambres de séjour sont petites. Dans les chambres semi-privées, les lits sont très collés et il y a très peu de place pour le père.

Selon Sylvie Thibault, l’HGJ est l’hôpital universitaire où la présence des médecins résidents est la plus visible. «Quand la mère est sur le point d’accoucher, une horde de gens entrent dans la chambre. Là-bas, il y a toujours plein de personnes dans la salle à la fin de l’accouchement», dit-elle.

Jo Muise, d’Alternative Naissance, confirme que plusieurs personnes envahissent les chambres de naissance de l’HGJ au moment de l’accouchement. «Surtout quand il y a une complication», dit-elle. Mme Muise ajoute que certaines infirmières ne parlent pas parfaitement français, ce qui peut parfois agacer les clientes francophones. «Mais au niveau médical, l’hôpital juif est excellent», note Mme Muise.

Maisonneuve-Rosemont (1/5)

Les chambres de naissance beige et rouge de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) sont accueillantes et lumineuses. Chacune est dotée d’une salle de bain privée. Au contraire, les chambres de séjour n’ont pas été refaites depuis plusieurs années et les lieux sont vétustes. Avoir accès à une douche privée est quasiment impossible. Une seule chambre offre ce luxe pour 215$ la nuit.

Dans les salles de séjour à quatre lits, la toilette est dans une pièce séparée du lavabo, lequel est placé dans la chambre à la vue de tous. «Pour faire ton hygiène vaginale, ce n’est pas du tout pratique», reconnaît l’infirmière chef, France Choquette.

Certaines mères interrogées par La Presse ont déploré que l’allaitement ne se fasse pas dans des conditions optimales à l’HMR. Contrairement à d’autres hôpitaux où les bébés peuvent boire au rythme où ils veulent, à l’HMR, les poupons se font réveiller systématiquement aux deux heures pour boire.

Hôpital général du Lakeshore (1/5)

Ce qui frappe en entrant dans le département des naissances de cet hôpital, c’est le silence. «C’est toujours très calme», assure la chef de l’unité des naissances de l’Hôpital général du Lakeshore, Louise Lacroix.

Les neuf chambres de naissance aux murs rouge vin et jaune ont toutes une fenêtre, mais elles ne sont pas climatisées. Dans le département postnatal, les 12 chambres de séjour sont peintes aux couleurs pastel. Toutes sont privées, mais aucune n’a de douche. Les mères doivent utiliser les trois douches du corridor.

«Plusieurs femmes qui ont accouché à l’Hôpital du Lakeshore nous disent qu’elles ne veulent plus y retourner. Ce n’est pas un établissement qu’on recommande d’emblée», dit Sylvie Thibault, de Mère et Monde. Le groupe Alternative Naissance est du même avis.

Le fort taux d’instrumentalisation de l’établissement rebute les accompagnatrices et les futures mères.

sources :
Exceptionnels : http://www.cyberpresse.ca/article/20080408/CPACTUALITES/80407247/1019/CPACTUALITES
Moyens : http://www.cyberpresse.ca/article/20080408/CPACTUALITES/80407250/6050/CPACTUALITES
Passables : http://www.cyberpresse.ca/article/20080408/CPACTUALITES/80407252/6050/CPACTUALITES

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